Ni Ombre ni Lumière

Ni Ombre ni Lumière dans Annonces dscn0166 

Bonjour à tous,

Je m’appelle Sylvie et je vous souhaite la bienvenue sur ce blog. Mon but en le créant était de vous faire partager ma vision de la spiritualité ainsi que ma perception de l’Univers tant intérieur qu’extérieur.  

Il va de soi que je n’ai aucune Vérité absolue à vous livrer. Je pense que c’est à chacun de s’introspecter, de chercher, de se remettre en question. Par conséquent si certains de mes articles vous choquent par un contenu trop éloigné de ce que vous-même vivez ou connaissez, je peux le comprendre. Mais gardez à l’esprit que le contenu de ce blog repose essentiellement sur mes propres expériences.

Une dernière chose, j’ai pu constater avec peine que mes écrits étaient parfois repris ici et là sans que mention soit faite de la copie. Merci à vous tous de respecter à la fois mon travail et la personne que je suis en ne vous appropriant pas ce qui ne vous appartient pas.

J’accepte que mes textes soient repris, TOUTEFOIS je vous demande en échange de mettre un lien vers la page d’origine et de mentionner l’emprunt.

Merci de votre compréhension.

Bonne lecture et belle route à vous. 

Articles récents

Hublot !

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Bonjour à tous,

Après mûre réflexion, j’ai choisi d’opter pour le hublot. Pour l’instant. En fait le balcon coûte cinquante euros de plus mais les prestations hors chambre ne sont pas intéressantes avec cette formule. A moins de rajouter encore cinquante euros. A ce moment là je pourrais obtenir une mini-suite. Sauf que, je ne suis pas certaine de vraiment profiter du balcon vu que ce qui m’intéresse vraiment ce sont les excursions et la discothèque.

L’option réellement économique est la chambre intérieure avec le minimum de prestations externes. Je n’ai même pas considéré cette option dans la mesure où mon objectif est de prendre du bon temps et de satisfaire la petite fille en moi.

Non, je pense que je vais rester sur le hublot avec les prestations externes intéressantes. Pour l’instant.

Dur de renoncer au balcon finalement. Et au plaisir d’ouvrir chaque matin au réveil les portes fenêtres sur l’immensité de l’océan. Ou de la mer des Caraïbes. Bon peu importe. L’un et l’autre me vont de toute façon.

Bouh balcon !!! Je veux un balcon ! Je ferai moins d’excursion tant pis ! Balcon, balcon, balcon !!! 

C’est fou comme à certaines occasions on redevient vite un enfant. Moi surtout. Je sais que je passerai à peu près 3 secondes par jour dans la cabine. Mais balcon ça fait tellement plus rêver que hublot.

C’est comme une montagne de petites chouquettes à côté d’une simple génoise. 

Nos relations, tout comme nous, évoluent, vous êtes plusieurs à l’avoir souligné, à juste titre. Mais le vrai nous, ne change jamais.

Alors qui évolue finalement ? Qui acquiert la maturité nécessaire pour pouvoir apprécier le pain de tous les jours ?

Sachant que le vrai nous, ne change pas. Pensez-vous qu’il puisse y avoir le pain de tous les jours et la simple génoise de chaque goûter ? Pensez-vous qu’il puisse y avoir des chaînes et des poignées de mains ? Et alors qu’est-ce qu’une chaîne ? Qu’est-ce qu’une poignée de mains ?

Pourquoi pas la cabine intérieure s’il s’agit de ne passer que 3 secondes par jour dans la cabine ?

Le vrai sujet que je souhaite aborder est celui du double aspect positif et négatif de certains liens d’âmes. Mais pour accepter l’idée des aspects négatifs, il faut d’abord se rappeler qu’ils ne l’étaient pas à la base. Ils sont juste le résultat de choix qui auraient dû être revu depuis longtemps.

Sauf que, une part de nous ne change jamais. Ce qui a priori contredit tout le reste. Sauf, si on considère l’idée de perfection divine.

Je vais m’arrêter là. De toute façon Il/Elle m’a déjà ramené « chez moi ». C’est fini pour aujourd’hui ! C’est marrant comme système… 

Bonne journée à tous ;)  


Hublot ou balcon ?

Hublot ou balcon ? 14102909013917181812656838

Bonjour à tous,

Une formidable opportunité vient de m’être présentée, une croisière dans la Caraïbe à un prix défiant toute concurrence. Bien entendu ma décision est prise, je pars. Je me vois déjà, faisant un signe d’au revoir sur le pont le jour du départ…

Je sais c’est super kitsch mais tout le monde regarde le bateau s’éloigner la première fois ! 

Il ne me reste plus qu’à poser mes jours, en espérant que mon boss sera aussi prompt à valider ma demande qu’il ne l’est généralement. Mes collègues l’ont d’ailleurs remarqué, « Quand c’est pour toi il valide tout de suite. La dernière fois il s’est même assis à côté de toi pour faire la demande ! »

Il me traite un peu comme le dernier enfant de la famille, c’est marrant. Aujourd’hui je ne supportais pas la clim, alors j’avais une veste. Il est venu deux fois vérifier la température.

J’espère que ce sera aussi simple quand je demanderai une augmentation dans quelques mois.

Ah la la j’hésite, hublot ou balcon ? Vais-je vraiment passer du temps dans la cabine et profiter du balcon ? Oui mais ne vais-je pas avoir de regret en voyant le hublot ? 

C’est drôle quand même, mes vacances en Guadeloupe ne sont pas encore arrivées que je me vois déjà offrir l’opportunité de songer aux prochains congés. Et ce à une période de ma vie où je ressens justement le besoin de vivre des choses plus légères.

Hublot ou balcon…

La vie est bien faite parfois quand même. Il y a des périodes où tout s’enchaîne mal. Rien ne va, tout semble dérailler. Il n’est pas difficile de repérer ces périodes-là.

Alors que l’on remarque moins les autres, celles où tout semble s’enchaîner positivement. A croire qu’elles nous paraissent normales, il devrait toujours en être ainsi pense-t-on. Et pourtant.

Sachons savourer ces périodes-là. Elles ne sont pas plus « normales » que les autres. Tout est affaire de cycles qui s’enchainent. Certains sont faits pour nous donner l’occasion de nous défaire, d’autres pour nous donner l’occasion de voir autrement, dans tous les cas nous pouvons apprendre et nous enrichir.

Tous les cycles sont normaux bien que certains sont bien plus agréables à vivre que d’autres.

Bonne journée à tous ;)  


Simple génoise

Simple génoise 14102901472417181812653670

Bonjour à tous,

Revenons à nos gourmandises. Fraisier ou gâteau au chocolat ? Encore que, sont-ce réellement les seules choix pour un gâteau d’anniversaire ? Ici les gens aiment bien le tourment d’amour, un gâteau à la crème et à la noix de coco. Et quel nom !

Vous croyez que le divinement bon existe ? Ou le passionnément délicieux ? 

On peut le penser, à l’occasion. Mais aucun de ces choix n’a le goût du tous les jours pareil. Auriez-vous envie d’un gâteau qui s’appellerait, Tous les jours pareil ?

La majorité d’entre nous, l’écrasante majorité même, cherchons au travers nos relations cet élément qui fera décoller nos petits pieds du sol.

Parmi cette écrasante majorité, beaucoup pensent que c’est au travers des relations à dimension sexuelle que nous avons le plus de chance de trouver cela.

Me croirez-vous, nous sommes une écrasante majorité à nous tromper. Personnellement, je ne pense pas que je pourrais avoir envie de me damner devant, Tous les jours pareil. Reconnaissons-le, malgré son nom tourment d’amour fait quand même plus rêver. Car quand c’est plat c’est nul, c’est bien connu.

 Nos relations humaines, amoureuses ou non, sont toutes plus ou moins profondément marquées par ce désir d’être transportées d’une façon ou d’une autre.

C’est pourquoi je vous disais hier que nos choix sont en réalité davantage ceux de notre tête que ceux de notre cœur. Autrement dit ils sont souvent ceux de notre ego. Toutefois ce n’est pas nécessairement un tort. Une mauvaise chose.

Nous sommes une écrasante majorité à ignorer qui nous sommes vraiment et ce dont nous sommes capables.

Jusque là j’ai pris un ton très léger pour aborder en fait une dure réalité, la majorité de nos liens d’âmes sont telles des chaînes à nos pieds.

Revenons sur le gâteau qui s’appellerait Tous les jours pareil. Vous n’en voudriez pas si vous le voyiez en vitrine. Il ne serait pas décoré de sucre glace ou couvert de crème aux couleurs appétissantes. Il ne serait pas enrobé de chocolat.

Il serait une génoise, toute simple, sans la moindre fioriture. 

Le repèreriez-vous au milieu de fraisier, framboisier, forêt noire, tourment d’amour et tarte aux fruits ? 

Pourquoi se contenter de la génoise quand une montagne de petits choux couvert de morceaux de sucre vous fait de l’œil ?

Peut-être savez-vous que le gâteau de Savoie par exemple, n’est pas trop éloigné de la génoise et qu’il est  pourtant délicieux. Une fois. Mais tous les jours ? Année après année ?

Les liens d’âmes, les nôtres, sont le reflet de notre maturité spirituelle. Voilà la cruelle réalité. Pourquoi cruelle ? Eh bien, parce que justement tant de gâteaux sont tentants. Tant de gâteaux promettent tant de choses.

Un jour on a envie de fruits, le lendemain de chocolat, pourquoi se priver ?

Mince alors je recommence à fatiguer…

Bon, je finirai dans la semaine. 

Bonne journée à tous ;)


Délicieux gâteaux

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Bonjour à tous,

J’ai finalement achevé les deux romans qui complètent celui dont est issu le film Le labyrinthe. J’ai fait de grandes enjambées sur la fin, j’en avais assez. Et je suis un peu déçue de constater que l’histoire ne m’a pas transportée jusqu’au bout. J’ai trouvé le déroulement et l’issue en fin de compte assez prévisibles.

Je vais vite aller m’acheter un Isabel Wolff. Les mésaventures de ces héroïnes, qui oscillent souvent entre Carrie Bradshaw et Bridget Jones (comment ça il y a une sacrée marge !), me font souvent rire.

Tiffany Trott par exemple, je l’adore. Elle cherche le grand Amour à droite à gauche tout au long du livre et quand l’ombre du prince parfait apparait, elle réalise que le prince parfait pourrait bien être un mythe…

Sans parler du fait que chercher, cela a son charme aussi. Rendez-vous compte, c’est comme chercher un gâteau pour une belle fête d’anniversaire que l’on voudrait mémorable et donc en goûter un, puis deux, puis dix !

Sur le moment on se dit, c’est trop bon, à chaque fois. Puis après quelques bouchées on commence à penser, oui mais, d’autres sont bien tentants aussi.

Alors pourquoi ne pas les goûter également ? Quitte à revenir vers celui d’avant ensuite. Ou essayer encore un autre…

Comment ça quelle façon légère de parler de relations amoureuses ? Ça n’a rien à voir, je suis en train de vous parler de délicieux gâteaux-liens d’âmes. 

Donc revenons à notre anniversaire. Il faut le gâteau parfait bien sûr, l’idéal. Celui qui vous fera oublier l’existence de tous les autres. Mais est-ce seulement possible ?

Ou est-ce seulement souhaitable ? Faut-il éduquer son palais ou le laisser libre d’apprécier ce qu’il veut ?

Peut-on accepter toutes sortes de contraintes ?

Certes, pour un anniversaire, il convient généralement de choisir un unique gâteau. Mais imaginons un instant que vous ne parveniez pas à vous décider. Que vous vouliez les deux. Qu’est-ce qui vous empêchera concrètement de vous offrir les deux ?

Revenons aux liens d’âmes, il en existe toutes sortes. Imaginons que le gâteau au chocolat représente un lien ancien, le gâteau aux fraises représente un lien plus récent.

Justement, vous adorez autant les fraises que le chocolat. Faites comme si. Je n’aime moi-même pas les fraises. Donc vous êtes là, hésitant, désireux au fond d’avoir les deux…

Ce qui va vous obliger à choisir ce sera votre tête et non pas votre cœur. 

En matière de liens d’âmes, il faut bien comprendre que l’ego nous sauve autant qu’il nous plombe, dans un très long premier temps.

Je vais être honnête maintenant, vous allez rire mais pour écrire cet article sans l’aide directe de mes guides il a fallu que je déploie ma propre énergie pour maintenir ouvert le canal qui me relie à ma propre divinité. Et je suis fatiguée ! Je commence à aimer écrire de cette manière mais il faut que je m’habitue.

Je finirai dans la semaine.

Bonne journée à tous ;)  


Juste dans la paix

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Bonjour à tous,

Je suis devenue super fan de Dance Moms alors que je trouve effroyables ces mères et cette affreuse prof de danse. Comme je me connais je sais que cela ne va pas durer et en fait une part de moi a bien hâte de se lasser. Mais pas l’autre.

Je ne comprends pas comment l’envie de gloire peut à ce permettre de tout accepter et en même temps je le comprends trop bien.

Il est difficile de se reconnaître à la fois en tant qu’individu et divinité. Il est donc difficile de réaliser que l’envie de réussir n’est pas incompatible avec l’intégrité.

Je pourrais prendre mille exemples, je vais m’abstenir, je suis certaine que tout le monde connait le sens des mots, fermer les yeux.

Alors, je vous propose qu’ensemble nous apprenions à les ouvrir justement. Non pas pour nous blâmer, pour nous entraîner à devenir quelqu’un de meilleur. Nous ne serons jamais quelqu’un de meilleur.

Par contre nous pouvons comprendre nos motivations profondes et ainsi nous aimer encore davantage. De quelle façon nous y prendre, c’est très simple, en ne faisant rien justement. C’est un exercice facile non ?

Il n’est pas possible de ne voir en soi que de la beauté, de la sagesse, de l’intelligence. Il y aura toujours ces nombreux à côtés qui nous rappelleront que nous sommes humains.

Mais justement, accepter que nous sommes aussi plein de défauts et capable de faire preuve de faiblesse, c’est aussi admettre que l’expérience que nous vivons, cette vie, à un intérêt.

Sur le moment quand on a le sentiment qu’on se fourvoie comme par exemple en prenant plaisir à regarder Dance Moms, il est possible de se dire qu’on a de la chance, pour une raison quelconque, on prend du plaisir. Peut-être que l’instant d’après ce ne sera plus le cas. Alors autant savourer.

En fait la réalisation de soi passe par un ensemble de petits chemins se regroupant dans une sorte de labyrinthe, néanmoins ils convergent tous vers un même point.

Il y a une raison qui fait que j’aime regarder Dance Moms. C’est l’incroyable volonté de ces mères que je trouve stupéfiante. Leurs filles pourraient danser n’importe où, elles le savent, mais elles tiennent à atteindre certains objectifs alors elles acceptent la façon dont la prof les traite.

Je n’ai pas ce type de volonté, j’en suis bien consciente. Je suis une personne déterminée pourtant. Mais pour moi la fin ne justifie pas n’importe quel moyen. Je ne voudrais pas voir mon enfant apprendre dans de telles conditions, dans un stress éternel.

Mais surtout, j’ai mes propres rêves, pour moi. Je n’attends pas que ma fille m’offre la gloire par procuration. 

Oser vivre ses envies parfois, à une toute autre échelle s’entend, peut nous permettre de prendre conscience du type de motivation qui nous anime vraiment et donc de comprendre un peu plus qui nous sommes.

Nous nous mettons des barrières souvent, nous craignons les convenances. Pourtant, sans forcément aller très loin, en se disant juste pourquoi pas, par moments, on peut s’ouvrir dix portes d’un coup. Et ce, sans violence envers soi, sans lutte. Juste dans la paix. 

Bonne journée à tous ;)  


Les choses immuables

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Bonjour à tous,

Il fait beau, il fait chaud et c’est dimanche. La journée parfaite en somme à une chose près, je n’ai pas prévu d’aller à la plage. Ce n’est pas grave, il y aura d’autres journées belles et chaudes. D’autant que les vacances arrivent. Dans quinze jours. Eh oui la dernière fois dans mon impatience j’ai pris mes désirs pour la réalité. C’est maintenant que je pars dans quinze jours.

Quinze jours ! Peut-être que ma nouvelle petite cousine sera déjà née. J’ai hâte de la voir. On va avoir deux nouveaux bébés cette année.  

Le temps passe. Certaines choses restent immuables pourtant. Il continue de faire beau et chaud, à longueur d’année. Certes il pleut aussi parfois mais, le climat ne change pas. Il fera encore beau et chaud dans dix ans ici. Parce que c’est la Martinique.

La famille se sera sûrement encore agrandie dans dix ans. Beaucoup de choses auront changé dans nos vies je pense.

Certaines petites choses seront demeurées immuables. Certaines petites choses aux allures de grandes choses. Comme le climat.

Les petites choses qui nous rappellent notre condition et notre ancrage. Les petites choses aux allures de grandes choses qui font que notre corps est plus qu’une simple enveloppe.

L’âme ne vieillit pas. Et ne change pas non plus. C’est l’ego qui se renforce ou non. En fonction de nos choix mais aussi en fonction de la manière dont nous recevons les expériences qui nous sont proposées.

Pour revenir sur la question de Saryak au sujet des liens d’âmes, tout le monde se voit offrir plusieurs choix. Mais pour des raisons qui nous échappent toujours, l’un finit par sortir du lot, à un moment ou un autre.

Pour des raisons immuables.

Je vais vous dire une chose, ma propre compréhension  s’arrête au  fait que les choses immuables, que nous ne percevons pas toujours, sont ce qu’il y a de plus important. Seulement nous ne pouvons pas agir dessus alors nous préférons cultiver l’illusion que nos choix sont le plus important.

Ils sont importants. Tant que nous en avons besoin ils le sont. Et puis un jour, ils s’effacent…

Bonne journée à tous ;)


Vivre avec

Vivre avec 14102507240417181812642978

Bonjour à tous,

La semaine dernière j’ai été voir Le labyrinthe, sans conviction. Mais sur conseil de mon frère qui est un puits de science en cinéma, je l’ai déjà dit.

J’ai tellement aimé qu’il fallait que je connaisse la suite. Et donc, je me suis précipitée sur les deux livres qui racontent justement cette suite, me disant que je n’avais pas besoin de lire le premier.

Premier choc, les différences sont tellement évidentes qu’elles me sautent aux yeux. Le héros est en fait télépathe, le sort du meilleur ami est un tantinet différent mais surtout, je ne connaissais pas encore le genre horrifique pour adolescents. C’est une plongée en enfer cette histoire, un enfer sans limite.

C’est là qu’on voit combien certaines adaptations cinématographiques peuvent être édulcorées. Et non je ne suis pas le genre de personne qui tourne de l’œil devant deux gouttes de sang ou qui pleure à la fin d’un livre quand le héros meurt.  

Mais pour le coup franchement, franchement, si le réalisateur et le scénariste de la suite respectent le livre, je me demande si des adolescents pourront aller le voir. A moins de ne pas filmer les scènes où la foudre s’abat sur les garçons, les faisant brûler en hurlant de douleur ou encore les scènes où certains se font décapiter.

Le tout étant si bien détaillé dans le livre, le lecteur a tout ce qu’il lui faut pour se faire une belle représentation mentale.

Ceci dit, je savais que depuis un certain engouement pour le genre « jeunes adultes » (visant officiellement les 16-25 ans), les éditeurs cherchaient à élargir la cible le plus possible. Si bien que certaines histoires ne sont plus centrées sur des problématiques purement adolescentes.

Néanmoins, l’histoire se tient. Elle est intéressante. Simplement plus dure que le film me l’avait laissé pensé. En fait, elle ressemble à son titre « La terre brûlée ».

Dans un premier temps j’avais pensé que je pourrais offrir les livres à un de mes collègues après les avoir achevés. Pour son fils de onze ans. Finalement toutefois, j’hésite. Peut-être que je lui en parlerais avant. 

On peut être surpris parfois. On a l’habitude de l’être dans le bon ou le mauvais sens, plus rarement au milieu. Je ne peux pas dire que je n’aime pas cette histoire, chaque page achevée me donne envie de lire la suivante. Pourtant, j’ai du mal à lire cette histoire.

Je pense que c’est cela le plus difficile finalement, être déstabilisé. Ne plus trop savoir si on aime parce que ce que l’on aime en général, nos repères, ne se trouvent pas là, dans ce qui nous fait face. Pour autant l’on sait ne pas détester, avoir envie de continuer, mais sans trouver pourquoi non plus.

Quand les choses nous touchent de cette façon, nos propres repères tombent et à une échelle certes très relative,  c’est notre propre univers qui est bouleversé. De quelle façon ?

Eh bien, les bébés grandissent en ouvrant les yeux sur le monde. Mais tandis qu’ils deviennent des enfants, leurs parents, l’école, la société, l’éducation leur apprend à fermer ces yeux curieux tout en dirigeant le regard vers des points précis. Les repères dont nous avons tous besoin pour vivre tous ensemble.

Devenus adultes, nous avons pris l’habitude de marcher en nous aidant d’une canne pour avancer dans notre obscurité car nous avons désormais les yeux fermés.

Aussi, lorsque que quelque chose ou quelqu’un nous heurte d’une nouvelle manière, nous lâchons notre canne un court instant et sommes donc contraints d’ouvrir à nouveau les yeux. Phénomène étrange et désagréable pour nous qui n’y sommes plus habitués, générant deux attitudes possibles. Ou nous nous hâtons de les refermer et serrons bien forts notre canne, ou au contraire la curiosité l’emporte sur la peur.

En fonction du coup qui nous aura amené à lâcher notre canne blanche, nous aurons plus ou moins tendance à refermer bien vite les yeux ou à les ouvrir un peu plus, plus longtemps. La première fois ceci dit, ce n’est jamais définitif, nous les refermons toujours, les rouvrons ou les rouvrirons ensuite, de plus en plus souvent.

C’est un apprentissage qui passe par le désapprentissage de tout ce que jusque là nous tenions pour nos repères. Sans que d’autres n’apparaissent dans la foulée car les nouveaux repères ne peuvent naître que de l’expérience et de ce qui viendra de nous.

C’est donc dans cette période transitoire que nous pouvons, pour survivre tout d’abord, apprendre la bonne adaptation. Celui qui rejette en bloc se trompe toujours de chemin. Il n’y a rien dans le déni d’autrui.

Il nous faut apprendre à vivre en borgne au milieu d’aveugles tout d’abord et contrairement à l’adage, cela fait de nous des esclaves et non pas des rois. Le borgne volontaire est celui qui n’ose pas encore, parce qu’il ne peut pas, il ne parvient pas à lâcher sa canne blanche, sa chaîne.

C’est celui qui parvient à comprendre qu’il a le droit de savourer chacune des choses qui l’entoure, qu’il voit, qui est devenu un roi. Celui-là n’a même pas vu à quel moment il a perdu sa canne. Un jour simplement, il s’est rendu compte qu’il ne l’avait plus.

Ce roi, c’est celui qui a appris l’importance de la perfection de tout ce qui est et donc qui a appris le vivre avec.

Bonne journée à tous ;)  

 


Le jour du shopping

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Bonjour à tous,

Cette semaine j’ai dû écrire à certains directeurs d’agence. Ils m’ont répondu les uns après les autres, j’ai reçu leurs messages au matin, en ouvrant ma messagerie. Et chaque fois, c’est avec effarement que j’ai pris connaissance de l’heure à laquelle lesdits messages avaient été envoyés.

Personnellement à vingt heurs, je suis chez moi depuis bien longtemps. Mais apparemment d’autres sont toujours au charbon.

Aujourd’hui je discutais avec des collègues, l’une a parlé de son salaire qui n’augmente plus trop depuis, je cite, une quinzaine d’années (!), un autre a rétorqué qu’il faudrait qu’elle grimpe les échelons en tant que cadre mais elle se rapproche de la retraite. 

Le simple fait d’être cadre ne garantit pas un super salaire et pour accéder à autre chose, il faut donner « plus ». Je lui ai demandé ce qu’il entendait par plus. Il m’a juste répondu, « plus ».

Je lui ai demandé franchement, il faut faire comme les directeurs ? Il a insisté, il faut faire « plus ».

Mais plus c’est quoi ? Trimer d’abord pendant des lustres avant de voir le résultat concret de ses efforts se traduire par une augmentation purement symbolique ? 

Pourquoi faire ? 

Mes collègues me charrient souvent sur le fait que je vive encore chez mes parents. Ils me demandent quand je reviens après le déjeuner, alors qu’est-ce que maman t’avait préparé ? Le repas t’attendait sur la table comme d’habitude ?

Une fois une collègue m’a demandé ce que je comptais faire un mercredi après-midi. J’ai lancé comme une boutade, du shopping, c’est le jour de la paye aujourd’hui.

Depuis c’est devenu une blague récurrente. Car tous les mois les autres me rappellent que pour eux le jour de la paye c’est le jour de répit. Le jour où le découvert disparait. 

Petit à petit ils parlent. Finissent par me dire qu’ils aimeraient bien aussi pouvoir aller manger chez maman le midi. Ou faire du shopping le jour de la paye. J’entends que certains ne savent pas encore où trouver l’argent pour payer la taxe foncière. Ou la taxe d’habitation. Où les deux qui ne cessent d’augmenter.

Tout à l’heure une collègue m’a dit qu’elle venait de recevoir un courrier de l’assurance pour la cotisation trimestrielle. Elle ne l’a pas encore ouvert.

Je vois d’autres s’en faire pour le montant de leur future retraite.  

Et surtout je vois l’amertume tous les jours. Une collègue m’a expliqué que suite à l’acquisition de leur maison, son mari et elle avaient dû se serrer la ceinture jusqu’à ce qu’ils payent la totalité du prêt. La même qui se bat pour avoir primes et augmentation depuis des mois. Elle n’a jamais pu accéder au statut de cadre non plus. Non je ne suis pas en train de vous parler de la pire incompétente du service. Par contre elle a longtemps été syndicaliste…

Petit à petit ils parlent mes collègues. Ils aiment leur travail mais pas la façon dont ils sont considérés. Un jour j’ai parlé à l’un d’eux du fait que les commerciaux en agence voudraient une motivation pécuniaire plus forte comme un intéressement sur chaque contrat qu’ils signent.

Il a ironisé tout de suite en rappelant que lui-même récupérait bien plus d’argent et n’avait rien en retour. Dès le départ il m’a parlé d’argent en fait, qu’il aimerait en avoir plus.

Je vais être honnête moi aussi j’aimerais mieux gagner plus. Mais pas en trimant. Je ne vois pas pourquoi je devrais trimer. Toujours pas.

Moi je travaille pour gagner ma vie, si je donne et que je ne reçois pas en échange, pourquoi me donner plus que nécessaire ?

Je ne veux pas de tant d’amertume dans ma vie et je voudrais que le jour de la paye reste le jour du shopping. Pas celui du soulagement. J’ai connu ça. J’ai même connu les fins de mois qui commencent le 5 du mois. Non je n’exagère pas.

Actuellement je n’ai pas de jour du shopping en vérité. Je suis une femme trop impulsive pour avoir un jour du shopping. Je pars en vacances sur un coup de tête, ce que je semble être la seule à pouvoir faire dans mon service au jour d’aujourd’hui. Mes collègues envient la vie insouciante que je leur semble mener.

On me dit, tu payes avion et hôtel…

La vérité c’est que je paye en quatre fois. Qu’il faut que je change mes lunettes. Que je vais devoir payer en plusieurs fois aussi la réparation de mon pare-choc arrière. Et surtout ce n’est pas en Guadeloupe que je souhaitais aller mais en Guyane. C’est malheureux le prix ridicule de ce billet d’avion en plus de celui d’un couchage confortable en pleine foret amazonienne (c’est la nature qui m’attire là-bas, pas la station spatiale).

Mais moi j’ai envie de prendre du bon temps. Alors je fais du shopping le jour de la paye, parfois. Je claque mes tickets resto à la première occasion et jamais à l’heure du déjeuner. Et je songe déjà à la somme que je vais pouvoir allouer à mes prochaines vacances, au Canada ou au Costa Rica, dès que j’aurais fait refaire mon passeport.

Vous savez, je ne suis pas riche du tout et je pense que vous l’aurez compris. Mais bon, on n’est pas obligé d’être amer. Je ne vais pas vous la faire comme ceux qui disent qu’on serait tous bien plus heureux sans argent. Je vous l’ai déjà dit, je ne vois pas proche la fin de ce modèle de société dans lequel nous vivons.

Alors autant s’adapter. On a tous besoin d’un jour du shopping. Même si cela signifie sacrifier autre chose. J’habite chez mes parents je le rappelle.  Pour partir et continuer à vivre joyeusement, il est évident qu’il faut que j’aille dans le sens du vent et non pas contre.

« C’est pas juste, on nous exploite », ça ne permet pas de vivre joyeusement. Ou de faire face aux coups durs.

Et trimer d’abord pour obtenir longtemps après ne m’intéresse pas non plus. L’excellente nouvelle est que quand on ne se force pas d’aller dans la direction la plus évidente mais qui ne nous plait pas, une autre peut apparaître. Il y a différentes façons de se battre, on n’est pas obligé de se blesser. Ou de blesser autrui.

Bonne journée à tous ;)

 


39.5…

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Bonjour à tous,

Je chausse du 39.5. Ce qui bien sûr n’est pas une information intéressante en soi. Mais aujourd’hui j’ai eu l’occasion d’essayer cette jolie paire de chaussures en 39 et 40 et je suis repartie bredouille. Entre trop juste et trop grand, il aurait été si merveilleux de pouvoir trouver mon cher 39.5.

Aucune de mes paires d’escarpins ne me va. Entre celles qui sont trop grandes et dont mes pieds sortent à chaque pas et celle qui est trop serrée et qui me comprime les orteils, je rêve de mon cher 39.5.

En général je prends plus grand que plus petit. Sauf quand une paire est tellement belle que j’oublie qu’on ne peut pas marcher trop longtemps avec les orteils comprimés. Ce n’est pas grave, je porte cette paire précise uniquement au bureau. Ou quand je sais que je n’aurai pas à marcher.

C’est dur quand même le 39.5. Sauf dans certaines boutiques, où chaque paire de chaussures me fait penser qu’il est temps que j’obtienne une augmentation conséquente de chez conséquente.

A croire qu’un 39.5 joli et abordable est une denrée rare.

Bref tout ça pour dire qu’aujourd’hui non plus je n’ai pas trouvé chaussure à mon pied.

Heureusement qu’il est possible d’acheter autre chose que des escarpins. Les sandales à talon ont le bon goût de s’attacher à la cheville souvent. Et mes pieds ne risquent pas de sortir d’une paire de low boots.

N’empêche, une belle paire de stilettos…

Je ne désespère pas je sais qu’un jour je trouverai une jolie paire en 39.5 sans avoir besoin de braquer une banque. Après tout tout, finit toujours par arriver.

J’ai bien trouvé cet adorable petit sac tout à l’heure. Qui coûtait trois fois rien. Et alors que je ne le cherchais même pas.

En général ceci dit, quand je pars avec l’idée de trouver quelque chose, je fais chou blanc. 

C’est drôle…

Si ça se trouve demain je vais arriver dans une boutique et la paire de mes rêves sera là, devant moi. Comme ce trèfle à quatre feuilles que j’ai trouvé une fois et qui semblait avoir surgi devant moi.

En attendant il va falloir que je me décide à aller faire mes petits biscuits parce que tout n’apparait pas comme par enchantement. Parfois il faut se donner du mal.

Quelques rares fois j’oublie le sucre et je rate les biscuits. Mais la plupart du temps et l’expérience aidant, ma gourmandise est récompensée de mes petits efforts.

Je me demande ce que je préfère finalement. Ce qui arrive tout seul ou ce que j’acquiers à la force du poignet. N’aimant pas attendre que les choses arrivent, j’aurais envie de dire, ce que le travail apporte.

Néanmoins, la vie apporte aussi. Et ce n’est pas plus mal.

Un jour je porterai des escarpins qui m’iront parfaitement ! Peut-être que le travail m’aura permis de m’offrir une paire de Jimmy Choo sans avoir besoin de renoncer à me nourrir pendant deux semaines. Peut-être.

Ou alors peut-être qu’un jour en flânant je les trouverai tout simplement. Peut-être aussi.  

Au fond, ce qui est intéressant je pense, c’est que tout est possible.

Bonne journée à tous ;)

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