Zone vide

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Bonjour à tous,

« Alors tu es prête à sortir de ta zone de confort ? », me demande Gabriel.

Où va-t’on ? 

« On va répondre à Zébullon. On va explorer le pays du manque. »

Je connais le manque.

« Tu connais le manque de bonbons. Pas celui qui supplicie le cœur au point de vous obliger à chercher n’importe quel moyen de réveiller le volcan afin de provoquer une éruption destructrice. »

Et pourquoi fait-on cela ?

« Pour vous sentir vivre. Quand vous n’êtes plus capable d’apprécier la douceur des bonbons.

Ton volcan en sommeil ne te dérange pas souvent. Mais tu sais qu’il n’est pas éteint. Tu le sauras toujours. »

Je sais d’où vient le manque.

« D’où vient-il ? »

Du vide à l’intérieur. Du faux-vide. En fait ce n’est pas vide. C’est comme une zone de beau dont on n’arrive pas à s’approcher. Un temps.

« Non, cette zone est celle de la paix intérieure. Effectivement la passion bien vécue peut y conduire. Je t’avais dit que tu ne connaissais pas le manque.

Fais preuve d’empathie. »

Envers qui ?

« Ouvre ton esprit. »

Je vois ma petite sœur.

« Oui ? »

Elle, elle connait le manque. Je le vois dans son cœur. Mais il a été comblé, au trois quarts. Pourquoi il reste un quart ?

« Tu poses la mauvaise question. »

Pourquoi est-ce qu’il ne reste qu’un quart ? 

« Peut-il être comblé ? »

Je ne crois pas. Je ne vois pas par quoi. On dirait une zone sans énergie.

« Voilà, c’est cela le manque. »

Comment peut-il y avoir une zone sans énergie ?

« Il s’agit d’une zone à remplir. Par vous. Le manque provient d’un manque d’amour pour vous-mêmes. Toujours. Cette zone vide ne peut être comblé par personne d’autre ni par aucun moyen matériel.

La foi peut être un moyen pour vous de trouver les matériaux qui vous permettront de la combler, mais juste un moyen.

L’amour doit venir de vous. »

Je vois, c’est ça le manque ? Je n’aime pas.

« Tu vas bien ? »

Oui. 

« Tu as paniqué en sentant la zone vide de ta sœur. »

Oui.

« Mais Evoliah est venu te soutenir. »

Je ne comprends pas pourquoi il y a la zone vide. Pourquoi ? Je n’aime pas.

« Il n’y en a pas en toi. »

Je m’en fiche, c’est ma sœur.

« Maintenant tu te sens mieux ? »

Qu’est-ce que tu m’as fait ?

« J’ai modifié les flux d’énergie que tu reçois pour que tu arrêtes de t’inquiéter. Ta sœur va bien. Fais preuve d’empathie, ce qui reste ne la détruira pas. Sens-le. »

Elle est globalement contente. Mais il y aura toujours un petit fond comme mélancolique.

« Qui ne la détruira pas ni ne l’empêchera de profiter de la vie. »

C’est ce que je vois oui.

« Ta sœur est sur une route qui peut la conduire vers deux directions. Nous n’allons pas développer, tu n’as pas à raconter sa vie. Mais je te le répète, tu n’as pas à t’en faire pour elle. »

Je te remercie. Mais d’une manière générale je n’aime pas cette zone vide.

« Personne ne l’apprécie. Quand elle est plus étendue, rien ne vous suffit. Ni l’amour de votre ou vos amants, ni votre travail, ni vos amis, ni les dérivatifs que vous employez.

La zone vide est le lit de la passion qui détruit. Car alors vous avez besoin de ressentir de manière plus forte, plus grande… »

Tu ne m’as pas encore donné la solution accessible et je n’arrive pas à la capter.

« Et qu’est-ce que tu captes ? »

De vilaines choses.

« C’est à dire ? »

L’origine de la plupart de nos mauvais choix et maladies parfois. Mais je ne vois toujours pas la solution.

« Mais encore ? »

Ce serait ce genre de problèmes la solution ?

« Les guerres aussi. Elles sont souvent liées à vos zones vides. Ouvre ton esprit, en douceur. Tu vois, je ne te brusque pas. La zone vide vous pousse à vouloir plus, à chercher plus.

La foi peut vous aider. Mais vous fuyez la réalité suivante, la foi vous amène devant vous avant de vous ramener à Lui/Elle.

Voilà pourquoi il est plus facile de s’accrocher à des religions. On y guide vos pensées. On vous indique une voie vers Lui/Elle.

Seule la sincérité, la vôtre, peut vous permettre à mi-chemin de réaliser que la route est plus large que le seul chemin balisé.

Il arrive que des personnes s’épanouissent dans leur religion justement parce qu’elles ont su voir la route plus large. Alors elles sont capables de ne se nourrir que de ce dont elles ont besoin. »

La bonne question n’est pas comment combler la zone vide. C’est comment vivre avec.

« Exactement. Car il vous faut parfois plusieurs cycles de vie pour vous aimer vraiment.

Tu savais déjà que le jour où il n’y aurait plus de guerre n’arrivera jamais. Comment l’as-tu su ? »

Je ne sais plus, j’ai su qu’il n’y avait pas d’erreur et que l’on vit ce que l’on est capable de créer. D’autres se battent pour que tous ensemble on crée « mieux ».

Mais mieux est un leurre. Dans le sens où mieux ne pourra jamais convenir à tout le monde. Parce que pour certains, la situation est déjà « bien ».

Et le mieux est l’ennemi du bien. Il y aura toujours des conflits. Se sont ceux qui se sentent mal qui veulent le changement. 

C’est « différent » qui serait une possibilité acceptable par le plus grand nombre. Seulement il faut  concevoir différent. Et peut de personnes sont capables de concevoir et guider en même temps.

Ceux qui conçoivent ne se sentent pas l’âme de leaders. Ce sont les visionnaires qui peuvent le faire. Mais les vrais visionnaires voient le mieux, ils ne voient pas différents.

« Ceux qui voient différent vivent eux-mêmes dans un monde différent. Pour cette raison, il s’intéressent moins aux passions de celui qui les entoure. Ils sont comme toi. Peu d’intérêt pour le pouvoir, la puissance. Vous trouvez du plaisir dans la création. Vous aimez apporter des solutions. Celles que tu n’as pas à chercher pour toi-même.

Comme beaucoup de personnes autistes également. Sylvie qui fait des efforts tous les jours pour vivre dans un monde qui semble loin du tien. 

Tu as besoin d’un homme qui te laisse vivre dans ton monde. Mais tu as vu ce qui s’est passé avec tes proches. Tu comprends que ce ne pourra pas être le premier venu. Ce sera forcément une personne éveillée. Fin de l’aparté.

Les visionnaires, tu as scindé un grand groupe en deux. Tu fais partie des visionnaires. On ne peut pas voir différent sans être visionnaire.

Cependant tu as raison, ceux qui pourraient avoir envie de guider des masses voient plus souvent mieux que différent.

Ceux qui voient différent ne connaissent pas le manque. Ils ne connaissent pas la zone vide.

Sais-tu que parmi tes lecteurs certains se demandent à quoi ressemblent ton propre esprit ? »

Ah bon ?

« Ils s’imaginent qu’il n’y a jamais de silence, que nous te parlons en permanence. Ils se demandent comment tu penses. Cela te fait sourire. »

 Ils se posent trop de questions si tu veux mon avis ! Ce n’est pas la cacophonie dans ma tête. Tout est clair.

« Et dans ton cœur ? »

Pas de passion qui envahit tout l’espace. La passion est là pourtant, elle embellit le paysage.

« Certaines personnes se demandent si dans la vie tu ressembles à la personne que tu es sur ton blog. »

Certaines personnes n’auront jamais la réponse à cette question-là. Je ne les connais pas et elles ne me connaissent pas. Et cela ne va jamais changer. Autant ne pas se poser de questions inutiles.

« Certaines personnes aimeraient te rencontrer. »

Si ça doit se faire ça se fera. J’ai rencontré plusieurs personnes grâce à ce blog.

« Laquelle des blogueuses que tu suis aimerais-tu rencontrer ? »

Jane. Cette femme est ce que je voudrais être sur le plan matériel.

« Asiatique ? »

Mais non voyons, ce n’est pas ce que je voulais dire ! 

« Elle donne l’impression d’être totalement épanouie, c’est vrai. C’est d’autant plus facile qu’elle ne parle jamais de ses problèmes et présente une réalité lisse et parfaite. »

Je suis d’accord, je me doute que sa vie ne doit pas être si simple.

« Beaucoup des blogueuses que tu suis présentent cette image. Que tu sais erronée. »

Sur les blogs de mode souvent on ne va pas loin. Elles parlent peu d’elles ou pour parler de ce qui leur plaisent, de ce qu’elles aiment.

Et ce n’est pas si facile de s’exposer en fait. Tu ne sais jamais comment on va pouvoir réagir à tes propos, comment on va rebondir.

Moi je suis une pipelette, voilà le truc. Mais d’autres préfèrent garder pour eux les détails de ce qui fait leur vie.

« Tu es une pipelette qui parle peu. Tu préfères écrire. Tu es plus à l’aise à l’écrit. Et tu as horreur des questions directes. A l’oral comme à l’écrit. Parce qu’elles viennent toujours de personnes qui te connaissent peu. Ceux qui te connaissent évitent de t’en poser.  

Ceux qui te connaissent respectent ta sensibilité.

Tant de choses sont subtiles ma petite Sylvie. Seulement tu es à l’aise dans la subtilité. Tout en ne supportant que la Lumière.

Les gens ont besoin de comprendre qui tu es, pas seulement sur ton blog. Mais tu es une personne très complexe. Pétrie d’une kyrielle d’apparentes contradictions.

Il y a autour de toi des personnes qui se demandent qui tu es. Et d’autres qui t’aiment pour ce qu’elles perçoivent et qui leur suffit.

Et à toi, qu’est-ce qui te suffit ? »

Une journée à la mer.

« Une réponse purement sylviesque. Bien que sincère. Reste comme tu es. »

Merci à toi.

Bonne journée à tous ;)

PS : photo prise à Sainte Lucie, comme toutes celles de la semaine  

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27 Commentaires

  1. crystallia

    8 novembre, 2015 à 16:37

    Bonjour Emilie,

    Je dois dire que cette notion de 5 mondes ne me parle pas.

    Mais je suis bien d’accord pour les poupées russes.

    Bonne journée à toi aussi.

    Répondre

  2. Emilie

    8 novembre, 2015 à 11:29

    Bonjour Sylvie,
    J’aime la poésie de la nature qui est une source infinie d’inspiration.
    Je me suis réveillée ce dimanche avec un bout de conversation en mémoire. Il était question du meilleur des 5 mondes (Flute en cherchant je suis tombée sur les interprétations de la Kabbale – encore des symbolismes que je ne connais pas). Cela m’a fait penser à ce dessin de l’arbre sur ton blog … j’ai l’image des poupées russes qui s’emboitent les unes dans les autres et que ce qu’il y a de meilleur passe par l’acceptation de ce que nous estimons de pire – qu’il n’y a pas de chemin dans l’opposition et le refus pour le retour intérieur à sa source. Qu’est ce que c’est que cette histoire de 5 mondes encore ? Allez, on va chercher à comprendre ce qu’ils racontent.
    Bon dimanche à toi.

    Répondre

  3. crystallia

    7 novembre, 2015 à 20:43

    Bonjour Émilie,

    J’aime la sagesse de tes propos.

    Bonne journée à toi.

    Répondre

  4. Emilie

    7 novembre, 2015 à 18:37

    Bonjour,
    Ni ombre ni lumière, j’aime bien le fait de nier l’opposition pourtant côté jardinage chaque médaille a son revers : les bras en compote à force de balayer les feuilles mortes ! Dieu merci il fait beau et chaud et les couleurs sont magnifiques, c’est le bon côté de la médaille quand on prend soin de son jardin.

    Répondre

  5. crystallia

    7 novembre, 2015 à 17:58

    Parfois, il faut du temps pour que la terre soit prête à accueillir autre chose que des mauvaises herbes.

    Bise ;)

    Répondre

  6. lapriereducompositeur

    7 novembre, 2015 à 11:24

    :)
    Bah c’est parce que j’ai pas pu me recharger dans la nature depuis le mois de mai.. :’( C’est que ça me manque tu vois, moi je vois l’amour comme un jardin.

    Mais si tu es sûre que ça poussera… :) ben ça me rassure! <3

    Répondre

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