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Nos attentes face à la vie

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Nos attentes face à la vie dans Petites histoires 100811034837803576545260 

Bonjour à tous,

Je vais vous raconter une petite histoire, une belle histoire.

Une pauvre fille errait sur un chemin plein de cailloux quand elle trouva une petite pierre brillante sur le sol. Elle se baissa pour la ramasser et s’aperçut alors qu’il s’agissait d’une pierre polie, sans valeur.

Elle sourit et se dit que ce serait fantastique si sur son chemin, elle trouvait plus de pierres telle que celle-ci.

Elle arriva bientôt dans une ville. Elle avait faim, était fatiguée mais hélas, elle n’avait pas un sou. Elle choisit donc de frapper à la porte des uns et des autres pour proposer ses services afin de gagner de quoi manger et se loger.

Le premier jour, elle essuya refus sur refus. Elle dormit dehors, à l’écart de la ville tellement elle avait honte et se sentait misérable.

Le deuxième jour, elle fit la connaissance d’un homme qui s’avéra rapidement être un proxénète. Elle avait si faim et elle était si fatiguée. Elle songea une seconde à accepter toutefois, il faut croire qu’elle n’était pas encore assez désespérée car elle refusa de le suivre.

Les jours passèrent, elle ne trouva toujours rien et dû se résoudre à mendier pour manger. Quant à dormir, c’était où et quand elle pouvait.

La vie était très difficile et chaque jour il semblait que son fardeau s’alourdissait davantage. Elle ne rêvait plus que de quitter cette ville.

Seulement elle savait que la prochaine se trouvait vraiment loin et elle était à pieds. Si elle avait eu plus de force, pensait-elle parfois.

Au bout d’un mois, le proxénète revint la voir. Il la savait dans la misère la plus sombre, il avait tout fait pour. Il y avait des personnes qui avaient envisagé d’embaucher ou d’aider la jeune fille. Mais il avait fait le nécessaire pour que ces épanchements de compassion ne deviennent jamais des actes. Ce qu’elle ignorait.

Il la regarda, le sourire aux lèvres. Un mois sans manger ni boire à sa faim, à dormir dans la rue par tous les temps. Elle devait regretter d’avoir oser lui dire non, jubilait-il, attendant qu’elle le supplie de la prendre avec lui.

Elle leva les yeux vers lui, le reconnut, lui sourit. Puis elle sentit une larme rouler le long de sa joue creuse.

Elle était au bout du rouleau et elle le savait. Elle avait déjà tant marché, tant erré avant d’arriver dans cette ville. Elle avait placé tous ses espoirs dans le fait qu’elle trouverait du travail et pourrait ainsi assurer sa survie. Mais rien ne s’était déroulé comme elle l’avait espéré, elle était seule, démunie.

Elle pleurait à chaudes larmes tandis que le proxénète riait. Car lui en revanche, était tellement heureux. Elle n’était pas d’une grande beauté mais elle était jeune et en l’arrangeant un peu, il savait qu’elle pourrait plaire à ses clients.

Elle se leva du bout de trottoir sur lequel elle était assise. Il n’y avait que deux solutions devant elle et elle ne sentait pas le courage de reprendre la route. Il attrappa son bras, résolu à la ramener chez lui et convaincu qu’elle le suivrait. Ce qu’en réalité elle ne se sentait pas le courage de faire non plus.

Elle pleura de plus belle tandis qu’elle avançait, serrant entre ses mains cette petite pierre qu’elle avait ramassé quelques temps auparavant, sur le chemin. Puis elle s’arrêta, brusquement. Elle ne fit plus un pas et d’un geste, elle ôta la main du proxénète de son bras. Il la gifla, elle tomba à terre mais se releva et retourna s’asseoir sur son bout de trottoir.

Plus personne pourtant ne lui donna la moindre pièce durant les trois jours qui suivirent. Elle ne mangeait plus, buvait à peine et se savait surveillée. Elle était terrifiée. Elle savait qu’elle ne pouvait pas rester là mais à présent elle se disait que si elle allait trouver le proxénète, il lui ferait regretter de ne pas l’avoir suivi les fois d’avant. Car elle avait finalement compris à quoi elle devait son malheur et était consciente qu’il fallait qu’elle parte mais comment ? Elle était physiquement faible, n’avait pas le moindre argent et elle était bien consciente que nul ne l’aiderait.

Le quatrième jour pourtant, elle se résolut à se lever. Elle était en pleurs mais ne voulait pas mourir. Elle rassembla ses dernières forces et se dirigea vers la sortie de la ville.

Ce n’est qu’après avoir effectué cinq kilomètres sur le chemin poussiéreux et mal éclairé qui menait elle ne savait encore où, qu’elle aperçut une petite pierre brillante sur le chemin. Elle se baissa pour la ramasser et lorsqu’elle voulut se relever, elle entrevit, quelque part au-delà des arbres qui bordaient la route, un rai de lumière fugace.

Surprise, elle quitta le chemin et s’enfonça dans un tout petit bois peu profond derrière lequel se cachait un joli village chaleureux et accueillant.

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Un commentaire

  1. passeuse

    11 août, 2018 à 19:11

    Bonjour Sylvie

    Quand on a la foi, le courage vient aussi,si on en a besoin.
    ou
    Avec courage et foi, on peut tout faire!
    Bises

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