Dire adieu

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Dire adieu 1209020414438035710273027

Bonjour à tous,

Aujourd’hui un Djinn est venu me voir, il s’appelle Sarafy. Il m’a dit qu’il voulait écrire avec moi et soudain juste quand je suis arrivée sur la page il m’a dit, discute avec Aphrodite.

« Tu n’es pas en forme ce soir, es-tu capable d’écrire ? », me demande-t-elle.

On va inquiéter tout le monde pour rien, je ne suis pas malade.

Personne n’a dit que tu l’étais. Tu peux ne pas être en grande forme sans être malade. Cela arrive quand tu es contrariée, inquiète, stressée ou encore quand tu manges quelque chose que tu ne digères pas correctement.

Es-tu contrariée, inquiète, stressée, as-tu mangé un aliment qui ne passe pas ? »

Lol, j’ai mal dormi j’ai été réveillée au milieu de la nuit par un mal de ventre. Les chips le soir ne me réussissent pas bien. Pourtant j’aime dîner de paquet de chips. Je sais il faut que j’arrête…

« Tu avais pourtant pris une bonne résolution, tu avais décidé de bien suivre ton régime à la lettre et de cesser de grignoter au lieu de dîner le soir. »

Oui, mais il a suffi que maman rachète des chips pour que cette bonne résolution s’envole. Où est ma Volonté dans de tels moments lol !!!

« Ta Volonté est liée à ce que tu aimes et qui te fait plaisir. Renoncer aux chips n’est pas la bonne approche. Pense plutôt à ce que tu pourrais préparer de bon et qui ne te prendrait pas trop de temps, pense à ce qui pourrait t’amener à te régaler, ainsi tu oublieras les chips.

C’est comme en Amour, comment renoncer à la personne que vous aimez quand à elle seule elle remplit tout l’univers ? C’est impossible. Il faut accepter que la fin d’une histoire amène forcément un deuil.

Il n’est pas naturel pour le cœur de renoncer. Ce qui a trouvé sa place en votre cœur devient précieux. Un amant, un ami, un frère, un cousin.

Devoir soudain claquer la porte de son cœur au nez d’une personne aimée n’est pas naturel et devient source de douleur. Vous pouvez penser avec votre tête que vous faites ce qu’il faut, il n’en demeure pas moins que votre cœur a chaque fois le sentiment que vous lui arrachez soudain ce qu’il chérissait et qu’il ne peut cesser d’aimer d’un coup. »

Aphrodite, j’ai toujours de la peine pour ce qui s’est passé il y a quelques semaines avec le jeune Haïtien. J’ai beaucoup de peine parce que je suis très déçue et que je n’ai pas l’habitude d’être déçue ainsi.

J’ai du mal à remonter sur le nuage rose. Même si je sais aujourd’hui que la petite devrait totalement se remettre, elle est très bien entourée. Cela ne me suffit pas. Il ne suffisait pas que le jeune Haïtien s’en aille comme ça pour moi. Malgré ce qu’il a fait et que je ne suis pas près d’oublier, j’ai éprouvé de la peine et de la colère quand j’ai su et si la colère semble avoir disparue, la déception qui lui a succédé a un goût si amer que je n’arrive pas à accepter la situation. Je lui en veux, d’autant plus que comme les autres j’ai le sentiment qu’il a trahi la confiance que nous avions en lui et bafoué l’affection que nous lui portions.

Je me sens trahie. Je ne sais pas quoi faire d’un tel sentiment finalement.

Je ne me souviens pas d’avoir été déçue de cette façon-là,  ce qu’il a fait est impardonnable, même si l’enfant se remet c’est impardonnable.

Et je suis d’autant plus déçue que nous avons eu droit à des révélations plus sordides et scandaleuses les unes que les autres depuis cette histoire. Apparemment Raphaël avait raison, il recommencera tout simplement parce que ce n’était pas son coup d’essai.

Il s’est joué de nous tous, se faisant passer pour le jeune orphelin qui désirait simplement retrouver un foyer quand depuis le départ c’est quelqu’un qui a clairement besoin de soins. Un être manipulateur qui abuse de la faiblesse des autres dès qu’il en a l’occasion.

J’en veux également beaucoup à l’Aide sociale à l’enfance qui choisit de se défaire de toute responsabilité en se contentant de nier les problèmes quand ils apparaissent. Ils l’ont confié à une autre famille, qui accueille également une jeune fille de seize ans, en ne leur disant pas pourquoi il avait fallu le changer de famille. Et ce n’est pas la première fois.

Qu’est-ce que c’est que cette politique ?

Ma cousine éducatrice me dit que dans un foyer pour jeunes garçons il aurait peut-être été en danger du fait de la violence qui y règne et de son handicap. Je ne lui souhaite pas d’être en danger. Seulement il représente lui-même un danger pour les autres.

Enfin bref, j’ai effectivement le sentiment que je dois faire mon deuil dans cette histoire, pour mon propre bien-être, mais je ne sais pas si j’en ai envie, il n’est pas mort après tout.

« Il ne fait plus partie de ta famille, tu ne le verras plus et il t’a causé de la peine, il y a bien un deuil à faire ici. Pourquoi s’agit-il d’une mort, tout simplement parce que la mort est la transformation de ce que vous connaissiez et teniez pour acquis.

Tu tenais pour acquis qu’il faisait désormais partie des tiens, il avait su trouver sa place dans ton cœur.  Ce sentiment de trahison résulte du fait que tu n’acceptes pas la contradiction des sentiments que tu éprouves.

D’un côté l’affection sincère que tu portais à ce jeune garçon, de l’autre le dégoût et la révolte que ses actions t’inspirent. Il a fait du mal à une enfant qui a été incapable de mettre un terme à ce qu’elle vivait en s’exprimant au moment où cela lui aurait été utile. Il l’a intimidée pour qu’elle ne se confie pas, ne s’est pas arrêté à une fois. Aujourd’hui tu réalises tout cela et tu te rends compte de la gravité de la situation. Il a abusé de sa supériorité physique pour contraindre une petite fille. Une enfant avec laquelle tu as eu l’occasion de jouer, de parler. »

Je ne comprends même pas qu’il ait été capable de tant de choses. Je ne comprends pas qu’il ait pu s’en prendre à elle ou à d’autres.

« Parce que tu l’as toujours remis à sa place. Il ne s’en prend qu’à des personnes plus faibles que lui. »

Cela ne me console nullement Aphrodite.

« Nous ne cherchons pas à te consoler. Tu peux te remettre toi aussi. Tu peux passer à autre chose sans oublier et sans amertume, sans déni mais dans l’acceptation de ce qui est arrivé. Cela est important car tout ce qui vous touche est réel, il est donc dangereux de nier.

Si tu veux remonter sur le nuage rose, il te faut accepter de faire le deuil de ce presque cousin qui ne pouvait pas rester dans ta famille. C’est l’unique voie possible.

Quand s’achève une histoire, il est nécessaire de prendre le temps de dire adieu. »

Je n’aime pas adieu. On ne peut jamais dire adieu aux gens en face, il faut toujours que ce soit en soi et c’est dur.  

« L’Amour, l’affection, se transforment en quelque chose qui peut vous nourrir différemment si vous leur en laissez la possibilité. Dire adieu permet de fermer la porte douloureuse tout en en ouvrant de bien plus belles et prometteuses. »

Adieu ?

« Oui, adieu. Pour soi-même, pour avancer, il faut savoir se donner la chance de dépasser le regret, le remord, la douleur, le chagrin, la colère et autant de sentiments qui enchaînent et donc vous asservissent.

Comme la petite fille, tu es bien entourée. L’Amour existe pour toi et en toi. Laisse-toi la chance d’ouvrir de plus belles portes. Ce qui est arrivé est arrivé, pour cette raison la mort t’a enlevé un être cher, il est temps de lui dire adieu. Ne dis pas au revoir pleine de colère à celui que vous tenez aujourd’hui pour un pervers manipulateur.

Dis adieu à celui que tu aimais et qui par conséquent t’a blessé par ses actes. Dis adieu à la personne, ne le chasse pas en claquant la porte, c’est à toi que tu ferais du mal.

Dis adieu pour apaiser ton cœur et pouvoir vivre avec ce qui s’est passé. »

Merci Aphrodite.

Bonne journée à tous ;)    

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16 Commentaires

  1. Laurence

    4 septembre, 2012 à 16:41

    @ miss X
    Très bien, mais qu’est-ce qui vous fait dire que je ne sais pas de quoi je parle ? parce que je n’ai pas fait étalage de mon vécu et que mon avis se veut neutre et avec un certain recul ?
    Je ne prends pas la défense de ce genre de personnes, j’explique seulement ce que la psychiatrie en pense et l’incompétence de la société et de la justice face à ce genre d’individus, que je considère par ailleurs comme des criminels !
    Désolée si j’ai froissé certaines personnes ici, ce n’était pas mon intention.

  2. Camille

    4 septembre, 2012 à 12:49

    Bonjour,

    Moi même étant victime au sein de ma propre famille dont bon nombre de ces membres a été victime elle aussi, on constate que chaque homme qui a ce genre de perversion a son cas psychologique qui lui est propre.

    Cependant, ce sont des hommes qui souffrent terriblement dans le fond.
    Je ne dis pas ça pour les excuser.
    Si l’on doit chercher un responsable, je pense que l’on pourrait creuser dans la vie de l’individu pour voir un peu ce qui fait qu’il a dévié à un moment donné.

    Au delà de cela, le porteur d’actes est responsable. Maintenant s’il est malade, qui deviens responsable ? Cela a toujours été une question délicate dans cette société où nous vivons.
    Mais à priori c’est l’état et les institutions médicales (voir les médecins eux-mêmes lorsqu’ils sont impliqués dans la gestion des médicaments).

    Comment font les autres pour vivre avec ce genre d’individus ? C’est encore délicat je pense comme question.
    Doit on dire qu’un pédophile d’un jour sera pédophile toujours ? Cela dit, on enferme des criminels que l’on fait bien ressortir après des meurtres, et même après 10 ans de prison, il n’est pas écrit sur leur porte qu’il ont tué.
    C’est ce qu’il fait qu’il existe des droits de l’Homme, c’est justement pour que la justice n’oublie pas qu’il existe une humanité même dans les crimes et qu’un criminel reste aussi un hommme.

    Seulement l’équilibre a toujours été délicat à trouver, tout simplement parce que les souffrances des uns et des autres n’ont jamais été réellement bien traités, et que par conséquent, nombres d’entre eux ont ressévi.

    Mais en même temps, on connait très mal les souffrances psychologiques, c’est une réalité. Peut-on droguer un homme pendant 20 ans avec des médicaments qui le tueront ? Même cela est puni par la loi, même si cet hommme est un criminel.

    En attendant que l’Etat et la Science aide à comprendre et à guérir ce genre d’attitudes traumatisantes, je pense que nous pouvons rester vigilant, et communiquer avec nos enfants, rester proche et faire comprendre qu’il existe aussi des individus voulant faire des choses douloureuses.

    On peut essayer de se protéger, de protéger nos enfants, et on peut essayer de vivre aussi.

    Bises

  3. crystallia

    4 septembre, 2012 à 12:49

    Bonjour,

    Il sait ce qu’il a fait, il sait aussi pourquoi nous ne l’acceptons pas, il l’a reconnu clairement. Mais il s’en fout, il n’éprouve pas de regret, il était juste gêné de s’être fait prendre. Voilà pour le cas dont il est question ici.

    Ceci étant dit, merci à tous de respecter les opinions et la sensibilité de chacun.

    Tout le monde a le droit de s’exprimer, avec sa propre vision et sa propre expérience, je le fais moi-même par exemple.
    Je pense important de rappeler que nous pouvons être plus ou moins heurtés par les propos des autres toutefois rappelons-nous que chacun exprime ce qu’il est.

    Bise ;)

  4. miss X

    4 septembre, 2012 à 11:54

    Laurence , est-ce que moi , mais nom d’un chien , vous n’êtes pas dans mon monde et MOI je sais de QUI OU je suis en train de PARLER je CONNAIS mon sujet , okay? excusez moi mais là c’est vraiment trop , j’en peux plus , Mon très cher , je sais que tu parles de pédophiles à la con mais moi je parle de ce jeune garçon et JE CONNAIS MON SUJET

    Ne parle jamais quelque chose que tu ,n’a pas vécu ici , s’il te plait tu n’es qu’un home de la théorie , ici , OKAY?
    J’ai vécu plus que quiconque ici est le mieux placé pour discuter de cela , alors quand je te lis (en fait j’ai lu le début et j’ai pété un cable) Ce que j’ai dis est la stricte nécessité , MOn homme , cher ami , ici ce jeune garçon n’est pas un malade mental , et n’agit pas sous pulsion , sapulsion lui permet de PASSER Au moment à l’acte , mais das sa tête , il n’y a pas de restriction mental à sa pulsion , car sa mentalité va soit dans ce sens ou lui permet de s’en fiche

    NOn mais EXCCUSEZ MOI un homme n’est PAS Qu’une BITE et un ensemble de pulsions et ici , ce jeune garçon est dans le cas au quel je parle , Vos hommes pédophiles viciées et pervetis de mentalité parce qu’ils se restreignent vive une chose différente! Sa suffit!

    AU revoir!

  5. Seeker

    4 septembre, 2012 à 11:47

    Salut Miss X,

    On est entièrement responsable de ce genre d’actes, quels qu’ils soient. Il faut les assumer, je ne te contredis pas dessus.

    Cependant, on peut croire savoir ce qu’on fait parce qu’on se borne à certaines illusions, ou parce qu’on a une vision pas assez claire et étendue des choses.

    Car, où est le respect d’autrui dans cette situation ? Nulle part. On ne peut pas aller voir plus loin que le bout de son nez pour décider de violenter tout ce qui bouge.

    Honnêtement, je ne suis pas certain qu’on cultive la conscience de soi quand on a recours à ce genre d’acte. Alors je ne dirais pas que c’est une question de valeurs différentes, nous ne pouvons pas tout expliquer par un relativisme moral qui autorise tous les dérives et les comportements. C’est une question de conscience de soi et d’autrui.

    C’est dans ce sens-là que je veux dire qu’ils ignorent leurs actes, ils sont « bloqués » par cette méconnaissance de soi et des autres.

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