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Quand tout n’est que lutte

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Bonjour à tous,

Tous les weekends c’est la même chose, absolument tous les weekends, tout n’est que lutte chez moi et je trouve cela inconfortable. Chaque fois il faut se battre pour imposer son opinion. Pourquoi est-ce que l’on ne peut pas simplement vivre les uns avec les autres dans le respect des opinions d’autrui.

Je peux me battre, mais je ne comprends opas pourquoi il doit toujours en être ainsi.

« Tu n’aimes pas les violences, ni la violence physique ni la violence des propos. Tu supportes d’ailleurs moins la violence des idées, des mots que la violence des gestes.

Tu sais en réalité il y a des personnes qui ne sont pas capables de fonctionner sans violence. C’est le propre d’un nombre certain d’êtres humains même.

Vous voyez les rapports relationnels comme des rapports de force. Le but est de s’imposer là où l’adhésion n’est pas naturelle. A cette fin vous usez de tout un arsenal de moyens à commencer par la culpabilisation.

L’autre décidément ne fait pas d’effort, il ne voit pas qu’il « casse l’ambiance », que c’est lui qui plombe tout le monde . Après tout ce que vous faîtes pour lui !

Vous ne voyez pas que c’est votre propre intérêt, votre ego que vous servez, soutenez en agissant de la sorte. L’autre devient vite l’ennemi, celui qu’il faut soumettre. La violence relationnel vient de là, vous avez le désir de soumettre là où l’adhésion n’est pas nbaturelle.

La culpabilisation n’est pas le seul moyen dont vous disposez, l’autorité est une autre forme de violence bien souvent, quand elle s’exerce loin du respect de la volonté d’autrui.

J’ai raison, mon point de vue est le bon, ma supériorité intellectuelle ne fait aucun doute, moi au moins je sais de quoi je parle. Il faut me suivre car je suis plus doué, plus intelligent, plus âgé, plus expérimenté. Les raisons d’éxercer une autorité écrasante ne manquent jamais.

Celui qui est persuadé de sa supériorité intellectuelle et qui fonde son pouvoir, son autorité là-dessus est un faible. Les forts n’ont pas besoin de s’imposer.

La sympathie est également un moyen de d’amener son entourage à faire ses quatre volontés. On se rend serviable puis indispensable, qui pourrait encore dire non sans se sentir mal ? C’est une voie roublarde, déguisée. Vous mettez parfois du temps à vous rendre compte que cette personne bienveillante, toujours présente ne l’est pas tant que ça. Vous mettez parfois du temps à réaliser la place envahissante qu’elle a prise dans votre vie et combien son opinion est devenue précieuse.

D’ailleurs, la bienveillance peut être une autre forme de violence, plus pernicieuse car alors la personne bienveillante croit réellement bien faire.

Elle a raison, vous avez besoin de voir autre chose, de vivre autrement et justement, elle est là pour vous aider. Elle a de bons conseils (d’après elle), ne vous veut sincèrement aucun mal mais est persuadée intimement qu’elle doit vous sauver.

Cette forme de violence est radicale et impossible à contrer dans la douceur et la fermeté. D’une manière ou d’une autre pour y résister vous allez devoir faire un sacrifice. Cela peut être dur à accepter car, vous savez cette personne aimante et sincère. Seulement c’est simple, c’est elle ou vous et vous ne parviendrez que rarement à lui faire admettre votre opinion. », m’explique Haniel.

Je connais cette forme là.

« Tu n’es pas la seule ma belle enfant. Tu ne connais pas que cette forme-là cela dit. »

Effectivement. 

« Une forme de violence également très répandu, celle qui résulte de son propre mal-être. Quelqu’un se sent mal, n’aime pas sa vie et fait payer les autres.

La mesquinerie se transforme en violence dès lors que celui ou celle qui se sent mal ressent du plaisir à voir les autres souffrir. Loin d’être forcément un malade comme tu le penses à l’instant, c’est une personne qui souffre et qui a vu son coeur se fermer petit à petit. Si tu en rencontres une c’est simple, passe ton chemin. Si tu ne le peux, passe ton chemin quand même. Souviens-toi que nul n’est obligé de faire des efforts qui ne conduisent à rien d’autre qu’à l’humiliation et au mépris.

Tu as compris ? »

Oui.

« Quelle forme de violence te gêne le plus en ce moment ? »

Il y en a trois. L’autorité, la clpabilisation et la bienveillance.

« A laquelle recours-tu le plus ma belle Sylvie ? »

Je crois que tu ne l’as pas nommée.

« Effectivement, je n’ai pas parler de la violence du refus. Refus de discuter, d’opposer, d’accepter, de laisser entrer. Tu laisses l’autre à la porte et il se sent rejeté, exclu, il ne l’accepte pas et cela est normal. Cela engendre plus de violence encore.

Le silence est le pire des mépris dites-vous, c’est en parti vrai car il renvoie à l’autre tout son Amour, toute son attention avec dédain. Tu ne voyais pas les choses ainsi ? Ma chère enfant, la violence douce n’existe pas, mais c’est celui qui la subit qui le comprend.

Cette forme de violence est celle qui se rapproche le plus de l’égoïsme. Votre point de vue passe alors avant celui d’autrui, vos besoins aussi, vous faites en fonction de vous-mêmes et les autres n’ont qu’à se débrouiller avec ce qui reste.

Cette forme de violence est très répandue également. Tu la connais aussi très bien, tu la ressens. Tu en es victime mais tu ne t’en plains pas, du moins tu fais avec. Pourquoi ?

Faut-il accepter la violence Sylvie ? Tu penses seulement si on peut vivre avec mais tu m’aurais répondu autre chose. Pourquoi faut-il l’endurer ? Qu’est-ce qui t’y oblige ? La force déployée par les autres pour te soumettre ?

La forme de violence que tu emploies le plus souvent est bien celle du mépris. Ce qui énerve ceux qui en sont victimes autour de toi.

Tu soumets à ton silence ceux qui pour une raison ou une autre ont touché ta corde sensible. Il t’arrive de faire preuve d’autorité aussi, mais tu n’aimes pas cela. Tu ne comprends pas pourquoi il n’est pas possible d’entretenir des rapports plus simples et plus harmonieux.

La réponse est qu’il n’est pas simple d’entretenir des rapports harmonieux. Cela demande un investissement, un travail de tous les instants, la volonté d’accepter autrui dans son entièreté.

Cela requiert de la patience et de l’indulgence d’abord envers soi-même puis seulement envers l’autre et les autres. Plus une personne vous est proche plus cela est difficile.

Tu dois comprendre que la violence que vous exercez sur autrui est le reflet de celle dont vous usez envers vous-mêmes.

C’est un apprentissage long et difficile qui permet de s’en éloigner, jamais de s’en défaire. Il suffira toujours d’une étincelle pour qu’elle rejaillisse, toujours.

Ce qu’il faut comprendre c’est que les relations humaines peuvent être réussies, belles et enrichissantes. Toutefois, il faut se connaître, accepter de se reconnaître et enfin laisser entrer l’autre. Ensuite vous apprenez à le voir, le découvrir. Il y aura des heurts, il y a toujours des heurts même s’ils ne sont pas flamboyants.

Vous apprenez à gérer, à comprendre, vous détectez et petit à petit, il n’y a plus besoin de violence. Ce peut être un très long chemin, ce peut être une mission suicide. Ce peut également être un beau parcours, ce qui compte c’est le désir sincère de construire. Ensuite, vivez vos vies. »

Mais lorsque la violence de l’un se heurte à celle des autres ?

« Voilà une question intelligente, tu me demandes la réponse, ma chère enfant, je suis sure que tu peux la trouver. »

Non je n’ai pas l’impression.

« Il faut savoir cultiver son jardin en ayant conscience de sa propre capacité à pouvoir le faire renaître de ses cendres si nécessaire. Nul n’est obligé de subir la violence d’autrui. Dès lors que tu te rends compte que celle que tu déploies est un bouclier, tourne la tête et regarde ailleurs. »

C’est tout ?

« C’est tout. »

Je ne me sens pas mieux Haniel, ça ne va pas.

« Parce que tu crois encore que seule la violence peut répondre à la violence. Regarde ailleurs, regarde là où brille le soleil, regarde en ton coeur et crée un espace d’accueil accessible à tous ceux qui auront le désir sincère de te rejoindre.

La meilleure manière de combattre la violence c’est le courage. Pas celui de sortir son arme, le courage de la ranger au contraire. »  

Je ne suis pas convaincue !

« C’est vrai ? »

Oui.

Alors reste sur tes gardes, reste craintive, reste dans le stress et reste fatiguée. Reste dans la violence et continue de parer, de recevoir et de rendre des coups. Mais vois que ce texte était ton idée. C’est toi qui souffres de cette situation.

Qu’est-ce qu’elle t’apporte ? Tu sais déjà que te soumettre à la violence des autres ne te convient pas, rendre coup pour coup non plus. Il faut de la volonté pour mettre fin à un conflit, il faut pouvoir réaliser où se trouve réellement son intérêt.

Le tien se trouve-t-il dans des batailles sans fin ? »

Non.

« Regarde ailleurs. »

Tu n’as pas parler de la menace ?

« Elle rejoint l’autorité. La crainte, la menace, celui qui est réellement fort n’en a nul besoin. Et la force véritable ma douce enfant se trouve dans la quiétude que l’on inspire aux autres, naturellement et sans effort.

Tu peux regarder de ce côté si tu veux, le ciel y est beau et bleu. »

Je crois que je comprends, merci Haniel.

Bise à tous Clin doeil           

     

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16 Commentaires

  1. Emilie

    6 janvier, 2017 à 11:28

    Coucou Sylvie,
    Ah oui, la grippe ! c’est une véritable épidémie hivernale qui semble sévir – du citron dans le thé avec du miel pour faire glisser et de la soie tout autour pour garder la chaleur en soi.

  2. crystallia

    6 janvier, 2017 à 11:13

    Bonjour Emilie,

    Tout ce qui peut se gripper si on lutte…

    Ca me parle lol.

    Merci à toi.

    Bise ;)

  3. Emilie

    6 janvier, 2017 à 10:09

    Bonjour Sylvie,
    En creusant j’avais déterré ce sujet qui fait un peu échos avec la question concernant la culpabilité à dépasser et ce qui nous pollue. De la racine aux ramifications, la violence des rapports de force perdure !
    On m’avait montré un gros noyer qui était secoué si violemment que toutes les noix tombaient à terre comme une pluie mitraillant le sol. On m’avait dit de regarder la symbolique du noyer et de ses fruits en précisant qu’on pouvait faire de l’huile avec … (genre « creuse toi la tête »).
    J’ai creusé pour extraire la noix de sa coquille – je l’ai épluchée – je me suis souvenue qu’elle pouvait donner des aphtes et je l’ai pressée – broyée pour obtenir la fameuse huile et l’utiliser pour que les rouages tournent dans le bon sens.
    En huilant pour que cela parte dans le bon sens pour soi, c’est incroyable de ressentir que tout ce qui tourne bien peut se gripper si on lutte.
    Durant tous ces jours j’entendais régulièrement « inévitablement »
    https://www.youtube.com/watch?v=5-pWc5nNmpU

  4. crystallia

    27 juin, 2011 à 12:14

    Merci Emmanuel !

    Que votre journée soit douce aussi.

    Bise ;)

  5. Emmanuel

    27 juin, 2011 à 11:59

    Chère Sylvie,

    Il n’existe pas de séparation fondamentale entre vous et autrui. Nous sommes tous des parties du grand Tout, nous sommes Un. Donc non, nul besoin que chaque partie y mette du sien pour exprimer la compassion.

    Chez moi aussi, il y a fréquemment des crises à causes d’objets cassés, perdus ou autre …. Ca m’afflige qu’on puisse s’énerver et se mettre dans tout ses états pour des choses « bassement matériel » …
    Pourtant ces crises sont des occasions uniques d’exprimer notre compassion en comprenant et en assumant la douleur de celui qui s’énerve. L’autre devient notre maitre, la vie devient notre maitre. Paradoxale non ? :)

    Il ne convient pas de « juger » autrui parce qu’il s’énerve à cause d’un objet cassé :
    1 – cette crise est certainement l’expression d’une douleur plus profonde
    2 – il ne convient jamais de juger autrui

    Certes on aimerait que tout coule de source ; vous comme moi visiblement (et bien d’autres) aspirons à la paix et à l’harmonie ; peut-être nous y sommes nous approchés un peu plus que d’autres et du coup en ressentons plus intensément le besoin, mais absolument tout le monde, toute créature vivante aspire à la paix et au bonheur.
    Mais nous ne nous sommes pas incarnés pour vivre constamment dans ces états … Pour aider à les ancrer dans la matière peut-être … mais pour ce faire il convient de participer à ce monde que nous désirons changer …

    Enfin bref ; en résumé, tout évènement, toute crise peut-être vue comme l’occasion d’exprimer la compassion.

    Tout est parfait ! :) (fin de mon petit speech ;) )

    amitiés, que votre journée soit douce

  6. crystallia

    27 juin, 2011 à 11:35

    Bonjour,

    Vous m’avez fait rire aussi Emmanuel. Chez moi ce matin il y a encore eu une crise à cause d’un verre cassé.

    La compassion, oui, mais ne faut-il pas que chacun y mette un peu du sien ?

    Le verre cassé (pas par moi) pourrait n’être qu’un incident. Seulement tout le monde ne le voit pas ainsi.

    Bise ;)

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