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A la pêche aux moules moules moules…

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A la pêche aux moules moules moules... 101108013940803577077525 

Bonjour à tous,

Comme je vous l’ai déjà dit, j’ai rejoint la troupe d’un spectacle pour enfants cette année encore. La grande nouveauté étant, qu’il a réellement fallu faire appel à des enfants pour certains rôles. Laissez-moi vous dire que ce n’est pas simple à gérer.

Aujourd’hui par exemple, la répétition a été particulièrement longue et laborieuse du fait que les petites (de jeunes adolescentes tout de même lol) ne parvenaient pas à faire ce que l’on attendait d’elles.

Elles ne dansaient pas correctement par exemple alors qu’elles font toutes parties d’une troupe de majorettes qui savent pourtant avancer de manière coordonner et se produire devant un public…

Il fallait leur répéter cent fois les choses, certaines étant impressionnées on ne sait trop par quoi…

Elles avaient du mal à s’habituer à leurs tenues, elles avaient du mal à rester disciplinées, elles avaient du mal à suivre la chorégraphie, elles ont même eu énormément de mal à la reproduire alors qu’elles étaient censées l’avoir apprise.

Je ne parle même pas de leur déplorable gestion de l’espace. « Serrez-vous, écartez-vous, vous ne voyez pas qu’il y a un trou là ? »

Sérieusement, elles se sont vite fatiguées en plus et cela n’a fait que nous faire tous traîner davantage. 

Qu’y a-t-il de si compliqué à comprendre dans « suivez la jeune fille de tête » et  »dansez quand vous entendez la musique » ?

Je peux comprendre qu’elle aient eu un peu de mal à suivre une musique assez saccadée. Les cinq ou six premières fois.

Mais les 50 autres ? Un effort, c’est tout ce qu’on leur demandait.

Elles ont été mauvaises de chez mauvaises et on ne pouvait pas arrêter tant que ce n’était pas correct. 

En plus au bout d’un moment j’étais fatiguée, je ne sentais même plus la faim, ces fichus costumes étaient tout désordonnés et je ne parvenais plus à retrouver le bas de l’un…

Le pire, c’est qu’il y a eu un souci de taille avec les costumes des petites. Ce qui n’a rien arrangé au niveau du temps ou de leurs épouvantables prestations.

Même tenir les accessoires semblait trop difficile pour certaines. Alors danser et tenir les accessoires simultanément, une gageure !

Il a fallu reprendre tout leur apprentissage, sans costume, pour qu’elles retrouvent un peu d’aisance et d’assurance, puis avec les costumes une énième fois pour voir si tout était bien rentré.

Je sais qu’elles sont jeunes. Et que mes mots sont durs. Mais à l’évidence elles n’étaient pas prêtes et cela n’aurait pas dû être.

Elles étaient censées arriver au top aujourd’hui, cette répétition n’aurait dû être qu’une séance d’ultimes réglages et cela s’est avéré un tour de force.

C’est celle qui les à entraînées qui s’est moquée du monde…

Sérieusement, elles ne savaient même pas comment ni où se placer.

« Tu ne les aimes pas ? », me demande Gabriel.

Si elles sont gentilles, drôles et enthousiastes…

« Est-ce qu’elles n’ont pas fait de leur mieux au milieu de tous ces adultes qui leur criaient après, les deux femmes qui les encadraient, ton oncle qui ne criait pas mais qui les reprenait sans cesse, ta cousine qui s’énervait de voir qu’elles ne parvenaient pas à la suivre ?

Est-ce que vous ne leur avez pas un peu mis la pression ? »

Si mais moi aussi j’avais la pression. Nous avions tous la pression.

«  Elles sont jeunes, découvraient leurs tenues, connaissaient mal la chorégraphie et étaient impressionnés par tout ce dispositif autour d’elles.

Tu te souviens de tes propres specatcles de danse quand tu avais à peu près leur âge ? Tu te souviens comme tu étais choyée et chouchoutée ? Tu te souviens que l’an dernier tu t’étais aussi sentie choyée et chouchoutée lors des spectacles ?

Penses-tu que ces enfants ont ressenti cela aujourd’hui, ma belle Sylvie ? »

Non…

« Elles avaient besoin d’être encouragées plus qu’houspillées. »

Nous essayions de leur montrer ce qu’il fallait faire, de les guider. On aurait dit qu’elles n’écoutaient ni ne regardaient.

« Te sens-tu bien quand on te houspille ? »

Non, j’ai horreur de ça. Mais justement, quand l’an dernier on me disait que je n’étais pas bonne, je faisais en sorte de m’améliorer.

« Quel âge as-tu ? Douze ou treize ans comme certaines de ces fillettes ? Vous leur avez mis trop de pression, elles ont perdu leurs moyens. Il n’y a que quand ton oncle a compris qu’il fallait les prendre par la main et tout recommencer en les accompagnant qu’elles ont fait du bon travail.

C’était ce qu’il aurait fallu faire dès le départ au lieu de les reprendre durement, comme le faisait celle qui les encadre en tant que majorettes. »

Oui, à l’évidence elle les mène à la baguette. Je vois.

Ce qu’il y a c’est qu’à un moment j’en avais marre. Et je voyais que la répétition ne s’achevait pas. Je voyais que c’était toujours les mêmes points qui posaient problème. Je voyais que c’était toujours les filles qu’il fallait reprendre.

Mais elles aussi elles en avaient marre, alors elles devenaient molles, lâchaient leurs accessoires, faisaient moins d’efforts et donc étaient de plus en plus mauvaises…

En fait, elles se sont découragées au bout d’un moment. C’est là que mon oncle a compris qu’il fallait les encadrer différemment. Et cela a porté ses fruits, elles ont retrouvé sourires, enthousiasme, mémoire et sens du rythme.

Heureusement. Je n’étais pas la seule à souhaiter que la répétition se termine enfin.

« Quand tu ne comprends pas quelque chose que faisons-nous ? »

Vous prenez le temps de me réexpliquer. Vous restez patients avec moi. Ce que nous n’avons pas voulu faire ce matin avec les petites…

Bon, c’est vrai qu’on aurait dû les laisser prendre leurs marques. Au lieu de ça on voulait qu’elles arrivent prêtes mais elles avaient besoin de se faire aux conditions du spectacle.

Au temps pour moi. Le jour J, j’espère que nous saurons les mettre à l’aise alors. Pour qu’elles se sentent bien comme j’aime me sentir bien en de telles circonstances.

« Voilà, ce n’est pas pour rien que ton oncle vous bichonne avant chaque représentation. »

Certes…

« En outre, elles ont eu peu de temps pour se préparer, il faut garder cela en tête. Elles n’étaient pas mauvaises de chez mauvaises  comme tu l’as dit, elles avaient besoin de se sentir soutenues. Tu peux comprendre cela n’est-ce pas ? »

Oui je crois !

« D’autant mieux que tu sais maintenant d’où vient cette lassitude qui te donnait envie de fermer ton blog. »

Oui, je sais grâce à mon rêve de cette nuit. Ca rejoint ce que vous m’aviez dit. L’impression de ne pas être assez soutenue justement…  

Merci Gabriel.

Bonne journée à tous Clin doeil

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3 Commentaires

  1. crystallia

    8 novembre, 2010 à 18:06

    Salut,

    Non, ce n’est pas sur le blog que je ne me sens pas soutenue, c’est dans la vie.
    Et ça s’est traduit par le fait que soudainement, je n’avais plus envie de donner du tout.

    Bise ;)

  2. Ogus9

    8 novembre, 2010 à 17:45

    Soutien… Feoh

    Bonne semaine!

  3. jasmintea

    8 novembre, 2010 à 13:22

    …je ne veux plus y aller maman! les gens de la vilevilevile m’ont pris mon panier oyééééé!!!
    c’est vrai qu’à travers ton blog tu as l’impression de ne pas être assez soutenue?

    bizzz

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