Ni Ombre ni Lumière

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Bonjour à tous,

Je m’appelle Sylvie et je vous souhaite la bienvenue sur ce blog.

Je vous invite à passer un moment avec moi ou si vous recherchez des pistes d’information, je souhaite que vous puissiez les trouver.

Dans tous les cas, j’espère que votre visite sera agréable.

J’ai conscience que tout le monde ne vit pas sa spiritualité de la même manière que moi mais, je ne partage que mon expérience.

Une dernière chose, j’ai pu constater avec peine que mes écrits étaient parfois repris ici et là sans que mention soit faite de la copie. Merci à vous tous de respecter à la fois mon travail et la personne que je suis en ne vous appropriant pas ce qui ne vous appartient pas.

J’accepte que mes textes soient repris, TOUTEFOIS je vous demande en échange de mettre un lien vers la page d’origine et de mentionner l’emprunt.

Merci de votre compréhension.

Bonne lecture et belle route à vous. 

Articles récents

Elle descend de la montagne à cheval… (air connu)

Elle descend de la montagne à cheval... (air connu) 17062501200017181815111775

Bonjour à tous,

Astaroth, pourquoi je vois une 7ème montagne ?

« Elle ne concerne pas le domaine amoureux, celle que tu vois c’est celle de la mort. »

Pourquoi je vois celle de la mort !

« Parce que tu es à la fin d’un cycle personnel. Tu la reverras, ne t’inquiète pas. Elle était déjà apparu avant, tu ne l’avais simplement pas remarquée, juste senti différemment.

Tu dois franchir cette montagne pour achever ton cycle et passer au suivant. D’où le fait que ce soit celle de la mort. »

Super.

« Tu vas y arriver. Prends le temps c’est tout. »

Ok, je te remercie pour les précisions. Mais dis-moi, tu peux me parler des 5ème et 6ème montagnes ? 

« Est-ce que tu les sens ? »

Je vois 1, 2 et 3. C’est tout lol. Je ne vois ni ne sens les autres. Mais j’ai bien compris que beaucoup de gens commencent par 1 et 4. Et d’autres voient maintenant 1, 2, 3 et 4. Comme Carène.

« Toi tu as commencé par 1 et 2. »

Oui.

« Donc tu vois cette autre montagne à présent. Tu sais que tu es à la fin d’un cycle, pour diverses raisons. Va au bout, construis autre chose, n’aie pas peur d’ouvrir une nouvelle porte. Il n’y a pas de danger devant ou à côté de toi. Ce serait plutôt une transition douce.

L’essentiel est que tu oses. »

Justement, je me disais hier que mon hyperacousie ne s’était pas exacerbée par hasard. Jusqu’à maintenant je dois aller au cinéma avec des bouchons d’oreilles et j’ai renoncé aux écouteurs intra-auriculaires.   

Je sais qu’il faut que j’accepte cette transition.

« Tu es un peu moins sensible depuis quelques temps, n’est-ce pas ? »

Nettement moins même, c’est plus agréable lol.

« Tu n’avais pas trop le cœur à te demander si tu allais rencontrer quelqu’un. » 

Je m’interrogeais sur mes problèmes de santé et sur mes oreilles. Les médecins me disaient, il n’y a rien, elles sont parfaites. Je me suis même retrouvée avec des anti-dépresseurs, je n’étais pas contente !

Cette histoire me travaillait davantage que mon célibat, je ne parle même pas des acouphènes.

« Que tu n’entends plus. »

Heureusement.

« Cela t’a amené à effectuer un autre travail sur toi-même. Plus personnel dont tu n’avais pas de raison de parler selon toi. Tu voulais juste connaitre l’origine de ces ennuis de santé particuliers. Tu voulais savoir à quoi ils pouvaient être liés.

Tu as découvert une immense toile d’araignée. C’est donc lié à tant de choses ? Mais rien ne va finalement, c’est ce que tu as pensé ?

Tout est à la fois simple et complexe. Nulle raison de détruire la toile, tu l’as compris aussi.

Tu vas prendre le temps de grimper et descendre la 7ème montagne. Parce qu’elle se dresse aujourd’hui devant toi.

Commence par grimper, dans la sérénité. La mort n’est pas la fin mais la transformation.

Tu auras le temps de voir 5 et 6. Quand ton célibat te préoccupera davantage que tes ennuis de santé.

Tu vas finir les tests de l’allergologue ? »

Je pense que oui. Je préfère aller au bout de cette démarche.

« Fais. Prends le temps. Soigne-toi. Au-dessus de la cinquième montagne se trouve l’autre étoile. La sœur de celle que tu vois parfois au-dessus de ta tête. La sixième est la plus basse. La plus difficile d’accès aussi.

Alors, prends le temps de te soigner et de voir quelles sont tes propres priorités. »

Merci Astaroth.

Bonne journée à tous ;)


Rester sur la quatrième montagne

Rester sur la quatrième montagne dans Amour physique 17062410331117181815111255

Bonjour à tous,

Après réflexion je me dis que ce serait une bonne chose de creuser la question de cette nuit du cœur…

Mais on ne pourrait pas lui donner un autre nom ?

Ca fait bizarre et moi non plus je n’avais jamais entendu parler de cela.

« Qu’est-ce qui te dérange dans cette dénomination ? », me demande Elémiah.

Je ne sais pas, nuit ?

« Nous savons que tu ne vois pas la quatrième montagne. Mais par empathie et compassion tu peux deviner sa présence. Et t’ouvrir à la compréhension. »

La deuxième montagne apparait, immense, devant moi dès que je rencontre quelqu’un en passant par hasard devant la première montagne. Derrière, il n’y a plus que la troisième montagne. Je vais te dire une chose, j’en suis arrivée à me demander si je parviendrai un jour à rester dessus, à ne pas avoir à redescendre.

Mais au-delà de ces vibrations qui m’écorchent les oreilles, j’entends les vôtres puis la mienne au-delà de toute frustration et j’arrive plus facilement à dépasser la déception liée au fait d’avoir dû redescendre.

La balance permet aussi de retrouver le calme en soi.

Ce que je souhaite toutefois, c’est entendre résonner LA vibration qui me permettra de m’établir sur la troisième montagne.

C’est cette vibration-là la vibration lointaine, n’est-ce pas ?

« Oui. »

Pourquoi la douleur, moi aussi j’ai conscience qu’elle existe, seulement cela ne m’est pas douloureux.

« Tu sais grâce à la balance. Pas à cause d’un appel. Un appel si fort que petit à petit il change ton univers affectif en désert aride, sec, dénué d’oasis. Tu sais que tu peux aimer, tu sais que tu peux être aimée et cet amour que tu reçois ne suffit jamais malgré toute ta volonté et tout ce que tu mets dans la relation.

Au contraire, plus t’investit plus le vide se creuse, plus le désert s’étend. Pourquoi ?

Et maintenant regarde autour de toi, ma douce enfant, regarde et entends les cris des nombreuses personnes qui ne savent pas comment se sentir en phase dans leurs vies parce que de toute façon en amour ils ou elles ont passé leur vie à composer.

Parfois ce n’est pas la foi qui pêche, parfois ce n’est pas l’amour de soi ni même l’amour de son prochain. Un vide que tu sens à l’intérieur et qu’aucun amour, aucune relation ne peut venir combler.

Juste le froid, celui que tu voyais mais que tu ne sentais pas quand tu te voyais évoluer dans ce désert glacé avec un manteau sur les épaules.

Sache que pour beaucoup il n’y a pas de manteau, juste le froid, la glace et une lutte quotidienne contre le désert qui concrètement prend la forme d’une sorte de désespoir lié à une soif qui ne peut être étanchée.

C’est cela la nuit du cœur. Et oui, maintenant tu sais qu’il y a des gens qui vivent cela. La spiritualité peut aider à transformer le désert quand la situation a été acceptée. L’espoir se change en attente, la douleur s’efface mais ne disparait pas.

La particularité de la matérialité est le besoin de contact. Une seule chose peut l’apaiser. Mais, il est possible de faire fondre la glace, un temps et de laisser apparaitre des oasis.

Pour cela, il convient d’apprendre à voir et vivre autrement les escapades sur la quatrième montagne. »

Donc en fait tu attends quelqu’un de particulier et tu ne le sais pas, c’est ça ?

Du coup chaque histoire qui s’achève te renvoie à un sentiment d’échec d’autant plus cuisant que tu avais espéré trouver enfin cette personne spéciale. Par conséquent pour voir apparaitre des oasis il faut accepter l’idée que tu ne sais pas quand tu sortiras du désert et qu’en attendant, tu prends ce que tu trouves et en profites comme tu peux, c’est ça ?

Et donc tu attends toujours cette relation idéale mais au moins tu le sais et cela te permet de relativiser les histoires qui finalement ne te permettent pas de sentir le soleil envahir ton cœur durablement.

Seulement tu sais que cela est ce que tu attends vraiment et tu n’oublies pas, tu ne fais que vivre avec, c’est ça ?

Honnêtement, la spiritualité t’aide quand tu as déjà effectué un sacré cheminement, non ?

« Dans tous les cas de figure. »

Lol.

Mais sérieusement, à chaque fois les gens espèrent que ce soit la bonne personne, c’est ça ?

« Imagine qu’il n’y ait pas de balance ni Elédahiel. Comment ferais-tu pour savoir de quelle manière l’histoire pourrait s’achever ? »

Je ne saurais pas. Tu sais que les gens ne me croient pas quand je leur dis qu’avant de rencontrer un gars je fais un rêve qui me dit comment l’histoire va se finir ?

« Beaucoup de personnes ne connaissent pas la deuxième montagne. Ou ne sont pas médium. »

Mais il y a une chose que je suis incapable de voir.

« Je n’ai rien à te dire. »

Vous n’êtes pas sympa !

« Vis, comme tout le monde. C’est tout. »

Lol ! 

« Ca va ? »

Oui. C’est juste que je suis en train d’espérer que tu vas me dire comment aider les gens à vivre mieux cette situation. Parce que moi, je ne sais pas.

« Il faut malgré la conscience que ce n’est pas là qu’ils trouveront ce qu’ils cherchent, qu’ils acceptent de rester sur la quatrième montagne. Un jour, comme toi, ils passeront par hasard devant la première. Ce jour-là ils sentiront la vibration spéciale.

Ils pourront grimper la troisième montagne et s’établir dessus.

Mais en attendant, il vaut mieux qu’ils acceptent de rester sur la quatrième. »

Oui toutefois, est-ce qu’ils ne risquent pas d’être gênés par des dissonances entre les histoires qu’ils vivent et la fameuse vibration lointaine ?

« Si, c’est ainsi que petit à petit ils prendront conscience de l’existence de la deuxième montagne, la balance. »

S’ils sentent la balance ils vont connaitre la même réalité que moi, tant que ça ne vibre pas correctement, à l’unisson, c’est pas bon lol !

« Oui, mais ils réaliseront ce que tu as compris très tôt, si ce n’est pas bon, c’est qu’il existe une vibration parfaite. Alors ils sauront qu’ils ne courent pas après des chimères et cela les apaisera. Le désert se transformera.

C’est cette foi-là qui doit se développer dans le cœur de ceux qui traversent cette nuit. Cet amour particulier, sur Terre, existe. » 

Moi je sais que comme avec Lauviah, mais sur Terre, c’est possible.

« Oui, tu le sais. D’autres vont apprendre à le sentir aussi. »

Il y a beaucoup de personnes qui traversent cela n’est-ce pas ? Plus que la nuit de l’âme.

« C’est vrai. »

Pourquoi est-ce qu’on en parle si peu ?

« Parce que peu de personnes voient les six montagnes. Il faut pouvoir les sentir toutes pour comprendre tout cela et le décrire au mieux. »

Six ?

« Passe une belle fin de journée. »

Lol !!!! Merci à toi.

Bonne journée à tous ;)  


Lointaine vibration

Lointaine vibration dans Amour physique 17062412304917181815110698

Bonjour à tous,

« Tu fais des rêves chargés. », me dit mon autre Lauviah.

Oui, c’est ce que j’ai vu. Je ne sais pas pourquoi.

« Et tu ne veux pas écouter Sammael. »

Si j’ai écouté. Je n’ai pas compris ce dont il parlait…

Je n’arrive pas, c’est ce que je lui ai dit.

« Il y a plusieurs montagnes. Tu les vois ? »

Je vois trois et il ne me parle que de celle que je ne vois pas.

« Donc la première, c’est celle de l’attirance réciproque. Tu la connais ? »

Oui.

« La deuxième c’est celle de la balance, que tu connais aussi. Que beaucoup de médiums connaissent aussi. Et les personnes proches du noir et blanc. Les personnes qui voient par le gris ne connaissent pas la balance généralement. Elles ne voient pas cette montagne.

Sammael te faisait remarquer que sur le plan sentimental, quand un homme te plait tu lui plais aussi. Ce qui nous amène à la troisième montagne. Celle d’où il n’est pas possible de fuir.

Ce qui te posait problème, c’est la quatrième. Celle de l’apprentissage de l’équilibre. C’est quand il n’y a pas la balance. »

Avec la balance on sait si on s’accordera dans une histoire ou pas. Et quand la vibration n’est pas bonne, on est dégoûté d’être sur la troisième montagne.

On ne peut pas descendre en plus, il faut d’abord accepter ce qu’on ressent.

« Exactement. Sur la quatrième montagne, on peut aussi passer des moments difficiles. »

Sammael a dit que c’est quand on est attiré par quelqu’un qui n’est pas attiré par nous.

« Ce qui ne t’est jamais arrivé. Quand un homme te plait, tu lui plais aussi. »

Vous êtes venus me dire que ça va changer ? Parce que je n’aime pas cette configuration…

« Personne. Tu n’es pas la seule. Non, ce n’est pas ce que nous sommes venus te dire. Est-ce que quelqu’un te plait en ce moment ? »

Non.

« Mais toi tu sens les vibrations de la balance. »

Oui, donc un gars peut me plaire, je sens que les vibrations ne sont pas terribles et il me faut trente ans pour descendre de la troisième montagne !

« Pas toujours. »

Non…

Mais il faut d’abord accepter ce qu’on ressent et seulement après on peut descendre. C’est nul. Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de téléphérique ? 

« Parce que vous pouvez descendre à pieds. Tu es descendue plus vite que le charmant jeune homme. »

Chacun gère ses problèmes. J’ai géré le mien, il a géré le sien.

« Sur la quatrième montagne, il faut redescendre aussi. En ayant accepter un non. Après avoir cru pouvoir entendre un jour la vibration. »

Si les gens l’avait entendu ils auraient su qu’il n’y avait rien à espérer. Ca ne peut pas vibrer que d’un côté, il faut une résonance. Les gens savent quand il n’y en a pas. Seulement heureusement, on se dit qu’on peut toujours séduire l’autre.

Mais parfois ça ne marche pas.

« Exactement. Ou alors, vous craignez de ne pas y parvenir et vous choisissez de vous tourner vers d’autres possibilités, plus avenantes. Cela fonctionne, un temps, longtemps.

Puis, alors que vous ne sentez pas la balance, une vibration plus forte que toutes les autres se rappelle à vous.

Et vous ne pouvez que constater qu’elle n’est pas liée à l’histoire que vous vivez.

Vous réalisez que vous vous êtes perdus et que vous avez quelque chose à retrouver. »

Je ne comprends pas. Je veux dire, de quoi est-ce que vous me parler au juste ?

« Pas de toi. Toi tu entends la balance tellement fort, tu ne peux pas l’ignorer. Donc c’est vrai, tu ne comprends pas aujourd’hui. Mais écoute s’il te plait. Écoute. Quand la vibration spéciale saccage toutes vos relations amoureuses, vous atterrissez aux pieds de la troisième montagne alors même que vous aviez toujours arpenté, par choix, la quatrième. »

La quatrième c’est celle de la non-réciprocité ?

« C’est celle de la séduction et du choix en réalité. »

C’est celle du gris ? Dis-mois ça et je vais comprendre.

« C’est celle du choix et de la séduction. C’est celle des partenaires qui se croisent et des liens passagers mais profonds quand même. »

Tu sais que je m’accroche là ?

« C’est un bel espace. »

Ah bon ? En même temps sur la troisième il faut redescendre si la vibration n’est pas bonne…

« Justement, il arrive que le souvenir d’une vibration lointaine saccage toutes vis relations amoureuses. »

Pourquoi est-ce qu’on parle de ça ? A qui est-ce que c’est arrivé ? Tu dis que ce n’est pas à moi et je n’ai pas reçu de demande sur ce sujet-là. Donc une lointaine vibration se rappelle à toi et soudain, tu réalises que tu fuis autant que tu cours après des relations qui ne te combleront jamais c’est ça ?

« C’est ça. »

Ben c’est vilain, qui est-ce qui vit ça ?

« Cette vibration peut être d’ordre spirituelle. »

La nuit de l’âme…

« Il y a une autre nuit. »

Vraiment ?

« Eh oui. Celle du cœur. Qui attend un amour aussi particulier que celui qui découvre l’amour de la Source. »

Aussi particulier ?

« Oui. »

Et donc, il y a des gens qui se voient rappeler une telle vibration, dans le néant de leurs oublis ?

« Oui. »

Et comment tu vis avec ça ? Il n’y a pas de Lauviah comme mon Lauviah là, si ?

« Non. Il faut accepter la douloureuse sécheresse qui s’étend dans ton cœur. Pour pouvoir suivre la vibration. Celle qui te ramènera doucement vers la personne que tu aimes. Même si tu ne la connais pas encore dans cette vie. »

Il y a des gens qui vivent ça ?

« C’est pourquoi il leur est toujours bénéfique d’avoir pu passer du temps sur la quatrième montagne. Elles ont aimé, cherché, trouvé, perdu et aimé à nouveau. Arrive toujours le moment où elles sont prêtes à accepter la vibration spéciale.

C’est comme un rappel, un jour trop grand, tu ne peux pas fuir, tu l’entends c’est tout.

Où se trouve ce que ton cœur attend, tu ne sais pas. Mais une porte s’ouvre parce que tu veux savoir. Après une certaine errance, arrive le jour où tu l’entends plus fort et enfin tu la vois, la troisième montagne.

Et alors… »

Et alors quoi ?

« Je n’ai rien d’autre à te dire. Un jour tu sauras. »

Lolllll !!!!!!!  Tu es pire que Sammael !

« Toi, tu as pris un autre chemin. Tu as vu dès le départ la deuxième montagne, celle de la balance. Autour de toi peu de personnes connaissent la balance.

Peu importe. De toute façon tu sais déjà où se trouve la troisième montagne.

Passe un beau weekend. »

Lol, merci Lauviah.

Bonne journée à vous ;)

 


Chaque coeur

Chaque coeur dans Anges 17062212255617181815105839

« Chaque cœur perçoit le bruit clair du cristal.

C’est le son qui plait le plus à l’âme.

Chaque être peut s’exprimer au travers ce son,

Il suffit simplement de se rappeler d’aimer. »

 


Mes besoins

Mes besoins 17061902155417181815100528

Bonjour à tous,

« Ton amie t’a fait part de sa crainte de voir tant de couples se séparer dans son entourage. », me dit Anahel.

Oui, elle est avec son compagnon depuis longtemps, les choses ont l’air d’aller bien. Elle ne m’a pas dit clairement pourquoi elle s’inquiète. Il me semble qu’ils partent en vacances sous peu, ils ont acheté…

Elle ne devrait pas tant regarder autour d’elle peut-être.

« De l’extérieur tu mènes une vie totalement insouciante. »

Moi ?

« Toi. » 

Alors que d’autres comme elle ont plein de choses à gérer ?

« Alors que d’autres comme elles ont de vrais problèmes. Et ne trouvent pas le temps de changer de vernis à ongles plusieurs fois dans la semaine. »

Ah mais j’ai un secret.

« Quel est-il ? »

Rapid dry d’OPI. Ma vie a littéralement changé depuis que j’ai découvert l’existence de ce produit. Fini d’attendre que le vernis sèche. 

« Ne possèdent pas une collection de sacs suffisamment grande pour remplir une armoire. »

A ce sujet il faut que je trouve le moyen de mieux ranger les miens…

Tu crois qu’il existe un moyen d’écarter les murs ?

« Ne partent pas en voyage deux fois par an. »

C’est un copain qui m’a fait remarquer ça. En fait ces dernières années c’était un peu plus que deux. Mais je n’ai pas insisté.

« Ne sont pas aux prisec avec des boites à bijoux devenues trop petites. »

J’avais trouvé une grande boite mais je refuse de payer une telle somme pour une boite. C’est du vol manifeste. Je pourrais acheter une chaine et un pendentif en or à ce prix !

« Doivent gérer un couple et parfois des enfants. »

Chacun suit les opportunités qui se présentent.

« Ont des problèmes. Concrets. »

Ma foi, c’est celui qui cesse de respirer qui ne rencontre plus de problème. 

« Ont besoin de parler de ces problèmes. »

Cela aide en effet.

« Ne semblent pas flotter en permanence sur le nuage de la facilité. »

Justement, où se trouve-t-il ce nuage ? Je le cherche aussi.

« Tout te passerait-il par-dessus la tête ? »

Tu sais que non. Mais j’apprécie le fait que la coiffeuse ait bien réussi ma couleur. Je suis contente.

« En clair ? »

Si demain je m’écroule sous le poids des problèmes, qui viendra m’aider à me relever ? Ces personnes dont tu me parles ? Tu as remarqué que je n’embête personne. Je n’ai pas d’ennemi. Je n’aime pas tout le monde mais je n’ai pas d’ennemi.

Je ne critique pas non plus la façon dont les autres vivent. Alors que je passe mon temps à entendre des questions qui se répètent. Ou à entendre les mêmes remarques.

Les gens regardent mes sacs ? Qu’ils regardent. Moi je ne possède pas grand-chose en vérité. Et je ne suis pas partie pour avoir beaucoup plus. Il faudrait que j’ai les dents plus longues.

Je voyage et j’achète des sacs au lieu de me mettre en ménage et de faire des enfants. Et bien sûr d’acheter une maison avec un compagnon.

Je vais te dire, j’ai eu le temps et les occasions de comprendre que personne ne pourra être heureux à ma place. Surtout avec le peu de monde qui semble accepter la façon dont je vis.

Et le plus surprenant je crois c’est le fait que je ne craigne pas la solitude. Carène dit que c’est parce je vous ai auprès de moi. Je sais qu’elle a raison. Si jamais je me sens seule, vous venez vers moi. On discute lol. Et ce sentiment part aussi vite qu’il est arrivé.

« Ton amie craint pour la pérennité de son propre couple. »

Pourquoi ? Ca ne va pas ? Je croyais qu’ils formaient un couple solide.

« Elle a dit qu’elle voit des tas de gens ne pas faire d’efforts. »

Donc elle en fait ? Je suppose que oui. Je l’ai rassurée, c’était ce qu’elle voulait. Elle a peur qu’il parte avec une autre, c’est ça ?

« C’est ce que vous faites parfois quand vous êtes lassés, vous cherchez quelqu’un d’autre ou vous laissez séduire par quelqu’un d’autre. »

L’insécurité dans le couple est assez courante. Je t’avoue que ce n’est pas un sujet qui me passionne.

« Vous vous accrochez parfois à des schémas. »

Je sais. 

« Elle aussi s’accroche à un schéma. »

J’ai vu, heureusement pour elle son compagnon s’accroche au même. Elle se demande ce qui se passera si l’un des deux lâche ? Elle ne devrait pas penser à cela. Je veux dire, pour l’instant ils s’accrochent tous les deux. Ils peuvent rester comme ça longtemps.

« Tu n’aimes pas les schémas. »

Je pense que tout le monde aura compris que je suis un cas.

« Ou tu ne t’es pas encore vu proposer de schéma qui te convienne. C’est possible aussi. C’est même le plus probable.

Si tu étais moche, dénuée de la beauté telle que vous la concevez, tu le saurais. Et on t’ennuierait moins avec des questions qui se répètent.

Les belles femmes ne restent pas seules. Et quand on travaille dans une banque on ne vit pas chez ses parents. Quel que soit l’âge.

Les belles femmes peuvent être dépensières par contre. Toutefois celles qui aiment les bijoux et les sacs Furla aiment forcément les hommes argentés. Surtout si elles refusent les avances de tous les collègues.

Certains t’attendent au tournant, persuadés qu’un jour tu vas finir par laisser échapper que tu es la maitresse d’un notable quelconque. Il est trop évident que tu n’es pas frustrée sexuellement, il n’y a qu’une seule explication possible. Une seule. »

Il est millionnaire au moins le notable ?

« L’humour comme étendard. »

Zut !

« D’autres ont bien des sexfriends. Ils le disent à demi-mots. »

Moi je ne juge pas les autres, chacun sait ce dont il a besoin.

« C’est certain. Les gens ne comprennent pas où sont tes besoins. »

C’est ça qui dérange alors ?

« Oui. »

Ahhhhhh…….

Ils se posent trop de questions. Je ne vais pas dire que je me nourris de Lumière. Mais du moment que la coiffeuse réussit ma couleur…

Plus sérieusement, j’ai besoin de me sentir aimée. Toutefois cela peut être de différentes manières. Je n’ai pas besoin d’un amour particulier. C’est peut-être grâce à ça. 

Il faut juste que je me sente aimée. C’est pour ça que c’est mieux quand Lauviah est près et qu’en même temps, il vaut mieux qu’il reste loin, comme il le fait la majorité du temps.

« Il vaut mieux qu’il reste loin en effet. De toute façon tu reçois de l’amour. »

Oui.

« Cette situation-là va évoluer, tu le sais ? »

Je ne vais plus être aimée par personne ?

« Mais non voyons. Cela n’arrivera pas. Tu verras. Ne crains rien toutefois, il n’y a pas lieu. »

Ok, merci à toi.

Bonne journée à tous ;)  


Les moments joyeux

Les moments joyeux 17061811494217181815100508

Bonjour à tous,

« Tu as réfléchi à ce que tu veux pour ton anniversaire ? », me demande Elémiah.

Oui, je voudrais pouvoir me téléporter d’un point à l’autre pour ne plus jamais avoir à prendre d’embouteillage.

« Et en vrai ? »

Je n’ai pas encore d’idée. Ou peut-être un Blu-ray…

« Tu te sens bien à l’idée de gagner en âge ? »

Euh, on dirait que c’est un peu plus difficile cette année.

« Tu veux m’en parler ? »

Oh, il n’y a rien à dire…

« Vraiment ? »

C’est simplement que, autant d’années se sont déjà écoulées mais à quel moment ? Tu vois ? Elles se sont enfuies bien vite je trouve. Voilà que cette année, j’ai 37. Je veux dire, 37 ?

Ca fait drôle. Ce n’est pas pareil que 20 je trouve…

« Pourquoi ? Est-ce que tu te sens vieille ? »

Vieille ? Je n’aime pas ce mot.

« Non ? »

Non.

« Est-ce que tu te sens vieille ? »

Non.

« Est-ce que tu te vois vieille ? »

Non plus.

« Tu n’as pas encore de ride installée, de cheveux blancs mais dis-moi, est-ce que ce genre de choses te fait peur ? »

Un tout petit peu…

« Pourquoi ? »

Et si jamais il y avait des choses que je ne pouvais jamais jamais faire alors ? Parce que raté le coche. Par exemple. Tu vois ?  

Parce que, on ne peut pas revenir en arrière. Tu vois ?

Comme une porte qui claquerait soudain dans mon dos et que je ne pourrais plus rouvrir. Tu vois ?

« Je vois. Y a-t-il une chose que tu désires accomplir aujourd’hui et qui soit hors de portée ? »

Non, pas à ce jour.

« Pourquoi le soleil ne brille-t-il pas dans ton regard ? »

On me dit qu’il faut que je me dépêche d’avoir des enfants. Et c’est plus difficile d’emprunter pour acheter avec le temps. Et une nuit blanche c’est plusieurs jours de repos. Et de toute façon il y a des sorties qui me font moins envie aujourd’hui. Surtout que je ne bois pas.

« Est-ce qu’à 37 ans on peut toujours porter des sacs roses ? »

Bien sûr ! Ca j’en suis certaine.

« Cela tombe bien, tu n’as plus de sac rose depuis un moment maintenant. Tu devrais en acheter un. Tu vois, tu souris déjà. »

Oui !

« Comme te le disait judicieusement cet ami l’autre jour, certaines choses sont davantage affaire d’opportunités que d’âge. Il est plus âgé que toi, n’a pas eu d’enfant et sait exactement pourquoi.

Pourquoi n’as-tu pas fait la Mercury l’an dernier ? Tu étais invitée. »

Je ne voulais pas y aller. Je n’ai pas besoin de faire la fête trois jours d’affilée. Surtout une fête « déchirée » comme ça. Si encore j’aimais boire, ce n’est pas le cas. Qu’est-ce que j’aurais été faire à la Mercury ?

Je danse mais au bout de plusieurs heures j’ai envie de rentrer. Ceux qui boivent n’ont jamais envie de rentrer. Ils s’écroulent au bout d’un moment, ce n’est pas pareil. Je ne juge personne, chacun s’amuse comme il veut. Mais, ce n’est pas ce que je recherche. 

« L’alcool et l’effet de groupe permettent de faire plus que ce que vous oseriez dans un autre contexte. »

C’est ce qui est recherché justement. Lors de ce type de fête il y a un effet Spring Break. On dit que ce qui se passe à Petaouchnok reste à Petaouchnok. L’expérience m’a montré que ce n’est pas si simple.

« Tout dépend de ce qui s’est passé à Pétaouchnok. »

Exactement !

« Comme quand on danse lascivement dans un bus empli de joyeux touristes sur une autoroute thaïlandaise au milieu du car et qu’ensuite le gentil partenaire ne cesse plus de faire des appels du pied. »

Je ne vois pas de quoi tu parles.

« Non ? »

Non.

« C’est un peu comme l’épisode de la serviette dans les rues du village, non ? »

Là encore, je ne vois pas de quoi tu parles.

« Non ? »

Non, c’est arrivé tout ça, tu es sûr ?

« Peut-être qu’à 37 ans il y aura encore plein d’occasions d’allumer une personne qui pourra rester non loin dans le paysage. »

Allumer ? Je ne connais pas ce mot.

« Non ? »

Non.

« Et l’épisode de la danse dans le train ? »

Non, aucun souvenir là non plus…

Le néant.

« Ce qui compte, c’est que la vie reste amusante, agréable, pleine de joyeux moments. Tu comprends ? »

Je comprends. Merci Elémiah.

« Comprends aussi que ce genre de moments s’assument, ma belle Sylvie. D’accord ? »

D’accord lol !!! 

Bonne journée à tous ;)  


L’importance du placard à bonbons

L'importance du placard à bonbons 17061805410517181815100197

Bonjour à tous,

« Tu te souviens de ce collègue qui t’expliquait être attéré par le comportement de certains clients ? », me demande Astaroth.

Oui je me souviens. Il me disait que certaines personnes ne se refusent rien ou ne veulent rien se refuser. Elles agissent un peu à la manière des enfants en succombant à tout ce qui leur fait envie. Ensuite, elles vont le voir et sollicitent un crédit à la consommation. 

« Et quelle est la réalité ? »

Ah la réalité c’est qu’il existe un taux d’endettement à ne pas dépasser. On ne peut pas accorder des prêts comme ça, sur simple demande, si le client ne présent pas les garanties suffisantes.

« Est-ce que tout le monde comprend cela ? »

Non. Nombre de fois j’ai entendu, la banque a refusé de m’aider, je demandais juste un prêt pour restructurer…

Seulement quand je demande que l’on me précise un peu plus la situation, j’entends oui j’ai déjà des crédits ici et là…

Ce n’est pas, dépensons d’abord et on avisera ensuite, ce n’est pas ça. C’est ou ce devrait être voilà combien je gagne, voilà à combien s’élèvent mes charges mensuelles, voilà de combien je dispose pour moi une fois mis de côté l’épargne spéciale imprévus (arrêtez de rire, combien de fois vous êtes-vous attendu à ce que votre four tombe subitement en panne !).

« Pourquoi nombre de personnes n’agissent pas de cette manière qui peut faire sourire, mais semble sage ? »

Parce que beaucoup de gens vivent en utilisant la totalité de leur salaire. Ils ont peu ou pas de marge. Pour diverses raisons. Il faut faire comme mon frère, c’est un gestionnaire. Je ne parle même pas de ma sœur. Il y a des gens qui sont désemparés quand le frigo tombe en panne.

Ce n’est pas le cas de ma sœur et de son compagnon.  Sur le coup ils sentent le poids de la tuile. Ensuite, le compagnon se hâte de faire un petit boulot en plus de son vrai travail et l’argent rentre. Ils se sont bien trouvés à ce niveau car ma sœur aussi aime faire des trucs en plus.

Avec eux, ce qui sort rentre. Il n’y a pas de dépense inconsidérée ni de vilaine surprise au milieu du mois, ils sont au taquet.

La seule chose sur laquelle ils ne s’accordent pas et c’est le point sur lequel mon beau-frère ne gagnera jamais (pas dans cette vie en tout cas) c’est le budget sucreries. Il a tout essayé, il s’est heurté au mur de la volonté de ma petite sœur. Elle est gentille, c’est un cœur, mais il ne faut pas lui demander de renoncer à ses sucreries.

Je ne désespère pas de le voir comprendre un jour que c’est un budget qui est voué à rester particulièrement élevé. Il faut savoir qu’à la maison quand nous étions enfants, nous pouvions nous servir à toute heure dans le placard à bonbons. Car oui, nous avions un placard à bonbons. Il était au-dessus du placard à biscuits. Du coup maintenant ma sœur a son placard à bonbons aussi. 

Il finira par comprendre.

« Tu sais que tu n’en as pas besoin, nous avons déjà abordé cette question. »

Je le sais…

« Il n’est pas davantage nécessaire de faire beaucoup de biscuits d’un coup. Encore moins d’acheter les propositions trop riches en sucre des industriels. »

Oui, tout ça j’ai bien compris. Revenons au sujet. Mon frère a eu une séries de dépenses imprévues ces derniers mois. Mais comme je l’ai dit c’est un gestionnaire. Il a pu rationnaliser son budget.

C’est le plus difficile je crois, rationnaliser le budget. Car il n’y a pas de mystère, c’est toujours sur le budget loisirs qu’on rogne en premier et c’est un problème de taille en vérité.

D’où l’importance du budget imprévus. Même si au final il vous sert à conduire les enfants à la piscine puis à leur acheter des glaces un mercredi après-midi au lieu de courir racheter un four.

La vérité c’est qu’on n’est pas des machines. C’est pourquoi je me suis attardée sur les sucreries de ma sœur. Il y a des choses qui sont nécessaires au-delà de l’eau et de l’électricité.

Certaines personnes quand elles tentent d’établir un budget cohérent se rendent compte qu’elles ne disposeront quasiment de rien pour se faire plaisir. J’ai déjà entendu, sans le tiercé je n’aurais même pas de quoi m’acheter un t-shirt de temps en temps. Et non, cela ne venait pas d’une personne sans emploi ou gagnant le smic.

Pour une raison qui m’échappe la croyance selon laquelle les personnes qui ont le plus de difficultés à établir un budget cohérent sont ceux qui disposent de moins de 1.5K € par mois est particulièrement répandue.

C’est faux. Ce ne sont pas ces personnes-là qui ont le plus de dettes tout simplement parce qu’elles ne peuvent pas en contracter. Ce sont plutôt ceux qui a priori ont de quoi faire face aux dépenses du quotidien.

Il n’existe pas de registre positif des crédits en France. On ne peut pas savoir combien une personne a déjà de crédits en cours si elle ne le dit pas ouvertement.

Je vois des gens vivre sur des crédits à la consommation, je n’exagère pas. Et à qui on prête ? Au bénéficiaire du RSA qui n’a pas de capacité de remboursement ? Soyons objectifs, je vous laisse deviner. 

Sauf que 100 + 100 + 100 + 100 + 100…

Un salaire, ça disparait vite, je n’apprends rien à personne. Alors jongler avec des crédits, même petits, c’est prendre un risque.

J’entends les gens se plaindre parfois, on ne prête qu’aux riches. Non, on prête à celui qui a une capacité de remboursement.

Qu’est-ce que la capacité de remboursement ? C’est une somme suffisante pour assurer le remboursement d’un crédit au-delà du reste à vivre nécessaire. Si vous voulez un conseil parce que vous avez du mal à établir un budget, gardez cette définition-là en tête.

Comme ça vous n’oublierez pas le reste à vivre nécessaire. 

Que peut-on intégrer dans le reste à vivre ? C’est ce qui reste au-delà des charges. Ce n’est pas la somme que vous allez affecter à ce qui vous fait envie. Ce n’est pas ça.

Tous les mois, vous devez pouvoir remplir le frigo. Avant de songer à amener les enfants à la piscine. Une évidence ? Vous seriez surpris.

Par ailleurs, une belle et grande maison c’est bien mais cela peut sérieusement entamer le reste à vivre. Et vous rendre bien malheureux. J’ai eu l’occasion de voir ce cas de figure-là aussi.

C’est pourquoi dans un budget cohérent il doit y avoir tous les mois un montant pour se faire plaisir, soi. Même si c’est cinq euros pour aller déguster un café assorti d’un pain au chocolat à la terrasse d’un établissement agréable.

En fait sans le montant pour se faire plaisir, on finit par se lâcher d’une manière ou d’une autre.

Il faut un budget sucreries.

Nous sommes une majorité à vivre en dépensant l’essentiel de ce que nous gagnons parce que de toute manière, il serait difficile de faire autrement pour plusieurs raisons.

Deux enfants en école privée mangeant à la cantine, une maison à rembourser, deux voitures et les assurances assorties…

Ca va vite. Alors si à côté de cela, on ne se refuse rien, on peut aboutir à des situations ubuesques.

Je me souviens avoir eu en mains un dossier de surendettement avec 8 pages de dettes, des crédits à la consommation pour la majorité. Le couple, sans enfant, gagnait plus de 10K € par mois. On est loin du SMIC vous êtes d’accord ? Et pourtant…

Ce qui nous amène au deuxième point important, il m’est arrivé d’être complètement de chez complètement fauchée et ce sur une longue période. Il n’y avait pas de sac, de bijou ni rien du tout. Vraiment rien.

Je n’ai pas pété un câble. Je ne vais pas dire que j’étais parfaitement sereine. Vous n’avez qu’à relire mes articles de 2009 pour savoir que je n’étais pas sereine.

Par contre, c’est la foi qui m’a aidée. C’est facile de dire cela je sais. Mais c’est la vérité qui est la mienne. Sans la foi, je n’aurais pas su où ni comment trouver le calme dont j’avais besoin à cette période.

Il faut trouver un moyen de prendre du recul sur les difficultés matérielles, un moyen sain et viable. Il n’y a aucune solution à trouver dans l’alcool, le jeu, la drogue ou même le sexe avec des partenaires de passage juste pour éviter de penser.  

Les amis peuvent vous soutenir, la famille aussi mais c’est en vous que vous devez trouver la force qui vous permettra de vous passer de béquille dans les moments difficiles. Cela peut être en vous investissant auprès de tiers dans une association, en vous accrochant pour vos enfants comme ma mère l’a fait quand mon père et elle s’étaient séparés alors que j’étais étudiante et qu’elle s’était retrouvée sans une somme mensuelle suffisante pour assumer toutes les charges de la maison.

Il faut trouver. Ne serait-ce que parce qu’il faut aussi trouver la force de croire que l’on pourra se construire un avenir meilleur.

Vous avez vu le nombre de fois que mes guides m’ont rappelé l’importance de rester sur mon nuage. Tout le monde devrait s’efforcer de rester sur le sien.

Vous voulez que je vous fasse rire ? Même fauchée, ma mère continuait de remplir le placard à bonbons. Vous croyez que je vais oublier cela un jour ?

Pour établir un budget cohérent, il faut partir de ce que l’on a et non pas de ce que l’on souhaite faire ou acquérir. Ce n’est que lorsque l’on a établit un reste à vivre sérieux que l’on peut déterminer s’il reste un plus.

Quand c’est le cas tant mieux. Quand c’est le cas on s’offre un collier ou un sac. 

Quand ce n’est pas le cas, on va au parc, on apprécie le soleil sur notre peau et on garde la foi.

Le calme intérieur s’entretient et on n’a pas besoin d’argent pour cela.

Quand tout va bien, il est important de se souvenir que ce calme ne s’entretient qu’en prenant du recul et en gardant en tête ce qui compte vraiment pour nous.

C’est dans le calme que l’on prend conscience que pour se faire vraiment plaisir, il suffit parfois d’un bonbon justement.

Bonne journée à tous ;)

 


Moins joli

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Bonjour à tous,

Il fait beau, il fait chaud et c’est avec le sourire que nous accueillons cette nouvelle semaine qui débute.

Nous allons la passer près du tristement célèbre pont de la rivière Kwaï. Nous n’allons pas nous attarder sur le nombre (bien trop élevé) de personnes réduites à l’esclavage pour sa construction et dont une bonne partie a perdu la vie dans de difficiles circonstances. On ne s’attarde pas mais on le rappelle quand même.

Par ailleurs, on prononce Kwèèèèè.

C’est devenue une zone si touristique que les commerçants tenant de petits stands alentour nous attendaient avec des ouvrages en français à la main relatant l’histoire du site. Ces mêmes personnes ne parlaient pas un mot de français.

Il faut le reconnaitre, on apprécie ou non le phénomène mais conserver en bon état certains monuments coûte cher. Le tourisme permet aussi de financer ce genre d’entretien. Quand il s’agit d’un pont, de vieux bâtiments, on se dit c’est le jeu.

Seulement quand on s’est retrouvé dans le camp des éléphants, vous allez rire mais j’ai eu un cas de conscience. Après avoir réalisé la ballade à dos d’éléphant seulement.

Quand ensuite on nous a conduit à la zone de spectacle et que des éléphants dressés sont venus faire les beaux. Je n’ai pas apprécié ce moment. M’est venu en tête qu’ils auraient tous dû rester en forêt.

On pouvait se faire prendre en photo soulevé par les trompes des éléphants, je n’ai pas voulu y aller. On pouvait même payer pour donner le biberon à un éléphanteau.

On nous a expliqué que c’est cette forme d’exploitation qui a permis que soient mieux protégés les éléphants. En gros il est plus facile de protéger ce qui rapporte de l’argent. 

J’ai bien conscience que le milieu ici est flou. Le braconnage est interdit en Thaïlande. Par contre on peut acheter des objets en ivoire ou en cuir d’éléphant. Ces objets proviennent d’animaux morts de vieillesse. C’est ce qu’on nous a dit.  J’apporte une précision toutefois, il ne sera pas vendu d’ivoire aux ressortissants de certains pays comme ceux venant de l’Union européenne. Il est interdit d’importer, de vendre, d’acheter de l’ivoire dans l’Union européenne. On peut acheter du cuir d’éléphant par contre.   

Il n’est pas possible de dresser des animaux sauvages avec deux carrés de sucre. Là encore, voir de ses yeux le dresseur à l’œuvre est choquant et remet bien les choses à leur place.

A un moment donné un éléphanteau a eu envie de courir et a pris la poudre d’escampette. Laissez-moi vous dire que la suite des évènements a dû lui faire bien regretter son geste.

Par ailleurs, il était tout aussi impressionnant de voir dans quelles conditions vivaient les dresseurs avec leurs familles, à l’orée du camp, dans la forêt. Il y a des villas sublimes en Thaïlande. Mais il y a aussi des habitations, branlantes, devant lesquelles on se pose des questions.

Et tandis qu’on est là, assis sur la banquette posée sur le dos de l’éléphant rendu docile, au milieu des bambous magnifiques, on éprouve des sentiments mitigés.

Moi en tout cas. Vous croyez que je pense trop ?    

J’aurais aussi pu vous dire, c’était super, j’ai fait une ballade à dos d’éléphant, j’ai un vu un éléphant peindre un tableau et je l’ai filmé, la forêt était belle et le site magnifique et il y avait des éléphanteaux qui se baignaient c’était trop mignon !

J’aurais pu me contenter de dire ça. C’est arrivé aussi.

Toutefois il faut croire que ce n’est pas ce que j’ai le mieux retenu…

Retournerais-je en Thaïlande ? Sans problème. Au camp des éléphants ? Pas besoin. Je pense que j’ai vu ce que j’avais à voir.

Je pense que tant que des personnes auront besoin de vivre du tourisme il y aura des camps d’éléphants. Ou d’autres animaux.  

Il est paradoxal que ce soit un des moteurs de préservation de certaines espèces. Mais c’est comme avec les monuments, il faut bien que quelqu’un paye.

Je me souviens que le prof d’économie nous avait expliqué cela. Sur le moment cela m’était passé par-dessus la tête. C’est aujourd’hui que je réalise.

C’est comme avec cette loi en Angleterre qui oblige les gens qui achètent des biens classés monuments historiques à financer des fouilles archéologiques. Le bien était là parfois depuis des décennies. L’Etat ne faisait rien ni pour sa conservation ni pour étudier le site. Par contre quand vous achetez c’est sur vos deniers que vous devez financer des fouilles qui pourraient mettre un terme à la rénovation que vous envisagez si par malheur il était découvert quelque chose d’intéressant.

J’ai du mal avec ce genre de lois je dois dire alors que d’autres trouvent cela normal. Comme l’exploitation commerciale à des fins de divertissement des animaux.

Qu’il n’est pas possible de dresser avec deux carrés de sucre.

J’aurais aussi pu vous parler de la ferme des orchidées. C’était bien joli. Non ?

Je pense qu’on ne peut pas se promener sans voir également ce qui est moins joli. C’est surtout ça.

Bonne journée à tous ;)


Avoir peur ne sert à rien

Avoir peur ne sert à rien 17061409543317181815094495

Bonjour à tous,

« Alors, tu t’es décidée à faire les comptes des dépenses des vacances ? », me demande Astaroth.

Puisque vous insistez tellement !

« Ne vis pas dans le déni ou en fuyant les responsabilités. Si tu prends le temps et que tu te donnes les moyens de t’amuser, c’est que tu peux disposer de ce temps et de ces moyens. Autrement, tu vis dans un mirage. »

Je comprends très bien, c’est juste que j’avais peur du chiffre.

« Cela change-t-il la situation ? »

Non.

« Autant l’accepter et faire les comptes sereinement. » 

On est à deux fois le budget. Et c’est plus que ce que je gagne. D’où le fait que je craignais de regarder vraiment. C’est évidemment la bague qui a tout explosé. Les achats du dernier jour n’ont pas aidé.

Heureusement que j’avais mis de côté en prévision du retour. 

« Tu mets toujours de côté en prévision du retour. Heureusement aussi que tu as pris la peine de régler tes prochaines vacances avant de partir. »

Oui, c’est sûr lol.

« Avoir peur ne sert à rien. Si tu veux quelque chose, regarde la situation avec objectivité. Tu ne t’es pas mise en danger parce que tu avais été prévoyante. C’est cette direction-là qui est la bonne.

Tu veux dépenser ? Dépense, tu travailles, tu disposes de ton propre argent, fais-en ce que tu veux. Mais sois toujours objective. Ne fais pas l’autruche et agis de manière responsable.

Assume tes actes. »

Je comprends et je suis bien d’accord en plus.

« Quel que soit ton objectif dans la vie, tu dois t’efforcer de regarder chaque situation avec objectivité. Ce qui n’est pas possible aujourd’hui peut l’être demain. Parce que tu auras effectué des actes qui auront permis de modifier la situation en ta faveur.

Ne reste pas à attendre que les choses changent ou deviennent possibles. Avec une telle attitude, tu n’aurais pas eu ta bague. Tu n’aurais pas pu l’acheter.

Reste objective et tu resteras sereine. »

Merci Astaroth.

Bonne journée à tous ;)  

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