Archive pour juin, 2016

Mécanisme de défense

Mécanisme de défense 16062601010617181814334116

Bonjour à tous,

« Il fait beau, il fait chaud et le soleil brille ? », me demande Elémiah.

Oui.

« Tant mieux alors. Tu te souviens de la soirée organisée par ton entreprise à laquelle vous étiez tous conviés et priés de venir en respectant le dress-code, glamour et chic ? »

Je me souviens. On avait eu des cadeaux. C’était noël après l’heure lol !

« Tu étais une des rares jeunes femmes à ne pas porter une robe noire. »

Oui, je savais que les autres viendraient majoritairement en noir. Je ne regrette pas mon choix !

Non plus sérieusement, le hasard a bien fait les choses. Je ne voulais pas acheter de tenue pour l’occasion, j’avais cette robe, j’ai eu envie de la mettre.

« Et les chaussures ? Certaines collègues on raconté avoir cherché un bon moment. »

J’ai des paires de chaussures. Celle que j’ai choisie entraient parfaitement dans le thème.

« Si on te dit qu’il y a une soirée ce soir, tu as de quoi t’habiller ? »

Oui. De la tête aux pieds et avec la pochette. 

« Et pour le maquillage ? »

J’ai du maquillage. Je n’ai pas été me faire maquiller. Je m’étais juste lavée les cheveux.

« Et les bijoux ? »

J’ai tout ce qu’il faut.

« En tant que femme tu dirais que tu es sure de toi ? »

La vilaine question ! Certains jours, oui. Voilà ma réponse.

« Le jour où cet ami maladroit a tenté de te faire croire qu’il s’était endormi dans ton lit, tu sais à quelle occasion, tu étais sure de toi ? »

Si je l’étais ? Je l’ai aidé à bien se réveiller et surtout à quitter ma chambre ! Pourquoi est-ce que tu me parles de ça ?

« Il n’était pas mal intentionné. Il cherchait un moyen d’attirer ton attention. »

Il y est parvenu. Pas comme il l’avait espéré je pense, mais il y est parvenu. Je suis heureuse qu’il n’ait pas songé à recommencer par la suite ou nous ne serions pas restés amis.

Qu’est-ce qu’il a cru, qu’on était dans un film ? Que j’allais m’allonger à côté de lui et qu’on allait faire l’amour ? C’est ce qu’il a cru ?

« Qu’est-ce que toi tu as cru ? »

Qu’il avait trop bu et que cela ne lui réussissait pas.

« Et sans ironie ? »

J’étais furieuse. Surtout qu’il ait eu l’idée de faire semblant de dormir. Pourquoi est-ce qu’il ne s’est pas conduit en adulte ? Il pouvait venir me parler au lieu de s’allonger sur mon lit.

« Il arrive que les mots ne viennent pas facilement. »

Il arrive qu’on sache pourquoi. 

« Tout le monde t’a remarquée le soir de la fête de l’entreprise. Tu as du mal avec certaines énergies émises par les autres. Même ton chef t’a fait un compliment. Sobre mais un compliment tout de même.

Il y a plusieurs femmes qui comme toi, ont du mal à supporter ces énergies chargées qui arrivent en masse. Ta réaction inconsciente a été de ne pas les laisser accéder à ta conscience justement.

Nous voudrions t’aider à les laisser venir sans pour autant qu’elles te fassent tomber du nuage rose. Pour que le côté reine des abeilles te paraisse moins déstabilisant.

Ce qui te gêne c’est que tu as l’impression que la personne que tu es est laissée de côté au profit de l’être sexué. Beaucoup de femmes ressentent cela et le vivent aussi mal. Certaines choisissent de se laisser prendre du poids, deviennent acariâtre, ne parviennent pas à se fixer dans une relation…

Nous voulons t’aider à dépasser ce besoin inconscient de te protéger. Tu te souviens, quand tu étais en sixième déjà tu avais du mal à supporter qu’on remarque que tu étais une des seules à commencer à avoir de la poitrine. »

Ne me dis pas que je n’ai pas dépassé ça ? 

« C’est un tout en réalité. Ceci tu l’as dépassé depuis longtemps. Mais se sont ajoutés d’autres éléments qui se sont parfois avérés plus difficiles à gérer. Le premier c’était celui-là. Il semble banal, anodin. Seulement d’autres ensuite ont pris sa place en laissant une trace toujours plus profonde. Laquelle ne pouvait donc pas disparaître à mesure que tu dépassais chaque problème.

Tu ne t’es jamais demandé ce qui pouvait émaner de toi ? De ta propre personne ? »

Donc tout est de ma faute ?

« Il n’y a ni victime ni coupable ici. Ce n’est pas le bon schéma. A aucun moment tu n’avais encouragé cet ami à s’introduire dans ta chambre. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il l’avait fait. C’était une manière de tenter le tout pour le tout. Je t’ai dit qu’il n’était pas mal intentionné. 

Comment fais-tu quand tu veux qu’un homme te remarque ? »

Je fais en sorte qu’il me voie.

« Ce qui n’est pas difficile. Tu n’as pas besoin de faire d’énormes efforts, n’est-ce pas ? »

Je pensais que j’avais de la chance, que souvent les gars qui me plaisaient m’aimaient bien aussi.

« Oui, cela découle de ta manière inconsciente de te protéger. Ton mécanisme est aussi redoutable que les kilos en trop. »

Qu’es-ce qui émane de moi ? Dis-moi.

« Ma belle enfant, je te dirais ce que tu veux quand tu seras prête à entendre. Il n’y a rien de néfaste qui émane de toi, c’est tout ce que tu as besoin de savoir pour l’instant. Le reste, nous t’aiderons à le comprendre en douceur, sans violence, d’accord ? »

D’accord. Merci Elémiah.

Bonne journée à tous ;)  

Une belle personne

Une belle personne 16063001021117181814343466

Bonjour à tous,

« Pourquoi viens-tu à moi ? », me demande Sammael.

J’avais appelé Elédahiel. Mais je suis contente que tu sois là. Je croyais que c’était la bonne semaine du mois de juin. Mais hier on est allé au restaurant et depuis ça ne va pas. J’ai mal au ventre.

J’ai fait attention à ce que je commandais, j’ai même renvoyé un plat. Je me suis sentie mal avant la fin du repas et cela ne passe pas.

« Cette collègue qui part à la retraite, c’était celle que tu préférais, non ? »

Oui. Je lui répète chaque jour qu’elle est une horrible personne. Elle rigole. Elle ne fait que parler de sa propre joie.

« En réalité tu comprends son sentiment. »

Oui évidemment. C’est normal qu’elle soit en joie. Elle voulait partir et ne le fait pas dans les meilleures conditions puisqu’en fait elle n’a pas l’âge de la retraite et a dû accepter des concessions.

J’ai entendu le ras-le-bol et l’amertume dont elle a fait part. Encore cette semaine elle répétait que cela fait onze ans que son salaire n’a pas bougé, à l’inverse de sa masse de travail.

Je ne lui en veux pas de partir. Je suis un peu triste parce que je l’aimais bien.

« Et ce déjeuner hier, c’était pour lui dire au revoir ? »

Oui voilà. Même si elle est une horrible personne, ainsi que nous sommes plusieurs à le lui répéter depuis que nous savons qu’elle part, nous ne pouvions pas la laisser partir comme ça. Je suis contente qu’on ait fait ce repas et qu’elle ait été touchée par l’enveloppe qu’on lui a remise. L’idée étant qu’elle achète son propre cadeau. Puisque personne ne savait ce qui lui ferait le plus plaisir, y compris son fils à qui nous avions pourtant demandé son avis.

Tous les services ont tenus à participer. Mais je lui ai déjà dit et d’autres lui ont déjà dit qu’elle n’allait pas partir sans verser une larme. Les collègues n’en ont pas fini avec elle. Certains appellent depuis leurs agences, d’autres ont fait le déplacement pour la saluer une dernière fois. Comme je disais, une horrible personne.

En plus tu as vu, pendant le déjeuner d’hier elle a dit tout haut qu’elle avait imprimé un petit message que je lui ai envoyé parce qu’il l’avait touchée !

Je me rends compte que je fais preuve de sensiblerie mais je m’y attendais tellement peu. Sur le moment, elle avait juste paru amusée.

« Alors que tu sais que c’est une femme très sensible et si elle a gardé ce message c’est parce qu’il l’a sincèrement touchée.

Ce n’est pas une horrible personne, c’est une collègue très appréciée, aimable avec chacun, dont le départ vous chagrine tous beaucoup. »

C’est vrai, il faut bien l’admettre. Surtout qu’elle aurait dû partir à la retraite dans deux ans seulement. Ca tire moins dans mon ventre…

« N’est-ce pas ? »

Je n’arrivais pas à écrire sur le carnet.

« Respire, Sylvie. Elle s’en va et c’est dommage, vous passiez beaucoup de temps à échanger des petites blagues tout au long de la journée. Mais il y a et aura toujours d’autres rayons de soleil dans ta vie.

Et ton oncle, il va mieux ? »

Il est déjà redevenu lui-même ! Et finalement c’est tant mieux. 

Merci Sammael.

Bonne journée à tous ;)

Carnets

Carnets 16062601223217181814333727

Bonjour à tous,

« Le mal de ventre dû aux fibromes est passé comme il est arrivé finalement. », me dit Elédahiel.

Heureusement parce que le médecin ne m’avait donné aucun traitement.

« Elle t’a donné deux jours d’arrêt. Puisque tu lui avais expliqué que la veille des douleurs aiguës au ventre t’avaient fait écourté ta marche. »

C’est Lauviah qui m’a aidée à retourner à la voiture !

« Et voilà que tu es en pleine forme. Alors que la semaine d’avant aussi tu avais dû être arrêtée. »

Je sais.

« Comment te sens-tu Sylvie ? Est-ce que ça va ? »

Oui ça va.

« Tu as retrouvé ton rythme de sommeil normal ? »

Oui c’est ce que je constate.

« Il t’a fallu un mois pour te remettre du décalage horaire. »

Je ne comprends pas. C’est la première fois. J’étais épuisée en rentrant, pourtant j’avais posé une semaine de congés supplémentaires.

« Tu as retrouvé le sommeil, tu digères un peu mieux et tu te sens plus légère. C’est mieux. Lauviah t’a demandé d’acheter des carnets. »

Oui je l’ai fait. Ils sont tout jolis enrubannés comme ça…

« C’est pour les moments où tu ne souhaiterais pas t’exprimer sur le blog. »

Je comprends oui.

« Quand tu étais enfant déjà tu avais mal au ventre quand tes émotions prenaient le dessus. »

Les fibromes ont bon dos hein ?

« Comme tu dis. N’hésite pas à défaire le ruban et à utiliser les carnets. »

J’ai bien prévu de le faire.

« Tu veux que nous parlions de ton oncle qui est malade ou de cette collègue que tu apprécies et qui s’en va ? »

Non ça ira. Mais je vais utiliser les carnets pour cela. 

« Passe une belle journée. »

Merci Elédahiel.

Bonne journée à tous ;)

 

Un rêve à la fois

Un rêve à la fois 16062508331817181814333540

Bonjour à tous,

« Il n’y a pas de chemin du bonheur. Il n’y a que des choix et des conséquences positives qui sont autant de récompenses, à qui sait les apprécier.

Alors, après avoir travaillé pendant toute une année à préparer son examen, ton père renonce à se présenter ? », me demande Astaroth.

Moi aussi dans certaines situations je dois aller chercher le courage. Je trouve qu’il a tort de renoncer. Je le lui ai dit. Il est encore en train de se poser en victime, on s’est moqué de lui etc…

La personne qui devait passer l’examen avec lui s’est lâchement débinée parce qu’elle ne pourra pas passer sa ceinture cette année. Nul ne soutient papa dans son club.

Pire, il se souvient soudain avec amertume qu’on avait voulu lui faire payer un entraînement à prix d’or et que l’on n’a jamais voulu le rétribuer pour les cours qu’il donne gracieusement depuis deux ans.

Il préfère renoncer au ju jitsu, les gens sont malhonnêtes etc…

Au lieu d’exiger qu’on lui trouve un remplaçant pour qu’il puisse passer un examen qu’il prépare depuis un an, il tourne le dos.

En même temps, il n’a jamais osé demander non plus à être payé.

Cela fait longtemps qu’il a compris quel genre d’individu est le propriétaire de son club. Je me souviens de la fois où ma mère et lui étaient rentrés décomposés d’une soirée organisée par ce type. Rien à boire, rien à manger !

Ma mère ne veut plus entendre parler de lui. Mon père est plutôt du style à se draper dans sa dignité et à tourner le dos. 

Je me souviens de la fois où ils étaient rentrés furieux d’une soirée de nouvel an. Ma mère n’avait pas hésité à aller dire sa façon de penser à l’organisateur.

Mon père toutefois ne fait pas ce genre de choses. Il ne fait pas d’esclandre. Sauf une fois, je m’en souviendrai. Je jouais à la balançoire et ce couple de personnes âgées est arrivé avec ses petits-enfants. Ils m’ont chassée, au sens propre.

Au moment où nous allions quitter le parc, j’ai raconté à mon père ce qui s’était passé. On a fait demi-tour et papa m’a demandé de les conduire jusqu’au fameux couple. Il ne les a pas laissés placer un mot, il était vraiment furieux. Je n’en revenais pas sur le coup, il ne s’énervait pas souvent comme ça.

Par la suite j’ai recroisé ce couple, vous n’imaginez pas combien ils se montraient adorables. Je n’exagère pas.

Tout ça pour dire qu’il est capable d’hausser le ton. Pourquoi est-ce qu’il ne le fait pas quand ça pourrait lui servir ?

« Il l’avait fait pour toi en l’occurrence. »

Je sais. Pourquoi ne le fait-il pas pour lui ? Quand tu l’écoutes il n’a pas eu la vie qu’il aurait mérité etc…

Je ne crois pas à ce genre de choses.

« Pourquoi ? »

Même les diamants ont besoin d’être polis pour révéler tout leur éclat, voilà ce que je crois. Je crois qu’il aurait dû changer de club il y a un bail. Chercher un endroit où il se sentirait considéré. Il aime partager ses passions. Et donner des cours. Il obtient de bons retours.

Il est tellement renfermé sur lui-même, je désapprouve totalement sa décision de renoncer à tout club. Il en a besoin.

J’espère qu’il changera d’avis.

« Depuis le sommet de la tour de la dignité ? »

Il faudrait d’abord qu’il descende de là c’est un fait… 

« Non, tu ne comprends pas. Tu te souviens de cette part de toi qui te faisait peur quand tu étais étudiante ? La part inconnue qui correspondait à la femme que tu es réellement. Aujourd’hui, c’est une bonne amie. Seulement ton père n’a pas su accueillir la sienne. »

Je vois. Ah cela explique vraiment beaucoup de choses ! C’est pour cette raison qu’il est si rigide ?

« C’est une réaction courante. Vous érigez des murs de certitude afin de vous convaincre que vous maîtrisez votre environnement. »

J’ai vu quelqu’un d’autre faire ça récemment.

« Une jeune femme de 30 ans. »

Oui.

« Tu vas en Namibie ? »

Au Sénégal. A cause d’un flash que j’ai eu…

« Fais de ce choix un choix enrichissant. Achète une carte mémoire supplémentaire. Et de bonnes chaussures. Une écharpe également. Ne reviens pas avec une grippe carabinée parce que tu auras pris froid en arrivant à Paris. »

Où vais-je trouver une écharpe ?

« Sur internet. »

Effectivement. Je vais quand même attendre confirmation que la mutuelle prend en charge mes lunettes. Si c’est le cas je pars. Étrangement c’est un choix qui m’apaise.

« Il faut te donner les moyens de réaliser tes rêves. La volonté est ce qui peut te permettre de dépasser toutes les limites. Un rêve à la fois. Nous y reviendrons. »

Merci Astaroth.

Bonne journée à tous ;)

Bâtir mon rêve

Bâtir mon rêve 16062501040217181814332562

Bonjour à tous,

« Alors, tu te décides finalement à partir seule, de ton côté ? », me demande Astaroth.

Je regardais les circuits, simplement.

« Le Chili t’intéresse ? »

La Namibie. 

« Tu rêves de photographier le désert, de voyager autrement, avec des objectifs différents, ce serait un choix cohérent. Seulement tu hésites. »

Oui, j’hésite.

« Tu dois apprendre à te faire confiance. Ce n’est pas un hasard qui tu te sentes attirée par un circuit qui exclut le séjour prolongé dans un hôtel quelconque. Ce que tu aimes c’est voir du pays, rencontrer des gens.

Tu penses déjà aux photos que tu pourrais faire. »

Oui !!!

« Au Chili il y a le désert d’Atacama. »

Le voyage coûte 6k € et il faut partir en novembre. Je ne peux pas. Au moins la Namibie ce serait en janvier.

« Ce qui te plait le plus en voyage c’est le fait des prendre des photos ? »

Oui, c’est vrai.

« Un jour il faut oser s’investir dans la réalisation de soi. Ce jour est arrivé, c’est ce que tu sens. Il ne faut pas avoir peur. Au contraire, la peur à dépasser est la première étape de la réalisation de soi.

Vous est toujours proposé à ce stade une série de challenges qui doivent vous conduire à constater ce dont vous êtes vraiment capable dans la volonté, sans contrainte extérieure.

Je t’invite à relever ce premier challenge. Ne réserve pas une semaine dans un hôtel quelconque de la Barbade. Donne-toi l’occasion de réaliser que tu es capable d’aller au bout de ton rêve de faire le tour du monde sur plusieurs années pour prendre des photos. 

Un rêve dont tu n’as jamais parlé mais qui est là, dans ton cœur.

Fais-le vivre, ne reste pas là à penser, si seulement la situation était différente, si quelqu’un pouvait venir avec moi, si j’avais plus de choix…

Voici le seul choix qui se présente à toi, le premier, poser ou non l’acte qui permettra de commencer à bâtir ce rêve. 

Je ne te dis pas d’aller en Namibie. Je te dis de prendre la mesure de ce désir profond qui se rappelle à toi dès que tu songes à programmer des vacances.

Quel serait l’objectif ? Que pourrais-tu faire de ce temps ? Comment rentrer satisfaite et le cœur en joie ?

Il est temps de prendre au sérieux ce souhait profond de faire le tour du monde en plusieurs fois pour pouvoir assouvir ta passion pour la photo. 

Je te laisse y penser. Ce n’est pas pour rien que tu n’aies pas parvenue à programmer quoi que ce soit après les croisières.

Il y a toujours plusieurs chemins qui mènent à la réalisation de soi. Il ne s’agit pas d’en choisir un. Il convient de tous les emprunter, un par un. »

Merci Astaroth.

Bonne journée à tous ;)

PS : cette semaine je vous emmène en ballade sur le canal de Corinthe

Lâche tes cheveux

Lâche tes cheveux 16061901424717181814320822

Bonjour à tous,

« Bien dormi ? », me demande Elédahiel.

Oui, j’ai fait un drôle de rêve, je défaisais mes cheveux mais ensuite je n’arrivais plus à les coiffer comme je voulais. Ils avaient deux textures.

« Étaient-ils emmêlés ? »

Non, c’est juste qu’ils étaient impossibles à coiffer. Du moins à attacher comme je voulais. Je pense qu’il fallait les laisser libres.

« Alors voilà, laisse les libres. Vous avez une expression comme ça. »

Oui, lâche tes cheveux. J’y ai pensé en me réveillant en effet. 

« L’interprétation n’est pas difficile quand le rêve reprend pour code une expression connue. »

C’est sûr.

« Donc tu vas oublier l’idée de faire des économies pour partir loin en décembre et acheter la bague bleue ? »

Je n’envisageais pas cela non…

« Ce n’est pas amusant de faire des économies. Tu devrais te faire plaisir plutôt. »

J’ai besoin d’argent pour acheter des lunettes. La mutuelle ne suffira pas.

« Tu es trop dans le contrôle, d’où ce songe. »

Dans le contrôle ? 

« Tu vois, une certaine façon de vivre t’a été bénéfique et tu en connais les raisons. Inutile d’entrer dans trop de détails. Mais peut-être que ces raisons s’effacent doucement et que tu ne le vois pas encore. Peut-être que certaines choses sont en train de changer.

Et que pour accueillir ce changement, tu as besoin de laisser venir un peu plus. »

Je vois. Lâche tes cheveux donc.

« Ce rêve n’est pas apparu il y a six mois, il apparait aujourd’hui. »

Merci Elédahiel.

Bonne journée à tous ;)  

M’exprimer

M'exprimer 16062504372517181814331949

Bonjour à tous,

« Ta mère se désole de voir les décisions que prend ta sœur sur le plan professionnel. », me dit Astaroth.

Tu connais ma mère, elle est du genre à nous tanner quand quelque chose ne lui plait pas. Mais pour le coup je suis d’accord avec elle.

« Le compagnon de ta sœur lui est tombé dessus également. Fustigeant son manque d’ambition malgré ses diplômes et son expérience.

Elle vient d’accepter un poste qui est bien loin de ses compétences. »

Elle dit qu’elle n’arrive pas encore à assumer le rôle de manager.

« Elle est mère de famille, gère un foyer. Comment se fait-il qu’elle ne se voit pas diriger ? Ton frère et toi êtes plus pragmatiques. Il pourrait se contenter de rester dans cette planque idéale qu’il a eu la chance de trouver. Loin de là, il songe à évoluer vers une direction qui pourrait le satisfaire davantage. Il est régulièrement titillé par son goût pour l’expression artistique.

Il a des capacités certaines dans ce domaine. Il a eu maintes fois l’occasion de le démontrer avec brio. Ses qualités d’écoute, de pédagogue, son aisance indiscutable face à un public ont su lui permettre de faire la différence dans sa profession.  

Il a bien fait de persévérer dans les arts martiaux. Ses qualités humaines doublés de la confiance qu’il a développé en tant que sportif sont un atout pour l’homme qu’il est aujourd’hui.  Il a pris de l’assurance.

Comme toi il aime ce qui est beau et cher. Il aime se faire plaisir. Et comme toi il se donne les moyens.

Néanmoins, s’il se sent attiré par l’expression artistique, il lui manque encore le déclic qui lui fera comprendre qu’il gagnerait à creuser.

Il dessine merveilleusement, a la chance d’avoir le don de savoir communiquer ses passions mais ne sait pas tirer profit de tout cela. Il ne sait pas pourquoi il est un véritable artiste. »

Je lui ai dit, ouvre un Deviantart ou un blog. Il n’ose pas. Je lui ai dit, inscris-toi au cours de dessin comme ça tu pourras exposer, montrer ce que tu sais faire. Il n’ose pas.

La même personne pourtant qui est capable de captiver une audience lorsqu’il s’exprime sur un sujet qui lui tient à cœur. 

J’ai été surprise qu’il ait sollicité de son employeur une formation dans la création audiovisuelle. Je sais que c’est ma mère qui l’avait convaincu de renoncer à des études dans ce domaine. Pas par malveillance mais parce que « il y a tellement d’appelés et si peu d’élus dans cette voie ».

Toi aussi tu sais faire partager tes passions. Tu as moins de peur que tes frère et sœur à ce niveau. Tu n’as pas hésité à venir travailler avec des ailes de papillon dans le dos et une jupe en tulle lors de la période du carnaval. Tu n’as pas hésité non plus à amener ton appareil photo. Ton frère n’hésite pas non plus à se déguiser. Toutefois il n’a pas amené d’appareil.

« Ta sœur était aussi attirée par tout ce qui était activités artistiques étant enfant. »

Je me souviens, bien plus que moi à l’époque.

« Moins douée que ton frère, elle s’est lassée. Elle aimait comme vous deux ce qui est beau et souvent cher. Elle a considérablement changé. Au point que tu te désoles parfois de voir ses choix de sacs ou de vêtements. »

C’est surtout les sacs, je ne comprends pas. Je lui en ai finalement offert un à noël. Et la chose comique est que je ne suis pas la seule à y avoir songé. Non parce que, ces trucs moches et de qualité médiocre ce n’était plus possible. Ce qui me désole c’est que c’est l’ensemble de ses ambitions qu’elle a revu à la baisse. Elle semble décidée à ne faire que survivre.

C’est l’une des personnes les plus fortes que je connaisse pourtant. C’est dommage qu’elle soit si pessimiste de nature. Elle ne sait pas rêver. Depuis qu’elle est avec son compagnon elle imagine moins le pire en toute situation. Elle reste pessimiste.   

Mon frère, lui, vise les étoiles. De nous trois c’est le plus ambitieux en fait, bien qu’il s’en cache. Mais il lui faut du temps pour assumer cette ambition et se donner les moyens de se réaliser. Parce qu’il veut se réaliser. C’est en cela qu’on se rejoint.

« Sur beaucoup de points vous vous rejoignez. Vous avez tous trois une grande sensibilité. Ta sœur est la plus douce et la plus féroce à la fois. Elle se relèvera de n’importe quelle chute. Mais elle souffre d’une mauvaise estime d’elle-même.

Elle aura toujours besoin d’être entourée. Toujours.

Ton frère est celui qui bénéficie des dons les plus évidents. Doté de la même intelligence émotionnelle que toi, il est sensible mais pas hypersensible. Un excellent orateur, capable de réussir dans tout ce qui le passionne, il pêche par méconnaissance de l’homme qu’il peut être et donc par manque d’assurance profonde.

Si tu dessinais comme lui tu serais riche et célèbre. Quand il n’a toujours pas compris à quoi sert l’inspiration.

Il a besoin d’être guidé. Il a besoin d’être inspiré par des êtres incarnés. Il a besoin d’être motivé.

Là où tu te distingues de tes frère et sœur c’est que tu as appris à te connaitre. La plus douée pour les études, tu faisais la fierté de tes parents. Jusqu’à ce que tu renonces à finir ta cinquième année, devant l’évidence de la vacuité de telles aspirations te concernant. Mais comment leur expliquer ?

Aussi forte mentalement que ta petite sœur, tu es aussi douée que ton frère sur le plan de l’expression artistique. A une différence près, tu ne bénéficies pas de facilités aussi évidentes. Enfant, tu étais celle qui aimait le moins ce type d’activités. Tout simplement parce que contrairement à eux tu es de très loin la mieux inspirée.  Pas la plus inspirée. La mieux inspirée.

Tu ne supportes pas les cours d’expression artistique, tu te sens brimée et ne parviens pas à te forcer à faire ce que l’on te demande.

Contrairement à eux tu sais ce qu’est l’inspiration. Tu es aussi forte spirituellement que mentalement. Tu pêches toutefois par manque de foi en toi-même.

Tu fais partie des personnes qui se révèlent dans la solitude, à l’inverse de tes frère et sœur qui ont besoin du contact d’autrui pour se voir grandir. 

Mais de vous trois, tu es la plus aventureuse. Viens ensuite ton frère et paradoxalement en dernier lieu, ta sœur. Elle se ferme petit à petit quand vous autres vous ouvrez davantage chaque jour.

Tu sens le même genre d’appel que ton frère, n’est-ce pas ? Titillée par des envies de créations artistiques…

Si tu bénéficiais de ses facilités, comme tout serait simple ! Et s’il était médium et cernait aussi bien l’inspiration, lui qui n’est pas affligé de cette hypersensibilité que tu ne gères pas, il serait riche et célèbre.

La vie est mal faite penses-tu ?

Il suffit que l’un de vous ose vraiment et les deux autres suivront, ta sœur se réveillera.  

Tu es l’aînée, peut-être pour une bonne raison. Montre à ton frère la joie de laisser glisser au travers soi l’inspiration.

Donne à ta sœur envie de se dépasser. Tu sais bien comment elle fonctionne.

Ceci dit, la personne la plus forte que tu connaisses n’est pas ta sœur. C’est ta mère.

Il est important que tu le saches. Elle a su vous soutenir tous les trois chaque fois que vous en avez eu besoin. Et ce en faisant abstraction de ses propres besoins. Ou des difficultés qu’elle rencontrait.

Elle veut vous voir épanouis. Laisse glisser l’inspiration au travers toi.

Tu leur montreras ainsi le chemin. Je sais que tu penses ne pas être douée pour les activités artistiques. Souviens-toi que tu ignorais aussi être médium. 

Cet appel que tu ressens ne va pas s’éteindre. Vois ce que tu as envie de faire, avec amusement. Donne-toi les moyens de comprendre cet appel. »

Je me sens désemparée devant cet appel. Mon frère a toujours dessiné. Je ne sais rien faire ! Et je m’ennuie quand je prends des cours…

« N’en prends pas. Scrappe. Prends des photos. Écris. Ou dessine pour le plaisir. L’essentiel pour lui est de partager ses passions.

Pour toi, c’est de t’exprimer. Suis juste cette ligne. Mais suis toujours cette ligne. »

Merci Astaroth.

Bonne journée à tous ;)

Clé de dénouement

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Bonjour à tous,

« Alors tu as aimé le personnage de Jean Grey dans X-men ? », me demande Elédahiel.

Au départ j’ai pensé, mais c’est Sansa ! Puis j’ai vu le personnage. Il y avait deux trois grosses ficelles, on va dire ça. Mais j’ai bien aimé le fait que le véritable héros s’avère être une héroïne. Jean Grey dans les films est souvent un peu timide, n’ose pas se lâcher car craint ses pouvoirs alors c’était sympa de la voir aller vers l’assurance.

« De toute manière tu apprécies rarement les personnages féminins effacés. »

C’est vrai.

« L’autre jour tu as dit à la vendeuse qui te faisait essayer un parfum, je n’aime pas le côté femme fragile. Elle t’a répondu, je vois, plutôt femme de caractère. Tu as acquiescé. Si on devait t’offrir un parfum juste en se fiant au nom, tu voudrais que ce soit lequel ? »

J’adore ! Quel autre lol !

« Et non pas Poison ? »

Je ne sais pas trop comment je le prendrais !!! En plus je n’aime pas Poison. Pour moi il porte bien son nom.

« Jardin de Bagatelle ? »

Je serais surprise si quelqu’un pensait à moi devant ce parfum. Je serais vraiment surprise.

« L’eau d’Issey ? »

Je suis cancer, peut-être… Mais moi j’aimais Le feu d’Issey. Que l’on ne trouve plus.

« Cinéma ? »

Ce serait forcément le cadeau d’un homme lol. Un des collègues qui se demandent qui je suis.

« Ils ne t’offriraient pas Cinéma. »

Maintenant que j’y pense, je ne crois pas non plus.

« Miss Dior ou Coco Mademoiselle ? »

Je n’aime ni l’un ni l’autre ! Mais effectivement au nom, je vois pas mal de personnes qui pourraient penser à moi.

« Tous tes collègues ont été obligés de remarquer que tu disposes d’un odorat très fin. Aurais-tu aimé concevoir des parfums ? »

Je n’en sais rien.

« Il arrive que vous ayez de drôles de qualités n’est-ce pas ? »

Oui, comme tu dis.

« Et selon toi, au nom, quel parfum te correspondrait ? »

Au nom, eh bien Dahlia divin. Je pense que ce serait celui-là.

« Un de tes véritables parfums préférés. »

Oui.

« Tu as faim, pourquoi ne vas-tu pas manger ? »

Je vais y aller, j’hésite encore sur le menu…

« Labyrinthe, ce serait un nom de parfum idéal pour toi. »

Labyrinthe ?

Oui, tu es parvenue à trouver le centre du tien alors que tu découvrais à peine l’étendue de ta médiumnité. Plutôt femme de caractère donc c’est sûr. Il faut te suivre par moments. Et t’attendre à d’autres.

Je voulais te dire une chose, quand tu recroiseras ton âme liée, dans une vie quelconque, vous devrez revivre la situation qui a précédé cette issue dont nous avons parlé. »

Pour qu’on ait une chance de réagir différemment chacun. Je commence à connaître le processus, ne t’inquiète pas. Je comprends. L’idée est que cette fois il n’y ait ni viol ni suicide.

« Voilà. »

Et cette situation c’était…

« Il avait un projet pour vous deux, un projet viable à moyen et long terme. Mais toi tu n’étais pas prête. Il aurait fallu que vous vous fassiez plus confiance. »

Je vois, le genre de situations que je déteste.

« C’est vrai. »

Bon, j’ai envie de croire que ce cheminement récent m’a apporté quelque chose. J’ai envie de croire que j’ai en moi les ressources qui me permettront de réagir différemment. Quand la situation se présentera.

« Je constate que tu ne souhaites pas fuir. »

Non, je souhaite gérer au contraire, fuir devant un conflit n’apporte rien.

« Ce que tu as pu constater avec tes clients. »

Je les écoute, je leur parle. Le dialogue permet de dénouer bien des situations et pas seulement au travail. Les gens veulent être respectés. Je veux être respectée.

Il faut dialoguer.

« Exactement, tu détiens ta clé de dénouement. C’est bien. »

Dis-moi, pourquoi j’ai du mal à trouver un nouveau parfum ?

« Parce que tu n’en as pas besoin. »

Merci Elédahiel.

Bonne journée à tous ;)

 

Reine des abeilles

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Bonjour à tous,

« Alors, ce mal de ventre inexplicable a disparu ? », me demande Elédahiel.

Ca va mieux.

« Et qu’est-ce qui n’allait pas ? »

Le médecin a dit que c’était à cause des fibromes.

« Elle a dit ça… »

Oui.

« Comment la trouves-tu ? »

Je l’aime bien, je retournerai la voir.

« Nous t’avons conseillé de changer de médecin. »

Tu vois, j’en ai tenu compte. Elle, je l’aime bien.

« Les deux autres se conduisaient mal envers toi. Tu leur as dit non ils n’ont pas voulu en tenir compte. Pourtant ils ne se sont jamais montrés violents. Seulement ils auraient dû tenir compte de tes refus.

Il valait mieux que tu changes de médecin. »

J’ai eu un bon contact avec cette dame et son cabinet est proche de chez moi et facile d’accès. Et elle ne prend pas sur rendez-vous, ce qui est un critère important à mes yeux. Je retournerai la voir quelques fois avant de prendre une décision.

« Le charmant jeune homme semble avoir compris que le vent a définitivement tourné. Sans heurt, sans cri, c’était ce que tu voulais. En gardant le sourire tu as su faire passer ton message. Son amie a compris également que tu n’étais pas une menace pour son couple.

Vous avez su faire preuve d’intelligence toutes les deux. De belle manière. Aucun esclandre, aucune explication mais tout ce qui devait est passé. C’est très bien.

Lui a eu davantage de mal à entendre le message mais, tu es restée sur ta ligne. D’ailleurs bien d’autres ont compris ton message. Sans que tu n’aies jamais besoin de te mettre à crier même symboliquement.

Alors maintenant dis-moi, que s’est-il passé quand tu es arrivée dans cette entreprise ? »

Justement j’en parlais à ma mère, je n’ai pas compris. Je me suis retrouvée à la place de cette fille qui dans les séries américaines sans savoir pourquoi attire tous les gars du jour au lendemain. Je ne sais pas pourquoi.

« Tu n’étais ni la plus jeune ni la plus belle. »

C’est ce que je sais justement, c’est pourquoi je ne comprends pas. Tu as vu les filles de l’autre étage ? Il n’y a quasiment que des bombes. 

« Pourquoi tu ne t’es pas laissée griser ? »

J’ai 35 ans moi. Je ne sors pas du ventre de ma mère. Alors dis-moi honnêtement, c’était dû à quoi, un pari ?

« Et les deux médecins, c’était dû à quoi ? »

Alors eux, je ne sais pas, peut-être le fait que j’ai le contact facile et que je discute facilement. 

« L’un des deux est marié depuis de nombreuses années. Il t’a proposé de te rencontrer discrètement tandis que tu ferais escale en Guadeloupe durant une de tes croisières. »

J’avais décliné. J’avais été surprise par sa proposition, je n’ai pas compris non plus…

« Tu penses que tes collègues ont fait un pari ? »

Ce serait une explication. Chaque jour mon attitude rappelle que je viens d’abord pour travailler et que je ne recherche pas d’aventure rapide sur le parking comme certaines…

« Tu as voulu imposer le respect de ta personne. »

C’est vrai.

« C’est la manière dont tu t’y es prise qui est intéressante. »

Je n’allais pas arriver avec un bazooka. Je côtoie ces personnes tous les jours tu vois.

Je voulais qu’ils acceptent mon point de vue sans que j’aie besoin d’élever la voix. Je suis contente d’être sur la bonne voie pour cela. Il y en a qui ne veulent pas comprendre mais moi je ne suis pas pressée.

« Tu continues de porter des jupes bien courtes. Et de t’accrocher à ton message. Beaucoup ont déjà compris. Toutefois il y a également ceux qui se disent que tu auras forcément un moment de faiblesse. D’autres non plus ne sont pas pressés. »

Je suis douée à ce jeu-là. Ils n’ont pas encore idée.

« Effectivement. Tu as une volonté de fer. Et tu ne veux pas de ce qu’ils te proposent.

Tu as réussi à renvoyer le charmant jeune homme dans ses pénates sans un mot. Alors qu’il te plaisait réellement. »

Tu sais déjà, noir ou blanc. Il n’avait rien d’autre que du gris à me proposer.

« Et qu’en est-il du jeune célibataire gentil ? Celui-là semble sincère. »

C’est la raison pour laquelle je préfère être claire avec lui. Il ne m’attire pas, je ne me vois pas sortir avec lui. Sans avoir besoin de lui rentrer dedans, je voulais qu’il comprenne mon point de vue. Et je sais que c’est le cas.

« Pourquoi crois-tu qu’ils ont fait un pari ? »

C’est quoi l’explication alors ? Tu l’as dit toi-même, je n’étais ni la plus belle ni la plus jeune. Soudain on aurait dit que j’étais la reine des abeilles, on ne voyait que moi. Alors qu’objectivement, nombre de mes collègues sont franchement belles, elles sont drôles, intelligentes…

Je le reconnais. 

« Et pas toi ? »

Lol, je ne dis pas que je suis le vilain petit canard. Mais, j’ai trouvé et trouve toujours étonnante une telle fascination. Quand certains me regardent j’ai l’impression d’être la huitième merveille du monde. Certains m’ont fait des déclarations aussi inattendues que démesurées.

Je reconnais que c’est flatteur et agréable. Seulement je ne me retrouve pas dans tout cela, je ne ressens pas les mêmes élans et donc je ne comprends pas. 

Je voudrais juste que l’on soit sincère avec moi. C’est tout.

« Certains ont été sincères, ils t’ont proposé de devenir leur maîtresse. Ou t’ont dit que s’ils étaient plus jeunes ils chercheraient à te séduire. Ou encore qu’ils te trouvaient belle et se sont arrêtés à cela pour diverses raisons.

Beaucoup ont été sincères. Comme les médecins. Seulement, tu n’étais pas sur la même longueur d’ondes. Alors nous sommes intervenus, pour t’aider à évacuer ces énergies qui t’auraient gênée.

Pour que tu restes sur ton nuage rose. Tu as fait le reste, brillamment, je voulais te le dire.

Sans changer, en restant toi-même tu as su te faire entendre. Du coup tu continues de fasciner certains. Tandis que d’autres se demandent quel genre d’hommes te fait craquer. »

Le genre qui ne se demande pas ce que j’ai envie d’entendre.

« Tu ressembles à une femme-enfant. De prime abord. Ta véritable personnalité ressort de mieux en mieux ceci dit. Ce n’est pas pour rien que nous revenons sur les mêmes sujets. Cela te permet de voir ta propre évolution.

Tu te souviens de ce dialogue à la parfumerie ? Tu as dit que tu n’appréciais pas le côté femme fragile d’un parfum. La vendeuse a répondu, plutôt femme de caractère ? Tu as répondu, oui voilà.

Va au bout de ton idée, cherche plutôt le parfum qui convient à une femme fatale. »

Tu me vois en femme fatale ?

« Tu te souviens de ce que te disaient les médecins ? Oui, tu t’en souviens. Mais cela te passait par dessus la tête. Tu te souviens de cet homme qui t’avait dit qu’il laisserait sa femme si tu voulais de lui ?

Plus tard, dans quelques temps, nous reviendrons sur le sujet, petite Sylvie.

C’est fini pour aujourd’hui. Passe une belle nuit. »

Merci à toi…

Bise à tous ;)  

Tôt ou tard, finalement…

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Bonjour à tous,

« Dis-moi, une de tes cousines est sur le point d’accoucher ? », me demande Elédahiel.

Quasiment oui, je suis réellement très contente pour elle. Plus que pour les autres. Depuis le temps qu’elle voulait cet enfant !

« Et le voilà qui arrive. »

Oui !

« Après deux fausses couches. »

Oui…

Comme quoi. Vous ne savez pas de quoi demain sera fait, il y a de bonnes surprises aussi dans la vie. Parfois vous vous dîtes, cela ne m’arrivera jamais, je devrais cesser d’espérer. C’est ce qu’elle se disait. Elle pensait qu’elle n’aurait pas d’enfant. »

Oui c’est vrai, elle se disait mince, ce n’est peut-être pas pour moi.

« L’autre jour vous regardiez ton neveu jouer avec la fille de ta cousine. Vous souvenant des nombreuses fois où vous avez vous-mêmes joué ensemble. »

J’adore les regarder jouer !!! Nous, on s’amusait des heures ensemble. C’est bien d’avoir une grande famille pour ça.

« Tes cousines pensent comme toi. Ton frère ne semble pas pressé. »

Je crois que son amie et lui n’en sont pas encore là. J’ai une cousine pareil, cela fait un moment qu’elle est avec le gars mais, c’est une étape de faire un enfant. Je pense qu’ils ne se sentent pas encore intéressés.

« Une de tes amies est tombée enceinte au bout de trois mois. »

Oui. Alors là, que dire, elle a reconnu que ce n’était pas prémédité mais au final, elle est contente d’avoir son petit garçon.

« Si cela t’arrivait tu ne sauterais pas de joie. »

Non, vraiment pas. Trois mois, je trouve que c’est court à l’échelle d’un couple alors un enfant. C’est rapide. Trop.

Je vois davantage trois ans.

« Ta cousine ne voyait pas quinze ans. »

Certes. Il arrive qu’on attende un moment pour ce que l’on veut.

« Quinze ans paraitrait long à n’importe qui. »

Oui, je suis d’accord.

« Trois années avaient déjà semblé long à ta sœur et à une autre cousine. »

C’est toujours pareil, quand quelque chose nous tient à cœur, le temps qui passe ne fait que nous donner des occasions de constater que l’on reste dans l’attente. Ce n’est pas agréable à vivre.

C’est pourquoi quand j’ai su, j’ai vraiment été très contente pour cette cousine-là parce que je sais combien elle tient à avoir cet enfant.

« Vous voudriez que tout arrive dans l’instant. »

Dans l’idéal !

« Cet enfant arrive bien, elle vient de finir sa maison. »

Oui c’est drôle, il arrive au bon moment.

« Ce qui vous tient à cœur et qui est pour vous arrive toujours au bon moment. Si à vingt ans on avait dit à ta cousine qu’il lui faudrait attendre quinze ans pour avoir un enfant, alors qu’elle était déjà en couple, qu’aurait-elle répondu ? »

Elle n’y aurait pas cru. Personne ne veut croire ce type de prédiction.

« Exactement. Tu connais nombre de femmes qui ont dû attendre de tomber enceinte. Et qui aurait donc aimé se trouver à la place de ton amie. »

Oui, la vie…

« Mais au final, quinze ans ou trois mois, est-ce que dans les deux cas il n’y a pas un enfant au bout de 9 mois ? »

Si bien sûr.

« Et donc personne ne sait qui a mis combien de temps à essayer avant de concevoir ? »

Eh bien non, on peut pas savoir ce genre de choses en regardant les gens.

Et quand ces enfants jouent tous ensemble, quelqu’un peut-il deviner qui était attendu de longue date et qui a été une heureuse surprise ? »

Non plus.

« Alors finalement tôt ou tard, ce n’est pas grave ? »

Tu es doué Elédahiel ! Et tu me fais rire !!! 

« Tant mieux. Tu vas acheter un cadeau au futur bébé ? »

Une peluche je pense.

« Jolie idée. Tu as toujours aimé les peluches toi-même. »

C’est vrai. Merci à toi.

Bonne journée à tous ;)  

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