Ni Ombre ni Lumière

Ni Ombre ni Lumière dans Annonces dscn0166 

Bonjour à tous,

Je m’appelle Sylvie et je vous souhaite la bienvenue sur ce blog. Mon but en le créant était de vous faire partager ma vision de la spiritualité ainsi que ma perception de l’Univers tant intérieur qu’extérieur.  

Il va de soi que je n’ai aucune Vérité absolue à vous livrer. Je pense que c’est à chacun de s’introspecter, de chercher, de se remettre en question. Par conséquent si certains de mes articles vous choquent par un contenu trop éloigné de ce que vous-même vivez ou connaissez, je peux le comprendre. Mais gardez à l’esprit que le contenu de ce blog repose essentiellement sur mes propres expériences.

Une dernière chose, j’ai pu constater avec peine que mes écrits étaient parfois repris ici et là sans que mention soit faite de la copie. Merci à vous tous de respecter à la fois mon travail et la personne que je suis en ne vous appropriant pas ce qui ne vous appartient pas.

J’accepte que mes textes soient repris, TOUTEFOIS je vous demande en échange de mettre un lien vers la page d’origine et de mentionner l’emprunt.

Merci de votre compréhension.

Je vous invite également à visiter mes autres sites Ni Ombre ni Lumière le site  et Voyance et ésotérisme.

Articles récents

Dans le noir

Dans le noir dans Vie magique 14041603554917181812152809

Bonjour à tous,

L’ampoule de ma chambre vient de griller. Heureusement que j’avais fini de me faire les ongles. Je n’aime pas quand le vernis commence à s’écailler. C’est moche je trouve. Et en fait, je n’aime pas ce qui est moche. Tout devrait toujours être beau, vous êtes bien d’accord avec moi ? Disons que vous l’êtes. Je vous propose un petit jeu, très simple. Vous allez prendre une photo de vous que vous trouvez, disons, moyenne. Non vous ne pouvez pas utiliser un miroir ! Même au saut du lit. 

Donc vous avez choisi votre photo. Eh bien, vous allez la regarder et vous demander ce qui vous déplait dedans. Si dans votre tête apparait soudain une liste de détails sans fin, souriez avec le plus de sincérité possible. Souriez à vous-mêmes.

Si seuls quelques détails (les même fameux détails) vous viennent à l’esprit, songez à autant d’éléments positifs au sujet de votre personne dans son entier.

Enfin, si en toute objectivité vous ne ressentez rien d’autre que de l’Amour pour l’image que vous avez devant les yeux, vous pouvez vous arrêter là.

Une précision toutefois, si vous ne parvenez même pas à  vous tenir devant votre propre photo, eh bien refaites l’exercice avec une photo de vous enfant. 

Cette première étape achevée, admettez que ce n’est pas la photo qui n’est pas terrible mais le fait que vous ne vous sentiez pas spécialement mis en valeur.

Alors, seulement maintenant, comprenez que ce ne sont pas vos traits qui vous donnent cette impression.

Nous pouvons passer au véritable exercice, celui qui est moins simple (il fallait bien y venir), déterminer ce qui pour vous donne du sens à la vie. C’est le fait de  comprendre cela qui permet de prendre conscience de sa propre valeur et donc de ne plus avoir besoin d’assentiment extérieur (petit à petit).

Le souci ici est que notre ego est tel ce vilain collègue qui pour se sentir indispensable fait de la rétention d’informations. Votre âme ne demande qu’à vous offrir la réponse mais voilà, elle la transmettra d’abord au méchant collègue.

Il va donc falloir aller la chercher, dans le noir, au milieu des belles et des moins belles choses que le collègue peu arrangeant conserve jalousement.

Vous allez visualiser un labyrinthe, le but n’est pas d’en sortir mais bien d’entrer. Comprenez, le méchant collègue fera tout pour que vous tourniez éternellement en rond car ce qui vous intéresse se trouve au centre du labyrinthe. Afin de vous permettre d’avancer sans encombre, suivez-moi. 

Lorsque vous entrez dans le labyrinthe, visualisez une porte rose qui s’ouvre. Je n’ai pas dit bleu, je n’ai pas dit orange. Le rose vous renverra à des énergies passées mais douces. Il est important d’entrer en soi par un accès sûr afin de ne pas se retrouver trop vite heurté par ce que l’on ne veut pas voir.

Derrière la porte rose une personne souriante et douce vous tend un fil doré. Vous le saisissez et ensuite vous avancez tranquillement. Si vous tournez en rond, tirez sur le fil.

Je préfère vous le dire franchement, même si d’aventure vous vous voyez arriver au centre du labyrinthe assez vite, vous n’y serez pas en réalité. Cet exercice est très difficile et très long à réaliser. Je n’exagère pas. Vous allez penser réussir une fois, puis quelques jours après, vous comprendrez…

Néanmoins il est intéressant car il nous permet de dénouer des nœuds en facilitant la prise de conscience.

Bonne journée à tous ;)


Douce matinée

Douce matinée 14041501010717181812150874

Bonjour à tous,

Il arrive que les réveils soient lents et compliqués…

Heureusement, on a toute la matinée pour se réveiller et en général notre boss nous y aide bien. En une phrase, il sait trouver les mots.

Eh bien, je pense que ça va être une de ces journées. Chouette.

Vivement jeudi.

Et comme me disent mes guides ce matin, tâchons de nous souvenir que le calme et la douceur se cultivent en soi. 

Bonne journée à tous ;)


Les champs des voisins

Les champs des voisins 14041403185717181812147629

Bonjour à tous,

Nous avons appris cette semaine que ma tante avait un second cancer, à l’autre sein. La bonne nouvelle est que les médecins se sont donc décidés à lui donner de véritables anti-douleurs, ce qui la soulage. Mais c’est évidemment la seule bonne nouvelle.

Je sais qu’elle appréhendait d’annoncer la nouvelle à sa fille. Je vais être honnête, je n’ose prendre mon téléphone pour vérifier si elle l’a fait et surtout si ma cousine a déjà besoin de soutien. Ma propre mère n’osait pas annoncer la nouvelle à ma sœur, trop sensible et qui fond en larmes dès qu’on lui apprend une mauvaise nouvelle.

« Ta sœur est très sensible, très émotive aussi. Et il lui est facile de laisser aller ses émotions. »

Elle est pessimiste, ne sait voir le verre qu’à moitié vide, anticipe toujours les pires scénarios et aime qu’on la plaigne. Heureusement, elle fait partie des gens à côté de qui il y a toujours quelqu’un pour aider. 

Ma sœur est une personne qui ne sera jamais seule. Il y a toujours quelqu’un pour l’aider et je suis sure que ce sera toujours le cas. 

« C’est vrai. Tu as appris à observer les schémas de vie. Tu sais que si demain elle doit s’éveiller, c’est toi qui devras l’aider? »

Je l’ai aidée à faire ses devoirs quand elle était en BTS. 

« Et quand toi tu allais à la fac, personne ne pouvait t’aider à faire tes TD. Aujourd’hui tu veux que quelqu’un t’aide ? »

Je n’ai pas besoin d’aide. Quand je n’arrive pas c’est que je n’ai pas pris le bon chemin. Je n’observe pas que les schémas des autres.

« Qu’est-ce qui ressort du tien ? »

Moi je croise des gens qui cherchent toujours à me pousser. Toujours. A un moment où un autre, les gens avec qui je me lie m’encouragent à voir loin et à aller de l’avant. Toujours. Ma sœur trouvent des gens qui acceptent de faire des choses à sa place. Moi je croise des gens qui me poussent à faire les choses par moi-même.

Ma sœur est intelligente et donc tout à fait capable de faire les choses par elle-même. Mais elle n’en a pas forcément envie et dans de tels cas, comme par enchantement arrive quelqu’un qui fait tout à sa place. J’ai moi-même été cette personne bien souvent lol.

Moi, quand la fainéantise me prend, si jamais on fait les choses à ma place, on me le répète encore et encore et encore…

Je préfère encore quand on cherche à me pousser.

« C’est une bonne analyse. Tu voudrais être à la place de ta sœur ? »

Non, je voudrais comprendre. C’est pour cette raison que j’observe, je voudrais comprendre pourquoi moi je suis dans ce schéma-là. Suis-je trop fainéante ?

« Tu le saurais. Peut-être as-tu besoin d’être encouragée. Tout simplement. Et que certaines personnes le sentent. Ce n’est pas plus mal, vous avez toujours ce dont vous avez besoin, d’une façon ou d’une autre. »

Merci Gabriel.

« Tu sais, il y a différentes façons d’aider une personne. On peut l’encourager, lui donner un coup de main concret, faire en sorte que des tiers l’aident…

Peu importe la méthode, ce qui compte c’est le résultat. Beaucoup de gens cherchent davantage à te pousser qu’à t’encourager. Comme l’une de tes collègues. Comme le faisait la directrice. Comme ta propre mère. Crois en toi autant que ces personnes semblent croire en toi. Et elles n’auront plus envie de te pousser, elles se contenteront de t’encourager. »

Parfois je me demande si les gens ne se trompent pas à mon sujet. S’ils n’ont pas trop d’attente. Je sais ce que cela signifie, il faut que j’aie plus confiance en moi. J’y travaille. Mais tu sais souvent, je laboure le champ, je sème et ensuite, je ne sais plus trop comment me situer jusqu’à ce que le blé paraisse enfin. Je n’arrive pas encore à me dire, j’ai fait ce qu’il faut, la nature fera le reste. Parce que parfois, le blé met vraiment du temps à pousser. Il peut mettre des années.

Alors moi j’ai eu le temps d’imaginer toutes sortes de scénarios et de me pencher sur d’autres champs également. Mais je ne peux pas labourer plus d’un champ à la fois et tandis que j’attends le moment de la récolte, qui tarde par exemple, je n’ai rien à emmener au moulin. Tout est là dans la terre et moi je reste là à attendre que ça pousse. Du coup je m’inquiète mais ça ne change rien. Et puisque je n’ai pas de récolte, il faut que je quitte mes champs et que je trouve un autre moyen de vivre en attendant.

Je regarde les champs des voisins, je vois que certains sont déjà prêts à vendre leur farine…

Je soupire et je me dis, vivement ma récolte aussi. Tu vois. De temps en temps quand même, je trouve des trucs sympas à faire et j’oublie mon attente. Mais il suffit que je repasse voir mes champs et mes espoir et mes attentes se mélangent. 

Parfois j’aimerais que les choses que je veux arrivent plus vite. Et trouver le moyen de faire en sorte que les choses arrivent plus vite. 

« Tu ne peux pas commander au soleil et à la pluie. Il faut laisser la nature faire son œuvre, le blé pousse à son rythme. C’est également cela la foi. Quand tu sais que tu as fait ce qu’il faut, sache laisser l’univers faire sa part. »

Je sais que tu as raison. Je voudrais savoir si ma tante va guérir, si ma sœur est enceinte et si je vais obtenir une augmentation à l’issue de ma période d’essai. Je voudrais savoir plein d’autres choses aussi. Pour savoir où il faut que je fasse des efforts et où je peux laisser tomber. 

Et si j’arriverai à prendre une belle photo de la pleine lune ce mois-ci.

« Si ce n’est pas ce mois-ci ce sera le mois prochain. C’est tout. »

Je voudrais poser un jour de RTT le jour de mon anniversaire.

« Tu n’as pas droit à des congés, mais tu verras si tu peux. Tu sais, personne n’aime la période durant laquelle il faut attendre la récolte. En outre, les champs des voisins paraissent toujours plus intéressants durant cette période. Mais ceux que tu vois avec des sacs de farine ont parfois attendu plus longtemps que tu ne le feras jamais.

Continue de t’occuper de tes propres champs. De passer les voir de temps en temps. Observe la pousse du blé. Tu auras ta maison. Nous savons combien tu tiens à déménager. Entre autres choses.

Tu regardes les voisins, dis-toi que tout le monde vit avec un champ en jachère. Pour certains, c’est le champ de la spiritualité. Pour d’autres le champ de la réussite matérielle. Peu importe duquel il s’agit, arrive toujours un moment où le champ laissé en jachère est prêt à être cultivé. Et ce jour-là, un autre champ est mis au repos, quelques temps.

Tu l’as dis toi-même, tu ne peux pas t’occuper de tous en même temps et cela est bien normal. Sois honnête, tu as déjà pu procéder à quelques récoltes sur l’un de tes champs au moins. »

Il y en a un sur lequel j’enchaîne les récoltes ! Mais sur le deuxième la pousse est plus lente. Et le troisième est toujours au repos.  

« Seuls le premier et le deuxième présentent un réel intérêt alors pour l’instant. Si l’autre est toujours  au repos, c’est que ce n’est pas le moment de s’en préoccuper. »

Je comprends.

« Comprends également que les champs des voisins sont les champs des voisins. Les parcelles cultivables varient d’une personne à l’autre, le rendement aussi. Tout comme les terres laissées en jachère. Ce qui importe c’est qu’au final tous les champs aient pu être cultivés. »

Merci à toi.

Bonne journée à tous ;)


Port de Bouc et Fos sur Mer

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Bonjour à tous,

Port de Bouc  et Fos sur Mer sont des villes situées dans le département des Bouches-du-Rhône. Je ne supporte pas Port de Bouc. Je trouve que c’est une ville moche, sombre et déprimante. Alors que Fos  est une petite ville charmante. Certes, d’un point de vue marseillais, ce sont des villes un peu trop tranquilles. Mais c’est sans mal que je pourrais aller passer quelques heures à Fos. Alors qu’il faudrait me supplier pour que je retourne passer plus de 5 minutes à Port de Bouc.

« De toute manière d’un point de vue marseillais, nulle autre ville ne présente beaucoup d’intérêts. »

C’est-à-dire qu’au-delà des collines (de Marseille) il y a peu de choses à voir finalement…

« Tu allais te baigner à la Seyne sur Mer, sur la Côte d’Azur. »

Ce sont mes copines qui jouaient les snobs ! Comment, moi aussi ? Mince…

« Avec le recul ce chauvinisme très prononcé mais contradictoire, t’amuse. »

Je ne connaissais pas cela en région parisienne. Dans le sud-est les gens sont farouchement attachés à leur coin. Et en même temps, beaucoup de Marseillais reprochent à Marseille son côté trop populaire qui serait dû aux non Marseillais justement lol.

« Tu te souviens du montant des impôts locaux ? »

Tu parles, quelle désagréable surprise. Nous n’habitions pas dans le côté de la ville qui ne payait presque rien. Pas de chance. Mais c’est à cette occasion que j’ai découvert l’existence du médiateur fiscal. Heureusement.

« Les quartiers nord. »

Ça me rappelle une émission que je regardais un jour, Recherche appartement ou maison. Les gens, des Parisiens prêts à s’expatrier, voulaient une jolie maison de 4 pièces vers Vieille Chappelle ou la Pointe rouge, deux des quartiers les mieux situés, pour 300K€, qu’est-ce que j’ai ri. Quand on leur montré les prix en vigueur dans cette zone, ils ont compris et ils ont accepté de regarder les bons coins des quartiers nord.

Il y en a quelques uns il faut le reconnaître. Mais à première vu quand on pense quartiers nord de Marseille, on voit plus vite le quartier Malpassé et ses cités sans fin que le côté résidentiel de l’Estaque. 

« Ou La Rose. »

Ah La Rose, j’ai tout entendu là. La fac avant qu’on inaugure la Canebière, se trouvait non loin de La Rose. Entre les copines qui se son faits voler leur voiture, celles qui se sont fait agresser et celle qui se serait fait violer…

Mais les Olives à côté, c’était pas mieux. Et la Viste. Je vais dire un truc qui va peut-être choquer certains parmi vous. N’y voyez pourtant rien d’autre que ce que je vais dire mais, je n’ai jamais vu de personnes Blanches à la Viste. Jamais. Il n’y avait que des Noirs et des Arabes.

Ma sœur avait  quitté son lycée privé du 8ème arrondissement où elle n’arrivait pas à se sentir bien en raison de l’attitude de certains professeurs (on lui avait dit qu’elle était nulle et n’aurait jamais aucun diplôme, aujourd’hui elle est titulaire d’un BTS) pour intégrer le lycée professionnel de la Viste. Nous nous sommes Martiniquais, une large majorité de personnes en Martinique ont des noms et des prénoms francophones. Le jour de la rentrée de ma sœur, quand la prof a prononcé son nom, la totalité des autres élèves présents se sont demandés qui pouvaient bien porter un nom pareil. Et tout le monde ensuite lui a demandé d’où elle venait. Sur le moment ça l’avait bien fait rire.

« Tes amis te déconseillaient d’aller dans de tels quartiers. Tes copines habitaient Saint Just, la Valentine, Saint Julien, la Pointe Rouge ou Castellane. Voire Perrier. »

Moi j’aimais Montredon, on aurait dit un petit village en bord de mer. Mais c’était le 8ème, je n’avais pas le million d’euros pour acheter une maison là. Ceci dit j’aimais beaucoup vivre aux Catalans. On était proche du centre-ville avec une plage accessible à pieds.  Et puis j’aimais bien aller m’asseoir dans les jardins du Pharo. Face à la mer et au Vieux Port. Marseille est une ville agréable, malgré ses problèmes. Moi qui ai grandi en région parisienne, je peux dire que Marseille est une ville agréable. Quand l’été arrive et que certains jeunes gens ne peuvent pas partir, ils squattent les plages de la ville. Ils ne sont pas obligés de rester dans la cité.

Mais c’est pour cette raison que mes copines et moi nous baignions à la Seyne sur Mer ou que les plages privées sont tellement en vogue dans le sud. J’ai eu des copines qui ne voyaient par rien d’autre que les plages privées. Payer pour aller s’allonger sur une plage…

« Et en Martinique, il y a beaucoup de plages privées ? »

Le respect de la loi Littoral fait qu’il est très difficile de rendre totalement inaccessible une parcelle de plage. Il n’y en a pas en théorie.

« Tu paierais pour te baigner ? »

Je ne l’ai jamais fait, je ne compte pas commencer. Aux Lecques (la Seyne sur Mer), je me baignais sur la grande plage et c’était gratuit.

« Quelle est ta plage préférée ? »

Les Salines à Sainte Anne, du côté de la savane des pétrifications. J’adore cet endroit. Je peux passer des journées là, je me sens toujours bien, à ma place, à l’aise. Je marche sur cette longue plage avec délice et je parcours la savane avec plaisir. Dommage que ce soit aussi l’endroit où j’ai attrapé mes pires coups de soleil. Et même une insolation ! 

J’aime bien l’Anse Michel également, même si c’est peu pratique avec les affaires vu qu’on doit s’y rendre à pieds. Et j’adore Tartane et sa jolie plage. Et puis l’ilet Chevalier aussi, j’aime beaucoup l’ilet Chevalier. 

« Tu aimes bien vivre en Martinique. »

C’est vrai.

« Tu vas manger du crabe à Pâques ? »

Le crabe de Pâques est une tradition martiniquaise. Mais je vais essayer d’avoir des langoustes plutôt. Je suis restée snobe tu crois ?

« Je crois que tu vas devoir te contenter de crabes ou de viande. Il n’y aura pas de langouste. »

Je les paierai !

« Ton beau-frère n’en aura pas. »

Zut !

« Tu aimes le climat de la Caraïbe. »

Ah le climat est ce que j’aime le plus ici. Après la mer. Ici il n’y a pas d’hiver et moi je déteste le froid. En Martinique c’est quand il fait vingt degrés qu’il fait froid. 

« Tu veux qu’on parle de ton rêve de la nuit dernière maintenant ? »

Lol, tous ceux qui ont lu jusqu’ici doivent se demander si cet article mène bien quelque part. Dans mes rêves Port de Bouc représente les difficultés que je dois dépasser sur le plan matériel au regard de mes objectifs spirituels.

« Tu es une personne intelligente, tu as du vécu, tu ne te contentes pas d’écouter ce que nous te disons, tu tiens compte aussi de ce que tu connais.  Mais ceux qui te lisent ne savent pas ce que tu connais. Ils ne savent pas ce que tu as vu, entendu ou vécu, à moins que tu n’en parles.

Ce qui est intéressant dans l’enseignement d’une personne, ce n’est pas seulement ce qu’elle dit c’est aussi ce qu’elle est et donc ce qui l’a faite. Toi tu ne t’en rends pas compte mais tu as un esprit très ouvert et très tolérant vis-à-vis de ce qui est différent de toi ou de ce que tu connais. Et cela n’est pas dû au fait que tu es quelqu’un d’exceptionnel mais surtout à ce vécu qui t’a amené à t’ouvrir ainsi. »

Je comprends.

« Tout à l’heure tu lisais cet article sur les difficultés que peuvent rencontrer les femmes Algériennes dans leur société.  Tu éprouvais une certaine empathie alors que tu n’es pas Algérienne. »

Je n’ai nullement besoin d’être Algérienne pour saisir la portée des difficultés que peuvent rencontrer ces femmes.

« Tu gardais quand même l’œil critique, te méfiant du côté sensationnel de l’article. »

Je suis capable de faire preuve de discernement dans mes lectures, je sais que l’auteur d’un article est celui qui choisit l’angle d’approche, celui qu’il met en avant. Je suis capable quand je lis de garder en tête le fait que rien n’est tout noir ou tout blanc.

« Certains te disent parfois qu’ils voudraient avoir tes capacités spirituelles. »

Alors que ce sont mes capacités intellectuelles et mes qualités humaines qui m’ont permis d’être celle que je suis aujourd’hui. Moi, je ne dis pas, travaillez dur spirituellement pour accéder à ceci ou cela. Je ne dis rien de tel et je sais bien pourquoi.

Ce que je dis c’est profitez de la vie. Je reste persuadée que c’est pour prendre du plaisir qu’on est là. Certes pour pouvoir savourer vraiment il faut savoir qui on est et ce que l’on veut. Mais, il serait dommage de gâcher le temps qui mène à ces découvertes en omettant les petites fleurs au bord du chemin. Autant les cueillir toutes et apprécier leurs jolies couleurs.

Pour ceux qui le peuvent, allez aux Lecques, l’artisan-glacier saura vous réconcilier avec la notion de plaisir simple, croyez-moi. Essayez la glace au melon. Sans morceau, sans gel, une merveille.  

Pour ceux qui sont plus proches de moi, la prochaine fois que vous irez à l’ilet Chevalier, n’oubliez pas la veille de commander votre repas chez Gracieuse. Elle livre sur l’ilet et sa réputation n’est plus à faire.

Tu sais, moi j’étais déjà adulte quand je me suis ouverte à ma spiritualité. Je ne suis pas née à ce moment-là. C’est un tout qui fait une personne. C’est la raison pour laquelle je prends la fuite dès que quelqu’un m’aborde uniquement parce qu’il ou elle s’intéresse à mes capacités spirituelles.

« Alors que tu es une si une bonne partenaire de shopping. »

Exactement ! N’est-ce pas que c’est aussi important que la médiumnité ?

« Mais bien sûr, aussi important que la gourmandise également ou que la curiosité et l’esprit critique. »

Toutefois revenons à mon rêve !

« Ah oui, Fos et Port de Bouc. Les sardinades de Port de Bouc. »

Je me demande s’ils en font toujours l’été…

« Tu voudrais y aller ? »

Pas trop non, il y a du poisson grillé en Martinique aussi.

« Peut-être que ça te plairait. Comme une maison à Fos. Finalement, le travail paie toujours. Sur le plan spirituel il paie toujours, petite Sylvie. Passe une très belle semaine. »

Lol, c’est tout ? Il avait l’air un petit peu bizarre quand même ce rêve…

« Tu verras bien. Mais de toute façon, ce qui est pour toi est pour toi. »

Merci à toi, Ammiriah. 

Bonne journée à tous ;)


Sous le soleil, tranquillement

Sous le soleil, tranquillement 14041302282817181812144934

 

Bonjour à tous,

« Sous l’agréable soleil de la Martinique, les heures s’écoulent tranquillement ce weekend, ma belle Sylvie. », me dit Ariel.

Tout à fait.

« Quelle jolie robe rose tu as acheté, elle te va très bien. »

Merci. Je l’adore déjà !

« Elle est plus sexy que celles que tu portes d’habitude. »

Voyons, le rose layette ce n’est pas sexy, c’est juste joli. Et j’ai l’impression d’avoir un corps parfait dedans c’est pour cette raison que je l’adore !  

« Cette coupe te va bien car elle met tes formes en valeur. Tu comptes la porter lundi ? »

Oui. Ou mardi.

« Eh bien, quand tu verras tes collègues masculins de l’étage défiler dans ton service soi-disant pour venir vous saluer et que tes collègues riront, tu verras si elle n’est pas sexy. »

Pourquoi tu me dis ça ? 

« Comme avec ta robe bleue l’autre jour. Elle te va très bien aussi. D’ailleurs des collègues que tu ne connais pas t’ont envoyé de gentils messages via votre intranet ce jour-là. Tu as remarqué comme tes collègues rient de voir certains comptables mettre un point d’honneur à venir vous saluer chaque matin ? Apparemment ils ne le faisaient pas avant.

Tu es la plus jeune du service. Tes collègues féminines ont au minimum vingt ans de plus que toi. Elles sont toutes gentilles avec toi. L’une d’elles se comportant même comme ton ancienne directrice, elle agit comme si tu étais son enfant. Aucune ne t’a prise en grippe.  

Tu aimes bien les trois comptables ? »

Ils sont sympas. Il y en a un qui est plus mignon, un qui est plus drôle et un qui est plus doux.

« Lequel te plait le plus ? »

Le nageur. 

« Le plus charmeur. »

Aussi.

« Il n’est pas pour toi. Que penses-tu du plus drôle ? »

Il a toujours le sourire, il est jovial, tout le monde le connait et tout le monde l’aime. 

« Que penses-tu de l’adjoint du DRH ? »

L’homme à femmes, c’est lui le vrai charmeur. Il explique que les femmes sont son unique péché. Il est sympa. Il rend dingue une de mes collègues avec son absence de scrupule à séduire des femmes alors qu’il est marié.

« Et le vrai directeur ? »

Il est sympa, très abordable, j’ai déjà pu discuter un peu avec lui.

« Et le DRH ? »

Toujours avenant, mais réellement surbooké lol. Il a l’air d’être en permanence super affairé et il ne fait pas semblant.

« Si tu te maries avec quelqu’un de la boîte vous aurez une double prime. »

Un nom à me soumettre ?

« Tant qu’il aime le rose, peu importe. »

Tu me fais rire !

‘Tant mieux. Ce n’est pas trop difficile d’être la nouvelle ? »

Non ça va. Même si ma très mauvaise mémoire des visages ne m’aide pas à retenir qui est qui. Alors que comme je suis la seule nouvelle, tout le monde m’a déjà repéré.

« La nouvelle aime le bleu lavande. »

Lol !!!! 

« Et les talons démesurés. »

Mais, je n’ai qu’une seule paire de talons démesurées comme tu dis et ce sont des compensées. »

« Et le vernis à ongle. »

Je croyais que les hommes ne s’intéressaient pas à ce genre de choses. Mais en fait si, et ça les amuse…

« Et elle ne sait pas se garer. »

Franchement, j’ai été surprise de voir ma collègue arriver derrière !

« Et elle fait défiler tous les hommes de l’étage dans son service. »

MDR !!!!!!!!!!!!!!!!!! C’est parce que je suis nouvelle justement. Dans quelques temps ils arrêteront de venir. 

« La nouvelle va-t-elle sortir avec un des hommes de la boîte, telle est la question. Même si ses gentilles collègues l’ont déjà mise en garde. »

Je ne suis pas si ignorante. La meilleure façon de perdre un nouveau boulot est de coucher avec des collègues durant la période d’essai. Or j’aime bien ce poste et je souhaite le garder. La nouvelle va rester bien sage. De toute façon, ce n’est pas mon genre de m’emballer comme ça. Je vais plutôt continuer à être la collègue sympa.

« Toujours la tête sur les épaules, tu regardes droit devant. Tu ressembles à la jeune étudiante qui voulait intégrer une grande école. Tu te souviens d’elle ? »

Et de ses rêves brisés ? Tu souhaites me mettre en garde ?

« Non, je t’encourage au contraire. Tu vois, tous les cycles ne s’achèvent pas de la même manière, petite Sylvie. »

J’en suis heureuse, je te le dis franchement. 

« La nouvelle en rose risque de faire parler d’elle. »

Ne t’inquiète pas, je peux assumer une robe. Sans cesser de regarder droit devant moi.

« Tu as bien grandi. Petite fille. Peut-être ceci dit, que tu seras encore amenée à regarder sur les côtés. Va savoir… »

Sur les côtés ?

Il arrive qu’il y ait plus intéressant que la route finalement. Passe une belle soirée.

Lol, merci Ariel.

Bonne journée à tous ;)

 

 


La dimension physique

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Bonjour à tous,

Une amie m’a appelée ce soir, c’était mon ancienne directrice. Elle sortait de l’église, elle venait de se confesser. J’ai maintes fois parler d’elle, je pense que beaucoup d’entre vous s’en souviennent.

La foi est un soutien pour elle dans les épreuves qu’elle traverse au travail et chez elle avec sa fille. Elle se rend à l’église plusieurs fois par semaine, mais pas à côté de chez elle. Une église qui se trouve sur sa route et dans laquelle nul ne la voit entrer.

J’étais bien naïve de penser qu’après mon départ les choses pourraient peut-être s’arranger entre sa fille et elle. C’est pire. Et la jeune intérimaire dont je vous avais parlé aussi, est très mal traitée. Une jeune femme qui a plus de diplômes que moi, ou que la gérante elle-même. Celle-ci n’a que le bac et doit sa place à sa mère.

Qu’il n’y ait pas de malentendu, je ne critique pas les personnes méritantes qui par leur seul travail ont su compenser l’absence de diplôme. Mais croyez-moi, ce n’est pas le cas de cette femme.

Je souhaite à la jeune intérimaire de trouver rapidement quelque chose de bien plus intéressant. Car en plus on ne compte pas la titulariser. Son contrat s’achève fin avril et on ne devrait la rappeler qu’en juin, pour bénéficier des aides du conseil régional !

Ils ont aussi embauché quelqu’un pour me remplacer. Quelqu’un qu’ils ne comptent pas garder parait-il. Soi-disant que cette personne, qui n’est là que depuis quelques jours, ne ferait pas l’affaire. Mais peut-être qu’en lui laissant le temps d’apprendre le travail…

A la jeune intérimaire on reproche son style d’éternelle étudiante. Quand j’ai commencé à travailler moi aussi j’avais encore l’air d’une étudiante. Il suffirait de lui parler, comme on m’avait parlé à l’époque. Sans méchanceté. 

Si elle abandonnait les jeans, les jupes en jeans et les t-shirts à cols fluos pour opter pour des tenues un peu plus classiques et des escarpins, elle présenterait nettement mieux.

Cette fille est plus belle que moi. Et ils me disaient que moi j’étais présentable devant les clients. C’était l’une des rares choses que l’on me reconnaissait. 

« Pourquoi dis-tu ça ? »

Parce que dans un monde parfait c’est son corps que j’aurais. En plus elle n’arrêtait pas de dire qu’elle n’arrive pas à grossir. Au lieu de se taire la vilaine. Et puis elle est toute mignonne. Je l’aimais bien moi. 

« Mange des légumes, moins de chocolat et fais du sport. »

Bon, à la réflexion, il faut savoir s’accepter tel qu’on est. Et puis, tout le monde n’est pas obligé de faire un 36.

« 38 sans effort c’est bien aussi. »

Oui voilà.

« Et 42 sans effort ? »

Seigneur, on n’y est pas !

« Il parait que la taille moyenne des femmes en Occident serait 44. »

J’avais lu ça oui. Au risque de passer pour l’idiote superficielle, où s’habillent ces femmes ?

« Dans les magasins que tu fréquentes il n’y a pas de taille 44 ? »

Pas souvent non, le L correspond au 44 ? Mais la taille unique c’est du M. Moi je peux m’habiller en taille unique. Souvent tu sais, je vois 34, 36, 38 et 40 voire 42. Mais ou c’est moi qui ne vois pas, ou il n’y a pas beaucoup de 44.

Les résultats de cette étude m’avaient bien surprise je l’avoue.

« Ce serait un tel drame de faire du 42 ? »

Cela voudrait dire que j’ai grossi. Je n’ai pas envie de grossir. Je suis bien en 38.

« Si tu grossis que penseras-tu ? »

Que je suis grosse.

« Pourquoi est-ce que tu n’aimes pas le mot ronde ? »

Parce que j’ai du mal avec certains euphémismes. C’est comme avec les gens qui disent qu’ils ont grossi parce qu’ils étaient tristes. Cela me choque profondément d’entendre ça. La tristesse ne fait pas grossir. Le chagrin ne fait pas grossir. C’est le fait de se consoler avec la nourriture qui fait grossir.

Je préfère entendre ce qui me semble logique. Et ce qui me semble logique c’est, j’ai pris du poids parce que j’étais tellement mal que je me suis mis à manger plus que de raison.

Quand j’entends cela, je sens naitre en moi de la compassion. Parce que j’ai clairement entendu l’évocation de la souffrance. Mais quand j’entends j’ai grossi parce que j’étais triste, j’ai l’impression d’entendre une excuse. Pas une raison objective.

Quand j’entends je suis ronde, j’ai l’impression d’une fuite. J’ai bien conscience que d’autres termes sont désormais vu comme péjoratifs, mais je préfère je suis grosse à je suis ronde.

Si je prends du poids je ne penserai pas je suis ronde, je sais que je ne penserai pas je suis ronde. Je me dirai je suis grosse.

« Et tu le verras positivement ou non ? »

Non.

« Pourquoi ? »

Parce que je préfère les corps minces. J’aimerais même que le mien soit plus mince.

« Pas assez pour te mettre au régime toutefois. Pourquoi ? »

Parce que je n’aime pas les contraintes.

« Si soudain tu prenais du poids, comment le vivrais-tu ? »

Je n’ai jamais pris beaucoup de poids d’un coup. En général je rentre dans mes vêtements. Je crois que si ce n’était plus le cas, je me demanderais si j’ai toujours le sentiment que je peux plaire. Parce que je ne suis pas sure que je me plairais toujours.

 » Dans de telles circonstances, le terme ronde ne te plairait-il pas davantage que le terme grosse ? »

Mais, on peut être grosse et belle.

« Vraiment ? »

Oui. Ce ne sont pas les kilos eux-mêmes qui nous empêchent d’être beaux. C’est la manière dont on se perçoit. Et moi, je ne sais pas si je me trouverais belle avec plus de poids. Cela ne signifie pas que les gens gros soient automatiquement laids.

Rond pour moi, c’est un vilain terme, ça renvoie à une bille. Ça ne me parle pas. C’est stupide mais pour moi les gens ne sont pas des billes. C’est comme le raccourci, j’ai grossi parce que je suis triste.

J’ai déjà été triste moi, je porte même une grande tristesse en moi et je ne grossis pas. Tu vois ce que je veux dire ?

« Tu as dit que tu préférais les corps minces. »

C’est la vérité, je n’ai jamais été attirée par un homme gros et quand je remarque le corps d’une femme, que je me dis qu’elle est belle et que j’aimerais être comme elle, elle est toujours mince.

Je n’ai jamais envie d’être comme les personnes en surpoids. Donc, très logiquement, je te dis que je préfère les corps minces.

« Les corps sans défaut. »

Je n’ai pas dit ça, le mien n’est pas sans défaut. Et je n’aime pas la maigreur non plus en vérité. Pour moi le 34 sur une femme adulte n’a rien de sexy. Je ne suis pas attirée par les hommes maigres non plus.

Je remarque que je suis surtout attirée par les gens minces.

« Et sans le physique ? »

Est-ce que je peux voir au-delà ? Heureusement. Mais là on parlait bien du physique. 

« Néanmoins si tu ne remarque pas un homme en surpoids… »

C’est en apprenant à le connaître que je saurais s’il m’intéresse ou non. Mais simplement sur le physique, je sais que je ne suis pas attirée par ce type d’homme.

« Pour toi ce n’est pas grave, tu acceptes d’ailleurs le fait que tu ne puisses pas plaire à tous les hommes. »

Exactement. De toute façon le physique seul ne suffit pas.

« Alors pourquoi est-ce important quand même ma belle Sylvie ? »

Tu vois Ariel, je sais que vous m’appelez ainsi parce que vous m’aimez.

« C’est exact, ma jolie Sylvie. »

Nous autres aussi trouvons beaux ceux que nous aimons. Néanmoins, il y a quand même des personnes que nous trouvons belles simplement parce que quelque chose nous attirent chez elles. Sans les connaitre.

Je ne te parle pas de ces personnes qui ont ce quelque chose qui les rend attirantes à nos yeux. Je te parle de ceux qui d’une manière ou d’une autre éveillent notre libido. La dimension physique, purement physique, c’est ça. Voilà bien clairement ce qu’elle touche.

« Ce qui nous renvoie à ton Captain mignon. »

Ah franchement, tandis qu’il apparaissait sur l’écran je ne me demandais pas si intellectuellement on pourrait s’entendre. Je me disais juste qu’il avait un corps superbe.

« La dimension physique, c’est important ? Au-delà du sexe, est-ce que c’est important ? »

On vit sur Terre, dans un monde matériel, bien sûr que c’est important. Ce serait nous renier nous-mêmes que de le nier.

« Il y a des tas d’hommes qui aiment les femmes qui portent du 38. Ou même du 42. En fait, une femme belle et mince pour beaucoup d’hommes, c’est une femme qui a quand même un peu de chair. Mais tu le sais déjà. Et comme la dimension physique compte, tu sais aussi que tu n’as pas besoin de perdre du poids pour te plaire ou plaire à d’autres.

Qu’est-ce qui est mieux, la dimension physique ou la dimension spirituelle ? »

Qu’est-ce qui est le plus lourd, un kilo de plumes ou un kilo de plomb ? La dimension physique est importante. Surtout dans nos relations.

« Vous aimez dire que le physique ne compte pas. »

On fait passer beaucoup de choses par le physique. On s’exprime aussi par le physique. Si la beauté est subjective, la libido a aussi besoin du physique. Pour moi c’est un tout. La seule fascination spirituelle ne peut pas suffire par exemple.

« Elle suffit à certains. »

Au risque de paraitre prétentieuse, c’est un magnifique signe d’immaturité spirituelle justement. De la même manière que la fascination intellectuelle révèle un clair manque de confiance en soi. La fascination ce n’est pas l’admiration.

« Un tout donc. »

Oui.

« Donc sans la dimension physique, pas d’histoire amoureuse ? »

Sans attirance est-ce qu’il peut y avoir une histoire ?

« Oui. »

Non.

« Et si elle vient plus tard ? »

C’est un mélange complexe en fait…

« Complexe oui. Un équilibre parfait aussi. Adapté à chacun. Certaines personnes éprouvent des sentiments mais n’ont plus de libido. »

Il parait que des problèmes personnels, des soucis, expliquent ce genre de phénomène. C’est ce que j’ai entendu. Ou alors c’est l’équilibre qui est rompu…

« Rompu oui. Pourquoi, ça dépend de chacun. Chaque cas est différent. La colère ou la déception aussi peuvent faire disparaître la libido. Momentanément. Si Captain Mignon frappait  à ta porte ce soir ? »

Je crois que je le laisserais entrer…

« Tu crois ? »

Je suis même sure en fait.

« Parfois le mélange n’est pas si complexe. »

Lol !!!!!!!!!

« Tout dépend de la réalité qui vous intéresse en vérité. »

Je vois ce que tu veux dire.

« La dimension physique, un excellent moyen de vous rappeler votre lien à la Terre. »

Merci à toi Ariel.

Bonne journée à tous ;)


Rien de spécial

Rien de spécial 14040908041617181812136379

Bonjour à tous,

Une des premières choses que font mes collègues le matin en arrivant, est de regarder leur compte. Je ne sais plus si je vous l’ai dit mais quand on travaille dans une banque, notre salaire est viré dans cette même banque.

A aucun moment on ne vous ordonne d’ouvrir un compte. On vous signale simplement que votre salaire sera viré sur un compte que le conseiller des salariés se fera une joie de vous ouvrir dès le jour de votre embauche si vous n’en n’avez pas déjà un.

Bien sûr, nous y trouvons des avantages. Comme des tarifs plus intéressants que pour les clients ordinaires. Il n’empêche que c’est un procédé illégal. D’où le fait que l’on nous présente les choses de telle façon qu’on ne se sente jamais réellement obligé.

Moi je travaille à la direction, dans un service spécial. Nous avons accès à tous les comptes de tous les clients. Alors j’ai demandé à mes collègues s’il nous était également possible de voir ceux des salariés. Il m’a répondu qu’il faut une accréditation spéciale. Ceux qui l’ont le peuvent. Lui par exemple.

Il faut savoir qu’il y a beaucoup de contrôles dans une banque. Tous les mouvements peuvent être retrouvés. Je ne passe pas mon temps à aller voir les comptes de X ou Y simplement parce que si un jour on me demande de justifier tous ces mouvements, je serai bien incapable de le faire. Mais je vais vous avouer une chose, j’y ai déjà songé. L’autre jour on m’a dit, tu sais que Untel est en redressement judiciaire ? En plus il est dans ta banque. Et moi de répondre, ah bon, en songeant et si j’allais jeter un œil vite fait… 

Bref, j’ai demandé à mon collègue s’il y avait beaucoup de salariés qui se retrouvaient en gestion dans notre service et là, il m’a avoué en souriant que ceux qui se retrouvaient chez nous, étaient souvent amenés à quitter la boîte…

Ça me rappelle cette fois où alors que j’étais à côté d’une collègue, une fenêtre de notre version intranet de hotmail s’est ouverte et le conseiller des salariés lui a demandé de quelle façon elle comptait combler son découvert. C’est d’un pratique, voilà un conseiller qui n’a pas besoin de courir après les clients, il sait où nous trouver tous lol !

Enfin, tout ça pour dire que dans ma boîte, il n’est pas du tout mal vu de se connecter à son propre compte sur les heures de travail. On tolère même que certains suivent de loin des matchs totalement inintéressants tels que PSG – CHELSEA.

Ce n’est pas comme s’il pouvait y avoir le moindre intérêt à suivre un match du PSG. D’ailleurs je n’aime pas le foot. Néanmoins, je comprends l’intérêt de ceux qui suivent les matchs de l’OM. Voilà. Oh, je sais que le football est une passion pour certains. Toutefois, merci de vous abstenir suite à cet article de tout commentaire déplacé tels que vive le PSG ou pire encore l’OM est nul. Si vous êtes de ces individus peu objectifs et que vous pensez sincèrement l’une ou l’autre de ces affirmations, soyez gentils de ne pas enlaidir mon blog avec votre opinion. Gardez-la pour vous. Elle ne m’intéresse pas de toute façon.

En revanche si vous êtes fan de l’OM, n’hésitez pas à vous manifester. Vous êtes le bienvenu.

Ceci étant dit, je suis toujours aussi douée pour la digression je m’en rends compte. Vous avez vu comme je passe bien du coq à l’âne ? En fait j’avais dans l’idée d’aborder un tout autre sujet mais je sens que ça ne va pas venir….

« Tu veux que je t’aide, petite fille ? »

Non, merci à toi Sammael.

« Tu n’as finalement pas perdu toutes tes vies à Mario. »

Je reste en course ! Je suis contente, je ne voulais pas perdre. Je déteste perdre.

« Ce que tu aimes c’est pouvoir être dans le contrôle. Il te faut admettre qu’il y a des pans entiers de ta vie qui échapperont toujours à ton contrôle, surtout si tu veux élever des enfants.

Mais tu sais, ce que tu ne peux pas contrôler est parfois ce qu’il y a de plus intéressant à vivre. »

Merci Sammael.

« Attends, tu cherches à te débarrasser de cette tristesse que tu ressens. Elle est née d’un décalage entre ce que tu sens et ce qui est. Elle ne va pas disparaître, même si tu rencontres quelqu’un demain. Simplement parce que la seule façon d’en voir le bout est d’accepter l’idée que la part la plus importante de toi est ta capacité à prédire l’avenir. Mais tu ne la maîtrises pas. D’où le décalage, tu perçois les choses très longtemps à l’avance. Comme avec ton travail. Tu as vu comment le poste va évoluer n’est-ce pas ? »

Oui. Très vite. Alors que pour l’instant, on n’y est pas. Mais pourquoi la tristesse, je ne comprends pas ?

« Parce que tu perçois ce qui pourrait être mais qui n’est pas. Ça va être un long travail de la dépasser, mais tu prendras le temps de le faire, tranquillement. Ce sentiment est apparu avec ton éveil. C’est ta façon de vivre avec ta très grande sensibilité. Tout simplement.

Tu ne vas pas la dépasser facilement. Le mieux étant de ne pas tenter de la combattre. « 

Je ne supporte pas quand le problème est là devant moi et que l’issue n’apparait pas.

« Parfois, elle se trouve dans l’attente. Comme avec ton célibat. Tu sais déjà, avec clairvoyance, que si tu sors tous les soirs, dans tous les endroits possibles, tu ne trouveras que désillusions. Tu n’as évidemment aucun moyen de l’expliquer à tes proches car aucune preuve, mais tu le sais comme tu sais comment ton poste va évoluer.

Eh bien, attends, c’est tout. Parfois il n’y a rien de spécial à faire. »

Ok, merci.

Bonne journée à tous ;)


Le déclic

Le déclic 14040812561117181812131858

Bonjour à tous,

« Hier, le fiancé de ta cousine t’a dit qu’il y a encore un mois il ne voyait pas l’intérêt de se marier. Tu sais que ta cousine en revanche, le souhaitait. », me rappelle Gabriel.

J’ai bien aimé cette petite histoire.

« Il a dit qu’en fait, un jour qu’ils étaient à la maison tous les deux, elle a eu envie de peindre. Et tandis qu’elle s’affairait, il a soudain eu ce qu’il a appelé le déclic. Il l’a trouvée tellement mignonne tandis qu’elle peignait qu’il a compris combien il était heureux avec elle. Et il a su qu’il voulait l’épouser.

Et toi, tu étais sincèrement contente pour eux. Tu l’es toujours. »

Bien sûr.

« Ils veulent fonder une famille eux aussi. »

Lol, je suis sure qu’ils auront une belle famille.

« Toi tu es heureuse pour les gens quand ils te disent avoir trouvé ce que leur cœur désirait.  Tu es sincèrement heureuse pour eux.

Je vais te poser la question une fois, une seule fois. Cette fois-ci j’aimerais que tu me répondes sincèrement. Penses-tu que tu vas te marier ? »

Non. Je ne crois pas.

« Nous allons faire une pause. Tu vas arrêter d’écrire pendant quelques jours. »

Pourquoi ?

« Pourquoi pas ? Je vais te poser une autre question, tu te souviens de l’épreuve d’histoire des idées politiques après 1789 ? »

Seigneur, j’ai failli y aller à blanc, tu parles si je m’en souviens.

« Pourquoi ? »

Je déteste l’histoire car il faut tout apprendre par cœur. Et je m’ennuie avec le par cœur. La veille de l’épreuve j’ai réalisé que j’avais tant repoussé mes révisions que j’étais à blanc. Je savais que j’avais séché tout le semestre, j’étais bonne pour rendre une copie blanche. Mais je ne pouvais pas prendre un tel risque, un zéro était hors de question. J’ai relevé le défi, j’ai étudié. Mais le courage m’a vite manqué, j’ai fait des choix, ceci plutôt que cela. Au final, je n’avais pu revoir que 4 sujets. J’avais sélectionné stratégiquement, j’étais inquiète quand même. Le lendemain, je découvre avec bonheur que les deux sujets au choix sont deux des quatre que j’avais révisé, j’ai eu 12.

« La veille de l’examen, pensais-tu que tu pourrais avoir douze ? »

Non, j’étais sure et j’avais de bonnes raison de le croire, que je récolterais une bulle !

« Tu pensais que tu rendrais une copie blanche. »

Oui lol ! Mais je ne voulais pas, alors j’ai étudié !

« Oui, tu ne voulais pas. Et tu savais qu’en travaillant tu avais une chance de réussir. En général tu ne te décourages pas quand tu as conscience de la portée possible de tes efforts. Tu es une personne travailleuse et surtout combattante. Tu as trouvé la solution sur un dossier dans lequel même l’avocat voulait abandonner. »

Si ça aboutit vraiment j’échapperai peut-être aux six mois d’essai, voilà ce que je vois.

« Droit devant toi. »

Oui.

« Mais quand tu as fait le tour des possibilités sans trouver d’issue, une fois, deux fois, cinquante fois, tu sais prendre la décision qui s’impose en général. »

Mon travail consiste à trouver des solutions. Si le passage à pertes est la solution, un jour il faut bien l’admettre. Moi je cherche à récupérer l’argent. Mais là où il n’y a rien..

« Tout est-il si simple ? »

Ce n’est pas simple. Ce n’est jamais simple. C’est comme pour tout. Je ne te dis pas que je ne souhaite jamais me marier Gabriel. Je te dis simplement que je ne pense pas que cela arrivera ou en tout cas pas bientôt. Si c’était comme avec l’épreuve d’histoire. Là, j’ai plutôt l’impression d’être dans le cas où je ne fais que retarder le passage à pertes.

« Et tu comptes le recommander quand ? »

Jamais pour le coup. Quand on est bloqué sur un dossier mais qu’on ne veut pas lâcher, on repousse toute action en espérant que si on n’a pas trouvé la solution aujourd’hui, on la trouvera demain. Je me dis que ce sera pour demain.

« Plusieurs personnes t’ont déjà raconté que justement au moment où elles n’y croyaient plus l’Amour est entré dans leur vie. »

Oui j’ai souvent entendu ça.

« Tu as entendu et vu beaucoup de choses. Tu en as vécu aussi. Et senti tellement d’autres. Nous n’allons pas te donner de conseil inutile. Tu n’as plus vingt ans, tu sais déjà beaucoup de choses. Notamment que chercher ou attendre parfois, produisent les mêmes résultats.

Néanmoins tu dois comprendre une chose, ce qui compte, c’est le déclic. C’est tout.

Après, tout le reste est accessoire. Même les personnes méchantes qui te disent qu’elles serait déçues que tu te maries avant elle. Ce n’était pas gentil de te dire ça. Et nous insistons là-dessus.  Tu comprendras un jour pourquoi. Quand tu sauras ce qu’est le déclic. »

Je l’attends dans tellement de domaine le déclic !

« Tant mieux, cela prouve que tu as encore beaucoup de choses à vive. »

Merci Gabriel.

Bonne journée à tous ;)


Equation

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Bonjour à tous,

Ma tante est toujours malade. En plus on dirait qu’elle en a assez et ne souhaite plus se battre.

« Heureusement que sa fille se marie. », me rappelle Gabriel.

Oui, ça lui a mis du baume au cœur.

« Alors beaucoup de candidates en ce moment. C’est la saison des mariages ? »

Ah, à entendre parler ma sœur, mes cousines, je pense que le mariage à leurs yeux a cette fameuse dimension sacrée qui fait qu’elles trouvent que c’est une étape importante dans la vie d’un couple.

« Il y a en une qui a fixé la date. »

Je serai son témoin ! J’aurais cru qu’elle demanderait à une de ses copines…

« Elle est comme toi, comme vous tous, vous aimez la vie de famille. »

C’est vrai.

« Ta sœur aussi réfléchit de plus en plus sérieusement à une date. Maintenant qu’elle a trouvé un bon poste semble-t-il, les choses se précisent. »

Je suis contente pour son fiancé et elle, je sais qu’ils ont déjà choisi l’église, qu’elle pense aux détails. Je suis contente pour eux. J’espère qu’elle aussi me choisira comme témoin !

« Et il y en a une qui t’a dit franchement ce soir qu’elle serait vraiment déçue si toi, tu te mariais avant elle. »

Parce qu’elle se languit. Treize ans qu’elle est avec son ami, il ne veut ni mariage ni enfant. En revanche moi je suis seule, alors ça lui ferait drôle de me voir me marier.

« Et toi tu te maries quand ? »

Je pense le faire dans ma prochaine vie.

« Ta mère pense qu’après ta sœur et ta cousine, ce sera ton frère. »

Les choses ont l’air de bien se passer de son côté en effet ! Je suis contente pour lui. Il voulait vraiment que ça marche avec elle.

« En fait, tu es la dernière célibataire. De ta génération disons. »

On dirait bien.

« Et donc, tu penses te marier avant ta cousine ? »

Non, je ne pense pas. Je ne crois vraiment pas. Tu sais, je comprends qu’elle trouve le temps long. Mais je pense que maintenant qu’ils font construire ensemble, les choses seront un peu différentes, même s’ils ne se marient pas tout de suite.

Pour ma part sinon, je crois que j’ai oublié un ou deux détails en programmant mes étapes indispensables pour cette présente vie. Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois.

« Tous se soucient du coût du mariage à venir toutefois. »

Eh oui, tout le monde veut une belle fête, le traiteur, le plus bel endroit, les photos, les fleurs…

Un mariage en grande pompe ce n’est pas gratuit. Surtout quand malgré les efforts on n’a pu réduire la liste qu’à 150 invités. En outre j’ai appris ce soir qu’en plus des fleurs il faut verser une somme à la paroisse pour la décoration. Il y a des frais cachés partout.

« Si tu te maries, ton entreprise te versera une prime. »

Je ne me marie pas Gabriel. Objectivement si je me marie je serai vraiment la dernière. C’est du moins ce qui se profile le plus clairement. Ce n’est pas grave, mais je t’avoue que je ne l’aurais pas cru. Franchement. Je pensais et je désirais que les choses se passent différemment pour moi.

Tout à l’heure quand j’entendais ma cousine se plaindre que les plus jeunes se mariaient avant elle et que cela lui déchirait le cœur, je souriais. Pas par amertume.

« Nous le savons, nous savons pourquoi tu souriais. Elle est amère, alors qu’elle a quelqu’un avec qui elle dit que tout est comme au premier jour. »

Elle aussi aurait cru que les choses évolueraient différemment.

« Est-ce que ce sera grave si tu ne te maries jamais ? »

Non, le mariage non. Je veux avoir des enfants par contre.

« Tu n’en parles pas souvent. »

Pour dire quoi ?

« Une de tes cousines va avoir un second enfant. »

Et j’ai été ravie de l’apprendre. C’est une très bonne nouvelle.

« Faire un enfant, ce n’est pas dur. »

Bon, fonder une famille serait davantage l’idée que j’ai en tête. Était-ce si important que je le dise ?

« Je t’ai posé une question tout à l’heure, tu m’as répondu, ce sera pour ma prochaine vie. »

Lol !!!!!

« Tu n’a plus vingt ans. »

Oui, j’ai vu ça.

« Quand tu avais vingt ans qu’as-tu fait ? »

Figure-toi que je croyais que le monde m’appartenait et que de toute façon tout tomberait tout cuit entre mes mains. Je n’étais pas inquiète du tout à vingt ans.

« Et aujourd’hui ? »

Un petit peu.

« Pourquoi ? »

Parce que j’ai toujours été affreusement nulle en maths et que je ne suis pas capable de résoudre une équation même à une inconnue. Et là, je me trouve face à une équation de taille.

« Le genre d’équation qui te fait t’arracher les cheveux ou le genre qui t’amène à penser que tu rendras une copie blanche ? »

Si seulement il me restait des cheveux à arracher Gabriel. C’est pour cette raison que je souriais. Ça fait un moment que je suis chauve je pense.

« Tout le monde serait bien surpris d’apprendre que tu te maries. »

Non, tout le monde serait surpris d’apprendre que ma cousine se marie avec son compagnon de treize ans. Pour moi, la surprise aurait lieu bien avant l’annonce du mariage.

« Ou pas. Qu’est-ce qui te surprendrait ? »

Moi ? Au jour d’aujourd’hui ? Plus grand chose. J’ai passé tant de temps à tenter de résoudre cette fichue équation. Rien ne va me surprendre je t’assure. Ou si, le fait que mes cheveux repoussent.

« Peut-être repousseront-ils. Peut-être ta cousine se mariera-t-elle. Avec son compagnon de treize ans. Avant ou après toi, peu importe. »

C’est ce que je pense aussi, ce n’est pas une course. Tant mieux si les choses finissent par évoluer comme elle le souhaite.

« Tu seras vraiment la dernière. »

Je crois que c’est une réalité oui.

« Au fond, est-ce une question d’âge ? A vingt ans ou après ? Est-ce tellement important ? »

Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas.

« Qu’est-ce que tu sais ? »

Là-dessus ? Pas grand-chose. Je sais juste ce que je voudrais pour moi. C’est tout. Après comment, où, quand, ce sont bien les données qui figurent sur l’équation mais il demeure cette inconnue que je ne parviens pas à trouver…

Dès lors, je crois que tout ce que je peux affirmer, c’est que je ne sais vraiment pas grand-chose. Les maths me détestent.

« A croire que les autres sont plus doués. »

Oui, ou non. Je ne sais pas. Je passe mon temps à entendre, un jour j’ai décidé de trouver quelqu’un et peu après, je rencontrai Jules !

Je n’ai pas l’impression que ce soit toujours si simple en vérité. Je crois que certaines équations sont plus complexes que d’autres. Parce que l’inconnue, ce n’est pas qui. C’est, à quel moment. Et le temps spirituel ce n’est pas la même chose que le temps physique.

Aussi, je pense que je ne m’avance pas trop en te disant que la seule chose que je sais, pour l’avoir comprise, est que tant que ce n’est pas l’heure, ce n’est pas l’heure.

« Peut-être que ta cousine ne se mariera jamais. »

Peut-être.

« A quel moment, c’est bien d’avoir compris cela. C’est très bien. Néanmoins l’opération qui t’intéresse tant est une équation à deux inconnues. Et l’autre c’est, pour quelle raison.

Parce que le temps spirituel ne voit pas d’heure mais des étapes. Juste des étapes.

Peut-être que demain, tu surprendras tout le monde en disant que tu attends un enfant. Peut-être que tu seras très heureuse de fonder ta famille. Que tu sois mariée ou pas. Peut-être aussi que tu le seras.

Peut-être. Ou pas. Peu importe. N’est-ce pas ? »

Peu importe oui. Je souhaite finalement que mes cheveux repoussent. Et advienne que pourra.

« Bon choix. Peut-être est-ce la meilleure façon de résoudre cette équation. »

Merci Gabriel.

Bonne journée à tous ;)

 

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