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Relève la tête

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Relève la tête 1207280459308035710149668

Bonjour à tous,

Ma mère m’a assez souvent parlé d’une femme qu’elle a rencontré dans l’un de ses anciens boulots. Cette personne faisait la pluie et le beau temps, elle était à la fois  crainte et respectée, mais peu l’aimaient.

Elle avait ses têtes et de très bonnes relations. Ceux qu’elle n’aimait pas comprenaient vite leur douleur, elle leur faisait vivre la misère avant de s’arranger pour qu’ils soient mutés à Petaouchnok.

Une femme qui fumait depuis sa jeunesse, qui grillait cigarette sur cigarette toute la sainte journée jusqu’à 16h. Alors, après avoir fumé sa dernière cigarette, elle allait se laver les dents puis mâchait chewing-gum sur chewing-gum avant de se relaver les dents cinq minutes avant de rentrer chez elle.

Son mari et ses enfants ne savaient pas qu’elle fumait. Officiellement elle avait arrêté depuis près de vingt ans. Cette femme savait se montrer mielleuse, enjôleuse, gentille, quand elle le souhaitait. Comme je l’ai dit elle avait ses têtes.

Avec les autres en revanche, elle était dure, ironique, méchante. Par exemple un jour ma mère m’a raconté un des épisodes les plus humiliants auquel elle ait pu assister.

Une des des assistantes s’est vue proposer un atelier de formation à l’initiative de notre fumeuse qui ne s’assumait pas. Un atelier de perfectionnement de la langue française écrite. J’ai oublié de vous dire, l’assistante en question, une Française née et ayant toujours vécu en France, était secrétaire de formation.

Je vous laisse imaginer comment elle a pris la chose. Pour ma part je pense que j’en ai une idée assez claire et sans avoir eu besoin d’user de la moindre empathie.

Relève la tête, m’a dit Sammael ce matin tandis que je n’éprouvais plus qu’un seul désir, celui de disparaître derrière mon écran d’ordinateur.

Relève la tête, m’ont répété Roéchel, Astaroth et d’autres tandis que je ne savais pas trop comment gérer toutes les émotions qui se bousculaient en moi tout en m’efforçant de donner l’illusion de ne pas être touchée par ce que je venais d’entendre et ce qui en découlait.

Relève la tête m’ont dit mes guides en me rappelant qu’objectivement je n’ai pas de honte à avoir.

« Arrive un moment où il convient de se demander, qu’est-ce qui me fait le plus mal ? Avec une telle sensibilité tu es obligée de te poser la question plus souvent que d’autres, mais est-ce forcément un tort ou une faiblesse ?

Vois, c’est ta sensibilité qui te permet d’écrire et de partager ce que tu vis, d’aider d’autres personnes, d’écrire d’une façon qui suscite l’empathie sous une forme ou une autre parmi tes lecteurs.

Aujourd’hui tu sens la douleur, profonde, diffuse, est-elle nouvelle ? Non et tu le sais parfaitement. Ce matin tu nous as dit que tu savais qu’accuser le coup n’était pas la bonne méthode pour gérer des émotions aussi fortes que celles que tu ressens souvent. Tu n’es effectivement pas capable « d’accuser le coup ». Tout ce qui te blesse s’imprime en toi et doit être transformé pour que tu puisses guérir. 

Qu’est-ce qui te fait le plus mal, voilà la question à te poser maintenant que tu as réussi à dissocier ce qu’autrui pense de toi de ce que tu sais de toi. C’est ce que tu sais de toi qui doit toujours l’emporter, c’est cela la confiance en soi.

Alors je te pose la question princesse, qu’est-ce qui te fait le plus mal ? Ne me réponds pas par un silence s’il te plait, je te demande de prendre ton temps mais de nous parler, simplement avec tes mots, mais parle-moi. »

Astaroth, là maintenant, je ne peux pas te parler. Tout est bloqué, j’ai juste envie de pleurer et j’écoute de la musique pour ne pas y penser. Je ne peux pas te parler, je ne peux pas mon cœur est fermé. Là maintenant, je ne sais pas comment gérer, je ne sais pas digérer, tu as raison, je n’arrive jamais à accuser le coup. Mais je ne sais pas encore quoi faire alors tout reste bloqué et mon cœur est fermé. Si je te parlais que te dirai-je…

Je sais, je vais bien. Merci de t’en inquiéter.

« C’est ta réponse ? »

Je ne peux rien de plus. 

« Dans ce cas pleure. »

Je n’y arrive pas non plus.

« D’accord. Va regarder ces blogs de mode que tu aimes bien, ensuite, tu reviendras finir cet article. »

Je n’arrive pas à les regarder non plus.

« Bon alors qu’est-ce qui te fait le plus mal ? »

Là maintenant c’est juste le fait d’être moi.

« Relève la tête. »

Elle est relevée.

« Non, relève-la vraiment, regarde droit devant toi. Ne t’apitoie jamais ni sur toi ni sur les autres. Bien. Qu’est-ce qui te fait le plus mal dans le fait d’être toi ? »

En fait je m’aime bien. Je n’ai pas envie d’être quelqu’un d’autre.

« Garde la tête haute et continue. »

Je m’aime bien comme je suis, je n’ai pas envie de changer, même pour plaire à des patrons avec lesquels en outre je ne suis pas d’accord.

« Qu’est-ce qui te fait le plus mal ? »

C’est l’hypocrisie. D’une manière générale c’est l’hypocrisie. Le manque de sincérité aussi, qui n’est pas tout à fait la même chose. Mais surtout je ne supporte pas la logique qui voudrait que tout soit dû et normal dans le monde du travail. Je continue de penser et je ne démordrai pas, que si la gérante veut que je fasse des heures supplémentaires, elle n’a qu’à me le demander et me payer en conséquence. C’est facile de me parler de chiffres et de me mettre la pression en me disant qu’elle va me fixer un objectif clair. Je devine le chiffre d’ailleurs et j’en ris d’avance. Je sais pourquoi j’en ris. Je sais quelle quantité de travail nécessiterait l’objectif qu’elle désire que nous atteignons tous et je le maintiens, je refuse de travailler gratuitement.

Ce n’est ni normal ni logique d’exiger des efforts qui ne seront qu’éventuellement récompensés dans un futur impossible à déterminer. Je vais finir pas perdre ma place avant d’avoir trouvé un autre emploi si je ne ne gagne pas ce bras de fer et je ne suis pas partie pour, je n’ai pas les armes et ce ne sont pas les associés qui vont me soutenir. La seule personne qui le fait n’est plus directrice semble-t-il.

Mais là c’est trop me demander, je ne travaillerais pas gratuitement sous prétexte qu’une mauvaise gestionnaire a fixé un objectif irréaliste et prend des décisions plus discutables les unes que les autres, des décisions qui sont loin de favoriser la cohésion dans l’entreprise.

Elle ne sait faire qu’agiter une cravache et on ne voit jamais la moindre carotte. Eh bien non. Nous ne sommes pas non plus des bêtes de somme corvéables à merci. Je le répète, je ne travaillerai pas gratuitement. Par ailleurs je précise que non, je ne disparais pas dès que 17h précise sonne. Néanmoins passé cette heure, je prends les décisions moi-même.

Je n’aime pas cette façon qu’elle a de discuter des heures durant dans l’après-midi pour commencer à travailler à 16h45. C’est facile ensuite de me regarder partir avec un air contrarié. Mais chez moi en Martinique, on raconte une petite histoire. Un jour un homme est allé voir un ami et lui a demandé de lui prêter de l’argent. L’ami l’a regardé et lui a dit, si je ne te prête pas cet argent tu seras fâché. Mais si je te prête cet argent et que tu ne peux pas me rembourser c’est moi qui serai fâché. Je préfère que ce soit toi qui sois fâché.

En l’occurrence, moi je passe la journée à travailler.   Il n’y a pas de raison objective pour que ce soit moi qui sois fâchée. Il est totalement incohérent de dire le chiffre n’est pas bon, tout en passant tant de temps à discuter.

Je sais ce qu’elle voudrait, qu’elle n’ait qu’à regarder l’argent tomber du ciel tandis qu’on trimerait toute la journée et plus. Non. On obtient rien de bon des gens en les menant au fouet. Qu’elle continue de me menacer et de s’attendre qu’avec un tel traitement je fasse des heures supplémentaires gratuites.

Je ne suis pas aussi stupide qu’elle a l’air de le penser et ce n’est pas à elle que va ma loyauté. Si elle veut prendre la direction libre à elle. Mais je ne changerai pas d’avis. Si elle veut quelque chose, qu’elle me fasse une proposition concrète ou alors qu’elle ne me reproche rien.

Car elle n’était pas obligée de me garder jusqu’à aujourd’hui. Si vraiment ça ne va pas et que je ne fais pas l’affaire, pourquoi est-ce qu’elle ne me renvoie pas ? Elle n’arrête pas de dire qu’elle prendra des décisions si tout le monde ne fait pas des efforts. 

Qu’elle commence par définir ce qu’elle entend par efforts et alors on pourra discuter. Toutefois elle semble simplement vouloir qu’on donne, qu’on donne et pour quelle récompense ? Aucune vu que tout ce qui est bien accueilli est considéré comme normal.

Je vais te dire ce qui me fait le plus mal, c’est de ne pas pouvoir simplement partir. Je n’en reviens pas de constater combien je suis malheureuse à cause d’un travail dont j’ai hélas besoin.Voila, finalement c’est sorti lol !

« Dis la vérité, si tu perdais ton travail, ce serait un drame à tes yeux ? »

Il faut que je paye ma voiture. Je n’avais pas encore un an de boîte quand j’ai contracté le prêt, je n’ai pas eu droit à l’assurance perte d’emploi. Tu crois que je peux encore la demander lol…

« Et si on met la voiture de côté ? »

Je serais profondément soulagée, je le sais déjà. Même si ensuite je paniquerais lol.

« Tu veux retourner à Marseille ? »

En vacances oui, et j’ai des choses à y faire. Mais pour y vivre je ne pense pas, j’ai tourné la page. Même si j’aimerais toujours cette ville.

« Dans la région dans laquelle tu as grandi ? »

J’y ai plus de famille que dans le sud alors pourquoi pas. Cela dit Astaroth je n’envisage pas de partir.

« Pourquoi pas ? Tu peux y penser. »

Il faudrait que j’habite chez des proches le temps de trouver un travail. Chez mes parents c’est une chose mais chez mes tantes ou d’autres…

« Chez tes tantes ce n’est pas envisageable. »

Eh oui je sais…

« Il reste chez d’autres. Ou alors tu trouves un travail avant de partir. »

Ma cousine y est parvenue mais elle a bénéficié d’un sacré coup de pouce.

« Il faudrait repartir à zéro. »

C’est ce que je réalise aussi oui. Encore.

« Qui sait, la vie est pleine de surprises. Peut-être trouveras-tu l’occasion de quitter travail et parents. Et de laisser la voiture à ton frère. »

Qu’il achète la sienne ! Ou qu’il attende, maman compte lui donner sa voiture. Moi je garde la mienne.

« Qui sait, passe un beau weekend. »

Merci à vous, je me sens mieux.

Bonne journée à tous ;)  

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14 Commentaires

  1. crystallia

    29 juillet, 2012 à 14:43

    Coucou !

    L’image est une oeuvre est de l’artiste Drazenka Kimpel. Et je suis contente qu’elle vous ai permis d’apprécier cette couleur merveilleuse qu’est le rose lol !

    Merci à vous tous pour vos conseils et pour la pub.

    Bise ;)

  2. Amour

    29 juillet, 2012 à 5:25

    Merci beaucoup pour cette pub, Camille :) !

    D’ailleurs, je vais de ce pas la mettre sur facebook.

    Bises

    P.S. : Cela me fais penser à une phrase qu’un gars m’a dis un jour… « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’on fait. »

  3. Camille

    29 juillet, 2012 à 0:14

    Parce que parfois, on trouve des pubs qui ont vraiment un sens…

    Pour toi Sylvie…

    http://www.youtube.com/watch?v=DkNdRxN9Saw

  4. Camille

    28 juillet, 2012 à 21:02

    Le plus dur n’est pas de faire les choses, c’est de se décider à les faire.
    Changer de vie n’est pas compliquée une fois que le choix est fait et que l’action est lançée, tout le reste suit.

    J’ai souvent déménagé, mais la stabilité ce n’est pas faire du sur place. La stabilité, c’est dans la tête.

    Tu es le genre de personne qui se créera un cocon partout où tu seras.

    Peut être prendre une décision serait bien sur ce que tu veux vraiment et où … cela permettrait d’enclencher un processus d’évolution en toi qui t’aiderait à t’alléger… parce qu’à faire traîner Sylvie, les situations dures pourrissent… c’est bien connu….

    Dans tous les cas, rien n’empêche de voir un peu comment est le marché des offres d’emplois ailleurs ;) juste au moins pour info…

    bisou

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