Archive pour février, 2014

Crainte objective et subjective

Crainte objective et subjective 14022802190217181812022331

Bonjour à tous,

Je me suis réveillée en forme ce matin, je n’avais plus peur. De quoi pouvais-je bien avoir peur, franchement c’est la dernière chose dont j’aurais voulu parler. 

« Il est des craintes objectives et des craintes subjectives, les deux étant sources de souffrance. La plus grave toutefois est la crainte subjective. Et là concrètement tu as peur de ce que l’on va pouvoir penser de toi si tu avoues que tu as eu peur. »

C’est nul hein ?

« Ce qui serait nul comme tu dis, ce serait de chercher à enfouir cette crainte plutôt que de t’en libérer. Était-elle objective ? »

En un sens oui et non, j’avais peur de la gérante. Pas de la personne elle-même, de son statut, du fait qu’il était si facile pour elle de me pourrir la vie. C’était plutôt subjectif en fait.

« Pourquoi as-tu peur des gros chiens ? »

A cause de Rex, qui me terrorisait quand j’étais enfant et que j’allais en vacances chez ma grand-mère. Je me souviens de la fois où elle m’a courue après dans la cour. Heureusement qu’il y avait la chaine. On dit que les chiens s’habituent aux gens au bout de quelques jours, pas Rex. Chaque fois qu’elle nous voyait elle aboyait et sans la chaîne, ce fameux jour dans la cour, elle m’aurait mise en pièce.

« Et Rex était ? »

Un berger allemand.

« Aujourd’hui Rex n’est plus. »

Bon débarras. Je ne vais pas faire semblant, je ne l’aimais pas.

« Tous les bergers allemands ne réagissent pas comme Rex. »

J’ai beau le savoir, quand j’en vois un j’ai d’abord une appréhension. 

« Tu te souviens de Billy, le beauceron de ta meilleure amie ? »

Quel adorable chien, il était tout gentil, lui je l’aimais bien ! Il était venu vers moi je me souviens…

Rien à voir avec ce monstre qu’ils ont pris quand le pauvre Billy est mort (accidentellement). On aurait dit Rex, version beauceron.

« Tous les chiens ne sont pas les mêmes, peu importe qu’ils appartiennent à la même race. »

Je sais bien Roéchel. Mais je reconnais que d’entrée, quand je vois un gros chien, j’ai peur. De toute façon je préfère les chats.

« Tu as eu deux chats. »

Oui.

« Vous les dîtes peu sincères et indépendants. »

C’est faux, ce sont des animaux adorables. Qui choisissent leur maître. Ils ne vont pas vers tout le monde. Mais ils sont sincères.

« Ce qui te ferait du bien ce serait d’avoir un chien. Pas un bichon ma belle Sylvie, mais pas un berger allemand non plus. Ni un beauceron. »

Tu plaisantes ?

« Tu aimes les épagneuls Cavalier King Charles. C’est une petite race de chien. Vous les dites joviaux. C’est ce qu’il te faudrait pour réaliser qu’il n’y a pas que Rex. Et dépasser cette crainte, il te faudrait vraiment adopter un chien pour y arriver. Parfois, un travail mental suffit, d’autre fois, il faut se lancer. Il s’agit d’une crainte objective, tu as gardé le souvenir du chien qui courrait en aboyant après la petite fille que tu étais. On aura beau te parler, cela ne va rien changer. Le traumatisme est là. Tu as encore les images de la scène en tête.

Une crainte objective, basée sur du vécu, ne disparait pas sans un effort matériel. Un peu comme lorsque l’on vous dit de remonter à cheval après être tombé. Il te faudrait adopter un chien. C’est cela qui te permettra de dissocier le choc originel. Le fait d’aimer ton propre chien.

Quand tu t’installeras chez toi, tu en adopteras un. Ce sera une bonne chose tu verras. Les craintes objectives peuvent être dépassées, mais c’est mieux si cela se passe en douceur.

Pour ce qui est des craintes subjectives, c’est différent. Concrètement, la gérante a tout fait pour que tu ne te sentes pas à l’aise. Pour preuve, chaque fois que tu commençais à te sentir bien, elle te tombait dessus pour X raisons.

Il ne s’agit pas du même type de traumatisme. Il était entretenu. C’est pour cette raison en vérité que tu es si pressée d’avoir tes papiers, pour pouvoir te dire que cette période est derrière toi.

Ce traumatisme entretenu, c’est ce qui est caractéristique du harcèlement moral. Que tu ne sois plus en colère et que tu n’aies plus peur est une bonne chose. Maintenant et seulement maintenant nous pouvons te le dire, tu serais fondée à porter plainte vu que tes documents et ton solde de tout compte ne t’ont pas été remis à la date prévue. C’est la gérante qui se conduit mal ici, tu as raison de le penser et tu auras raison de le lui dire aussi si tu le fais.

Tu vois, nous comprenons la peine, la tristesse, le chagrin, la détresse, la crainte également. Nous n’acceptons pas toutefois le sentiment d’injustice. Nous vous encourageons plutôt à utiliser ce que vous avez pour vous sortir d’une mauvaise situation. Et si vraiment votre moral est trop bas, nous intervenons. Pour que vous ne perdiez pas toute confiance en vous, pour que vous continuiez de voir du bleu dans le ciel.

Il te faudra un chien Sylvie, d’ici quelques temps tu en adopteras un. Mais pour l’instant, avec ou sans papier, c’est terminé. Tu n’as plus à avoir peur. D’accord ? »

Oui. Et si je retrouve la même chose ailleurs ?

« Il est normal que tu te poses cette question, dis-toi simplement que tu prête pour mieux. »

Je suis prête pour mieux.

« C’est ce qu’il adviendra. »

Merci Roéchel.

Bonne journée à tous ;)

 

Sahara

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Bonjour à tous,

« Tu te sens bien aujourd’hui. »

Oui.

« Finalement. »

Lol !

« Et pourtant tu n’as pas eu tes papiers. »

Non, pas encore.

« Mais on va te les remettre. Et ensuite, tu vis ta vie. »

C’est ce que je comptais faire dès le départ.

« Rien ne peut t’empêcher de te sentir bien, en-dehors de toi. Souviens-t’en. Tu as l’impression que nous sommes sévères avec toi sur ce point, que nous ne comprenons pas ce sentiment de détresse que tu as ressenti. Détrompe-toi. Mais nous ne pouvons pas vous encourager à vous sentir des victimes.

Il fallait que tu te calmes, même en la circonstance. Peu importe la façon dont X ou Y te traite, cherche une solution quand il y a un problème et lorsque tu la trouves, sache l’accepter.

Il ne s’agit pas d’avoir le dessus ou le dessous. Il s’agit d’être en paix avec soi-même. Quand on te remettra tes papiers et ton solde de tout compte, pars avec le sourire, le cœur léger.

Dans le processus de guérison, il est une étape très importante, celle de l’admission que rien n’arrive par hasard. C’est parce que tu as, seule, compris que tu méritais bien mieux que tu as trouvé un autre travail. Tu l’as compris dans le calme, une fois le désir de vengeance passé.

Tu as compris aussi que quoique tu vives, il y a toujours une personne qui te soutient. Demain tu comprendras aussi que quoique tu vives, il y aura toujours un tiers qui cherchera à te mettre des bâtons dans les roues.

Un jour tu comprendras pourquoi tu te retrouves éternellement prise dans un tel triangle mais en attendant, sois sereine. Tu devrais remarquer que tu finis toujours par t’en sortir aussi.

Tu as pris conscience des schémas de vie en observant les autres. Vous voyez plus facilement ceux des autres. Quand vous les voyez, beaucoup n’en prennent jamais conscience.

Maintenant ma douce Sylvie, tu t’interroges sur les civilisations ayant vécu au Sahara ? »

J’ai eu un flash tout à l’heure alors je me posais des questions, j’ai fait une petite recherche. Rapide. Apparemment il y en a eu quelques unes car le Sahara n’a pas toujours été un désert, ce que je savais. Par contre j’ignorais que tant de peuples s’y étaient succédé.

« Les anciens lacs du Sahara t’intéressent, pourquoi pas. Mais trouveras-tu quoi que ce soit qui évoque ce palais qui t’est apparu ? Peut-être pas et peut-être que ce n’est pas grave.

Peut-être que par moments, le mieux à faire est de laisser les réponses venir. »

Merci Roéchel.

Bonne journée à tous ;)

Comment refaire sa garde-robe à moindre coût

Comment refaire sa garde-robe à moindre coût 14022606370717181812017811

Bonjour à tous,

Aujourd’hui nous allons aborder un sujet très important, celui de la manière dont nous nous vêtons. Pour pouvoir refaire sa garde-robe, il faut tout d’abord en avoir envie. Pourquoi en avoir envie ? Le plus vraisemblable est que l’actuelle ne vous convienne plus.

Alors non, je ne m’apprête pas à vous communiquer une liste de sites sur lesquels abondent les bonnes affaires. Encore que, si certaines sont intéressées, n’hésitez pas à le dire. Par ailleurs, le super plan pour bénéficier d’un tas d’offres et de cadeaux, c’est de créer un blog mode et de faire en sorte qu’il marche.

Pourquoi ne l’ai-je pas encore fait ? Je préfère la spiritualité à la mode. Je sais, je sais…

Dans une prochaine vie peut-être que je serai plus pragmatique ? C’est possible après tout. Mais revenons à nos moutons. Comment refaire sa garde-robe à moindre coût, comprenez par là sans un sou.

Alors non je ne m’apprête pas non plus à vous conseiller le troc ou l’échange limité dans le temps entre copines. Personnellement je ne suis fan ni de l’un ni de l’autre. Pour diverses raisons.

En fait, je ne comptais même pas vous parler de vêtement. Non pas que je ne sois pas intéressée par un tel sujet, au contraire. Mais plutôt parce que, parfois, derrière le besoin de tout racheter se cache tout autre chose. C’est ce point-là que nous allons développer.

Oui encore. Pourquoi revenir sur un tel thème, parce que nous avons souvent du mal à identifier réellement l’origine profonde de nos insatisfactions. Aussi, nous attachons-nous aux frustrations qui ne constituent qu’une petite manifestation (peu agréable certes) de ces insatisfactions.

Donc, pour pouvoir refaire sa garde-robe à moindre coût, c’est à dire pour éviter de faire flamber son compte en banque inutilement, il suffit tout simplement de trouver l’origine de nos insatisfactions profondes. Heureusement que je suis là n’est-ce pas ? Comment auriez-vous compris cela autrement ?

Je sais, je sais.

Maintenant, peut-être attendez-vous que je vous dise comment identifier les dites insatisfactions. Alors que faire, je me cache derrière une boutade ou je réponds franchement ?

Je connais plusieurs moyens d’y parvenir mais par expérience, j’ai compris que nous étions de véritables champions du refoulement. C’est la très grosse difficulté ici. Il arrive fréquemment en vérité que nos insatisfactions nous soient rappelées mais nous ne pouvons ou ne voulons pas les accepter. Alors nous refoulons encore et encore si bien que nous en arrivons à penser que malgré nos efforts, nous ne parvenons pas au résultat souhaité.

Ainsi, comment ne plus refouler ? Je pense et je me contenterai d’un je pense, qu’il faut commencer par accepter le fait que nous sommes faillibles. Tout simplement parce que si je me fie à ce que j’ai compris, il y a souvent une erreur égotique à la source de nos insatisfactions. Même très souvent en fait.

Une fois que nous sommes conscients que le fait de nous tromper de temps en temps ne fait pas de nous des individus dénués d’intelligence, de cœur ou ce qui est en cause, je pense qu’il convient d’admettre que l’erreur en question, qui était de notre fait, a causé des dégâts qui ne vont pas disparaître d’un coup.

Encore une fois si je me fie à ce que j’ai compris, cette étape est de loin la plus difficile. Il n’est pas si aisé de passer de « Pourquoi moi Seigneur, pourquoi ? » à « Ok, c’est bien moi qui ai causé ce marasme, je l’accepte. » 

Ne riez pas, je suis sure que vous aussi vous connaissez « Pourquoi moi? ».  D’autant que, c’est l’étape suivante, il faut trouver la force de dépasser le désir de réparer à tout prix. Car tout ne peux pas l’être. Cela aussi est difficile à admettre.

Il ne s’agit pas de passer du rôle de victime au rôle de victime. Il s’agit d’accepter sa responsabilité en ayant conscience que ce qui est, est. 

Accepter que tous les dégâts par soi causés ne sont pas réparables implique d’accepter l’idée que nous posons des jalons, ensuite…

Lorsque nous avons compris et intégré que nous sommes faillibles, il convient d’accepter que chaque action d’une manière ou d’une autre nous enrichit et nous appauvrit tout à la fois. Comment est-ce possible ?

Nous avons besoin de nous nourrir. Pas seulement physiquement, même les Anges sont nourris. Certes, eux n’ont aucun effort à faire. Vous et moi si. Tous les jours nous prenons des décisions, certaines nous sont plus bénéfiques que d’autres. Les moins bénéfiques, celles qui ne tiennent compte que de notre ego, nous appauvrissent. Celles qui tiennent compte de notre âme nous enrichissent.

C’est bateau mais de manière plus claire, tout ce qui contribue à nous rendre sincèrement heureux nous nourrit. Ce qui nous permet juste de survivre en ce monde nous appauvrit.

Accepter cela nous permet de comprendre ce que signifie être faillible. Cela nous permet de comprendre que nous commettrons toujours des erreurs mais qu’elles peuvent ne pas nous affecter. Comment nos grosses erreurs peuvent-elles ne pas nous affecter ? Tout simplement en nous aimant nous-mêmes.

Oui tout ça pour en arriver là. Il est absolument impossible de pardonner à celui que l’on n’aime pas. Or, pour pouvoir voir au-delà de l’erreur et ainsi lui permettre de disparaître sans laisser de trace, il faudra pouvoir se pardonner soi-même, c’est l’ultime étape.

Or, si je reste sur mes expériences, je constate que beaucoup, beaucoup, butent sur l’étape qui précède le pardon. Sans Amour franc pour soi-même, par où passer, c’est la question que j’ai eu l’occasion de me poser. J’ai vu un autre chemin, un chemin de foi. Aimer la Source, ou le nom que vous voulez, peut permettre d’arriver au pardon. Mais pas sans qu’à un moment où un autre on ne soit amené à se voir autrement.

J’ai vu un troisième chemin, aimer des tiers qui servent de miroirs et au travers des yeux desquels on parvient à s’aimer. Ce chemin-là est le plus difficile en vérité. Car les tiers sont comme nous, faillibles.

Pour autant, je me garderais bien de dire que tel chemin est mieux que tel autre. Je pense que celui qui se présente à nous est celui qu’il nous faut. Au fond, tant que le résultat est là, tant que nous parvenons à dépasser nos insatisfactions en nous pardonnant nous-mêmes, peu importe ce qui nous a porté. Si on regarde bien, dans les trois cas, il s’agit d’Amour. Quelle que soit la façon dont nous vivions cet Amour.

Bonne journée à tous ;)

De l’autre côté

De l'autre côté dans Mes poèmes 14022606542917181812017921

Juste de l’autre côté, j’aperçois une silhouette,

Une ombre fugitive qui se laisse à peine voir…

Un observateur curieux et silencieux, un de plus,

Je sens ses yeux, je devine son visage, ses traits,

Du moins ceux de son totem,

Je souris et je salue, merci d’être venu voir qui je suis, au-delà de mes mots.

 

Sous le soleil éternellement

Sous le soleil éternellement 14022612442717181812016110

Bonjour à tous,

Je n’ai plus mal à la tête. Et je me suis calmée. Je n’ai toujours pas mes papiers, je pense qu’on va me les envoyer à la fin de la semaine. Je vais tenter de demander à la directrice mais on ne lui dit rien alors je ne suis pas sure qu’elle sache.

Ce n’est pas grave, j’ai déjà prévenu que je n’avais pas reçu le certificat de travail mais comme je l’indiquais hier le DRH m’a dit qu’il comprenait.

Ça me rappelle la fois où, alors en congés, j’avais demandé qu’on me prévienne lorsque mon chèque de salaire serait prêt. J’avais dit que je viendrais le chercher. On me l’a envoyé par la poste.

Un jour je suis sure que cette histoire de papiers aussi me fera rire. On n’y est pas encore vraiment mais j’ai bon espoir. Sammael a raison, je vais me remettre. Et peut-être que d’ici là je serai parvenue à obtenir les mêmes jolis scones bien gonflés que sur la recette que j’ai voulu reproduire un peu plus tôt. Je l’ai suivie presque à la lettre, j’ai juste viré le cheddar. Et remplacé la crème fraîche. Mais les palets moelleux c’est bon aussi. Avec du saucisson. Bref.

La prochaine fois j’essaierai le poisson pané et les frites au four.

« La salade et le poisson pané. », me répond Ariel.

Oui c’est ce que je voulais dire, la salade.

« Sinon il est possible de tenter un gratin de légumes. »

Ce sera dans une prochaine vie.

« Avec des pâtes. Ou un risotto avec des légumes. Tu aimes bien les légumes avec du riz. »

Bon, avec du riz ou des pâtes pourquoi pas.

« Regarde dans la section, pour les enfants, du livre de recettes. Ils expliquent comment rendre les légumes appétissants pour ceux qui ne les apprécient pas. »

Oui c’est là que j’ai trouvé le poisson pané et les frites.

« Il y a aussi une recette de risotto aux légumes. Tu pourrais essayer. Tu devrais chercher un livre sur les recettes à base de riz. Pour découvrir des recettes de riz aux légumes. Puisque tu as du mal à manger des légumes seuls. »

J’aime pas les légumes…

« Mais c’est bon avec du riz n’est-ce pas ? »

Oui c’est vrai j’aime bien, je vais voir si je trouve.

« Tu comptes ranger ta chambre aussi n’est-ce pas ? Elle était en vrac comme tu dis parce que tu ne te sentais pas bien. Mais ça va mieux, alors symboliquement, pour laisser aller plus facilement les énergies, il est temps de ranger. D’accord ? »

Oui, j’allais le faire.

« Tu faisais beaucoup d’efforts pour aller travailler tous les jours n’est-ce pas ? »

Je dépensais beaucoup d’énergies pour me conditionner. Pour pouvoir faire ce que je devais dans un environnement qui ne me plaisait pas. Je sais ce qui s’est passé, de voir qu’on fait exprès de ne pas me remettre mes papiers alors que j’ai déjà fourni tant d’efforts,  j’ai eu du mal à accuser le coup. A faire un effort supplémentaire pour ne pas craquer et débarquer là-bas pour dire tout ce que je pensais. Je me suis sentie démunie quand j’ai réalisé et cela m’a rendue furieuse. J’ai trouvé cela tellement injuste et voir qu’il était si facile de jouer avec moi…

J’aurais dû rester calme dès le départ mais franchement, c’était au-dessus de mes forces, on aurait dit la goutte d’eau de trop. Ça va mieux maintenant. J’ai bien compris que tout ce que la gérante et la comptable attendent, c’est de me voir appeler au bord de l’hystérie ou débarquer sans prévenir. Je ne ferai ni l’un ni l’autre.

« Tu retrouves doucement ta bonne humeur. »

Oui, ça revient. Tant mieux. Mais j’avais envisagé de partir à l’hôtel quelques jours avec une partie du solde de tout compte. Heureusement que je n’avais rien réservé.

« Ce sera pour une autre fois. »

Oui, on dirait. Ce n’est pas grave. Restons sous le soleil, éternellement.

« Voilà. De toute façon tu es déjà embauchée ailleurs. Tu as ce que toi tu mérites et c’est tout ce qui doit t’importer. Tu n’auras pas besoin d’aller aux prud’hommes tu verras. Vis juste ta vie. »

J’entends ce que tu me dis Ariel. Ok, je vais m’occuper de moi et juste de moi. Et j’espère que cela continuera de m’apaiser. 

« C’est la seule bonne direction pour toi, douce enfant. Dans ton livre il y a une recette de gâteau au chocolat et courgettes. »

Je suis dubitative devant cette association par contre ! Je ne le cache pas !

En plus je n’aime pas les courgettes.

« Qui ne tente rien… »

Lol, merci Ariel.

Bonne journée à tous ;)

 

Chaleur torride

Chaleur torride 14022507184617181812015376

Bonjour à tous,

J’ai mal à la tête. Parce que je suis contrariée. Je sais qu’il suffirait que je me calme pour me sentir mieux mais je n’y parviens pas. J’ai besoin de mettre certaines choses à plat donc.

« Tu as à peine regarder les vêtements sur Asos tout à l’heure. », me dit Ariel.

Finalement je n’avais pas envie de faire du shopping.

« Et cette paire de chaussures que tu as repéré ? »

Elles sont juste trop belles, c’est la deuxième paire qui me tape dans l’oeil comme ça. J’hésite à acheter des chaussures en ligne à cause de mon 39 1/2. J’ai peur de devoir les renvoyer vu que je trouve rarement cette pointure sur ASOS.

« Peut-être qu’elles t’iront. Peut-être. Tu les porterais avec quoi ? »

Oh je trouverais, ne t’inquiète pas. Il y avait cette jupe aussi, mais il n’y avait plus ma taille dans la couleur qui m’intéressait. J’aime bien moi aussi le bleu menthe. Le souci c’est qu’en Europe le printemps approche et c’est considéré comme une couleur tendance à cette période. Dommage. Même le modèle rose a disparu en 38.

« Et en Martinique il n’y a pas de couleur tendance ? »

Non, ici on peut porter n’importe quoi n’importe quand. Le soleil n’est jamais faible, la luminosité ne varie pas de manière extraordinaire d’une saison à l’autre et d’ailleurs nous n’avons que deux saisons, la saison des pluies et des moustiques et la saison des pluies et des moustiques. Heureusement durant les deux, on a quand même pas mal de soleil.

« Il n’y a plus de saison sèche ? »

Je crois que jadis il y en avait une, on m’a dit qu’il y en avait une. Je ne crois pas l’avoir jamais vue. Moi je connais surtout la saison des pluies. Et des moustiques.

« Et aujourd’hui il pleut ? »

Pas ce matin, ce sera pour plus tard. Il y a de courtes averses tous les jours. Ce n’est pas un drame, il fait chaud quand même. Le temps est agréable ici, je me plains mais, je sais que je préfère le climat de la Martinique à celui de la France.

Quand j’ai froid ici il me suffit de mettre des chaussettes la plupart du temps. C’est pour cette raison que j’ignore où j’ai pu ranger mon second gilet.

« Tu aimes la chaleur torride. »

Oui, c’est vrai. J’adore sentir le soleil sur ma peau et boire un bon jus frais quand il fait chaud. Mais depuis quelques temps on a plutôt une chaleur douce. Ça peut être bien aussi, par contre il ne faut pas se baigner.

« Mieux vaut se contenter de manger des langoustes grillées sur la plage. »

Par exemple !

« Ou alors aller faire la fête sur l’ilet Oscar. »

Aussi oui, justement on m’avait parlé d’un plan, il faut que je rappelle…

« Et en parlant de fête, c’est le carnaval, tu vas aller à cette soirée de mardi gras ? »

La semaine prochaine ? Sans doute oui. Je sais que ce sera sympa.

« Pourquoi préfèrerais-tu rencontrer une âme sœur ? Non, je vais poser la question autrement. Imagine que Lauviah puisse revenir pour toi et que d’ici deux ans, vous puissiez vous retrouver. Tu l’attendrais ? »

Oui.

« Pourquoi ? »

Parce que je sais qui il est, je sais qu’il m’aime et que je l’aime aussi. Alors j’attendrais oui.

« Mais il n’y a pas de dimension sexuelle entre vous. C’est un Amour qui est détaché de cet aspect des choses. »

Et c’est normal, il est un Ange désincarné. Je sais faire la part des choses. Son Amour est pur, je le sens. Un Amour qui n’attend rien et qui donne tout. Or, je sais que suis capable d’aimer de cette façon aussi, même avec la dimension sexuelle. Ce n’est pas un obstacle. S’il s’incarnait, je serais obligée d’apprendre à le connaître en tant qu’homme. Parce qu’il serait différent, il aurait un ego.

Mais ça ne change pas le fait que je sache qui il est hors de cet ego.

« Eh bien tu vois, celui qui attend sait tout cela aussi. Il ou elle sait tout ce que tu viens d’énoncer et c’est la raison pour laquelle, dès lors que vous savez, vous ne pouvez pas renoncer à espérer une réunion.

Celui qui est attendu en revanche, est soumis à une lourde épreuve. Il ne trouve personne qui lui convienne, pour mille raisons et il ne comprend pas pourquoi. Arrive un jour où les deux se retrouvent. Ça passe ou ça casse. »

Ça casse souvent si je me fie aux consultations que j’ai pu avoir. Ou aux commentaires laissées sur le blog.

« Ça casse souvent oui. Même lorsque les deux sont éveillés il y a beaucoup d’obstacles. Le plus grand étant que vous devez être capable de vous suffire à vous mêmes. Nous te l’avions dit, l’autre ne doit pas être celui qui comble vos manques. Or, c’est ce genre de relations que vous privilégiez. »

On veut souvent quelqu’un qui nous apporte ceci ou cela.

« Toi tu veux juste tes papiers. »

On ne va pas publier cet échange, mais juste de toi à moi. Là je ne rêve pas, c’est bien uniquement pour m’ennuyer? Et si j’avais eu besoin d’aller m’inscrire au pôle emploi ? Ou alors si j’avais eu un besoin urgent du solde de tout compte ? C’est bien juste de la méchanceté ?

« Oui. »

Bon, il est bien certain que c’est à moi de ne pas rester là-dessus. Je sais bien pourquoi j’ai mal à la tête. Je vais tâcher de me calmer. Je ne sais pas encore comment par contre lol.

Je voudrais savoir une chose ceci dit, à l’évidence il y a quelque chose que je fais mal. Et j’aimerais bien savoir quoi, afin de me corriger et de ne plus retomber sans cesse dans le même écueil.

« Quel écueil ? »

Eh bien, je me retrouve toujours face à quelqu’un qui cherche à me dominer et j’ai remarqué que je ne suis jamais en position de répondre comme je le voudrais. Alors je me dis que je dois faire quelque chose pour provoquer cette situation. Je la revis souvent et je suis toujours dans la même position. Si bien que j’en viens à rêver de pouvoir soumettre cette personne à mon tour.

« Bon, pourquoi tu n’as pas cherché à écraser la jeune intérimaire ? »

Pourquoi aurais-je fait ça ? Je ne tire pas de plaisir dans la souffrance d’autrui, contrairement à certains. Écraser pour écraser ne m’intéresse pas. Je la trouvais sympa en plus.

« Pourquoi tu ne dis pas exactement à tes lecteurs de quelle manière précise il convient de prier, de s’adresser aux entités, en qui il faut croire ? »

Je n’ai pas à leur dire ce genre de choses. Je ne suis pas un gourou, je pense que chacun sait en quoi il doit croire. Ou commet il doit prier. Si on me demande un conseil je peux en donner. Mais je ne crois pas aux méthodes-type en spiritualité. Pourquoi se tourner vers la gauche plutôt que vers la droite serait se rapprocher de Dieu ? Dieu n’aime pas la droite ?

Pour moi, la spiritualité doit venir de soi, de sa propre expérience et ce que l’on trouve autour de nous nous permet simplement d’éclairer ce que nous vivons et ressentons.

« Pourquoi ne te dépêchais-tu jamais de demander aux stagiaires de faire ton classement ? »

Je suis bien heureuse de n’avoir jamais effectué le moindre stage quand je vois de quelle façon on traite les stagiaires ! Surtout quand j’entends devant une pile de CV, mais celui-là ne vaut rien regarde, il n’a jamais travaillé il n’a fait que des stages !

« Si tu ne te retrouves jamais dans la position de celle qui cherche à s’imposer c’est tout simplement parce que dominer ne t’intéresse pas ma douce enfant. »

Ok, mais qu’est-ce qui dans mon attitude laisse croire que j’apprécie d’être dominée ?

« C’est le contraire justement, tout laisse clairement voir que tu n’apprécies pas cela. Tu es gentille mais fière. Tu dis merci quand on te fait un compliment et tu plaisantes facilement avec des hommes que tu ne connais pas. Tu donnes l’impression de savoir que tu plais et de l’assumer. Note que c’est avec des femmes que tu as le plus de problèmes, avec des femmes ou avec des hommes autoritaires. Ce type d’hommes est facilement attiré par toi, tu l’as remarqué et tu ne comprends pas pourquoi puisque tu ne recherches pas l’affrontement dans un couple. »

J’ai horreur des hommes autoritaires.

« Oui, nous le savons. »

Je me fais confiance en tant que personne et je sais faire confiance. Je ne peux pas admettre que l’on n’ait pas confiance en moi. Pour une raison qui m’échappe, la plupart des hommes qui m’ont contactée via ce blog, ont commencé par me dire ce que je devrais changer ou ce que je devrais apporter. Laissez-moi vous le dire bien franchement, ce n’est pas la bonne approche.

Je ne parle même pas de ceux qui ont voulu me donner des conseils personnels d’entrée alors que je ne les connaissais même pas. Encore une fois, ce n’est pas la bonne approche. Ce blog est comme, chez moi. Imaginez qu’un inconnu vienne chez vous et vous invite à refaire toute la déco.

« Tous n’ont pas été si maladroits ceci dit. »

Effectivement.

« De la même manière, tu n’apprécies pas que l’on tente de te forcer, gentiment, la main. »

J’ai horreur de ça.

« Les hommes aiment bien tenté avec toi. »

J’ai vu, je ne comprends pas. Vraiment je ne comprends pas. C’est pour cette raison que je te demande ce que je fais mal, afin de pouvoir corriger ma mauvaise attitude.

« Tu es juste toi-même et c’est pour cela que nous te dirons simplement, ne fais pas cas. Reste comme tu es. »

Mais, tu ne me donnes pas de conseil ?

« Quand les autres sont mal, ce n’est pas à toi de changer.

Les hommes ouverts à la divinité, sont souvent moins possessifs et donc ressentent moins le besoin de dominer leur partenaire féminine. Ils sont plus enclins à la laisser s’épanouir et à faire confiance. Ils sont plus enclins à partager aussi.

J’aimerais que nous parlions d’une chose, tu as quand même une spiritualité assez particulière. Tu as besoin de peu d’aide extérieure à ce niveau. Tu sens la Source et peux obtenir les réponses à tes questions ou à celles de tiers. Il va peut-être falloir admettre l’idée que pour se sentir bien avec toi, un homme ouvert à la divinité sois plus fort que toi sur un autre plan. Parce que ce ne sera pas sur ce plan-là. Tu n’en as pas conscience et du coup cela ne ressort pas forcément, mais tu uses un très faible pourcentage de tes capacités spirituelles. Et figure-toi que certains ont pu s’en rendre compte. Certains qui eux sauraient comment t’aider à développer. Et comment t’amener à en tirer profit. Pour une raison que nous ne développerons pas maintenant, les hommes sont plus enclins à voir cela que les femmes. 

En vérité, avec ta personnalité de femme-enfant, certains ont peut-être eu l’impression que tu serais facile à diriger. Ils se sont heurtés à un tempérament qui ne se révèle que lorsque tu t’énerves. Dans la vie de tous les jours, tu une femme gentille, calme. Tu ne sautes pas sur les gens à la moindre occasion. Tu sais te montrer conciliante également. Il faut essayer de te forcer la main pour que tu ériges ce mur qui peut paraître surprenant. Mais il est infranchissable, rien ne passe, tu agis comme les enfants, un non veut dire non.

Pour dire oui tu as besoin de connaître d’abord et de te sentir en confiance. C’est tout. Mais certaines personnes n’ont pas autant de sensibilité que toi et ne s’en rendent pas compte.

Est-ce que tu serais ennuyée qu’un homme soit moins fort que toi sur le plan spirituel ? »

Non. Je m’en moque. Je ne regarde pas ce genre de choses.

« D’autres regardent. Et jaugent. D’autres n’ont pas le sentiment que la difficulté n’existe pas sur le plan spirituel. D’autres ne vont pas se coucher en demandant à leurs Serviteurs de nettoyer les énergies de la chambre pendant leur sommeil. Ils le font eux-mêmes. »

C’est dommage, c’est sympa de se réveiller dans du « propre », les gens devraient essayer.

« Il se pourrait que les rapports dominant-dominé dans un couple, soient moins importants quand chacun sait quel est son domaine fort. Et qu’il a conscience que celui de l’autre et le sien, se complètent très bien. Alors peuvent naître échange et partage. »

Échange et partage, mais c’est justement ce que je recherche.

« Ma chère enfant, c’est ce que vous recherchez tous. Que vous en ayez ou non conscience. »

On a parlé de beaucoup de choses aujourd’hui.

« Nous pourrions continuer. J’aurais encore beaucoup à te dire. Mais il est déjà heureux de voir que ta position sur l’Amour terrestre n’est pas si tranchée. Tu sais, tout arrive toujours au bon moment. Et comme ça doit arriver. » 

Le mal de tête, ce n’est pas juste à cause des papiers ou de ma tante ?

« C’est une sorte de ras-le-bol dû à trop d’énergies contenues. La vérité est qu’il fallait vraiment que tu quittes ce travail. Mais ne t’inquiète pas, tu les auras. En attendant, repose-toi un peu. Va sur Asos Petite. »

J’ai repéré une jolie jupe, elle devrait m’aller. Je fais 1m63, je peux acheter des jupes chez Asos Petite. Elles m’iront.

« Mais oui. Si tu veux. Fais ce que tu veux. Tu es sortie de prison. Tu te souviens, quand tu tirais les cartes au sujet de ton travail, tu tirais souvent les rats, la prison, le cobra. Jamais de jolies cartes. »

Je me souviens ! Ainsi je savais que j’allais vivre des journées difficiles et ça ne loupait jamais. Je te jure…

« Reste toi-même. C’est ainsi que tu pourras obtenir ce que tu veux dans la vie. Nous poursuivrons cette discussion, plus tard. Tu ne publieras pas cet article alors ? »

Il aborde plusieurs points à la fois…

« Ce n’est pas grave. »

Tu as raison. C’est comme dans la vie, on regarde rarement une seule direction.

Merci Ariel.

Bonne journée à tous ;)

Apprends à observer

Apprends à observer 14022411250217181812012884

 

Bonjour à tous,

Je n’ai pas eu mes papiers. Je m’en suis déjà expliqué auprès de mon futur employeur qui me dit comprendre les impondérables. Tout va bien donc ? Non. Ça ne va pas, du tout. Je suis très en colère, vraiment très en colère.

Si bien que j’ai voulu exiger, à un autre niveau, qu’elle me les donne demain. Mais Astaroth s’y est opposé. Et m’a dit être prêt à brider toutes mes capacités spirituelles si je persévérais dans cette direction. Je ne voulais pourtant faire de mal à personne, juste exiger qu’on me remette mes papiers.

« Non. Tu as trouvé une solution. Le DRH a dit qu’il t’attend. Le problème n’est plus. »

Je ne suis pas satisfaite Roéchel. En plus j’apprends que l’autre sein de ma tante pourrait développer un cancer lui aussi. Est-ce qu’elle va se remettre cette fois ?

« Te souviens-tu du rêve de ta mère ? »

Celui où elle voyait couler du sang noir ?

« Celui-là. Souhaite à ta tante de bien s’amuser durant la croisière le mois prochain. »

Mais, et si on lui enlève aussi ce sein-là ? Elle s’est remise la première fois.

« Elle n’a jamais cicatrisé de l’opération de reconstruction. »

QUOI ? Je te demande si ma tante va guérir et c’est ce que tu me réponds ? Tu crois que c’est ce que j’ai envie d’entendre ? Peut-être que ce n’est pas un nouveau cancer, pourquoi tu ne me dis pas qu’il faut attendre la biopsie ?

Pourquoi tu ne me dis pas de ne pas m’en faire, qu’elle va guérir ? Pourquoi tu ne me dis pas ça ?

Je croyais qu’elle était en rémission…

« Tu voulais qu’elle soit en rémission. Ce n’est pas la même chose. C’est quand elle a mal supporté l’opération de reconstruction qu’il fallait s’inquiéter. Aujourd’hui, il convient de l’aider à dépasser regrets et amertume. Parce que les médecins peuvent la soigner, mais si elle se remet cette fois, il y aura autre chose. »

Comment ça ? Pourquoi ? Je ne comprends pas Roéchel.

« La seule chose que tu ne comprennes pas est que nous ne te disions pas qu’elle va se remettre. »

Je ne veux pas qu’elle meure. Voilà ce que je comprends. Elle dit ressentir une douleur insupportable dans le dos. Elle dort plus que d’habitude. J’ai vu d’autres avoir des cancers. Jamais d’aussi près toutefois. Je ne comprends pas qu’on en soit là, elle était suivie !

Dis-moi qu’elle va guérir.

« Je ne peux pas. Tu peux facilement interpréter le rêve de ta mère. Ce n’était pas un rêve d’ailleurs mais une vision. Qui s’accompagnait au réveil d’un mauvais pressentiment. Et il n’y avait que le sang noir, rien d’autre. »

Je vois. Pourquoi ? Pourquoi comme ça ? Pourquoi un cancer ?

« Au jour d’aujourd’hui, ce n’est plus ce qui importe. »

Donc c’est un nouveau cancer. Il n’est même pas besoin d’attendre la biopsie ?

« Attends si tu veux mais apprends à ne pas espérer en vain. C’est pour cette seule raison que tu es si en colère aujourd’hui. Tu ressens la même colère que la gérante au moment où tu lui a annoncé que tu partais avec un grand sourire.

Tu aurais dû savoir qu’elle ne te remettrait pas tes papiers. Apprends à observer. Ta tante savait qu’il y avait un problème. Apprends à accepter et tu verras plus facilement apparaître les bonnes solutions. Ne te bats pas quand ce n’est pas nécessaire.

Qu’est-ce qui est mieux pour ta tante, profiter des bons moments qui se présentent ou se faire du souci pour un état de santé qu’elle sait délicat ?

Qu’est-ce qui est mieux pour toi, te lamenter en ruminant ou profiter de ces quelques jours de vacances ? Ne cherche pas la situation idéale, fais avec ce que tu as.

Ta tante a payé sa croisière, qu’elle y aille. Et toi, même si tu dois recevoir tes papiers par la poste, attends-les tranquillement. Ce n’est pas juste, ce n’est pas légal ? Tu préfères te rendre malade ?

Sois sereine au contraire, pour tous ces évènements sois sereine. Parce que la peur n’aidera ni ta tante ni toi, sois sereine et fais avec ce que tu as. Apprends à être joyeuse quand tout est gris, joue, mange du chocolat et souris. Parce que de toute façon, aucune colère ne modifiera ce qui est déjà en marche. »

Merci à toi.

Bonne journée à tous ;)

Idéalement

Idéalement dans Amour physique 14022402044517181812011108

Bonjour à tous,

« Alors c’est vrai, tu préfèrerais rencontrer une âme sœur ? », me demande Lauviah.

Oui.

« C’est bien ce que tu veux ? »

Oui. Sauf si toi tu te réincarnes.

« Je serais toujours avec toi, ou là pour toi. »

D’accord, alors moi tu vois, je me dis que ce serait parfait si je rencontrais une âme sœur.

« Il est purement logique que tu vois les choses ainsi, cela fait un moment que tu as évolué vers cette idée. Une de tes cousines se marie, une de tes connaissances vient de le faire aussi. Avec des âmes sœurs dans les deux cas.

Comment sais-tu que ces relations-là vont durer ? »

Je ne le sais pas. Mais je le leur souhaite. Et puis de toute façon si vraiment ça ne marche pas…

« …il y aura toujours une autre âme sœur. Et donc d’autres possibilités de vivre des choses intéressantes.

Comment as-tu trouvé la robe de Victoria ? »

Pas à mon goût, mais elle a pris tellement de poids, c’est dingue. Elle a un double-menton maintenant et elle n’a pas tenu compte de la meilleure manière de mettre en valeur sa nouvelle silhouette. Ce qui est dommage. Personnellement je ne lui aurais jamais conseillé ce modèle.

« Son mari et elle ont dépensé beaucoup d’argent pour un traiteur gastronomique. »

Et bon nombre de personnes sont restées sur leur faim. C’est tout le problème avec les portions « gastronomiques ». C’était leur choix. Mais du coup ils n’ont pas de quoi s’offrir un voyage. Il faut voir…

« Beaucoup de personnes se mettent en couple pour des raisons telles que la volonté de ne plus être seules ou le désir de montrer qu’on a réussi en privé. »

Pour une fois que je ne suis pas en train de courir et que c’est calmement que je vous dis que je préfèrerais rencontrer une âme sœur, je ne comprends pas que nous ayons cette discussion. Je ne vous ai pas dit que je comptais chercher quelqu’un à tout prix.

« Nous voyons bien que tu ne le fais pas. »

Voilà.

« Et cette idée de mariage à Los Angeles ? »

Ou comment dire à sa famille, ne venez pas, je ne veux pas vous voir. Le message est passé, qu’elle fasse ce qu’elle veut.

« Tu penses que c’est ce que ta cousine a voulu dire ? »

Je pense que son fiancé se moque d’elle depuis des années. Je ne suis pas la seule. Je pense qu’ils savent bien pourquoi ils se marient à l’étranger et je ne serais pas surprise qu’à leur retour ils oublient de faire en sorte que le mariage soit considéré comme valide ici.

« Tu es quelqu’un d’assez indépendant dans ta tête, tu n’as pas peur de ne pas t’entendre avec une âme sœur ? »

Mais non pourquoi ? Les âmes sœurs sont facilement compatibles justement.

« Tu as bien compris les choses apparemment, d’où cette logique implacable…

C’est vrai, il serait facile et agréable de rencontrer une âme sœur. Et c’est avec une âme sœur que tu aurais le plus de chance de vivre ce que vous appelez une belle histoire. Et tu as aussi parfaitement bien compris que si la belle histoire s’achève demain, il pourra toujours y en avoir une autre, toujours plus belle. C’est tout à fait juste.

Parce que tu sais que malgré la douleur, vous pouvez tous vous remettre d’une âme sœur.  Ce qui implique que tu as également compris que ces histoires ne sont pas réellement faites pour durer. Elles sont faites pour vous permettre d’avancer.

Alors, certains restent vraiment ensemble, c’est parce qu’ils ont fait le choix conscients d’avancer ensemble. Et tu te dis qu’en rencontrant quelqu’un avec qui tu t’entends bien, tu pourrais faire un tel choix. Comme ta cousine. »

Ce gars ne l’aime pas, je veux dire il n’est pas amoureux d’elle. Los Angeles, il se moque vraiment du monde. Cela fait des années qu’elle veut se marier, voilà ce qu’il lui propose et en plus elle court. Pourquoi est-ce qu’elle ne cherche pas mieux ?

Et c’est parce qu’elle a honte qu’elle a accepté et qu’elle ne veut pas que sa propre mère vienne. Douze ans avec quelqu’un et c’est comme ça que ça se passe ?

Mais elle a fait son choix. C’est elle qui voit.

« Donc tu ne ferais pas ce type de choix ? »

Moque-toi de moi.

« Je ne le fais pas. »

Si je vois que nos visées sont trop différentes, je n’insisterai pas.

« Donc tu as aussi compris qu’au-delà des sentiments, il est possible d’indiquer une route à suivre à son propre cœur. »

Je l’ai compris oui.

« As-tu perdu tout romantisme ma belle enfant ? »

Pas du tout. Simplement je sais, je ne peux pas dire pourquoi, que l’Amour véritable est une claque. Qui n’a rien de romantique. Or, justement, je me dis que c’est plutôt vers le joli que j’ai envie d’aller. Et le joli se développe entre deux âmes sœurs.

« Si je devais revenir pour toi, pourquoi serais-tu contente alors ? »

Mais toi c’est spécial, avec toi, l’univers prend de nouvelles couleurs. Tu n’attends rien de moi, tu ne me demandes rien, tu m’aimes juste comme je suis et parce que je suis comme je suis. Tu ne prends rien et tu donnes pourtant tout.

« Tu ne voudrais pas connaître cela sur Terre ? Et avoir aussi envie de donner tout ? »   

Bien sûr, idéalement c’est ce que je voudrais. Une part de moi le voudrait. L’autre aurait plutôt peur par contre.

« Laquelle a le dessus ? »

Celle qui préfèrerait une âme sœur.

« Donc celle qui a peur. »

Effectivement. Tu arrives en douceur mais tu sais où tu vas Lauviah lol.

« Tu ne souhaites pas rencontrer ta flamme incarnée. »

C’est vrai, je viens d’en prendre conscience.

« En fait plus tu reçois d’indices te disant qu’il se pourrait bien que tu retrouves vraiment cette personne, moins tu en as envie. »

Oui, je l’admets.

« Paradoxalement, cela indique que tu serais prête. »

Ah bon ?

« L’un attend, l’autre est attendu. Qui est le plus mal loti selon toi ? »

C’est celui des deux qui ne sait pas en vérité. Parce que c’est celui-là qui aura peur et rendra la relation compliquée.

« Et lequel des deux serais-tu ? »

Objectivement, celui qui a envie de fuir…

« Donc celui qui est attendu. »

Comment ça peut être plus facile pour celui qui attend que pour celui qui fuit devant lui ?

« Parce que celui qui sait reçoit de l’aide, l’autre la refuse. »

De toute façon on n’y est pas.

« De toute façon. »

Peut-être que je me trompe et que c’est moi qui attends, je suis célibataire.

« Tu saurais qui. Et ce n’est pas le cas. En outre, c’est toi qui voudrais une âme sœur, c’est donc toi qui fuis. Tu as compris certaines choses il y a longtemps mais, tu n’étais pas en mesure de les accepter. Aujourd’hui qu’elles te sont à nouveau proposées, tu réalises que tu ne te sens toujours pas à la hauteur. Soit. Seulement, ne pas se sentir à la hauteur, ce n’est pas ne pas être prêt. Pas spirituellement.

Cela signifie au contraire que le message a été entendu. Et c’est tout ce qui importe. Peut-être vas-tu tomber sur une personne intelligente qui comprendra rapidement que le mieux à faire est de te laisser courir. Tu finiras bien par t’arrêter. Il n’aura qu’à te rejoindre alors. C’est tout. C’est bien aussi. »

Tu me fais rire, on verra bien !

« Oui, tu verras. »

Merci à toi.

Bise à tous ;)

Prendre de la distance

Prendre de la distance 14022412070817181812010341

Bonjour à tous,

Aujourd’hui a été une superbe journée. Les langoustes étaient un délice et tout le monde a passé un bon moment. Nous étions juste en famille pourtant, mais c’était vraiment sympa.

Le seul bémol est que nous n’avions prévu que trois kilos de crustacés…

Souvent le dimanche soir, je commence à ressentir cette angoisse dont j’avais déjà parlé, l’angoisse du dimanche soir. Pas ce soir. Au contraire j’ai hâte d’être à demain et d’aller récupérer mes papiers.

En discutant un peu avec mes proches, en m’ouvrant sur ce que j’avais vécu et le fait que je suis heureuse de changer de travail, j’ai découvert que chacun avait ses petites ou grosses frustrations.

J’ai vu à l’attitude de certains que ces mêmes frustrations avaient causé quelques blessures également. On a tellement l’habitude d’encaisser finalement, c’est maintenant que je m’en rends pleinement compte. Moi par exemple je m’étais faite à l’idée que personne ne cherchait à me connaître, à discuter avec moi. J’ai passé presque trois ans à côté de quelqu’un qui ne m’a jamais demandé comment j’allais. Il ne m’adressait la parole que lorsqu’il y était obligé et rarement avec amabilité.

Les agents l’appellent le glaçon, Mr Freeze, le trouvent hautain. Je ne l’aime pas non plus je dois dire. La directrice le déteste désormais vu qu’alors qu’elle l’a formé, amené à son poste actuel, permis de devenir associé, il lui a fait comprendre qu’elle n’est plus intéressante depuis qu’il n’a plus besoin d’elle. Il lui a dit franchement, j’ai une carrière à assurer alors je choisis ta fille.

J’ai longtemps eu du mal à avouer à mes parents que personne ne me parlait. Quand la directrice était sympa avec moi, sa fille lui tombait dessus. Et elle rêvait que sa fille lui revienne, rappelons-le.

Elle se cachait pour me parler. Elle attendait toujours qu’il n’y ait personne. Ou juste les intérimaires. J’ai presque toujours mangé seule aussi. Alors que les associés se réunissaient et commandaient des pizzas, des plats préparés ou allaient au snack du coin puis revenaient avec des paquets pour manger tous ensemble.

Parfois quand j’entendais les agents se plaindre de l’ambiance, de la façon dont on les traitait, je me disais, au moins ils ont de la chance ils sont plus souvent à l’extérieur qu’au bureau. Moi j’étais là.

« Tu es plus calme qu’hier soir. », me dit Sammael.

Oui.

« Pourtant tu as longtemps eu honte aussi du fait d’être mise à l’écart. »

Oui.

« Et aujourd’hui ? »

J’apprends à prendre de la distance. Étonnamment c’est dans cette ambiance que j’ai pris conscience de ma propre valeur. Et puis heureusement aussi, il n’y a pas eu que le bureau ces trois dernières années, cela m’est revenu également.

« C’est ce travail que tu fais maintenant qui va t’aider à préparer le changement que tu t’apprêtes à vivre. Ton intégration dans une nouvelle entreprise. Pour que les choses se passent bien, il est essentiel que tu n’arrives pas avec un passif émotionnel trop lourd. Tu le comprends ? »

Tout à fait.

« Il arrive que vous ne fassiez pas ce travail de mise à plat immédiatement après une lourde épreuve. Il arrive que le contexte disparaisse mais que la blessure reste. Pour répondre à ton amie Clo, il convient d’identifier le type de blessure pour pouvoir l’isoler. Pour ce faire, il suffit d’observer dans quelle circonstance vous avez le sentiment de ne pas être assez performant. Il s’agit toujours d’un leurre. Qui se manifeste par le besoin de faire quelque chose, d’être dans l’action. Concrètement il ne s’agit pas de rechercher le contexte mais plutôt les conséquences de la blessure dans votre vie.

Il y a une question simple à se poser pour éviter de tourner en rond, qu’ai-je encore à accomplir ? Il est rare que lorsque vous vous posiez la question avec sincérité vous osiez répondre, rien. Le leurre se trouve dans la réponse, le type de blessure ressort dès que vous parvenez à voir ce leurre. Une fois que vous savez de quel type de blessure il est question, vous pouvez commencer le travail de mise à plat, en partant de ce que vous vivez concrètement. Le soin et l’apaisement devraient vous être donner, sans effort particulier, dès lors que vous vous impliquez dans la mise à plat. C’est pour cela que tu es beaucoup plus calme aujourd’hui.

Lorsque vous demandez de l’aide, en commençant un travail sur vous-mêmes, elle vous est toujours accordée, d’une façon ou d’une autre. Même si vous vous en rendez souvent compte après coup.

Alors, pourquoi n’osais-tu pas évoquer le fait que personne ne souhaitait sympathiser avec toi ? »

Parce que cela me renvoyait une vilaine image de moi. J’étais le vilain petit canard. Comme s’il y avait trop de tares chez moi. Comme si je n’étais pas intéressante surtout. Ce ne fait pas plaisir de ne pas être intéressante. Comme si je n’avais pas de valeur.

Heureusement, j’ai eu tôt fait de me rendre compte que tout le monde ne pensait pas cela de moi. Et moi non plus d’ailleurs.

La directrice a dit à l’un des agents qu’elle saluait ma force de caractère pour être parvenue à travailler dans une telle ambiance. Lui-même m’a souvent dit qu’il n’aurait jamais pu travailler à côté du glaçon.

Moi je pense que tout le monde fait face dans la difficulté. Si on ne fait pas face on s’écroule. J’ai failli m’écrouler plus d’une fois. C’est la Foi qui m’a sauvée, ça fait cliché, mais c’est bien ce qui s’est passé.

« Alors tu n’es pas un vilain canard ? »

Je suis un magnifique cygne.

« Reste un magnifique cygne. »

Merci Sammael.

Bonne journée à tous ;)

L’autre fils

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Bonjour à tous,

En aout dernier, dans ce qu’il convient désormais d’appeler mon ancien travail, nous avons accueilli un jeun intérimaire un peu spécial. Il s’agissait du fils du mari de la directrice.

Ma mère et d’autres me disent quand je leur parle de la relation de la gérante et de sa mère, que s’il ne s’est pas passé quelque chose entre elles, c’est qu’il s’est passé quelque chose dans le couple de la directrice que la fille n’a jamais pu pardonner à sa mère.

L’autre fils, le fils de son mari, est un enfant naturel qui est né deux ans avant celui de la directrice. Elle m’a toujours expliqué que son propre fils avait été un miracle à ses yeux. Elle avait eu sa fille très tôt après son mariage. Puis les années s’étaient écoulées, leur laissant croire à son mari et elle qu’ils n’auraient jamais qu’un seul enfant. Et finalement, à l’âge de quarante ans, elle est tombée enceinte.

Je sais que son mariage a connu des difficultés, elle me l’avait dit assez tôt, me conseillant souvent de sortir avec un homme qui ne soit pas Antillais parce que je cite, ils ne sont bien que lorsqu’ils ne sont pas aux Antilles.

Elle m’a expliqué que quand ils vivaient à Paris, son mari l’accompagnait au supermarché pour faire les courses, il s’inquiétait d’elle, était aux petits soins. Elle me dit encore maintenant qu’il avait totalement changé quand ils se sont retrouvés en Guyane, après qu’il ait été muté. Il ne lui avait pas parlé de sa demande de mutation. Il ne lui avait pas dit qu’il voulait quitter Paris et que leur vie qu’elle trouvait parfaite ne lui convenait pas. Un jour il l’a simplement mise devant le fait accompli.

Il est parti seul, elle n’avait pas voulu le suivre tout de suite. C’est pendant cette période que son fils, à elle, est né. Son mari revenait régulièrement ou elle allait le voir. Longtemps elle m’a dit que les choses avaient vraiment changé entre eux après qu’il soit parti. Elle ne m’a parlé de son beau-fils que quelques jours avant qu’il ne vienne passer deux mois chez elle.

Il vient régulièrement depuis qu’il est petit et son père l’a reconnu. J’avoue m’être demandé comment elle avait pu lui pardonner. Et que l’enfant vienne régulièrement en vacances…

Aujourd’hui c’est un jeune adulte, qui rêve d’aller vivre en Australie, je ne sais pas s’il est finalement parti. Ce que je sais par contre, c’est qu’il a été très malheureux durant son séjour au bureau. La gérante l’a traité comme s’il était débile, le reprenant sur tout et n’importe quoi. Je n’exagère pas. A la fin il avait tout le temps les traits tirés, il semblait résigner.

Quand la directrice me parlait de lui, elle me disait « le frère », elle ne l’appelait pas par son prénom. Pourtant c’est chez elle qu’il dormait. C’est elle qui m’avait prévenu de son arrivée au bureau, en m’expliquant la situation. Elle a rapidement dit qu’il s’agissait d’une grande souffrance pour elle mais elle est vite passée à autre chose et je n’ai pas cherché à creuser la question.

Elle m’avait expliqué des années avant qu’elle avait eu une sérieuse occasion de tromper son mari et qu’elle ne l’avait pas saisie. Elle avait plutôt exigé qu’il vienne la chercher pour la ramener avec lui en Guyane. Il était revenu. Mais une fois sur place, il s’était transformé en macho refusant même de faire les courses avec elle de peur que ses amis le voient poussant le caddie. Je cite.

Les choses n’ont plus jamais été aussi bien qu’à Paris m’a-t-elle toujours dit, alors que c’est à Paris que l’autre fils est né. Sa mère y vit encore.

J’ai entendu la gérante dire à sa mère qu’elle ne lui faisait plus confiance à cause de moi. Je l’ai entendu lui reprocher d’avoir souvent pris mon parti. Elle a dit cela peu avant que je parte en vacances en juin dernier, alors qu’elle nous avait retenu dans le bureau de la directrice. Elle était furieuse que je vienne de refuser de faire des heures supplémentaires en vue de mon prochain départ.

Elle faisait toujours en sorte de me pourrir la vie avant que je parte en vacances. Mais moi j’ai longtemps cru que c’était le seul problème, qu’elle en voulait à sa mère à cause de moi. Parce que j’ai longtemps vu sa mère encaisser des coups pour ne pas qu’ils pleuvent sur moi. Voilà la vérité. Elle s’est contenue et a beaucoup pris sur elle pour ne pas que tout retombe sur moi.

Je ne me sentais pas bien vis-à-vis de cela non plus et je n’ai jamais pris la peine de me pencher sur cette histoire avec l’autre fils. « Le frère » comme dit la directrice. D’autant que pour être honnête, je n’avais pas conscience qu’il était possible d’en vouloir à l’un de ses parents pour un souci qui s’est passé dans le couple.

Mais la gérante s’étant montré particulièrement dure avec lui durant les deux mois qu’il a passé avec nous, peut-être était-ce une partie du problème.

J’ai déjà rencontré le mari de la directrice. Sa fille lui ressemble physiquement et elle semble l’adorer.  Je ne me suis jamais posé trop de questions sur lui. Pour moi, il y a des choses qui ne regardent que les personnes impliquées. Mais si je n’avais pas parlé de cette histoire avant, c’était par pudeur. Parce que je sais que la directrice en est encore blessée.

Sa fille aussi le sait. Elle a vraiment été moche avec son frère. Toutefois, pendant qu’il était là, j’étais contente de voir que moi j’avais du répit.

Bonne journée à tous ;)

 

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