Archive pour avril, 2016

Chasser les nuages

Chasser les nuages 16042403345317181814176029

Bonjour à tous,

« Combien coûte une baguette, ma belle Sylvie ? », me demande Ariel.

Tu sais bien que je n’en sais rien, je suis intolérante au gluten, je n’achète pas de baguette.

« Est-ce grave de ne pas le savoir ? »

Je ne crois pas, en tout cas je ne trouve pas.

« Vous dîtes que ceux qui ne connaissent pas le prix du pain sont déconnectés de la réalité. »

Ce n’est simplement pas ma réalité à moi.

« Exactement, car même si le pain est un aliment de base par chez toi, tout le monde n’en mange pas. Ce qui est une vérité, peut ne pas te concerner.

Chacun suit le chemin qu’il voit. Et seulement celui-là. Ce que tu peux faire en théorie tout le monde peut le faire. Dans les faits, ce n’est pas si simple, tout le monde n’a pas les mêmes besoins que toi.

Ni le même esprit. Ni les mêmes objectifs.

Et donc tout le monde ne cherche pas à mobiliser les mêmes énergies que toi.

Il est donc normal que tout le monde ne parvienne pas aux mêmes résultats.

Pour toi tout a un prix, d’autres ne le voient pas. Quand tu en auras l’occasion, rappelle -le à ceux qui en auront besoin. »

Un avertissement.

« Sois tel le vent quand il le faut, apprends à chasser les nuages. »

Ok, merci à toi.

Bonne journée à tous ;)  

Vilaines chèvres !

Vilaines chèvres ! 16042403091117181814175974

Bonjour à tous,

« Alors tu as peur d’une chèvre ma douce enfant. », me dit Elémiah.

Mais elle charge les gens !

« Une petite chèvre ? »

On passe gentiment sur le chemin et elle charge les gens ! Méchamment !

« Ces chèvres ont l’habitude de voir passer des gens sur le parcours de santé. »

Oui mais c’est un parcours de santé « ouvert », il y a des personnes qui vivent non loin et ces personnes ont des animaux. Dont de méchantes chèvres. Même si elles ont l’habitude de voir passer du monde, il vaut mieux passer loin.

Le problème c’est que souvent ce sont elles qui s’approchent !

« Tu as eu peur d’un coq une fois. »

C’est parce que je n’avais pas remarqué sa présence alors quand il s’est mis à chanter, j’ai été surprise ! Je n’ai absolument pas peur d’un coq.

« Juste des chèvres. »

Je te dis qu’elles chargent les gens ! Je ne suis pas la seule à les fuir.

« Tu préfères les gentils chats qui viennent toujours vers toi. »

Oui, eux je les aime bien. Ils sont à qui ? Au propriétaire de la maison verte ? 

« Pourquoi tu n’aimes pas le chien ? »

Le gros chien jaune là ? En fait je préfère les chats aux chiens.

« Et les gens du coin, ils te font peur ? »

Je t’avoue que celui qui psalmodiait à voix haute depuis les bois ne m’inspirait pas confiance l’autre matin…

« Tous les promeneurs pensaient comme toi. »

J’ai déjà repéré un petit groupe de marginaux.

« Dans les bois il y en a. »

Mais bon, il y a beaucoup de marcheurs, il y a des vrais riverains et j’aime bien ce coin. Je ne pense pas cesser de m’y rendre.

« Tu ne veux pas aller le soir ? Il y a du monde aussi. Et les chèvres sont attachées. »

Ce que je veux c’est trouver le courage de m’enfoncer dans les bois jusqu’aux cascades. Mais tu vas rire, je n’aime pas m’enfoncer dans les bois.

« Ne va pas seule. Vas-y avec quelqu’un. Si tu glisses et que tu te blesses il vaudra mieux que tu ne sois pas seule. »

Mais je ne vais pas glisser !

« Dis à ton papa que tu veux t’enfoncer seule dans les bois. »

Bon, je vais aller avec des tiers.

« Et si tu veux nous pouvons travailler sur ta peur des chèvres. »

Je n’ai pas peur des chèvres. Je n’aime pas quand elles chargent.

« Il n’y a pas de honte à avoir peur des chèvres. Tu n’as pas grandi avec ce type d’animaux. Tu as remarqué qu’elles ne chargeaient pas tout le monde ? Elles ne t’ont jamais chargée.

Il ne faut pas avoir peur, passe simplement. Et ignore les marginaux. Ils ne s’attardent pas sur toi, ne t’attarde pas sur ceux qui se font remarquer à l’occasion. »

Merci Elémiah.

Bonne journée à tous ;)  

En conscience

En conscience 16042307082717181814174686

Bonjour à tous,

« Tu as toujours mal au doigt ? », me demande Lauviah.

Je ne sais même pas à quel moment je me suis blessée. Mais ça passera. Il n’est pas cassé.

« Un mouvement trop brusque, un manque d’attention. Comme la fois où tu as cassé l’un de tes ongles de pied presque à la base. »

Je ne sais pas ce qui s’est passé ni quand s’est arrivé. Je sais juste qu’un jour j’ai vu que je n’avais presque plus d’ongle. Je n’avais rien senti. Puis il a repoussé.

« Vous prenez beaucoup de coups. Anodins. Vous n’y prenez pas garde. Et puis une fois de temps en temps, un coup s’avère plus grave que les autres. Et alors vous regardez autour de vous. Alors vous regardez votre environnement.

C’est au quotidien qu’il convient de se montrer attentif. A ce qui vous entoure, à ceux qui vous entourent. A ce que vous diffusez, à ce que vous représentez.

Il s’agit d’être conscient d’une nouvelle manière. Voir votre environnement et déterminer de quelle manière vous souhaitez agir dessus.

Que veux-tu faire de ton blog par exemple ? Ta situation personnelle a beaucoup évoluée. Tu n’en as plus besoin pour les raisons qui t’avaient amenée à débuter.

Se laisser porter en conscience est un exercice qui peut paraitre difficile. Il devient petit à petit nécessaire toutefois. »

Merci Lauviah.

Bonne journée à tous ;)

Sois là aussi

Sois là aussi 16042306380617181814174622

Bonjour à tous,

« Alors, les visites se passent bien ? », me demande Elédahiel.

Pour l’instant il n’y en n’a pas eu des tonnes. Mais assez pour que je sache qu’une belle et grande terrasse ne compense pas une surface intérieure trop juste et que je ne veux pas habiter dans un immeuble mal entretenu même si la vue sur la mer est exceptionnelle.

« Au calme, relativement spacieux, avec une vue si possible et bien sûr terrasse obligatoire. Et pas loin de ton travail. »

Voilà.

« Une terrasse à la Martinique, c’est assez commun. Ce critère ne te posera pas de gros problèmes. Mais dans les quartiers que tu vises, les vues mer sont chères. »

Campagne, ça me va. Vert ou bleu, je prends. 

« Tu ne te soucies pas des chambres climatisées ? »

Cela aussi est assez commun. 

« Et vue sur l’immeuble d’en face ? »

Si je pouvais éviter, ce serait parfait.

« Tu vas trouver. Quelque chose qui te plait. Alors dis-moi, c’est agréable de savoir que tu peux t’offrir un appartement sympa ? »

Oui !

« Tu as repéré des annonces intéressantes. Ta maman t’aide dans tes démarches. C’est agréable aussi de voir que ton projet suscite l’enthousiasme de tes proches. Même si tes parents appréhendent aussi un peu de te voir quitter le nid. »

Lol, j’aurais pensé qu’ils seraient plus heureux que ça ! Mais je reconnais que c’est moi qui aurais été triste de les voir sauter de joie quand j’ai annoncé que je cherchais un logement.

« Ils ne sont pas le genre de parents qui ont hâte de se débarrasser de leurs enfants. »

Je le sais. 

« Ils t’auraient déjà montré la porte. Au lieu de cela ils sont le genre de parents qui t’ont recueillie quand tu étais à la rue et qui t’ont soutenue dans toutes tes recherches d’emploi. »

Je m’en souviens.

« Souviens-t’en toute ta vie. Il est facile de voir les défauts d’autrui. Mais les qualités sont là également et il faut savoir les apprécier. »

Je suis d’accord avec toi.

« Aujourd’hui ta mère t’aide à chercher et demain ton père t’aidera à déménager. Quand après-demain ils auront besoin d’aide, nous te rappellerons ce qu’ils ont fait pour toi.

Sois là pour eux aussi. »

J’entends ce que tu me dis, merci à toi.

Bonne journée à tous ;)  

Rien d’anormal

Rien d'anormal 16042312294917181814173820

Bonjour à tous,

« Alors, tu ne vas vraiment pas aller à Cuba ? », me demande Lauviah.

Non, j’attendais une offre préférentielle mais on m’a expliqué que finalement les prix resteront élevés.

« Et comme tu veux déménager… »

Voilà ! Je recherche pas loin de mon travail parce que je n’ai pas envie de faire des kilomètres chaque jour.

« Oui, tu cherches le confort. »

C’est vrai.

« Cela fait un moment maintenant que tu cherches le confort. Nous t’y encourageons. Fais en sorte d’être bien, tu as raison. Il y a des tas de personnes qui ne savent pas comment être ou se sentir bien.

Ce n’est pas inné. Toi tu sais ce que tu aimes. Tu aimes cultiver ton champ intérieur. Les personnes hypersensibles et introverties n’aiment pas se tourner vers la masse, le bruit, les autres.

Tu puises ta force en toi et ce n’est qu’après que tu vas vers autrui. Seulement c’est un mode de fonctionnement marginal en vérité. Pour la majorité des gens, les réponses se trouvent en se confrontant d’abord à l’extérieur.

D’où des comportements parfois extrêmes. Ou le besoin de compétition par exemple. Je sais que tu ne comprends pas bien le besoin de compétition. Par empathie tu peux le cerner, tu n’adhères pas.

Il y a beaucoup de choses que tu comprends par empathie. C’est le seul point qui te différencie des personnes autistes, ma belle Sylvie. 

Tu as pu développé une forte empathie. Et autant de compassion. »

Tu es venue me demander de faire différemment ?

« Non, ce serait comme te demander de marcher à l’envers. Tu ne peux pas. Je suis venue te dire que c’est très bien d’être comme tu es. Même si tu ne ressens pas un fort besoin d’être entourée au quotidien ou d’aller vers les autres, ce n’est pas grave. Il n’y a rien d’anormal chez toi. »

Je sais pourquoi tu me dis ça, merci Lauviah.

Bonne journée à tous ;)  

Le travail dur

Le travail dur dans Amour physique 16042303401817181814173464

Bonjour à tous,

Cette semaine on va visiter Trinidad and Tobago. Enfin, une infime partie car il m’aurait fallu plus qu’une journée pour tout voir.

« Alors cette année tu entraînes tes lecteurs sur les traces de tes sorties et voyages. », me dit Sammael.

Oui voilà, j’emmène tout le monde dans les lieux que j’aime.

« Tu n’as souhaité montré la maison d’enfance de Rihanna ? »

Nous avions dit non au chauffeur de taxi. Il ne voulait pas démarrer tant qu’on n’avait pas pris de photo. Je ne tiens pas un blog people moi. Il y en a ceci dit. Si quelqu’un veut voir la maison d’enfance de Rihanna, je suis absolument certaine qu’il la trouvera sur le net. Ou en se rendant à la Barbade. Ce serait une bonne idée pour des vacances. 

« Tu as préféré prendre en photo cet arbre étonnant… »

C’est dommage qu’il ne m’ait pas été possible de choisir un meilleur angle. Mais j’aime cette photo quand même.

« Parfois les choses se déroulent comme tu voulais, d’autres fois non.  Évidemment tu préfères quand c’est le cas. Mais quand ce n’est pas le cas, ce n’est pas la fin du monde non plus, n’est-ce pas ? »

Ce n’est pas la fin du monde.

« Tu veux que nous parlions du jeune homme aux tablettes de chocolat ? »

Non.

« Il y a toujours un moment où vous en voulez à l’autre. »

Je n’aime pas ce moment. 

« Il n’est pas possible de l’escamoter. »

Je sais. C’est bizarre c’est comme si soudain je revoyais tout depuis un autre angle justement. Un angle moins rose.

Je vois pourquoi on s’accroche aux lunettes roses.

« Maintenant tu sais que tu ne sortiras jamais avec lui et tu sais que c’est parce que tu n’en as plus du tout envie. Maintenant tu peux cicatriser. »

Je n’aime pas cette phase.

« Pourquoi ? En outre Elédahiel te l’a rendue extrêmement douce. »

Oui je sais. Je l’ai su en me réveillant l’autre matin, le travail dur se fait quand je dors. Je me réveille avec des chansons aux paroles claires dans la tête. C’est marrant et en même temps, sans équivoque.

« Il y a peu de personnes pour qui le travail dur se fait en dormant. Surtout à ce niveau. Ce que tu n’aimes pas c’est le fait de devoir accepter que tu t’es trompée, il n’est pas la personne qu’il te faut. 

Tu te remets déjà ceci dit. Le domaine sentimental est ton domaine facile. »

Je sais pourquoi vous dîtes cela. J’ai surtout l’impression d’avoir eu de la chance d’être médium pour le coup.

« De la chance, il était tout près de toi tous les jours. Ce n’est pas de la chance. Mais Lauviah te l’avait dit, tu saurais trouver de l’eau dans le désert, voilà ce qui t’a été utile. 

Ce n’était pas l’épreuve la plus difficile de ta vie ? »

Non, c’est un fait.

« C’est pour cette raison que tu parviens à faire ce travail dans ton sommeil. Ce travail de deuil. Parce que de toute façon, tu connais le chemin qui mène au dépassement.

Tu as trouvé un sac pour aller avec ton nouveau portefeuille ? »

Non, je n’ai pas cherché. Je verrai dans quelques temps.

« Tu verras, Sylvie au joli sourire. Qu’est-ce qui te ferait le plus plaisir dans un avenir proche ? »

Trouver un appartement qui me convienne.

« Alors tu trouveras. »

Merci à toi.

Bonne journée à tous ;)

Marcher dans ses propres souliers

Marcher dans ses propres souliers 16041706502217181814158338

Bonjour à tous,

Vous souhaitez m’aider à m’extraire de ce maelström d’énergies bizarres autour de moi c’est ça ? On dirait le thème de la semaine…

« Elles ne sont pas bizarres, ce sont des énergies normales. Celles qui se dégagent des personnes qui réalisent que certains aspects de leur vie ne leur conviennent pas ou plus.

Il y en a pas mal autour de toi. », me dit Sammael.

J’ai vu.

« Certains s’inquiètent également pour la santé de leurs proches. Il y a des changements au bureau. Une grosse période de transition.

Pour toi aussi il y a du changement, tu as vu ton travail reconnu et récompensé. Tu voulais construire, est-ce que tu réalises que tu es en train de le faire ? »

Oui, je réalise. J’ai passé tellement de temps à creuser les fondations, je suis contente de me voir enfin poser des briques. 

« Quand d’autres contemplent un édifice qui leur semble tantôt imparfait tantôt étranger. »

Que puis-je y faire ?

« Réalise combien tu es aimée. Et le fait que parfois, la vie vous offre l’opportunité de ne plus agir en électron libre et redevenir qui vous êtes, au grand jour.

Un jour, il faut marcher dans ses propres souliers. Passe une belle journée. »

Merci Sammael.

Bonne journée à tous ;)  

Où paissent les vaches paisibles…

Où paissent les vaches paisibles... 16041706221117181814158127

Bonjour à tous,

« On dirait qu’autour de toi certains arrivent à des tournants. Ou des zones désertiques. Alors c’est ça finalement la vie, c’est ça le couple, c’est la famille, c’est ça avoir des enfants ?

Encore tant de mois à payer ceci, ensuite je vais pouvoir souffler un peu, ou m’offrir cela ?

Cela fait déjà tant d’années que je suis à ce poste, je vois bien que j’ai de plus en plus de responsabilités mais je ne vois pas ce que cela m’apporte encore, est-ce que je peux encore changer, pour faire quoi ?

J’en ai assez d’enchainer les CDD, quand vais-je enfin trouver un CDI, on n’arrive pas à partir en vacances, il y a toujours quelque chose à payer.

Pourquoi est-ce toujours à moi de tout faire dans cette maison, Untel ne m’aide jamais !

Je suis si fatigué(e) en ce moment et dire qu’on rentre de vacances, je me demande ce que je fais mal…

Seigneur je ne comprends pas, j’essaye d’être une personne honnête, je suis toujours là pour les autres, pourquoi est-ce que je ne parviens pas à faire quelque chose pour moi ? Comment sortir de cette situation, de cet enfer, je ne supporte plus ma vie.

La liste serait encore longue.

On peut rajouter, tout ce que je lui demande c’est de me laisser aller au sport deux fois dans la semaine, pourquoi est-ce si difficile pour elle de l’accepter ? Je la laisse bien vivre sa vie !

Seigneur, quand est-ce que mes enfants trouveront enfin une situation professionnelle intéressante ? Je prie en ce sens tous les jours !

Entre ceci, cela, encore ceci, cela, je n’arrive plus, je n’arrive plus, je n’en peux plus !

Des années que je travaille, cela fait onze ans que mon salaire n’a pas évolué, ah non, je ne reste pas une année de plus ! Si seulement j’avais de quoi claquer la porte bruyamment !

Tout cela te parle ma belle Sylvie ? », me demande Elédahiel.

Cela me parle. Pourquoi est-ce que tu m’as envoyé un avertissement pour un tiers ?

« Parce que le tiers en question est au bord du précipice. »

Au bord du précipice ? Il fallait me prévenir beaucoup plus tôt !

« Cette personne ne va pas sauter. Elle attend, trop lasse pour agir dans un sens ou dans l’autre. Qu’as-tu appris de ce genre de situations ? »

Je me souviens du bord du précipice. Moi j’avais sauté dans le vide. Seulement il y avait un filet au fond. Quand mes parents ont vu que j’avais fait une tentative de suicide ils ont réalisé d’une part l’ampleur de mon mal-être et d’autre part que j’avais besoin d’aide. D’où le filet.

Par la suite j’ai compris que ceux qui sautent ne veulent pas mourir. Ceux qui restent à attendre que l’épuisement les poussent dans le vide, ceux-là sont en péril !

« Tu étais très jeune, tu n’as jamais retenté l’expérience et tu as toujours eu envie de vivre depuis. Tu as même compris que tu pouvais te battre. Autour de toi, tu avais découvert que d’autres adolescents avaient attenté à leur vie. »

Oui je me souviens…

On était assez paumé en fait, ne comprenant pas bien vers quoi on se dirigeait en tant qu’individu.

« Ce trouble a disparu depuis bien longtemps chez toi. »

Oui, heureusement.

« Il n’y a pas de raison pour que ces difficultés existentielles ressurgissent ? »

Je ne les attends pas en tout cas.

« Tu es redevenue insouciante. Comme quand tu avais vingt ans. Seulement tu n’as plus vingt ans. Tu ne te demandes pas pourquoi tu n’as pas la vie d’Untel qui réussit tellement mieux ? »

J’aime bien ma vie. Pour l’heure je n’ai pas de raison d’envier Untel. Ou Untel.

« Tu n’as pas encore de maison. »

Oui, c’est le seul point noir. Mais moi j’attendais mon augmentation. Je voudrais acquérir un bien sympa.

« Vous prônez plutôt l’indépendance matérielle à tout prix. »

Justement, je veux être indépendante et à l’aise pour pouvoir profiter de la vie.

« Tu n’as pas envie de te serrer la ceinture. »

Voilà.

« C’est une vision décriée. »

Tu crois que le fait que je sois toujours célibataire n’est pas décrié ? Si je devais m’attarder sur chaque critique, ou plutôt non, j’aimerais bien recevoir un euro pour chaque critique ! Je serais propriétaire en moins de deux !

« Les nuages qui passent au-dessus de ta jolie tête insouciante s’accumulent pourtant. Tout le monde autour de toi n’est pas satisfait de sa vie. Cette personne au bord du précipice ne se laissera pas tomber de sitôt. Mais elle ne sautera pas non plus. »

Il faut un mouvement pour que les choses évoluent. Rien ne bouge autrement. Quel est le problème ?

« Trop d’ennuis matériels ont amené une grande lassitude et une profonde désillusion. »

Que puis-je y faire ?

« L’aider à garder le sourire. »

Je peux effectivement.

« Tu le peux oui. Mais en substance, c’est à chacun de faire en sorte que les choses évoluent dans un sens qui vous sera vraiment favorable et tu l’as chèrement appris, dans ta jeunesse. D’autres sont mis face à cette leçon aujourd’hui.

En fait, la majorité des gens apprennent tard à accepter ce qui leur convient vraiment. Maintenant, vois-tu l’intérêt de faire les choses à l’envers ? »

Je le vois.

« Tu ne vas pas à Cuba ? »

C’est-à-dire qu’entre les deux croisières et l’Ipad pro, je me retrouve face à des choix à faire !

« Des choix douloureux ? »

Non, ce sont des choix pesés.

« Tu pourrais aller à la montagne à la fin de l’année ? Pour prendre des photos de paysages enneigés. »

Tu sais, ça me tenterait vraiment. On verra. Voyager depuis les Antilles est moins cher l’hiver (ce n’est pas le cas depuis Paris !).

« Tu n’es pas obligée d’aller en Europe, tu pourrais aller au Canada. Tu verras. Reste comme tu es. »

Merci Elédahiel.

Bonne journée à tous ;)

Convictions

Convictions 16041712050917181814155235

Bonjour à tous,

Il fait beau, il fait chaud et le soleil brille.

« Tu es prête à me parler ? », me demande Elédahiel.

De quoi ?

« Discutons. »

Ok.

« Ca va ? »

Oui.

« Il fait beau, il fait chaud et le soleil brille pour toi ? »

On dirait bien.

« Tant mieux, c’est ce que tu penses ? »

Oui.

« Que penses-tu des efforts de certains pour pouvoir vivre au lieu de survivre ? »

Je les comprends. J’ai toujours pensé que nous sommes une majorité à ne faire que survivre. Et je ne l’accepte pas. Ma mère me le rappelait encore récemment. A 18 ans déjà je pensais ainsi.

Vivre c’est profiter, se faire plaisir. Après, il y a différentes manières de le faire. Je ne pense pas que l’une vaille mieux que les autres. Il y a ce qui nous convient personnellement.

Pour certains, c’est dans le détachement et l’éloignement du connu que se trouve le plaisir réel. Pour d’autres c’est dans la réalisation d’objectifs élevés réunissant attentes matérielles et spirituelles.

Pour d’autres encore c’est dans la compréhension que ce qui est à notre portée est ce qui nous convient et tout alors peut être à notre portée du moment que l’on fait évoluer son regard.

Je sais déjà qu’un modèle unique ne peut pas convenir à tout le monde. Parce que tout le monde ne vise pas les mêmes réalisations spirituelles et ce sont ces objectifs-là qui en réalité sous-tendent tous nos objectifs matériels compris.

Il y a des personnes par exemple qui sont venues pour renforcer et réparer un ego devenu trop faible suite à des manipulations mentales dans d’autres vies.

Ce ne sont pas ces personnes qui vont trouver le bonheur dans le détachement. Il faut un équilibre pour permettre l’épanouissement personnel.

D’autres au contraire sont venus pour apprendre à sentir ce qu’il leur faut au-delà de leur ego. Elles apprennent à discerner les attentes de l’âme.

Ce sont davantage ces personnes qui vont aller vers le rejet du consumérisme matériel. Dans un premier temps du moins. Elles finiront par rechercher un équilibre entre leurs attentes et le monde qui nous entoure.   

Il n’y a pas une voie qui mène à l’équilibre parfait sur tous les plans, il y en a plusieurs et chaque individu en explore une variante.

« Que dire à ceux qui s’interrogent sur tes choix et ton propre parcours ? »

Je constate que pour certains je représente un mystère inintelligible. J’en déduis que ces personnes ne sont pas capables de comprendre ce qui n’entre pas dans leurs petites cases.

« Tu te souviens de cet article sur cette jeune femme qui expliquait qu’elle n’aurait pas admis que son compagnon, qui n’est pas végétalien comme elle, amène de la viande à la maison ? »

Je me souviens. Elle expliquait qu’elle lui parlait de ses convictions et qu’elle n’aurait pas compris qu’il n’y soit pas sensible. Elle sait qu’il mange de la viande à l’extérieur mais espère qu’il finira par arrêter.

C’est difficile d’avoir des convictions différentes dans un couple. Ce qui est la raison pour laquelle j’aimerais mieux rencontrer une personne éveillée.

Ceci dit même si elle l’est, elle pourrait ne pas avoir à gérer des enjeux spirituels proches des miens. Objectivement je suis capable d’accepter ce genre de choses.

« Mais tu sais que tout le monde ne l’est pas. »

C’est ce que j’ai pu constater quasiment dès mon éveil. Grande leçon ! 

Il y a des personnes qui ne conçoivent que ce qui est vrai pour eux puisse ne pas l’être pour des tiers.

« Eh bien c’est également le cas lorsque vous estimez que vos prises de conscience politiques devraient être partagées par tout votre entourage.

Toi par exemple tu n’approuves pas la manière dont sont parfois récoltés les ailerons de requin. De ce fait tu ne souhaites pas en manger. Pour autant tu ne tombes pas sur les gens en les traitant d’inconscients qui encouragent des pratiques honteuses. »

Chacun doit se faire son opinion. Et je serais ravie de goûter un aileron de requin pêché par un groupe de petits pêcheurs qui auraient vendu l’animal entier à un restaurateur par exemple.

Ce qui ne me plait pas c’est le fait de pêcher l’animal, lui arracher l’aileron et le rejeter vivant mais agonisant dans la mer. Je n’ai pas envie d’acheter dans les mains de ces pêcheurs-là.

C’est un manque de considération autant envers l’animal qu’envers nous, de mon point de vue. Un requin de bonne taille suffirait à nourrir des tas de personnes. Alors tant qu’à pêcher, autant que ce soit pour une raison qui a du sens.

De la même manière ne je ne supporte pas la chasse en tant que sport. Je comprends la chasse pour se nourrir. J’y vois du sens. Mais je ne vois pas la beauté dans le fait de s’armer pour ramener un trophée. Je n’y vois pas de sens non plus.

« Tu manges de la viande. »

Oui.

« Tu n’envisages pas d’arrêter ? »

Non.

« Certains pensent que vous ne pouvez pas vous ouvrir à plus grand et continuer à ingérer des êtres vivants. »

Je sais qu’à certains moments je sens que mon corps a besoin de viande. A d’autres au contraire, il me réclame des choses plus légères. C’est de cela que je tiens compte, mon propre corps et ce qu’il me fait sentir.

« C’est surtout quand tu te fatigues que tu as besoin de viande. »

J’ai remarqué aussi…

« La variété des chemins possibles ne t’effraie pas, pourquoi ? »

Pourquoi m’effraierait-elle ? Je trouve joli au contraire toutes ces variantes. Et la route que je vois pour moi.

« Ou le point. »

Ou le point, le point fixe. C’est juste une affaire de point de vue. Merci Elédahiel.

Bonne journée à tous ;)  

Soleil du matin

Soleil du matin dans Anges 16041712594517181814153543

Bonjour à tous,

« Alors ma douce enfant, tu n’as encore rencontré personne d’intéressant ? », me demande Lauviah.

Non. Peut-être lors de mes prochaines vacances, ce serait comique.

« Tu ne sembles pas pressée non plus actuellement. »

Non, on verra.

« Tu sais, la particularité du soleil du matin est qu’il brille toujours sans brûler. C’est pourquoi il est parfait pour toi, qui attrape si facilement des coups de soleil. »

Le soleil de midi ne me réussit pas en effet.

« A son zénith le soleil éclaire tout ce qui touche ses rayons. Pourtant, ce feu-là n’est pas le plus agréable en réalité.

Le soleil du matin est parfait pour toi. »

Ou celui du soir.

« Non celui du matin car tout est encore à faire alors, tout reste possible et tout reste à venir.  

Le soir, ce sera plus tard. »

Merci Lauviah.

Bonne journée à tous ;)  

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