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Sans compassion

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Sans compassion 17012104311317181814788456

Bonjour à tous,

« Tu aimes bien ce dessin animé finalement. », me dit Elédahiel.

Je ne sais pas pourquoi je regarde. J’avais vu la toute première partie puis j’avais vu longtemps après la reprise on va dire. J’aimais bien mais je ne souhaitais plus suivre.

Et voilà qu’il y a un mois peut-être je suis tombée sur une partie que je n’ai pas encore vu, un arc assez éloigné du début en plus. Seulement, il m’a plu.

« C’est assez adulte, ce n’est pas un dessin animé pour enfants. »

Ce n’est pas pour les enfants, c’est trop violent mais, cela reste un shonen. Ce n’est pas pour adolescents ?

« Il ne passe pas en journée. »

J’ai vu. Le début était moins violent il me semble. Ca reste mieux que l’attaque des titans qui m’a traumatisée. Je me souviens encore de la scène de la mère se faisant dévorer sous les yeux de son fils…

« Tu as évité sciemment les scènes les plus dures. »

Pas du tout, j’ai raté des épisodes, ce n’est pas de ma faute !

« Tous ceux où les personnages que tu apprécies sont morts ou ont failli perdre la vie. »

Oui, quelle coïncidence…

« Et tu regardes ce qui doit arriver aux personnages qui t’intéressent sur internet avant de décider si tu regarderas ou non un épisode. »

D’accord ! Je n’avais pas envie de voir la mort de Kaito. J’aimais bien Kaito. Et puis je ne voulais pas non plus voir Kirua s’évanouir en se vidant de son sang.

« Vas-tu regarder l’épisode où Gon est quasiment laissé pour mort ? »

Je crois que je vais attendre un peu que les épisodes passent jusqu’à celui où la sœur de Kirua le sauve. 

« Pourquoi suis-tu un manga pour adultes si tu n’aimes pas ce type de scènes ? »

Je suis devenue incapable de suivre des histoires où l’on voit des adolescents évoluer dans des lycées ou avoir des problèmes d’adolescents.

Mais là en l’occurrence le héros est un ado tout innocent.

« Il ne vit pas du tout comme un adolescent. »

Ah c’est clair, il vit en adulte. Il travaille comme un adulte et son travail c’est de se battre. Son meilleur ami est un jeune homme qui a été élevé pour devenir un assassin. Bref.

« Qu’est-ce qui te plait ? »

L’histoire, les personnages principaux et même quelques secondaires et au-delà le fait que chacun ait toujours conscience de ce pour quoi il se bat. Quand bien même les vents ne seraient pas favorables.

En plus il y a un petit côté DBZ. Tu sais que j’ai grandi devant le club Dorothée et donc avec DBZ. Même les enfants d’aujourd’hui connaissent DBZ lol.  

« L’auteur de ce manga a avoué être fan de l’auteur de DBZ. »

Je suis certaine que beaucoup de mangaka sont fan d’Akira Toriyama.

Et pourtant c’était sûrement le seul shonen que j’aimais à l’époque. Je détestais les chevaliers du zodiaque par exemple.

« Tu préférais Sailor Moon. »

Lol oui !

« Aujourd’hui tu ne lis plus de manga depuis un bon moment et tu ne regardes ce dessin animé qu’occasionnellement. Parce que tu apprécies la façon dont est décrite la psyché des personnages.

S’il n’y avait qu’une succession de combats, tu ne regarderais pas. Tu aimes le fait que certains fassent des choix qui les emmènent loin des chemins qui devraient leur être destinés. 

Tu apprécies que ces personnages fassent de vrais choix, en étant prêt à en assumer les conséquences.

Tu as recommencé à suivre parce que tu es tombée sur cet épisode où une jeune fille a choisi de risquer sa vie pour sauver son dernier coéquipier au lieu de rester sagement cachée en attendant le moment propice pour s’enfuir. »

Quand elle s’est fait tirer dessus j’ai pensé, ce n’est pas ce que je suis en train de voir. Mais elle a été abattue et son assaillant l’a ensuite dévorée.

Je me souvenais de ce personnage au tout début de l’histoire, une jeune fille toute mignonne et gaie. Je me souvenais aussi de son coéquipier. Les deux perdent la vie finalement.

Mais ils ont essayé…

En vérité c’est le fait de retrouver ces personnages qui m’a donné envie de regarder. Puis j’ai vite vu que le ton de la série avait changé, était nettement plus sombre, moins enfantin. Bien moins. Et je suis rentrée dans l’histoire.

« Tu n’as jamais lu ce manga ? »

Non, je ne compte pas le faire. Je ne pense pas regarder au-delà de cet arc en outre. J’attends juste la fin de ce passage.

« Tu verras. Tu continueras si tu en as envie. Qu’aurais-tu fait à la place de la jeune fille ? »

J’aurais paniqué. Elle s’est retrouvée seule après que la plupart des membres de son groupe aient été tués et que le dernier ait été enlevé inconscient. J’aurais paniqué. 

« Elle aussi, mais ensuite ? Qu’aurais-tu fait ? »

J’aurais aussi songé à trouver le moyen de prévenir des tiers de la gravité de la situation. Après je ne sais pas si je me serais cachée où si j’aurais tenté d’aller à la rencontre de ces tiers.

« Tu es le genre de personnes qui cherche la solution devant un problème. Ce blog était une solution par exemple. Tu as travaillé pour pouvoir communiquer avec nous, cela n’est pas venu du jour au lendemain.

Tu sens que ta grippe s’éloigne enfin, tu as tout fait pour également.

Tu aimes trouver des solutions. Mais quand tu as le sentiment de ne pas la trouver, tu regardes la situation sous un autre angle, puis un autre, puis un autre.

Dans les shonen manga les héros agissent souvent ainsi. Ils ne font pas que se battre, les personnages préférés des lecteurs sont ceux qui réfléchissent et qui savent se montrer efficace. 

Or dans les manga il arrive que même décortiquée sous tous les angles une situation n’offre rien d’autre que des difficultés.

Il n’y a pas d’issue favorable, juste un combat difficile qui n’amènera pas à une victoire, juste à un répit, peut-être.

Dans la vie, ce genre de situations se présente aussi. Quand quelqu’un crie, tellement fort que tu ne peux pas l’éviter. Et que tu constates que tu n’as pas les moyens de lui apporter l’aide qu’il lui faudrait. Tu voudrais juste pouvoir t’éloigner mais, que faire quand cette personne refuse de disparaitre en silence car en réalité, elle ne le peut pas ? Que faire quand en face quelqu’un a besoin que l’on reconnaisse sa souffrance ?

Une souffrance qui te rappelle tout ce dont toi tu souhaites t’éloigner ?

Il y a deux options, aucune n’étant satisfaisante. Soit tu t’aliènes soit tu repousses l’autre. Tu as choisi la seconde option après avoir réalisé que le sentiment d’impuissance face au déni de l’autre et la gêne due à la résonnance des cris aient totalement épuisé ta propre compassion.

C’était là le signe d’un déséquilibre. Tu n’étais plus capable d’éprouver la moindre compassion pour cette personne et tu l’avais compris. C’est ce que vous appelez un ras-le-bol.

Mais en face la souffrance de cette autre personne était toujours présente. Et elle l’est encore maintenant. Tu le sais, tu as pu la sentir.

Tu as toujours pu la sentir.

Tu as compris depuis longtemps que si tu ne peux pas changer une situation c’est qu’il convient d’agir autrement. Seulement sans compassion il ne te reste qu’à fermer la porte, il n’y a plus d’autre option.

Tu as donc agi de la façon la plus bénéfique pour toi. Que cela ait été compris ou non, que cela soit compris ou non n’est pas la question et ne sera jamais la question.

La question est de savoir ce qui t’apporte la paix. Veux-tu aujourd’hui que nous aidions cette personne ? »

Non. Je ne veux pas. Je ne veux pas, c’est tout. J’en ai marre, tu comprends ? Marre.

Personne ne m’a obligé à créer un blog et personne ne me force à continuer. Personne. On m’a traité de folle, j’ai été insultée, on m’a dit dernièrement, en fait tu te parles à toi-même.

On m’a reproché plusieurs fois d’agir en dépit de ce qui est juste en n’aidant pas gracieusement tout le monde avec mes capacités, que c’était pour cela que je les avais.

Plusieurs personnes n’ont pas hésité à reprendre des pans entiers de mon blog à leur compte sur facebook.

Quelqu’un a même trouvé le moyen de se faire passer pour moi et d’affirmer que c’était moi l’usurpatrice !   

Il y a même des personnes qui ont été fascinées par moi.

Il y a beaucoup de choses que j’ai juste encaissé. Dans la vie il y a des tas de choses qu’on doit juste encaisser.

Et puis il y a ce qui ne passe vraiment pas pour X raisons. Des exemples, il y en a des tas. Comme ce qui m’est arrivé à Dubrovnik. Ou ce qui était arrivé avec le médecin.

Ou encore ce qui est arrivé dans mon ancien boulot.

Il y a des choses qui ne passent pas. Mais qu’on peut voir sans ressentiment avec du temps. C’est comme ça que la compassion peut revenir, je le sais déjà.

Peut-être qu’elle reviendra donc. Et alors peut-être que je changerai d’avis.

Mais pas aujourd’hui.

« D’accord. »

Merci Elédahiel.  

Bonne journée à tous ;)

     

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15 Commentaires

  1. crystallia

    22 janvier, 2017 à 3:16

    Moi j’adorais le générique des Cités d’or mais le dessin animé moins.

    Et j’aimais beaucoup Lady Oscar. Une amie a lu le manga d’ailleurs.

    J’adore les Mondes engloutis. C’est adulte que j’en ai vu la fin d’ailleurs.

    Pour le rêve, j’étais plongée dans ce monde il me semble. Il y avait des personnages du dessin animé mais globalement c’est assez lointain. J’ai fait ce rêve il y a plusieurs années.

    Emilie, je ne connaissais pas cette chanson mais elle me plait bien.

    Carène, Alexandre, vos propos m’ont touchée.

    Merci à vous tous.

    Bise ;)

  2. Arc

    21 janvier, 2017 à 22:11

    Coucou,

    Quoi, tu as rêvé des Cosmo Cats !? Oh, raconte… s’il te plaît ! ;)

    Sailor Moon, c’est un peu plus tardif : je n’ai pas regardé.

    La série X-OR shérif de l’espace me faisait un sacré effet.

    Nos affinités ne sont pas le fruit du hasard ma fois. Et certaines de ces séries étaient bien inspirées, en dépit de certains défauts qui sautent aux yeux après coup.

    J’ai adoré, mais adoré Lady Oscar.

    Et bien sur Les Cités d’Or… Et encore « Toi, enfant de la terre écoute-moi… » (Les mondes engloutis). Sans oublier Edgar, dont l’humour me délectait. J’aimais ces personnages nobles et tranchés, sensibles et courageux, qui suivaient ce que leur dictait leur cœur coûte que coûte.

    David le Gnome…

    À bientôt ;)

  3. Emilie

    21 janvier, 2017 à 19:49

    Coucou Sylvie,
    Les mots « juste » se sont mis à tourner : juste pour toi – les tas de choses que l’on doit juste encaisser …
    et puis c’est arrivé à « juste pour te souvenir »

    https://www.youtube.com/watch?v=pBU7VvCYZIY

  4. Carène

    21 janvier, 2017 à 16:14

    Coucou !

    Il y a un adage qui peut répondre à la question de la limite de la compassion : « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».

    Et puis, il y a aussi la métaphore de la chrysalide qui expose l’idée qu’en souhaitant aider une personne, il nous arrive de la priver de l’épreuve qu’elle a à vivre pour prendre son envol.

    Il s’agit donc de faire preuve de discernement.

    Cela dit, quelle que soit la situation, qu’on ait les moyens matériels ou pas d’aider une personne, on peut toujours envoyer de l’amour. Mais pour cela, il faut en effet être libéré du ressentiment.

    Personnellement, le jour où j’ai compris que chacun faisait du mieux qu’il pouvait et était à sa place à tout instant, je me suis libérée du ressentiment et j’ai pu éprouver de la compassion dans la majorité des cas. Les seuls moments où j’éprouve encore du ressentiment vis à vis d’une personne, c’est lorsque la situation que je vis avec elle vient titiller une blessure en moi. Alors je tache de prendre conscience de ce dont il s’agit et de ressentir de la compassion pour moi même de ne pas arriver à faire mieux sur le moment jusqu’à ce que je guérisse et que cette compassion s’étende à l’autre.

    Bises

  5. alexandre

    21 janvier, 2017 à 14:31

    Peut on aider desole pour l’oubli

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