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Réponse : Fais-toi plaisir

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Réponse : Fais-toi plaisir 17032111382017181814935465

Bonjour à tous,

Qu’est-ce que ça veut dire quand on saisit la moindre occasion de s’emporter, même pour un rien ? Et qu’on se trouve facilement des raisons d’en vouloir à la Terre entière ? Et qu’on n’arrête pas de se dire, il faut que j’appelle Untel ou Untel…

Et qu’on n’arrête pas de critiquer certaines personnes parce qu’on les trouve arrogantes à se mettre en avant ?

Et en fait pourquoi est-ce qu’on reste mal quand on sait qu’on est mal au lieu de chercher toutes les solutions possibles, c’est ce que je ne comprends pas !

Pourquoi prendre en grippe la personne avec laquelle on vit tout en restant là et en ne faisant rien pour que la situation évolue d’une façon ou d’une autre ?

Est-ce qu’il y a des gens pour qui les problèmes profonds disparaissent tandis qu’ils étaient tranquillement assis dans leur fauteuil ? Est-ce que cela arrive ?

J’ai toujours préféré être seule que mal accompagnée, quel que soit le cadre. Mais j’ai bien conscience que ce n’est pas le cas de tout le monde.

J’aimerais comprendre ce point de vue trop différent pour que je parvienne à m’y identifier, même par empathie.

Parce que je n’aime pas ce que je perçois par empathie.

Et à quel moment est-ce que l’habitude ou les mauvaises évidences deviennent si présentes qu’elles ravivent la peur du néant ? Entrainant l’impossibilité d’agir de la bonne manière ou dans la bonne direction ?

Et pourquoi est-ce que les diversions, qui ne sont que des pis allers, ne finissent pas par lasser dans ce contexte ?

Pourquoi est-ce que vous me laissez poser des questions sans me répondre ? 

« Continue. Nous te répondrons. », me dit Astaroth.

Et pourquoi est-ce tellement plus simple de voir la paille dans l’œil du voisin plutôt que la poutre dans le sien ? Surtout dans le contexte évoqué ?

Et pourquoi est-ce qu’on n’arrive plus à se dire, je vaux la peine d’y croire ?

Et pourquoi on n’arrive pas à se dire, je pourrais essayer de sortir de moi ?

Tu vois ?

Je voudrais comprendre tout ça.

« Tu as déjà compris. »

Non.

« Si. Ou tu n’aurais pas pu formuler toutes ces questions. J’en ai une pour toi, que se passe-t-il quand trop de cris résonnent autour de toi et que seules les bonnes réponses restent étouffées ? »

Je n’arrive plus dans un tel contexte, je n’arrive plus ! C’est trop lourd pour moi, je ne peux pas porter ça plus longtemps. Je suis obligée de composer avec ces paquets et ce ne sont pas les miens.

Mon espace se retrouve envahi, je ne peux pas. 

J’arrive au travail certains lundis en étant soulagée de ne plus être à la maison. Ce n’est plus possible.

Je n’arrive plus à me réfugier dans la bulle d’Asherah. Et pourtant ces derniers jours je sens plus fort la présence des Dragons autour de moi.

Je n’ai pas besoin de parole, je sens les énergies.

Je ne peux pas continuer comme ça. Et il y a cet affreux message qui me dit qu’il ne suffira pas de déménager pour que tout s’arrête.

Pourquoi ?

« Tout dépend de la manière dont tu t’en vas. Si c’est en fuyant, tu seras obligée de passer par une phase de reconstruction. Si c’est pour construire quelque chose de concret suite à une évolution de vie, tu pourras partir sans conséquence énergétique. »

Je travaille à aller vers le second cas de figure, seulement je n’y suis pas encore.

« On ne construit pas en un jour. »

Entre nous, je ne suis pas la plus rapide je crois.

« Non ? La jeune femme est restée dix ans avec son ancien compagnon. Il a fallu une année pour que tout s’écroule. Suite à ce qui devait être une évolution de vie mûrement réfléchie. »

Je vois, bon tout le monde tâtonne un peu c’est sûr. Parfois on pose des actes et c’est après que l’on se rend compte que l’on désirait autre chose pour soi-même.  

« Cela t’arrive de moins en moins. »

Mais moi j’ai fait les choses dans l’autre sens. Je vois, chacun suit son chemin, à son rythme.

« Peu importe le chemin, lorsque se présente le nœud de la connaissance de soi, certains prennent le temps de le dénouer. D’autres tentent de faire comme s’il était sans importance.

Jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’il ne l’était pas.

Et donc à la fin de la semaine c’est le fait d’être à la maison qui est un soulagement ? »

Je vais trouver le milieu, j’ai juste besoin d’un peu de temps…

« Pas du temps. Ni du courage. Ni du réalisme. Ton propre corps s’est mis à crier alors que ton moral était et est toujours bon.

Tu vois clair. Tu cherches la solution. Pas la fuite.

Ta solution ne sera que pour toi, c’est la première chose à accepter.

Pense à ce que tu veux pour toi. C’est là, la bonne direction.

Tu vas acheter un des deux sacs ? »

Je ne pense pas, ils sont chers. Et j’ai eu pas mal de dépenses dernièrement alors que je veux mettre de côté pour mon prochain voyage.  

« Lequel te plait le plus ? »

Les deux me plaisent lol. Peut-être le plus foncé.

« Que disent les fashionistas des sacs de marque ? »

Ce sont des investissements, jamais de l’argent perdu lol !

« Si tu devais en choisir un ? »

Je voudrais le plus inutile et le plus extravagant.

« Alors achète celui-là. »

Lol !!! Tu devrais me dire, sois raisonnable.

« Tu es une femme beaucoup plus raisonnable, sensée et responsable que certains pourraient le penser en te voyant dépenser de l’argent.  

Tu nous as demandé une réponse. Suis ton objectif personnel et au passage, fais-toi plaisir. »

Merci Astaroth.

Bonne journée à tous ;)   

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13 Commentaires

  1. Lucie

    27 mars, 2017 à 8:14

    Bonjour,
    Lara, c’est tellement difficile d’accompagner quelqu’un qui s’en va.On se retrouve impuissant, mais ce que vous faites est très important pour elle et surtout pour vous.
    Même si vous avez l’impression que les traitements l’ont coupé du monde réel, elle ressent votre présence. Apportez vous à toutes les deux tout votre amour!
    Je vous souhaite beaucoup de courage, et surtout n’ayez pas peur de vos larmes qui sont tout à fait normales.
    Je crois que nous sommes toutes d’accord pour vous aider par nos pensées.
    Bises

  2. Isabelle

    27 mars, 2017 à 7:21

    Courage Lara
    Une belle pensée pour toi et pour ta maman .
    Bises

  3. Bluebird

    26 mars, 2017 à 20:17

    Bonsoir Sylvie,

    Merci.Merci Camille aussi.

    Ce soir c’est dur. L’état de ma maman se dégrade vite, beaucoup plus vite que lors des chimio précédentes.
    J’ai l’impression d’avoir perdu le contact avec elle, avec son « Vrai Elle ». Elle est shootée par les médicaments et elle perd les mots.
    Mais le plus dur, c’est que sa personnalité s’est « rétrécie » (?)?

    J’ai peur que la fin arrive trop vite.
    Je sens ça comme si c’était écrit noir sur blanc… comme un instinct qui crie en moi que ça va arriver très vite ( dans sa voix, j’entends de la peur, une terrible peur cachée, et de la colère destructrice, comme si elle était en colère contre tout. Ca n’avait jamais été comme ça les chimio d’avant. Je la sentais encore dans la vie, dans l’en-vie).

    Et en même temps, je me sens coupable de penser ça. Je me dis que je n’ai pas le droit, qu’elle a besoin d’énergie de confiance, de soutien. Qu’elle a besoin que j’y crois , que je la soutienne par des conversations anodines, joyeuses.

    Ca fait un tel conflit à l’intérieur que je me sens fausse. Du coup, je me déconnecte des émotions. C’est plus simple d’être juste dans le mental dans ces moments là :(

    Excuse moi Sylvie. Ce n’est pas l’endroit pour poser tant de gris…
    Mais ça m’a vraiment fait du bien de t’écrire. Les larmes se sont mises à couler, comme un barrage qui lache.

    Demain sera demain, je ne peux rien controler, rien prévoir…

    Bises
    Lara

    • crystallia

      27 mars, 2017 à 2:02

      Bonsoir Lara,

      Passe tout le temps que tu peux auprès d’elle, avec elle.

      Fais ce qui te permettra de te dire que tu as pu l’accompagner.

      Et souviens-toi que dans pareille épreuve, tu as le droit d’être triste.

      Je le souhaite beaucoup de douceur et de courage.

      Tiens-nous au courant.

      Bise ;)

  4. Petitpapillon

    25 mars, 2017 à 13:39

    Bonjour Cristalia
    heureuse de retrouver ton blog ,
    et de voir tes évolutions, et les messages pour tous !

    Je vois que tu as vraiment confiance en toi.
    Il y a quelques temps j’ai recu la présence d’Astaroth, c’était si bon !
    Et puis je suis allée voir sur internet et j’ai vu que c’était un démon.
    Ou un autre nom de la Déesse Astarté…C’est étrange, ces noms, et ces relations ombre/lumiére.Ca m’a fait douter de moi. Aprés toutes ces années, je n’y comprends toujours rien…
    Au plaisir de te lire, et bonne vie à toi.

    • crystallia

      26 mars, 2017 à 2:00

      Bonjour Petit papillon,

      C’est vrai c’est un démon. Mais s’il est venu te voir, c’est peut-être pour t’aider à mieux comprendre comment résonnent en toi l’ombre et la lumière ?

      En tout cas merci pour tes mots.

      Belle route à toi aussi.

      Bise ;)

  5. crystallia

    23 mars, 2017 à 21:39

    Bonjour,

    Bon courage à toi Lara. Et beaucoup de Lumière.

    Merci à tous pour vos partages et vos mots.

    Bise ;)

  6. alexandre

    23 mars, 2017 à 10:56

    bonjour sylvie,
    j ai une reponse a tes questions .Je regarde vampire diaries ,ma serie preferee et damon est redevenu impitoyable… En fait, stefan dit a elena que quand damon est vexe ou trahi , celui-ci commet des actes confirmant l opinion monstrueuse que les autres ont de lui.Je crois que nous avons tous un peu de damon en nous.C’estd ailleurs mon personnage prefere .Peut a cause du meme humour cynique que nous partageons… Bref, in n’est pas facile de se connaitre.Personnellement, j ai du prendre la fuite dans mon existence a deux reprises pour fuir un entourage familial qui ne me convenait plus (non sans m’avoir venge pour le mal que l on m’avait fait he he);donc je comprends la situation que tu traverses.Apres, il faut se dire que tes reves ne sont pas forcement ceux de ta famille et c’est normal.L’autre choix de partir en douceur ,comme la consequence d une evolution personnel est super et plus sage certes mais laisse moi etre l avocat du diable et te poser une question: »que se passera t il si les evenements de la vie ne te laissent pas le temps de realiser ce second choix? J espere que tu pourras realiser ce que tu veux en douceur car il n’y a rien de plus dur que de se reconstruire suis desole pour ma franchise si elle te parait trop abrupt bises

  7. Emilie

    23 mars, 2017 à 10:48

    Bonjour Sylvie,
    En te lisant j’ai vu d’anciens souvenirs défiler et senti une grosse boule monter dans ma gorge au souvenir de la rancoeur qui distillait son poison; comment je me bouchais les oreilles pour ne pas entendre les disputes, les colères et le silence qui abattait sa chape de plomb. Je me souviens de cette soirée où mon beau frère m’a demandé si j’avais entendu ce que mon père avait dit et où j’ai répondu juste « non, qu’est-ce qu’il a dit? » Nous évoquons encore parfois avec mes soeurs les relations toxiques qu’entretenaient mes parents et notre impuissance face à l’amour que nous avions pour eux, en dépit de ce qu’il fallait encaisser. J’ai fait la paix mais la douleur ingérable a creusé un sillon car il n’y avait pas de solution et j’étais trop jeune pour l’accepter. Mon père comptait sur nous pour prendre soin de notre mère afin d’éviter le pire et l’amour était une prison. Les solutions ne peuvent être que personnelles et la liberté individuelle – c’était surtout difficile à 20 ans de réaliser qu’il faudrait se détacher, alors que l’on est dedans jusqu’au cou depuis son plus jeune âge.
    On se nourrit de bons souvenirs et on laisse aller le reste pour ne pas en faire notre histoire (c’est une autre histoire …).

  8. Pascale

    23 mars, 2017 à 9:26

    Bonjour,

    J’ai écrit ce petit poème pour moi mais aujourd’hui, j’ai envie de le partager :

    N’aies pas peur
    La porte s’ouvre tout doucement
    Tu laisseras derrière toi
    Des liens affectifs emplis de chantage
    Dont tu n’as plus besoin
    Devant toi s’ouvre l’extravagante immensité d’un espace
    Totale inutilité
    Puisque tu ne pourras y laisser que la trace des pas que tu feras
    Mais n’oublies pas
    Toute la trace de tes pas
    Qui marqueront les liens d’amour
    Nouvellement tissés
    Avec les personnes que tu as laissées
    Avec les personnes que tu rencontreras
    Avec les paysages dans toute leur beauté
    Il n’y a pas de trahison
    Il n’y a qu’un chemin
    Il faut ouvrir les portes et simplement avancer

    Bise
    Pascale

  9. Camille-Strawberry

    23 mars, 2017 à 1:22

    Salut

    Sylvie, « je voudrai le plus inutile et le plus extravagant » qu’est ce que j’ai ri en te lisant ! J’adore. J’adore vraiment la femme que tu es !

    Lara, toutes mes pensées pour toi Lara, la maladie d’un proche est dur à vivre. J’ai vécu celle de ma grandmère avec laquelle je vivais à l’époque et la question d’accompagnement-compassion est un vrai challenge. Parce que la maladie devient vite l’élément central qui empiète sur notre fort intérieur. C’est dur de trouver sa place dans ces moments là, ou plutôt de se sentir à sa place. Bon courage à toi et ta famille dans cette épreuve.

    Bises

  10. Bluebird

    23 mars, 2017 à 1:06

    (Psst , Sylvie : Astaroth a des actions dans les sacs à main, dis ??)

    Bon. C’est pas drôle, désolée.

    Je ne pourrais pas rester vivre avec mes parents à nouveau.
    C’est un cauchemar pour moi. Exactement comme tu décris.
    J’arrive à tenir quelques jours. Mais pas plus.
    Et je réalise que j’ai vécu cela toute mon enfance ( même si c’était moins fort). Je percevais tout ça, et je devais faire comme si tout était normal.

    Je trouve que c’est une chance et un cadeau de pouvoir sentir que ce n’est pas normal, pas OK pour soi, et savoir ce qu’on veut ou pas pour soi.
    C’est déja un tel chemin.

    Aujourd’hui, ma maman est à nouveau en chimiothérapie. Je suis sure que cette rechute du cancer est une façon de dire qu’elle aussi elle n’en peut plus.
    Mais elle n’arrive pas à mettre de la conscience sur ce qui se passe, à regarder en elle, vers elle.

    Et moi je suis témoin impuissante de sa descente.
    J’essaie de rester dans l’amour, sans me laisser envahir par tout ce que je ressens, tous les non-dits, tout ce qui « colle » dès que je m’approche.
    Je me dis que je suis liée à eux par des liens d’ames et que les apprentissages sont mutuels.

    Cela m’aide de chercher le chemin de la compassion profonde, pour me libérer de la sur-empathie/hypersensibilité.

    merci d’avoir partagé cette clef avec nous sur tes pages. Et merci aussi à Camille-Fraise d’en avoir rajouté une couche…

    Je t’embrasse fort

    Lara

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