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Où paissent les vaches paisibles…

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Où paissent les vaches paisibles... 16041706221117181814158127

Bonjour à tous,

« On dirait qu’autour de toi certains arrivent à des tournants. Ou des zones désertiques. Alors c’est ça finalement la vie, c’est ça le couple, c’est la famille, c’est ça avoir des enfants ?

Encore tant de mois à payer ceci, ensuite je vais pouvoir souffler un peu, ou m’offrir cela ?

Cela fait déjà tant d’années que je suis à ce poste, je vois bien que j’ai de plus en plus de responsabilités mais je ne vois pas ce que cela m’apporte encore, est-ce que je peux encore changer, pour faire quoi ?

J’en ai assez d’enchainer les CDD, quand vais-je enfin trouver un CDI, on n’arrive pas à partir en vacances, il y a toujours quelque chose à payer.

Pourquoi est-ce toujours à moi de tout faire dans cette maison, Untel ne m’aide jamais !

Je suis si fatigué(e) en ce moment et dire qu’on rentre de vacances, je me demande ce que je fais mal…

Seigneur je ne comprends pas, j’essaye d’être une personne honnête, je suis toujours là pour les autres, pourquoi est-ce que je ne parviens pas à faire quelque chose pour moi ? Comment sortir de cette situation, de cet enfer, je ne supporte plus ma vie.

La liste serait encore longue.

On peut rajouter, tout ce que je lui demande c’est de me laisser aller au sport deux fois dans la semaine, pourquoi est-ce si difficile pour elle de l’accepter ? Je la laisse bien vivre sa vie !

Seigneur, quand est-ce que mes enfants trouveront enfin une situation professionnelle intéressante ? Je prie en ce sens tous les jours !

Entre ceci, cela, encore ceci, cela, je n’arrive plus, je n’arrive plus, je n’en peux plus !

Des années que je travaille, cela fait onze ans que mon salaire n’a pas évolué, ah non, je ne reste pas une année de plus ! Si seulement j’avais de quoi claquer la porte bruyamment !

Tout cela te parle ma belle Sylvie ? », me demande Elédahiel.

Cela me parle. Pourquoi est-ce que tu m’as envoyé un avertissement pour un tiers ?

« Parce que le tiers en question est au bord du précipice. »

Au bord du précipice ? Il fallait me prévenir beaucoup plus tôt !

« Cette personne ne va pas sauter. Elle attend, trop lasse pour agir dans un sens ou dans l’autre. Qu’as-tu appris de ce genre de situations ? »

Je me souviens du bord du précipice. Moi j’avais sauté dans le vide. Seulement il y avait un filet au fond. Quand mes parents ont vu que j’avais fait une tentative de suicide ils ont réalisé d’une part l’ampleur de mon mal-être et d’autre part que j’avais besoin d’aide. D’où le filet.

Par la suite j’ai compris que ceux qui sautent ne veulent pas mourir. Ceux qui restent à attendre que l’épuisement les poussent dans le vide, ceux-là sont en péril !

« Tu étais très jeune, tu n’as jamais retenté l’expérience et tu as toujours eu envie de vivre depuis. Tu as même compris que tu pouvais te battre. Autour de toi, tu avais découvert que d’autres adolescents avaient attenté à leur vie. »

Oui je me souviens…

On était assez paumé en fait, ne comprenant pas bien vers quoi on se dirigeait en tant qu’individu.

« Ce trouble a disparu depuis bien longtemps chez toi. »

Oui, heureusement.

« Il n’y a pas de raison pour que ces difficultés existentielles ressurgissent ? »

Je ne les attends pas en tout cas.

« Tu es redevenue insouciante. Comme quand tu avais vingt ans. Seulement tu n’as plus vingt ans. Tu ne te demandes pas pourquoi tu n’as pas la vie d’Untel qui réussit tellement mieux ? »

J’aime bien ma vie. Pour l’heure je n’ai pas de raison d’envier Untel. Ou Untel.

« Tu n’as pas encore de maison. »

Oui, c’est le seul point noir. Mais moi j’attendais mon augmentation. Je voudrais acquérir un bien sympa.

« Vous prônez plutôt l’indépendance matérielle à tout prix. »

Justement, je veux être indépendante et à l’aise pour pouvoir profiter de la vie.

« Tu n’as pas envie de te serrer la ceinture. »

Voilà.

« C’est une vision décriée. »

Tu crois que le fait que je sois toujours célibataire n’est pas décrié ? Si je devais m’attarder sur chaque critique, ou plutôt non, j’aimerais bien recevoir un euro pour chaque critique ! Je serais propriétaire en moins de deux !

« Les nuages qui passent au-dessus de ta jolie tête insouciante s’accumulent pourtant. Tout le monde autour de toi n’est pas satisfait de sa vie. Cette personne au bord du précipice ne se laissera pas tomber de sitôt. Mais elle ne sautera pas non plus. »

Il faut un mouvement pour que les choses évoluent. Rien ne bouge autrement. Quel est le problème ?

« Trop d’ennuis matériels ont amené une grande lassitude et une profonde désillusion. »

Que puis-je y faire ?

« L’aider à garder le sourire. »

Je peux effectivement.

« Tu le peux oui. Mais en substance, c’est à chacun de faire en sorte que les choses évoluent dans un sens qui vous sera vraiment favorable et tu l’as chèrement appris, dans ta jeunesse. D’autres sont mis face à cette leçon aujourd’hui.

En fait, la majorité des gens apprennent tard à accepter ce qui leur convient vraiment. Maintenant, vois-tu l’intérêt de faire les choses à l’envers ? »

Je le vois.

« Tu ne vas pas à Cuba ? »

C’est-à-dire qu’entre les deux croisières et l’Ipad pro, je me retrouve face à des choix à faire !

« Des choix douloureux ? »

Non, ce sont des choix pesés.

« Tu pourrais aller à la montagne à la fin de l’année ? Pour prendre des photos de paysages enneigés. »

Tu sais, ça me tenterait vraiment. On verra. Voyager depuis les Antilles est moins cher l’hiver (ce n’est pas le cas depuis Paris !).

« Tu n’es pas obligée d’aller en Europe, tu pourrais aller au Canada. Tu verras. Reste comme tu es. »

Merci Elédahiel.

Bonne journée à tous ;)

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24 Commentaires

  1. Arc

    24 avril, 2016 à 10:49

    Bonjour,

    Aah..! Hier, j’arrive sur une place bondée où je dois rejoindre des amis pour des festivités, et c’est alors que de façon inattendue, je suis prise par un massif : « Bvvvvv… Pam padadam.. bvvvvvvvvvv…. » (comprendre sons profonds de cornemuses et tambours traditionnels écossais). Alors, mes yeux se remplissent de larmes comme deux bocaux à poissons qui vont déborder. « Non, pas ça, je peux croiser du monde, flûte, j’aurai l’air quiche… »

    « Bvvvvvvvvvv…. »

    Non… je suis incapable de garder mon visage impassible..

    Ah, ces cornemuses… Non mais.

    Je t’envoie une poignée de paillettes de ce que tu veux Stéphanie : de chance, l’assurance d’être soutenue… (je souffle).

    Belle journée

  2. Fleur

    24 avril, 2016 à 9:03

    Bonjour Sylvie !

    C’est un joli exercice, Merci !
    mes voeux (ça marche plusieurs s’ils sont dans la même lignée ?) :

    - au moins une fois par jour je découvre et fait quelque chose qui me fais du bien spirituellement et matériellement !

    - au moins une fois par jour je fais quelque chose qui me fais du bien spirituellement et matériellement !

    (et, mais je sais que ça ne se fera pas comme ça : une fois par semaine, connaître une journée où mes yeux ne me piquent pas dès 9h00 du matin.)

    Merci
    Bises

  3. Stéphanie

    24 avril, 2016 à 8:38

    Bonjour Sylvie,

    Merci à toi et à tes guides, faire un vœu ça ouvre l’ horizon et redonne espoir, on se souvient pourquoi il faut tenir debout. Ma planche de bois est posée, je suis heureuse de participer à la création d’un pont au dessus du précipice. Encore merci.

    Bises

  4. crystallia

    24 avril, 2016 à 2:57

    Bonsoir,

    Isabelle, c’est à moi qu’elle s’adresse.

    Toutefois je reste derrière mes propos.

    Merci pour vos partages.

    Bise ;)

  5. Isabelle

    24 avril, 2016 à 1:41

    Coucou Melissa
    À qui parles tu?
    Et qui parle quand tu dis ca?
    Bises

  6. Miss X

    24 avril, 2016 à 1:26

    Salut,

    Arrête de dire ça, ça sonne faux.

    Ce n’est pas ce qui est sympa.
    Parfois on à juste besoin de savoir où mettre un pied devant l’autre de manière à résoudre nos problèmes, tu peux soulager quelqu’un en lui indiquant la direction si tu la voit, et si cette personne te fait confiance elle te croira.

    Bonne nuit,

  7. Isabelle

    23 avril, 2016 à 19:37

    Coucou Sylvie
    c’est chouette cette idee de planche. Zut, j’ai tellement de Voeux, comment faire? En plus je sais que si je demande j’aurai exactement ce que je demande , quel dilemme n’est ce pas ? Et avec les côtés négatifs auxquels je n’aurais pas pensé lol
    Je souhaite me sentir en sécurité et en paix , en accord avec mon Âme. Plus prosaïquement je souhaite arriver à combiner mon côté esthète et ma réalisation matérielle et spirituelle. ( ca existe accompagnatrice en shopping?)
    Ça fait tellement longtemps que je ne faisais plus de Voeux… Sourire

  8. Bluebird

    23 avril, 2016 à 15:29

    Coucou,

    Aujourd’hui le précipice me semble très loin.Mais j’ai connu le bord aussi.
    La planche de bois qui m’a aidée, c’est l’amour de moi-même. Je ne le savais pas à l’époque, je croyais que je voulais juste « savoir qui j’étais vraiment » avant de partir.
    C’est ça qui m’a aidée à me projeter un peu plus loin, alors que rien ne me retenait suffisamment.

    Sylvie, je te souhaite de trouver cet appartement de tes rêves !

    Amandine : c’est drole, j’ai toujours la carte où j’avais écrit la phrase de ma blessure, moi aussi. Dans mon petit carnet de sac à main… Et ça résonne toujours fort.

    bises à tou.te.s

    Lara

  9. crystallia

    23 avril, 2016 à 12:42

    Bonjour,

    Après avoir lu les derniers commentaires, j’ai demandé à mes guides comment amener quelqu’un à s’éloigner volontairement du bord du précipice.

    Ils me rappellent qu’il y a des raisons qui nous ont conduit là et qu’elles ne peuvent disparaître en un claquement de doigts.

    Aussi, je propose à tous ceux qui le souhaitent d’apporter une planche de bois afin que nous puissions créer un pont au-dessus du précipice.

    Le plus simple et le plus évident est de formuler un vœu. Je ne suis pas en train de vous dire qu’il va se réaliser. Mais c’est une manière de se projeter et tant qu’on peut le faire, on se tient éloigner du bord.

    Je commence, je fais le voeu de trouver un super appart !

    Bonne journée à vous ;)

  10. Camille-Strawberry

    23 avril, 2016 à 11:47

    Coucou Sylvie

    Mon oncle s’est suicidé il y a presque une dizaine d’années.

    Je voulais comprendre quelque part comment la détresse avait pu naître chez toi comme elle a vécu en lui.

    Désolée si ma question t’a mis mal à l’aise. Merci en tout cas pour ton ouverture et ton partage intime.

    Je ne developperai pas sciemment le sujet.

    Bises

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