Dans mes silences plein de bruits je ne trouve plus le sommeil,
La paix, vague souvenir, tout n’est que tourments, je crève.
Je le sais, je le sens pourtant nul ne le voit, cela ajoute à ma souffrance,
J’aimerais pouvoir crier, dire que je suis mal, être sauvée,
Mais par qui je n’en sais rien.
Viens, lui dirais-je si seulement je savais son nom,
Viens, rejoins-moi et ne me quitte plus, je ne peux plus vivre seule.
Les nuages disparaissent je vois le bleu du ciel,
Le printemps qui s’éveille enfin, je me vois renaître,
Est-il possible qu’un soir s’efface si rapidement ?
Je devrais le croire, je le vois mais toute cette peine en moi,
Elle grève mon coeur, hante mes pensées fâne toute joie, tout bonheur.
Pourquoi ne puis-je donc pas savourer cette chance qui m’est donné,
L’Amour, je l’ai tant attendu, le voilà et je pleure,
Pourquoi cet être aimé, merveilleux, ne peut-il faire taire tout ce qui hante mes silences ?
C’est si dur, épuisant, je me laisserais bien tomber,
Il est si beau, si fort pour deux,
Toutefois l’est-il assez pour moi ?
Est-ce à lui de l’être, cela me plairait, je me sens si lasse si vide,
Si je pouvais je m’en irais, encore que, en ai-je vraiment envie ?
Second acte, le rideau se lève, le quotidien m’ennuie,
Pourquoi faut-il que l’Amour au final se révèle toujours si fade, si triste, si attendu ?
Toutes ces choses habituelles, toutes ces querelles, ces mesquineries, je les connais par coeur,
Cent ans cent fois, l’Amour ne dure pas, jamais,
Une fois de plus tombe le soir,
Viens pourtant lui dirais-je si seulement, je savais son nom.
Carène
5 décembre, 2014 à 12:12
Bonjour,
je ne connaissais pas le blog à l’époque ou ce texte a été publié et ne l’avais donc jamais lu. Merci Emilie de m’avoir permis d’en prendre connaissance.
Il est magnifique, Sylvie !!
Bises
Émilie
5 décembre, 2014 à 10:40
Re,
Je lis les commentaires laissés en 2011 et je ressens que cet amour quasi mystique n’a pas de nom. Quand je lui ai demandé qui il était,il avait répondu : »qui crois – tu que je suis? » croire en lui même sans nom,sans le voir ni l’entendre en écoutant son coeur ouvert à l’amour éternellement.