Archive pour mars, 2014

Parfois

Parfois 14033103512817181812111300

Bonjour à tous,

Je vais avoir un nouveau fiancé, c’est mon beau-frère qui l’a trouvé. Encore. Mon beau-frère est un gars sympa, qui m’aime bien. Alors vu mes difficultés à trouver un homme toute seule, il a décidé de me donner un coup de main. Il se montre plus actif que moi dans la recherche et parle de moi à ses amis.

« Tout ceci te fait rire ma belle enfant. »

Daniel, comment ne pas rire ? Dans ma famille beaucoup ont l’air plus préoccupé que moi par la question. Ce type, il est sympa ?

« Tu verras. »

Est-ce qu’il fait partie des amis de mon beau-frère  qui sortent sans leurs femmes le weekend avec des tas de jeunes filles ou alors est-ce qu’il fait partie des autres ?

« On t’a dit qu’il a vu ta photo et t’a trouvée jolie. »

Quelqu’un qui a du goût, c’est déjà une bonne chose.

« Tu comptes le rencontrer ? »

A la prochaine fête oui, pourquoi pas. Ça ne me coûte rien. Par contre je ne vais pas me faire avoir deux fois. Je viendrai avec ma voiture…

« Pourquoi trouves-tu la situation si drôle ? »

Il ne sait même pas qui je suis, il m’a vue sur une photo. Je ne vais pas m’emballer parce que quelqu’un m’a vue en photo.

« Il est vrai que tu es incapable de tomber sous le charme d’une photo toi-même. Et que tu as eu ton lot de fiancés potentiels imposés. Au moins il t’a prévenue, il ne t’a pas tendu de guet-apens. »

Oui, j’apprécie. Je déteste les guets-apens. Comment peut-on simplement tomber sous le charme d’une photo ?

« Il suffit de ne pas scanner les gens. »

Ce n’est pas gentil de me dire ça. Je suis obligée de scanner les gens, j’ai besoin de connaître leur signature spirituelle pour déterminer si je vais pouvoir m’entendre avec eux.

« Nous savons qu’il s’agit d’un automatisme pour toi, ce n’était pas un reproche. Cet homme ne va pas se montrer tel qu’il est d’entrée. »

Voyons, je sais bien que personne ne le fait jamais.

« Oui mais ce sont les personnes qui se cachent qui déclenchent ton scan justement. Et tu portes un regard impitoyable sur ceux dont le discours ne correspond pas à ce que tu as capté.

Il te faut un homme qui possède un niveau spirituel proche du tien. »

Pour contrer mon scan ?

« Pour te tenir tête. »

Vous n’arrêtez pas de dire ça, je n’aime pas les rapports de force.

« Certes, mais tu as besoin d’admirer un homme. Et cette personne que ton beau-frère va te présenter, tu ne l’admireras pas. Tu vas la scanner, comprendre qu’il n’aura jamais le répondant dont tu as besoin et ton opinion sera définitivement arrêtée.

Tu as besoin de quelqu’un que tu trouveras fort. Pas extérieurement cela dit. Il te faut quelqu’un qui soit aussi fort que toi. Sinon de toute façon, tu aurais toujours le dessus dans la relation et effectivement, tu as la chance d’avoir le sens du partage et de l’équilibre. Ce n’est donc pas une relation dominant-dominé que tu recherches. Ni dominé-dominant.

Les relations d’égal à égal sont possibles dans un couple lorsque les deux partenaires ont conscience que l’atout principal de l’autre est également le leur. C’est ce qui permet de tenir malgré les différences. Et en fait dans cette configuration, les différences s’avèrent être aussi des atouts. Les deux comprennent qu’ils se complètent.

Tu as l’air bien faible, que se passe-t-il ? »

Je crois que j’ai contracté la grippe.

« Parce que ? »

J’ai de la fièvre. Et un mal de crâne qui ne me quitte pas malgré le doliprane. Et mal à la gorge.

« Veux-tu de l’aide ? »

Volontiers oui.

« Alors accepte ce que ton corps a à te dire. »

Je te déteste !

« Apprends à t’écouter. Le mal de gorge renvoie aux émotions retenues. A ce qui est indûment tu. Parfois au lieu de se jeter sur les médicaments et d’attendre que ça passe, il est possible de se poser quelques questions simples. »

Ça fait plusieurs jours que j’ai mal à la gorge en fait, j’ai cru que c’était à cause de la clim au bureau. Mais surtout j’en ai marre qu’on veuille absolument me caser. J’ai sauté du coq à l’âne. J’avoue que je me sens embarrassée également par ces messages que je reçois et qui me disent je n’ai pas encore trouvé le métier qui est fait pour moi.

Par contre je n’entends nullement LA révélation qui du coup, m’intéresserait bien ! Ça me rappelle mon éveil. Je savais que je m’étais trompée de voie mais nulle trace de la bonne à l’horizon.

Avec le recul, j’ai réalisé que la bonne voie se trouvait être un cheminement spirituel devenu indispensable pour  me permettre de me réapproprier toute cette part de moi à laquelle je m’étais fermée, ma spiritualité propre et ce qui a découlé de cela, c’est la réouverture de ma médiumnité.

C’est bizarre quand même, ça se produit toujours à un moment charnière pour moi ! Réfléchissons, je suis certaine qu’il y a une explication au fait que le métier soit si important pour moi. Parce que cela fait longtemps que je vois un enjeu derrière mais après…

« Parfois, vous êtes leurrés par ce qui semble facile pour vous. Vous vous précipitez dans la mauvaise direction juste parce qu’elle est accessible. C’est un peu comme choisir une 1ere L juste parce que l’on est allergique aux maths. Et non pas par amour des lettres. Résultat, vous vous ennuyez en 1ere et Terminale L. Mais vous avez le bac parce que dans les matières littéraires vous vous débrouillez nettement mieux que dans les matières scientifiques.

Parfois, il aurait mieux valu tenter de dépasser cette hantise des mathématiques, ce qui aurait permis de découvrir qu’au-delà des facilités la voie de l’effort peut apporter bien des gratifications aussi.

Parfois, ce qui est facile résulte juste d’un enseignement antérieur déjà assimilé. Mais plus forcément nécessaire. Parfois, ce qui pourrait être vraiment intéressant se trouve dans la découverte. Dans l’effort. Dans l’acceptation de ce qui vous brûle les doigts sans que vous osiez pourtant y toucher.

Peut-être qu’il y a une raison au fait que tu aies vu ton canal s’ouvrir à nouveau alors que tu avais déjà atteint l’âge adulte. Une raison non encore comprise ou acceptée.

Peut-être que pour toi, le développement personnel est quelque chose de simple, d’accessible. Mais que cela est la conséquence d’un très lourd travail largement assimilé déjà. Et peut-être du coup qu’une part de toi aimerait à présent explorer autre chose. D’autres façons de permettre à l’Humain de se découvrir et de s’accepter.

La spiritualité est l’une d’elle, mais il y en a tellement d’autres. C’est drôle ce goût pour la photo. Et cette passion pour les couleurs. Ce besoin à l’occasion de s’arrêter pour observer les teintes dont se parent le ciel. Et ce goût pour le beau.

Au fait tu as finalement acheté les robes. »

Je me suis laissée convaincre.

« Elles t’iront bien. Et puis les vêtements, quel joli dérivatif. Passe une belle soirée. »

Merci à toi Daniel.

Bonne journée à tous ;)

Mes cheveux

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Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai été chez le coiffeur. J’étais là, joyeuse et de bonne humeur en ce joli samedi quand soudain, j’ai eu envie d’aller chez le coiffeur me faire faire un brushing. Cela faisait des années que je n’avais pas eu les cheveux raides. Les miens sont frisés. 

J’y suis donc allée, j’ai demandé un shampoing-soin plus brushing. Pourquoi ne l’ai-je pas réalisé moi-même, avec mes petites mains et un fer ? Nous avons un fer. Il est là quelque part…

Je vais vous confier un secret, je DÉTESTE me lisser les cheveux. Ils me font sentir de toute leur force que je les contrarie en voulant absolument les raidir et du coup il me faut une bonne heure pour les mettre en forme. Une heure à agiter mes bras qui à la fin fatiguent  et donc me font sentir que j’en ai assez et que j’aimerais mieux faire autre chose. N’importe quoi d’autre.

Alors, quand cette envie de brushing s’est manifestée, j’ai fait la seule chose sensée, je suis allée chez le premier coiffeur venu. C’est bien aussi le premier coiffeur venu, c’est comme ça que j’avais fait déjà pour ma couleur. Non, vous n’auriez pas fait pareil ? Bon.

En même temps, je suis une grande aventurière, je n’ai peur de rien. Sauf des ciseaux. Quand la coiffeuse a parlé de me couper les pointes, j’ai protesté énergiquement. C’est alors qu’elle a sorti son arme fatale, le miroir. Elle a placé un miroir derrière moi pour que je puisse voir dans le miroir de devant qu’il devenait urgent de tout égaliser. La méchante.

Je l’ai laissée couper. Un peu. Je lui avais bien dit que je ne voulais pas me retrouver avec une coupe trop courte. Elle a ri. Et m’a laissé le second miroir pour que je vois ce qu’elle coupe.  

Finalement je suis contente. Je les garderai comme ça quelques jours puis je les les laisserai friser à nouveau. Et si dans quelques temps j’ai de nouveau envie d’avoir les cheveux raides, je retournerai la voir. Je l’aime bien. Elle et son franc parler.

J’ai réalisé, notamment grâce à un de mes nouveaux collègues et le mari d’une amie que j’ai peur de dire exactement ce que je pense. Dans certaines circonstances. Je souhaite corriger cela. Pas en devenant la méchante fille qui n’est plus capable de faire preuve de tact. On n’est jamais obligé de dire, tu as l’air grosse dans cette robe. On peut dire, je pense qu’un autre modèle te mettra davantage en valeur.

« On t’a très souvent reproché de dire ce que tu pensais. », me fait remarquer Sammael.

Oui, mais j’ai compris que…

« Ce qu’il faut comprendre c’est que ceux qui te l’ont reproché avaient toujours le dessus sur toi, de par leur position. Tu as l’habitude du mode survie. C’est de cela dont tu es en train de prendre conscience. Tu cherches le moyen de repasser en mode zen.

Je vais te le dire bien franchement, il est encore loin de t’être accessible. Tu fais la sourde oreille mais je vais te le répéter, cette transformation intérieure que tu as amorcé prendra du temps et il n’y a pas de raccourci. Pour dépasser un traumatisme, il faut guérir toutes les blessures qu’il a pu engendrer.

Prends le temps de vivre, c’est le plus simple. Tu auras encore envie de te cacher et de te protéger. Ne te blâme pas pour cela. Petit à petit tu te rendras compte qu’il n’y a plus de raison de craindre quoi que ce soit. Petit à petit. Pour l’instant, ne te force pas. Il n’y a pas de solution dans la violence envers soi.

Ne t’inquiète pas des remarques que l’on peut te faire, tu as besoin de te sentir en confiance pour pouvoir te confier par exemple. Ce n’est pas grave. D’accord ? »

D’accord.

« Il est important dès à présent de rechercher et de cultiver la douceur dans ta vie. C’est ce qui te fera le plus de bien. Ce matin tu as pris conscience que si tes parents t’aiment et te le montrent chaque jour, tu ne vis pas que dans un environnement empli de douceur. Tu veux m’en parler ? »

Non, pas maintenant.

« Je vais insister. Je suis là pour t’aider, je te tends la main. Tu peux me parler. »

C’est juste que, mes parents sont très gentils tu vois.

« Oui, ils sont aimants envers vous trois. Ils sont là pour vous. »

Ils vont chercher ma sœur au travail quand elle finit trop tard pour le bus et que son fiancé n’est pas disponible. Quand mon frère est malade, ils vont le chercher et le ramènent à la maison. Pour le soigner. Ils ne le ramènent chez lui que quand il n’a plus de fièvre.

Mes parents sont gentils avec nous.

« Oui, c’est exact. Bon, ton père te préfère avec les cheveux frisés. »

Oui lol, parce que c’est leur état naturel. Il dit qu’il ne comprend pas que les femmes noires défrisent leurs cheveux. Il nous a critiquées pendant des années pour ça. Ma sœur, ma mère et moi. Moi je ne le fais plus, pour d’autres raisons.

« Ta mère trouve que tu es très bien ainsi mais surtout avec les cheveux un peu plus clairs. »

Oui, elle adore. Moi aussi, ça me donne un air plus doux.

« Que pense ton père de la nature de tes cheveux ? »

Leur nature ? Le fait qu’ils soient frisés et non pas crépus ? Son propre père n’avait pas les cheveux crépus.

« Que pense-t-il des tiens ? »

Il n’en parle pas.

« Et que pensent tes cousines ? »

Elles voudraient les mêmes pour certaines. Ma sœur voudrait les mêmes. D’autres ont les cheveux que moi j’aurais voulu avoir, plus épais et plus foncés.

« Les tiens sont très fins. »

Oui. Heureusement qu’ils ne sont pas naturellement plats, je n’aurais rien pu faire avec !

« Et en les lissant tu les aurais rendus encore plus plats. »

Je déteste me voir avec des cheveux tout plats, une des raisons pour lesquelles je ne les défrise plus en fait.

« En Martinique personne ne te demande si tu es métisse. Sauf les coiffeurs qui remarquent que tu as une nature de cheveux peu naturelle justement. »

Je ne suis pas métisse. Mes deux parents sont noirs.

« Ils sont comme beaucoup de Martiniquais qui n’ont pas toujours vécu en Martinique. »

Ils se sont entendus dire à maintes reprises qu’ils ne pouvaient pas être Français puisqu’il sont noirs et ils ne l’ont jamais oublié. Ceux qui ont toujours vécu ici ne connaissent pas cette souffrance-là. Mais, on peut la dépasser aussi. Moi aussi j’ai entendu ça.

On ne va pas faire que se haïr les uns les autres. A quoi ça sert ? Il y a des Intelligents partout, on peut sympathiser avec eux, pour les autres, autant les laisser à ce qu’ils sont et là où ils sont.

Je sais pourquoi papa préfère mes cheveux frisés à mon brushing. 

« Tu te souviens de cet ethnologue qui t’avait demandé d’où tu venais ? »

Oui, il m’avait dit que les traits de mon visage ne devraient pas être présents sur une seule personne, qu’ils renvoient à divers races. Je lui ai dit que j’étais Martiniquaise. Il m’a répondu oui mais avant ça ? J’avais aimé cette conversation, cet homme était cultivé et intelligent. J’ai aimé ce qu’il m’a dit et le fait qu’il s’intéresse à l’Humain avant tout.

« Une autre personne t’avait fait ce type de remarque. »

Oui, une copine à la fac qui un jour m’a dit, tu n’as pas les traits de type négroïde, tu viens d’où ? Moi je suis noire. Mais j’ai compris depuis longtemps qu’il n’y a qu’une seule humanité. 

« Et tes parents ? »

Ils le savent aussi. Seulement ils éprouvent un fort sentiment d’injustice vis-à-vis de ce qu’ils ont pu vivre. Ce sont eux qui m’ont parlé des médicaments périmés que le gouvernement a envoyé en Guadeloupe et en Martinique pendant des années ou du fait que durant longtemps il n’y a eu que deux lycées en Martinique et que du coup des générations entières, dont la leur ont dû interrompre leurs études très tôt pour se tourner vers des emplois peu intéressants ou rémunérateurs. On les envoyait en France pour ce type de postes justement.

Ils font partie de ceux qui se sont battus pour que ma génération ne subisse pas de tels traitements.  Ils m’ont raconté tous les deux qu’ils avaient eu du mal à trouver des logements parce qu’ils étaient noirs ou que certains patrons les recevaient en leur demandant quand ils comptaient retourner aux Antilles alors qu’ils passaient un entretien. Ils se souviennent de beaucoup de choses mes parents. Et ils ne sont pas stupides. Simplement ils gardent comme une blessure, l’ambiance ici n’est pas douce.

Il faut toujours que quelque chose les renvoie à cette blessure qu’ils ne veulent pas voir cicatriser. C’est épuisant. Pour moi qui suis là avec eux, c’est épuisant.

J’aimerais que ma maison soit le refuge doux et calme dont j’ai besoin. Avec plus d’Amour que de revendications.

« Qui sait, peut-être seras-tu entendue petite princesse. »

Lol. Merci Sammael.

Bonne journée à tous ;)  

Douceur

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Bonjour à tous,

Je ne me sens pas bien, du tout.

« Bon, tu commences à voir quel type de traces ta précédente expérience professionnelle a pu te laisser. Nous pouvons en parler autant que tu veux. Si cela peut te soulager.  Mais dans un premier temps, nous avons une proposition à te faire. Profite simplement du weekend. »

Je me sens bouleversée.

« C’est normal. On te dit aujourd’hui que les erreurs sont normales, tu vois que vous vous épaulez les uns les autres, tu découvres un environnement positivement différent toutefois tu es tellement habituée à tout autre chose que tu as du mal à t’y faire.

Nous comprenons cela. »

Je réalise que je n’ai pas autant confiance en moi que je le pensais. Cela me fait peur.

« Tu n’es pas bouleversée tu es en panique. Parce que tu as du mal à réaliser qu’il puisse vraiment exister des environnements favorables. Tu crois qu’il va arriver n moment où tout va s’écrouler et où tout le monde va se retourner contre toi, n’est-ce pas ? »

Oui c’est vrai.

« Tu crois ça parce que depuis ton éveil tu as vu ce schéma se produire dans tous les domaines de ta vie. Donc pour toi les choses ne peuvent pas aller bien sans qu’il y ait un prix à payer quelque part. »

C’est ça. Et je me demande quel sera le prix cette fois. J’ai peur. Réellement.

« As-tu déjà eu un couteau sous la gorge ? »

Souvent.

« Te souviens-tu de chaque fois ? »

Oui.

« Est-ce que tu ne t’en es pas toujours sortie ? »

Si.

« Pourquoi as-tu peur ? »

J’ai peur du jour où je ne m’en sortirai pas. Comme je suis en période d’essai je crains que les choses ne se passent pas bien. Et que je me retrouve au chômage. Et que je ne puisse plus payer la voiture, l’assurance ni rien du tout parce que j’ai démissionné de mon précédent travail renonçant ainsi à mes droits au chômage.

Et à côté de ça je vois que tout le monde est tellement gentil, je me demande où est le piège, ça me fait tout drôle que les gens soient tous si gentils. En fait je ne comprends pas pourquoi ils sont comme ça. Pourquoi ils ne sont pas tous durs, hypocrites, qu’ils n’ont pas un plus grand esprit de compétition et qu’ils ne font pas tout pour me mettre des bâtons dans les roues parce que c’est ce que j’ai le plus connu. Même à l’école c’était comme ça, les profs n’étaient pas gentils. Je parle de celle où j’ai travaillé.

J’ai du mal à croire que les erreurs puissent réellement passer. En général quand j’en faisais une je priais de toutes mes forces pour que personne ne la découvre et je savais bien pourquoi. Je voyais d’autres faire les mêmes et on leur pardonnait. Mais pas à moi.

Pour moi le monde du travail c’est la fosse aux lions et il faut se battre et être sans cesse sur le qui-vive pour survivre. Mais là je vois que, les gens viennent juste pour travailler. Ils ne sont pas majoritairement mesquins et aigris. A l’école beaucoup de profs étaient aigris. Ils en avaient assez que les parents croient que c’était à eux d’élever leurs enfants.

Je me sens stupide, je réalise que j’ai beaucoup de mal à tourner la page et en vérité j’en veux encore beaucoup à la gérante et je m’en veux encore plus de n’avoir jamais pu lui dire en face ce que je pensais d’elle.

J’ai du mal à concevoir un monde où tout va bien, je m’en rends compte. Et pourtant j’ai connu ce monde-là mais c’était il y a tellement longtemps j’ai l’impression, je l’ai presque oublié.

Ça va mieux.

« C’est le fait de t’être exprimé. »

Lauviah, tu crois que lundi je serai plus zen ?

« Je crois que dans un an tu seras toujours anxieuse mais que cela ne devrait pas t’inquiéter. Je crois que tu as besoin de te donner le temps de te remettre, petit à petit et que de toute façon il te faut commencer par admettre que tu as fait face à plusieurs expériences très difficiles ces dernières années qui t’ont traumatisée. Tu vas t’en remettre, totalement et en douceur. Car c’est ce qui t’a le plus manqué ces dix dernières années, la douceur. C’est pour cette raison que tu as peur, tu connais le froid.

Je ne vais pas te demander de te calmer, on ne demande pas à une personne traumatisée de se calmer. Tu n’es pas énervée. Je vais te demander de passer une soirée douce. Et agréable. Et un weekend tout aussi doux et agréable. 

Tu vas te remettre, tu en as la volonté et les moyens. Mais, il faut te laisser le temps d’accepter la douceur dans ta vie.  Tout n’est pas forcément dur, compliqué, laisse-toi le temps de le réaliser. »

Merci Lauviah.

Bonne journée à tous ;)    

Renouvellement

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Bonjour à tous,

Il est temps de renouveler l’abonnement du blog. Or je constate que depuis plusieurs semaines, les dysfonctionnements se succèdent. Je ne suis pas du tout contente. Par exemple ce soir, je suis dans l’impossibilité d’aller voir les commentaires en attente. Et ce souci n’est que le dernier d’une longue liste.

D’un autre côté, fermer ce blog pour en ouvrir un autre ailleurs signifie perdre le bénéfice de cinq années de travail. Ce qui me déplait autant que de renouveler dans de telles conditions.  Ça m’ennuie de payer pour un service dont je suis de moins en moins satisfaite.

« Ne paye pas. », me suggère Sammael.

Tu plaisantes ? Je paie pour qu’il n’y ait pas de publicité. Et pour que l’hébergeur continue de mettre mon blog en avant. Encore que, c’est moi qui écris régulièrement c’est donc moi qui fais le plus gros du travail à ce niveau.

« Justement, tu pourrais refaire cela ailleurs. » 

Tu vas rire, je crois que je n’ai pas envie de lancer un autre blog. Avec le recul, je m’aperçois que j’ai beaucoup donné dans celui-ci déjà. Il n’y a pas de mystère, un blog vide ne génère aucun trafic. Moi j’aime le fait que celui-ci soit déjà connu et qu’il y ait plein de commentaires.

« Combien de commentaires ? »

Je n’ai pas le chiffre en tête, seize mille et quelques il me semble…

« Tu te noies dans un verre d’eau. Paye. Parce que tu veux garder ton blog tel qu’il est actuellement. Ne cherche pas ceci ou cela. Paye. »

Et si tout plante ?

« Nous ne devrions pas te dire cela, nous ne devrions même pas te répondre. Ton hébergeur ne te plantera pas comme tu dis.

Tu vas acheter les robes ? »

Seigneur, si je m’appelais Crésus, en l’occurrence je ne songe qu’à en acheter une.

« Pourquoi avoir donné les vingt euros que tu venais de retirer tout à l’heure ? »

J’entends, je n’ai que six euros pour finir le mois. On a beau être le 26, j’entends quand quelqu’un a besoin d’aide. La fin de semaine lui paraitra moins longue et ça compte. Les problèmes d’argent peuvent épuiser l’esprit Sammael.

« Tu comptais faire tes courses avec cet argent. »

Ce mois-ci je me suis bien débrouillée, je ne finis pas dans le rouge.

« Tu ne finis jamais dans le rouge. »

J’évite le plus possible, ce n’est pas très plaisant de se rendre compte que chaque heure qui nous sépare de la paye est un supplice. Il y a toujours des dépenses. Aujourd’hui j’ai vu qu’il faudra que j’aille vite faire de l’essence. Au supermarché j’ai voulu acheter du saumon et du pain sans gluten et de toute façon mon billet de vingt euros n’aurait pas suffi. Il faut que je passe à la pharmacie racheter les vitamines, je n’ai presque plus de coton à démaquiller,  il faut que je rachète de l’eau, je n’ai presque plus de farine…

« Ta farine à dix euros. »

Dans ma prochaine vie je choisirai des intolérances moins coûteuses.

« Tu n’achètes pas le robot finalement ? »

Euh, j’en ai un. Petit, pas très puissant mais je ne fais pas des gâteaux pour cinquante personnes. Ce n’est pas urgent.

« Tu adores faire des pâtisseries. Tu te servirais du robot. »

Je réfléchis…

« Tu te souviens du temps où la farine te coûtait quatre-vingt centimes ? »

Sans gluten tout est plus cher, surtout en Martinique. Je vois aussi combien coûte mon paquet de biscottes. Heureusement qu’elles sont bonnes. De toute façon, la nourriture, les soins pour le corps, l’essence, ce ne sont pas des dépenses superflues à mes yeux.

« Le cabillaud coûte moins cher que le saumon. »

Oui pour une raison évidente, qui apprécie le goût du cabillaud ? Je ne regrette jamais d’acheter du saumon, surtout que c’est ma mère qui le prépare ensuite. Ma mère est un cordon bleu. 

« Quand tu additionnes toutes ces dépenses non superflues, que reste-t-il pour le superflu justement ? Assez ou pas assez ? »

Ah Sammael, y aura-t-il jamais assez ?

« Plus terre à terre. »

Je ne dirais pas non à un peu plus lol !

« Posons la question autrement. Ta machine à pain, celle dont ta mère se sert pour ses propres gâteaux, elle ne te manque jamais ? »

Que veux-tu que je te dise ? Elle me dit de m’en servir aussi mais il reste plein de traces dans les espaces difficiles à nettoyer.

« Pourquoi l’avais-tu achetée ? »

C’est pratique une MAP, je mange sans gluten.

« Donc le robot serait pratique aussi. »

Je pense que je finirais par en acheter un, mais je ne vois pas d’urgence.

« Seules les urgences comptent ? Tu sais les identifier ? Jeune Sylvie. Il est urgent d’acheter un nouveau poudrier. Tu mets de la poudre presque tous les jours. Il est urgent de racheter des brosses à dent, tu as encore oublié. Mais il est urgent aussi de toujours garder de quoi te faire plaisir, juste pour le moral. Pour que les soucis ne soient pas trop épuisants.

Les plaisirs gratuits sont une bonne chose. Le sentiment d’avoir pu se faire plaisir est bien aussi. Plus largement il renvoie à la façon ultime de vous faire plaisir. Tu as réfléchi aux messages que tu reçois ? »

J’y réfléchis oui.

« Avec sérieux ? »

Oui, je ne comprenais pas pourquoi il fallait qu’il soit question de l’univers professionnel. Pourquoi à ce point-là.

« C’est une excellente question, petite fille qui tombe de sommeil. Tu n’es plus en état d’écrire, nous continuerons une prochaine fois. »

Lol, merci Sammael !

Bonne journée à tous ;)

Rêver

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Bonjour à tous,

« Alors, tu ne nous as pas répondu, tu te sens bien ? », me demande Gabriel.

Oui.

« Et le moral ? »

Parfait.

« Tu sais que nous savons tout ce que tu penses et tout ce que tu ressens. »

J’ai bien conscience qu’il faut que je rachète des vitamines, le paquet complet cette fois. Je suis fatiguée, je travaille beaucoup et il faut absolument que je sois au point pour la réunion de mi-avril puisqu’elle sera en mon honneur. Il faudra que je connaisse tous les dossiers alors je fais de mon mieux. En plus mon bureau est juste sous la clim je crève de froid toute la journée et quand je sors à midi, je me prends la chaleur en pleine face. Les gens trouvent que j’ai une voix grave. Je n’ai pas une voix si grave, je suis surtout enrouée ! 

En plus, il y a ce détail bizarre…

« Quel détail ? »

Bon nombre de collègues m’ont spontanément parlé de ce qui selon eux ne va pas dans la boîte et tout semble tourner autour de la pression et des salaires qui n’augmentent pas facilement. Tout le monde y va de sa mise en garde et insiste.

L’une d’eux m’a même dit que l’on demandait aux nouveaux de faire six mois d’essai. Comme si c’était normal. Le DRH m’avait laissé entendre qu’il s’agissait plutôt d’une exception, certes prévue au contrat. Six mois d’essai c’est six mois sous pression avec le chef de service sans cesse sur mon dos. J’espère qu’il s’agit bien d’une exception.

D’autant que le DRH m’avait dit qu’à l’issue des trois mois je pourrai demander une augmentation, en présentant cela comme une simple formalité. J’espère que je ne vais pas vivre la même mésaventure que ma cousine. On lui avait laissé entendre la même chose dans sa boite d’informatique. Trois mois sont passés, elle n’a rien vu venir, elle était allée trouver son boss. Il lui a dit qu’il se souvenait de sa promesse et qu’elle serait augmentée dès le mois d’après.

Quand le jour venu elle a découvert en consultant sa fiche de paie qu’elle n’avait été augmenté que de trente euros, son sang n’a fait qu’un tour. Elle est allée rappeler à son patron toutes ces nombreuses heures supplémentaires effectuées sans broncher et toutes ces fois où elle avait quitté le travail à 22h passé ! (elle finit à 18h30)

Il lui a promis d’embaucher quelqu’un pour qu’elle n’ait plus à en faire. Voilà. Fin de la petite histoire.

Mes propres collègues ne cachent pas leur amertume devant certaines situations. Celui qui m’apprend le travail notamment, m’a dit dès le départ qu’il faisait office de sous-chef, sans le salaire. Il l’a répété depuis. Toujours en riant ceci dit…

Un autre ce matin encore m’expliquait qu’en fait il avait été embauché pour succéder au responsable précédent. Comme mon ancienne directrice à son précédent poste, le même genre de blague. Elle aussi avait été embauchée pour son expérience avec de jolies promesses.

Depuis quelques temps je fais des rêves dont je ne me souviens pas. Mais je me réveille avec un message en tête. Il y a celui-ci qui revient, nous sommes une majorité à nous laisser exploiter. Comme si j’avais besoin d’entendre de telles vérités au moment où je découvre un nouvel univers professionnel.

Depuis quelques jours, je me sens aussi très encouragée à trouver un autre second boulot. Je ne suis pas encouragée du tout à reprendre mes consultations par contre. Juste à penser à ce dont je pourrais avoir envie, en lien avec mon parcours de vie et ma spiritualité.

C’est même un très fort encouragement en fait. J’y songe, mais je me demande aussi de quelle façon je pourrais gérer lol.

Mon moral, il est loin d’être mauvais, mais disons que je cogite !

« Nous le savons, nous voulions te faire parler, pour évacuer. »

Lol !

« Les messages vont se répéter et devenir de plus en plus insistants. »

Pourquoi ? Je devrais chercher autre chose ?

« Tu as vu, une des blogueuses que tu suis est fermement décidée à lancer sa marque de vêtements. Tu vas la soutenir ? »

Je veux sa jupe en tulle. Et une de ses robes me plait beaucoup aussi. Je regrette juste de ne pas avoir les moyens d’acheter les deux d’un coup. Mais la jupe, ça fait des mois que je la veux. Et cette fois, j’ai une chance de l’avoir. C’est dommage ce prix ridicule…

En tout cas je suis impressionnée part tant de travail et de détermination. Je lui souhaite de glaner ces trente mille dollars dont elle a besoin.  C’est super qu’elle ait le soutien de toute sa famille en plus.

« Sans le soutien financier de son mari, elle n’aurait pas pu démarrer. »

Oui elle l’a dit plus d’une fois. Elle était mère au foyer.

« Il faut croire à vos rêves, comme cette Kendi que tu aimes lire également et qui a ouvert une boutique de vêtements. »

Beaucoup de blogueuses mode travaillent dans le milieu ou aimeraient le faire. Pas toutes mais beaucoup. Pour certaines le blog a été un accélérateur.

« Tu admires un genre bien particulier de personnes, celles qui savent garder la tête dans les nuages tout en ayant les deux pieds sur Terre. Tu aimes les gens qui savent concrétiser leurs rêves. Ou plutôt tu aimes ceux qui en ont.

Que préfèrerais-tu avoir, une boutique ou une ligne de vêtements ? »

Ma boutique avec mes vêtements.

« Alors que fais-tu dans une banque ? Petite fille. Il va t’arriver les mêmes déconvenues que ta cousine, tes collègues…

Achète la jupe en tulle et réfléchis sérieusement à l’élaboration de ta ligne de vêtements. La seule chose que tes gentils parents aimants ne t’ont jamais encouragée à faire c’est rêver.  Si tu t’autorises à rêver qu’est-ce que tu vois ?

Comprends c’est que là que ces messages veulent t’amener, sur la voie de cette compréhension-là. »

Merci Gabriel.

Bonne journée à tous ;)

« Pop ! »

Bonjour à tous,

Comment j’ai passé le cap du médium, me demande Mélissa. Est-ce que mes capacités ont juste fait « pop ! » ?

C’est tellement joli « pop », j’adore. J’aurais bien aimé que ça fasse « pop ! » à l’époque. Au moins j’aurais ri, je pense. Pop pop pop !!!

En vrai je ne suis pas devenue médium, je l’ai toujours été mais je l’ignorais. Comment en ai-je pris conscience ? Devant l’évidence tout simplement. Moi j’aimais bien mon monde en deux dimensions, il me convenait très bien. Ça ne me dérangeait pas de penser qu’après la mort il n’y avait rien. Que les voyants étaient tous d’affreux charlatans. Et qu’il fallait être bien crédule pour croire à l’existence des Anges. A-t-on seulement idée je veux dire, franchement !

Dans mon monde en deux dimensions, tout était simple, clair. Le plus important dans la vie, c’était de gagner plein d’argent, d’avoir des amis, de faire en sorte de pouvoir profiter le plus possible.

Tu veux savoir comment s’est passé mon éveil, la vérité c’est que je me suis pris une méchante claque en pleine figure. Et le pire c’est que je n’ai absolument rien vu venir. Moi je suis liée à la Lumière mais ce n’était pas l’Amour que je cherchais dans ma vie. Je voulais asseoir des ambitions purement matérielles. J’ai reçu des avertissements, que je n’ai pas compris. Je les ai reçues peu après cette fameuse claque. Je me souviens d’un avant et d’un après. Un jour je révisais sérieusement pour mon concours d’entrée dans une grande école tout en m’attelant à la rédaction de mon mémoire et le lendemain, je n’avais plus la moindre motivation. Mieux encore, je savais sans pouvoir expliquer pourquoi, que je m’étais trompée de voie. Par contre, nulle trace de la bonne devant moi. J’ai eu beau regarder, le néant absolu.

A cette époque je me suis mise à faire des rêves prémonitoires assez durs, ils ne m’annonçaient que de vilaines nouvelles. Sauf quand je rêvais des chiffres du loto et que je me retrouvais à gagner de petites sommes. Tout ceci à attirer mon attention et en réalité c’était le but. Mes capacités m’ont été révélées progressivement, mes guides se sont rapprochés très tôt mais, l’enseignement spirituel qu’il m’a été donné de recevoir était le plus important au départ. Chaque fois que j’ai voulu « faire un effort » pour revenir vers ce qui était la seule voie que je voyais, je recevais des rappels clairs nets et précis.

J’ai commencé à faire analyser mes rêves car je ne les comprenais pas toute seule. Peu après je me suis renseignée timidement sur l’ésotérisme et chaque fois que je faisais un pas dans cette direction, des portes s’ouvraient en moi. En fait c’est simple, à cette époque sur le plan matériel les choses n’ont fait que se détériorer pour moi alors que sur le plan spirituel c’était l’éclosion.

Moi juste avant, je pensais faire comme tout le monde, trouver le meilleur travail possible, acheter un premier logement etc… Seulement quand je n’ai plus été capable d’avancer dans cette direction et surtout que la seule vérité qui s’offrait à moi était que je ne savais pas qui j’étais, je me suis retrouvée dans le désert. Mais comme je l’ai dit, mes capacités se développaient assez vite et j’ai vécu des phénomènes que je n’aurais jamais pu imaginer. Comme cette nuit où alors que j’allais me coucher, il y a eu un trou dans l’obscurité, j’ai alors vu des gens, d’ailleurs et d’une autre époque. J’ai écarquillé les yeux mais quand j’ai voulu m’approcher, le trou s’est refermé.

Une autre fois, un matin, je me suis réveillée et il y avait un Ange à côté de moi, près du lit. Une autre fois encore j’ai entendu la voix de Lauviah, avec mes oreilles humaines. Il me demandait de sourire.

Mais le plus spectaculaire à mon sens, reste toutes ces fois où un être souriant et bienveillant venait me voir dans mon lit et me disait de ne surtout pas avoir peur, que ce qui allait suivre était normal et juste ensuite mes jambes se mettaient à trembler frénétiquement. Chaque fois dans ces moments « on » restait près de moi à s’assurer que je me sente bien. C’était lié à mes montées de kundalini.

Je n’ai jamais été seule et je l’ai sentie très tôt, bien longtemps avant de pouvoir converser avec mes guides. J’ai rencontré la Déesse, très tôt aussi, puis le Dieu. J’ai compris qu’ils ne formaient qu’Un. Et que cet UN m’aimait. J’ai senti un jour alors que je marchais dans la rue que nous étions tous Un et que chaque petit nous n’était qu’une illusion.

Au début de mon éveil, je me suis aussi beaucoup sentie harassée, j’aurais voulu pouvoir appuyer sur pause, tout allait trop vite pour moi. Je ne comprenais pas pourquoi je vivais ça, je ne savais rien, j’avais peur de la médiumnité, de l’ésotérisme et je ne connaissais pas de médium. Alors j’ai demandé à une amie de m’emmener voir sa voyante, après m’être moqué d’elle à maintes reprises. Comme quoi.

Cette dame a été adorable mais a senti ma peur. Elle ne m’a rien dit d’autre que si un jour je le souhaitais, elle pourrait m’initier. Elle est décédée quelques mois plus tard.

Je ne savais pas vers qui me tourner alors j’ai fouillé le net à la recherche de réponses que je n’ai trouvé que partiellement. J’ai acheté des livres et notamment les très rassurants ouvrages de Doreen Virtue. Ils sont parfaits pour quelqu’un qui débute en ayant peur. Elle ne montre qu’un côté joli de la médiumnité.

Mais cet aspect presque romantique des choses, je le trouve en fait assez éloigné de la réalité. Mon univers spirituel n’est ni glauque ni dur. Je ne vous parle jamais de mes difficiles rencontres avec des entités hostiles ou des vilains vampires qui s’en prennent à moi pour une raison simple, ce genre de mésaventures ne m’arrive pas.

Néanmoins être médium ce n’est pas simplement pouvoir converser avec des Anges. C’est d’abord devoir prendre conscience qu’il n’est pas de chemin matériel juste sans adéquation avec avec une voie spirituelle reconnue et acceptée.  

J’ai dû accepter ma reliance à la Lumière et le fait que mon âme désire peut-être plus que simplement gagner de l’argent pour pouvoir profiter.

Du coup ce qui a fait « pop ! » en fait, ce sont les bulles de mes illusions. Heureusement qu’au-delà, le monde était joli quand même.

Bonne journée à tous ;)

Clap along if you feel like hapiness is the truth

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Bonjour à tous,

Quelle meilleure manière de commencer la semaine qu’en écoutant cette jolie chanson, Happy de Pharell Williams ? Merci à Mélissa de me l’avoir rappelée et pour le coup je partage avec vous tous.

Bonne journée à tous ;)

Sens dominant

Sens dominant 14032301121817181812089865

Bonjour à tous,

« Alors tu as trouvé la paire de chaussures idéales. »

C’est marrant, elles sont parfaitement assorties à cette robe que j’avais commandé.

« Pourtant tu ne voulais pas les prendre. »

Je me disais, elles n’iront avec rien d’autre.

« Elles allaient avec ce que tu portais hier. »

Et c’est drôle, c’est vous qui m’aviez encouragé à m’habiller ainsi.

« C’était la bonne paire, même la vendeuse t’a confirmé que tu n’aurais pas de mal à la porter. Et ta mère a pensé la même chose en la voyant. Tu voulais le modèle noir, il était très beau à ton sens, celui-ci te conviendra mieux.

Sache et comprends que parfois, ce qu’il vous faut n’est pas ce qui vous frappe immédiatement. Toutefois, ce n’est pas pour rien qu’un faisceau d’indices vous indique que c’est la bonne voie.

Elles te plaisent n’est-ce pas ? Petite fille intuitive. »

Elles me plaisent, elles sont belles.

« Ce sont les bonnes chaussures. En plus tu as eu droit à une remise. Elles seront parfaites avec ta robe et des tas d’autres tenues.

Sur quoi te bases-tu quand quelque chose te plait ? »

Ça dépend.

« Non ça ne dépend pas. Vous avez tous un sens qui domine les autres. C’est ce sens-là qui est en alerte ou en éveil quand vous cherchez ou quand vous trouvez quelque chose ou même quelqu’un. Toi tu n’as jamais su si tu avais davantage une mémoire visuelle ou auditive car aucun de ces deux sens n’est ton sens dominant. C’est l’intuition.

Tu retiens ou remarques ce qui te touche. C’est pour cette raison que tu n’as pas la mémoire des visages. Tu ne t’intéresses pas au visage mais à ce qu’une personne dégage. Ce qui t’a fait acheter cette paire hier, c’est le fait que tu te sois sentie si à l’aise dedans. Au-delà du confort, tu as senti qu’elles étaient bien pour toi.

Tu vois, il est important pour vous d’avoir conscience de votre sens dominant. Vous n’êtes pas tous concernés par l’ouïe ou la vue. Pour beaucoup le goût ou l’odorat sont plus importants. Ou l’intuition. Mais, le sens dominant peut aussi être le toucher.

L’ouïe, la vue et le toucher sont les sens qui permettent le plus facilement de se rendre compte des possibilités qui s’offrent à vous. Tout est comme à portée de vous, facile à reconnaître car sur un plan matériel, tout ce qui est immédiat est le plus facile à reconnaître.

Le gout, l’odorat et l’intuition rendent difficile l’appréhension de tout ce qui est immédiat car ce sont des sens qui poussent à la recherche de ce qui est subtil. Ce qui vous intéressent est ce qui va toucher une part de vous plus profonde que celles que vous permettent d’atteindre la vue ou le toucher.

Ne te méprends pas, vous avez tous besoin d’être touchés aussi intérieurement. Mais pour certains, ceux dont le sens dominant n’est pas un sens d’abord tourné vers le monde matériel, ce qui compte c’est ce qui ne peut pas être vu, entendu ou touché de manière classique.

Ces personnes perçoivent plus facilement les réalités du monde subtil et ont besoin d’en tenir compte. Énormément d’artistes, mais également de scientifiques sont dans ce cas  de figure. En fait, une majorité de « chercheurs » ont pour sens dominant un sens qui n’est pas la vue, l’ouïe ou le toucher.

Pour les autres le monde subtil n’est pas un mythe. Ils ont la possibilité de le sentir aussi. Mais, encore faut-il qu’ils trouvent le chemin. Il leur est nettement moins évident. Ceci est particulièrement vrai pour les personnes dont le toucher est le sens le plus important.

Tu n’es pas surprise que ton sens important soit l’intuition ? »

Je suis médium. Non je ne suis pas surprise.

« Peut-il y avoir des médiums qui ne croient pas en Dieu ? »

Je ne le conçois pas, ou quel formidable déni de soi. Je ne me voile pas la face, moi j’ai trouvé mon maître il y a longtemps. C’est la Source qui me permet tout. Sans elle je ne pourrais pas écrire. Sans son Amour vous ne seriez pas avec moi. Pas comme ça.

Je sais qui éclaire mes propres pas, veille sur moi et me donne ce dont j’ai besoin. Qui me pousse au-delà de vous à voir ce que je veux et à me battre pour l’obtenir. Je sais qui entend toutes mes prières. Je n’ai pas de religion parce que je n’en ai pas besoin, c’est la Source qui me nourrit. Et si je partage ce que je vis c’est pour rendre un peu ce qui m’a été donné.

C’est tout, c’est mon seul but. On m’a déjà demandé si j’étais un prophète. Vous trouvez que je ressemble à un prophète franchement ? Je suis une personne normale, qui a rencontré Dieu. Ma spiritualité découle de ce que je vis, de l’enseignement que je reçois depuis, ces retrouvailles.

L’intuition est mon sens le plus important oui et pour moi, ce qui passe par ce sens est ce qui est le plus proche de la réalité.

« Vous avez tous ce sentiment, que ce qui passe par votre sens dominant est le plus proche de la réalité. Petite Sylvie. Passe une belle journée. »

Merci Roéchel. Mais dis-moi, est-ce qu’on a tort ?

« Ah, qui suis-je pour te dire que ta perception du monde est juste ou non ? Laisse la Source continuer à éclairer tes petits pas, princesse. Les tiens et ceux des autres… »

Bonne journée à tous ;)

 

 

Un monde plat

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Bonjour à tous,

Aujourd’hui je me suis demandée si mon blog existait toujours. Je hais les problèmes techniques sur lesquels il n’est pas possible d’obtenir à l’instant une explication satisfaisante. En même temps quand on est contrarié, il est difficile de se satisfaire d’une explication quelconque.

Quoiqu’il en soit, je suis contente de constater qu’il est toujours là et que je peux continuer à écrire tranquillement.

Ma tante, celle qui a eu un cancer, est rentrée très affaiblie de la croisière. Elle a été hospitalisée hier mais aujourd’hui, nous avons appris avec soulagement qu’elle ne souffrait que du chikungunya. Certes, cela a réveillé son asthme et on l’avait placée en soins intensifs. Toutefois, même si elle est encore sous respirateur, elle a quitté les soins intensifs à cette heure et nous savons qu’elle va guérir , nous sommes donc contents d’apprendre qu’elle ira bientôt mieux. D’autant qu’hier on nous parlait de possibilité de caillot de métastases qui obstruait ses voies respiratoires…

Enfin, je ne pensais pas dire une telle chose un jour mais je vais le répéter, heureusement, ce n’est que le chikungunya !

« Un mois de chikungunya. », me fait remarquer Roéchel.

Oui, son organisme en a pris un coup, une grippe ne dure pas aussi longtemps normalement je le sais bien.

« On l’a placée au service des pneumonies. »

Maman a dit qu’elle allait mieux. Pourquoi tu insistes comme ça ?

« Elle n’avait plus eu de crise d’asthme depuis des années. »

Ainsi que je l’ai dit son organisme a été durement touché par le virus. Ce qui importe ici, est qu’elle va se remettre.

« Elle a eu du mal à se remettre de son opération de reconstruction mammaire. »

Son corps avait mal réagi. Mais elle a entièrement cicatrisé maintenant. Elle va beaucoup mieux à ce niveau.

« Il ne reste que ce problème de bras enflé. »

Il parait que cela est fréquent après une ablation du sein.

« Et cette biopsie ? »

Nous attendons encore les résultats toutefois, maintenant qu’on sait qu’elle souffrait en fait du chikungunya…

« Donc, d’ici quelques semaines, tout sera parfait ? »

Eh bien, elle pourra reprendre une vie normale oui. Elle a beaucoup souffert ces dernières semaines justement. L’hôpital était la seule solution sensée. Maintenant qu’on la soigne, elle peut songer au moment où elle rentrera chez elle.

« Tu es bien fermée ce soir. »

Je ne vois pas de quoi tu parles ! C’est toi qui es bizarre, nous nous réjouissons d’apprendre que ses problèmes ne sont pas liés à un nouveau cancer. Il est normal de se réjouir.

« Elle est à l’hôpital, sous respirateur. Au service des pneumonies. Elle traîne une grippe depuis un mois, qui l’a considérablement affaiblie. Cette croisière a été un cauchemar pour elle. De quoi te réjouis-tu petite égoïste ?

Pour qui veux-tu qu’elle vive ? Il n’y a pas de quoi se réjouir quand vos proches souffrent. Où est ta compassion ? Tu laisses trop facilement tes émotions obstruer ton jugement et même ton intuition.

Il n’y a aucune raison de se réjouir ici, ni même d’être soulagé. Elle a cru qu’elle allait mourir car elle a pensé que son cancer refaisait surface. Vois la souffrance plus grande que la douleur physique que peut ressentir une personne qui a peur de mourir. Petite fille.

As-tu toujours envie de te réjouir ? Accepte la situation, ta tante est malade. Et ne me regarde pas avec toute cette fureur, je te tends la main en te parlant ainsi. Elle est malade et ne se remettra jamais totalement de son cancer.

Tu as eu des collègues qui ont eu le chikungunya, tous disent avoir dégusté. Aucun pendant un mois. Il faut être réaliste, dans sa vie il y a un avant et un après. Plus vite elle l’acceptera, mieux ce sera. Et c’est pareil pour ses proches.

Il n’y a pas de quoi se réjouir par contre, il est possible de lui rappeler et de te rappeler que tant qu’une personne vit parmi vous,  vous n’avez aucune raison objective de vous sentir triste. Si vous l’aimez, passez du temps avec elle. C’est mieux que de se projeter dans des énergies qui n’apportent rien. »

Je comprends.

« Bien sûr que tu comprends. Nous n’avons pas l’habitude de perdre notre temps. Nous faisons toujours en sorte que nos messages passent. En l’occurrence le message ici est qu’une situation grave n’enlève rien au fait que la vie poursuit toujours son cours, petite fille émotive.

Tu dois apprendre à mieux utiliser ta compassion, il n’y a que de cette façon que tu maitriseras les effets parfois dévastateurs de ta très grande sensibilité. Celle-ci devrait être ton plus grand atout. Certainement pas un fardeau.

Souviens-toi, le monde est plat. Les vallées, les montagnes, les crevasses, les précipices n’existent pas, le monde est plat. Et sur une surface plane, tu peux avancer les yeux fermés, il n’y a aucun obstacle.

Souviens-toi de cela. Le monde est plat. Et il n’y a pas d’obstacle naturel. Tu pourras t’en rappeler ? »

Je vais essayer.

« Ferme les yeux. Visualise cette surface plane puis avance tranquillement. »

Merci à toi Roéchel.

Bonne journée à tous ;)

Période d’essai

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Bonsoir à tous,

Il est 21h15 alors que je commence à écrire et pour une fois je n’avais pas envie d’écrire bonjour mais bonsoir.

« Dure journée ? », me demande Elémiah.

Même pas, journée normale.

« Malgré le chef qui t’a avoué qu’il serait sur ton dos jusqu’à la fin de la période d’essai. »

Ouais, c’est le jeu. J’avais bien remarqué son attitude cela dit. Mais je ne sens pas de méchanceté de sa part. Par contre je vois bien qu’il veut savoir jusqu’où il peut me pousser.

« Tu peux résister à la pression ? »

Après ce que j’ai déjà connu ? Ne t’inquiète pas pour moi. Tu vois, au moins maintenant les gens me parlent, me sourient, prennent le temps de discuter et de rire avec moi. Je veux rester parce que je me sens bien. Et le travail est intéressant.

En plus j’ai des collègues qui m’aident et qui répondent à mes questions. Tu te rends compte ! Ça existe !

« Le DRH t’aime beaucoup. »

Oui, c’est marrant. Il dit être sûr de son choix avec moi. Mon seul objectif est de lui donner raison. Mais quand même, imagine qu’on ne me garde pas ?

« Ce serait dommage, il y aura une prime le mois prochain. Tu y as droit aussi. »

Oui, je suis arrivée au bon moment lol.

« Que vas-tu faire avec cet argent ? Du shopping ? »

Non, je vais le garder pour financer un petit voyage permis grâce à mes jours de RTT. J’arrive San Juan !

« Eh bien, pense à San Juan. Pense que tu vas aller y passer quelques jours. Pense qu’une porte s’est ouverte et qu’elle ne se refermera pas.

Tu n’achètes pas le chemisier bleu ? »

Seigneur, quand je l’ai vu et que j’ai su pour ces 25% de réduction, je voudrais qu’on revienne sur cette histoire de budget.

« Tu t’en sors très bien pourtant. Surtout depuis que tu as eu la bonne idée de te lancer à ton tour dans ce challenge que tes blogueuses mode aiment bien à l’occasion. »

Ne rien acheter pendant un mois et s’habiller avec ce qu’on a.

« Tu avais oublié que tu avais autant de vêtement n’est-ce pas ? Tu n’as jamais remis deux fois la même tenue depuis que tu as commencé. »

Je le reconnais. Je trouve l’expérience amusante. De voir comment de « vieilles » pièces s’accordent avec les plus récentes surtout. Par contre il me faut des chaussures.

« Peut-être que tes parents vont t’en ramener. »

Ça m’étonnerait, mais je suis contente qu’ils rentrent finalement, je suis contente à l’idée de les revoir.

« Que de bouleversements en ce moment n’est-ce pas ? Vivement un peu de calme. Mais est-ce bien pour cette année ? »

Pourquoi pas ?

« Oh, peut-être que San Juan attendra. Peut-être que dans la Caraïbe il y a d’autres destinations intéressantes.

Peut-être qu’un jour proche tu riras en repensant à ta période d’essai. »

Merci Elémiah.

Bonne nuit à tous ;) (moi je suis crevée ce soir de toute façon)

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