Archive pour juillet, 2017

Une question de choix

Une question de choix 17073010193917181815181479

Bonjour à tous,

« Je vais te raconter une petite histoire, veux-tu ? », me demande Astaroth.

Oui, vas-y.

« Sur une petite ile riche et fertile vivait notamment une petite famille de quatre personnes. La mère, le père, les deux enfants.

Sur cette ile, il était possible de vivre en se posant un minimum de questions. Les jeunes enfants allaient à l’école tôt. Les jeunes adultes pouvaient travailler dès la sortie de l’école s’ils le souhaitaient, un peu plus tard s’ils faisaient un autre choix.

Se loger non plus n’était pas difficile, quiconque fondait sa propre famille se voyait proposer un accès simplifié à un lopin de terre et pouvait soit faire construire sa maison, soit utiliser celle qui se trouvait déjà sur le lopin de terre.

Car il y avait tout de même une contrainte. Les personnes qui n’étaient plus en âge de travailler devaient renoncer à leur terrain et aller s’installer dans des immeubles en ville, au centre de l’ile.

On leur expliquait que c’était pour mieux pouvoir s’occuper d’elles, veiller sur elles. Et c’était aussi une manière de faire en sorte que chacun ait un chez-soi.

Le père était satisfait de cette situation. Il ne se posait jamais trop de questions. La vie lui paraissait simple et agréable. Il aimait ce qu’il faisait, l’endroit où il vivait et savait ses propres parents heureux en ville dans leur petit appartement.

L’idée même d’un changement ne lui effleurait pas l’esprit. Il aimait la vie qu’il vivait.   

La mère était un peu plus critique. Si elle aimait aussi ce qu’elle faisait, l’endroit où elle vivait, elle savait qu’elle n’avait pas hâte de voir arriver le jour où il lui faudrait quitter sa maison et son terrain pour aller s’installer dans un petit appartement.

Elle aimait jardiner. Certes toutes les personnes en âge de travailler cultivaient fruits et légumes. Seulement elle, elle aurait apprécié que ce loisir ait pu être son activité principale.

Elle aurait aimé pouvoir gagner sa vie en cultivant des fruits et des légumes. Bien qu’elle n’ignorât pas que chacun devait gratuitement donner ce que sa famille ne pouvait consommer afin de permettre aux plus âgés de ne pas mourir de faim.

De ce fait elle étouffait tant qu’elle le pouvait cette aspiration. Changer un système dans lequel il était pris soin de chacun pour que certaines personnes puissent faire un autre métier que les métiers désignés ? De la pure folie, elle le savait.

Elle se consolait donc en se disant qu’il lui restait quelques années avant de rendre son uniforme.

Le plus âgé des deux enfants, dont il n’est pas utile de préciser s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille, s’ennuyait à l’école. Tant et si bien que cet adolescent aurait bien pris la clé des champs une ou deux fois, s’il en avait trouvé le courage. Mais seul qu’aurait-il fait, où serait-il allé ?

Ses amis aussi s’ennuyaient de temps en temps, même si moins que lui. Pour autant, tous ces jeunes gens faisaient parti des meilleurs élèves de leur établissement et savaient que s’ils continuaient d’étudier sérieusement, ils pourraient suivre le cursus qui donnait accès aux emplois les plus intéressants.

Les parents du jeune adolescent ne manquait jamais de le lui rappeler, l’encourageant à travailler le plus dur possible, surtout sa mère.

Elle savait qu’il ne sentait l’appel d’aucune vocation mais elle-même se souvenait des maigres possibilités qu’elle s’était vu offrir. Elle voulait que son enfant dispose d’un choix plus large.

Aussi cet adolescent, qui ne rêvait que de tout envoyer balader au plus profond de son cœur, se contentait-il de rêver d’un autre monde tout en travaillant d’arrache-pieds.  

Le dernier enfant de la famille était un souvenir. Un jour, il ou elle peu importe, s’était évaporé quelque part, nul n’avait jamais su où.

Il ou elle n’avait pas achevé ses études, ne s’était pas marié, n’avait pas eu d’enfant ni de lopin de terre pour construire sa maison.

Il ou elle n’avait pas cultivé des fruits et des légumes dont une partie aurait pu nourrir les plus âgés.

Il ou elle était parti, égoïstement. Avait pris la mer et quitter l’ile, abandonnant les siens.

Il ou elle était une cicatrice profonde dans le cœur de ses parents et une tâche de honte sur leur foyer.  

Il ou elle avait une fois parlé de vie différente et avait reçu une claque, de sa mère. Il faut rendre ce qui a été donné, prendre soin de ceux qui nous ont légué un toit et un foyer.

Une autre claque de son père. La vie ici est simple et agréable, nous devons nous réjouir de n’avoir rien à penser.

Du dédain de la part de l’autre adolescent, tu veux finir avec un choix misérable ?

Il ou elle voulait seulement pouvoir faire un choix. Et ce ne pourrait être sur cette ile.

Que faire, rester et étouffer ? Ou partir, sans amis, sans famille, sans soutien d’aucune sorte, sans certitude ni assurance ?

Au moins sur cette ile, l’avenir était garanti, assuré. Et si fermé, pensait il ou elle, qui finit par choisir la mer. »

C’est ça la fin ? Tu plaisantes !

« Tu mets ce que tu veux derrière le mot mer, ma jeune enfant. »

Merci Astaroth, lol.

Par ailleurs, nous passerons la semaine aux Trois Ilets.

Bonne journée à tous ;)

Ton sourire

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Bonjour à tous,

J’ai reçu un joli message ce matin alors je le partage avec vous, il n’est rien plus beau que ton sourire dans le miroir, dans le paysage ou même dans l’univers.

Belle journée à tous ;)

Extravertie ?

Extravertie ? 17072807462517181815176670

Bonjour à tous,

« Alors, c’est drôle n’est-ce pas, d’après ces deux nouveaux tests de personnalité, tu es une personne extravertie. », me rappelle Elémiah.

Ah oui, c’est bien drôle !

« Il n’y a que les introverties qui se permettent de chanter à tue-tête au travail devant les collègues médusés. Ou qui portent des chaussures jaunes fluos avec tout.

Tu n’as pas succombé au sac argenté en cuir ? »

J’en ai déjà un. Il est parfait en plus, je peux le mettre avec tout.

« C’est comme les minijupes et les talons hauts, parfaits en toute circonstance. Surtout pour dire, c’est moi la plus belle. »

Je n’ai jamais voulu faire passer un tel message.

« Non ? »

Non. 

« De toute façon c’est quand même toi la plus belle. »

Bien sûr, toujours. 

« Qu’est-ce qui s’est passé ? »

Je n’ai pas compris ce qui s’est passé. Sérieusement. Ou plutôt j’ai compris après. Ce n’est pas moi qui ai un problème. 

« C’est vrai. Tu n’es pas la plus belle et tu ne le seras jamais. »

Ne t’inquiète pas, je le sais.

« Mais d’autres auraient voulu être la plus belle. »

J’ai compris que je dois juste rester moi-même. Et moi, je suis une chipie. D’où la jupe et les talons. 

Je n’aime pas qu’on s’en prenne à moi.

« C’est normal. Et loin de rentrer pleurer dans ta coquille, tu as cherché une solution qui te corresponde. C’est bien. Et tu es restée toi-même. Tu as remis des pantalons. »

Lol !!!

Ceci dit, je ne lui a jamais rien fait et j’ai toujours été sympa avec elle. Je peux comprendre qu’on ne m’apprécie pas, pas qu’on devienne méchant envers moi.

Je me suis sentie trahie. C’est drôle non ? D’où la colère, je me sentais réellement trahie.

Heureusement que je commence à avoir du bagage. Et que vous m’avez aidé à gérer lol.

Aujourd’hui, j’ai envie d’aller de l’avant. Et de me tourner vers autre chose. Pour accueillir d’autres choses.

« Tu n’as pas douté de toi, parce que tu commences à avoir du bagage comme tu dis. Mais à un autre niveau tu t’es découragée. »

Oui. L’impression de ramer dans le vide…

Pour quoi faire ?

Surtout quand je vois comment d’autres manœuvrent. Et je sais que je n’ai pas envie de faire de même. Alors oui j’étais découragée, je me suis dit, je ne vais jamais avancer, je prendrai ma retraite à 70 ans et j’aurai 3 francs six sous, comme cette collègue qui s’est retrouvée dans un placard pendant des années parce que financièrement elle ne pouvait pas prendre sa retraite.

« Tu as envie de prendre ta retraite à 70 ans ? »

Non, aucune. Ni travailler dans de telles conditions pendant encore plusieurs décennies.

« Aucune. »

Regarde ma mère. Je n’ai pas besoin de chercher loin. Je suis sure que certains lecteurs pensent que je suis juste une femme vénale. Mais regarde ma mère.

C’est simple, elle m’a encore dit tout à l’heure, j’étais à la Halle (ce n’est pas Chanel) et j’ai vu un très joli petit haut à 7 euros. Je lui ai répondu, super, montre-moi.

Et alors elle a souri tristement comme elle le fait bien souvent et elle m’a répondu avant de tourner le dos, je n’ai pas de sous.

Il y a deux jours c’est moi qui ai payé la facture d’électricité.

Elle se tourne vers moi parce que si elle se tourne vers mon père ça va mal se passer. Le même qui chaque fois que ma sœur lui demande 20 euros me répète, elle mange son héritage. 

C’est vrai que je parle beaucoup d’argent, mais je sais pourquoi j’y pense.

« Tu veux lui offrir le haut. »

Que veux-tu que je fasse d’autre ?

Et elle a travaillé des années durant, je n’invente pas, tu le sais. Tout ça pour quel résultat ?

C’est vrai, je ne veux pas me retrouver dans la même situation plus tard. 

« C’est pourquoi tu ne peux pas laisser le découragement te gagner. Tu vas aller au Japon l’an prochain ? »

Je ne sais pas, mon frère m’en a parlé, si un projet se monte, je ferai en sorte de pouvoir être du voyage. Mais seule, je ne crois pas.

« Tu es brillante, créative, curieuse et gourmande. Tu peux monter tes propres projets. Tu as bien créé une cinquantaine de recettes de biscuits. »

Lol !

« Nous, nous ne t’avons jamais reproché d’être une personne vénale. »

En vérité ce n’est pas l’argent pour l’argent qui m’intéresse.

« C’est le fait d’avoir de quoi vivre et non pas juste assez pour survivre. »

Exactement ! Ou pas assez comme ma mère. Elle me tuerait si elle savait que je raconte ça. Elle fustige la société, je vois les choses différemment.

Je pense que c’est à nous de faire des choix parfois courageux et c’est la raison pour laquelle je ne voulais pas rester en colère. Ou que je pense qu’il est illusoire d’attendre plus d’argent de l’état. Comme mon père qui se plaint qu’on n’augmente pas les retraites. 

Je pense qu’on a deux vraies options, juste deux. Soit on prend ce qui est et on fait avec. Soit on se donne le temps et les moyens d’aller vers autre chose même si c’est super dur.

Parce que pour autant que je vois, se plaindre, attendre, espérer, tout cela ne donne pas de résultat. Et même essayer peut ne pas donner de résultat. Mais c’est comme avec les biscuits, parfois il faut faire des ajustements voire modifier radicalement une recette.

Ce n’est pas en faisant toujours la même chose qu’on obtient des résultats différents. Mon père, il agit, mais toujours de le même manière. Il a peur d’aller au-delà de ce qu’il connait.

C’est une chance d’avoir créé ce blog et de prendre des photos, c’est ce qui m’a aidé à minimiser cette peur.

« Parfois il suffit que quelqu’un ouvre une porte. Tu sais ouvrir des portes assez grandes pour laisser passer plein de monde. C’est aussi ce qui ressort de ces tests que tu as fait récemment.

Tu ne te vois pas comme une personne extravertie n’est-ce pas ? »

Pas du tout !

« Continue d’ouvrir des portes. Ne te soucie pas de ce que peuvent penser les autres. Tes choix de vie font que les gens posent souvent un regard dur sur toi. Ne t’en soucie pas.

Le Japon en fleurs serait superbe en fond d’écran de ton ordinateur, tu ne penses pas ? »

Ah si ! On verra, je réfléchis à un voyage sous la neige. Je me tâte encore au sujet de l’hiver glacial mais j’y songe pour la beauté des paysages et les énergies différentes. Je vais voir.

Merci Elémiah.

Bonne journée à tous ;)  

Et si tu atteignais le sommet ?

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Bonjour à tous,

« La nuit est belle ce soir. Elle est douce, calme, pleine de promesse. Pleine de belles promesses.

Tu as vu, tu commences à t’habituer à la cinquième montagne, elle te parait moins imposante. », me dit Gabriel.

C’est vrai. Et puis il y a plein de lumière du côté où je me trouve. C’est rassurant lol. On dirait un monde familier et inconnu en même temps.

J’ai l’impression que je me sentais mieux sur la troisième.

« C’était bien le cas. L’ego craint la cinquième montagne et tout ce qui peut lui faire perdre le contrôle d’une manière générale. C’est ton ego qui te rappelle que tu te relèves à peine d’une douloureuse chute. Afin de te décourager et t’encourager à retourner vers la quatrième montagne.

Mais la deuxième montagne était devenue trop imposante dans ton paysage. C’est parce qu’elle n’avait plus d’utilité que ta quatrième montagne a disparu. »

De toute façon avec 1 et 5, je crois que le mieux que je puisse faire c’est chercher un banc quelque part parce que là, l’expression « Tout arrive au bon moment » va prendre tout son sens lol…

« Il y a des gens qui ne sentent pas la première. »

Oui, c’est le vilain cas de figure, à moins de ne sentir que la 6ème montagne. 

« Ce sont des personnes qui ne connaitront jamais ce que vous appelez le grand amour. D’ailleurs pour elles, les gens romantiques et sentimentaux sont des naïfs qui ne comprennent rien à la vie. Beaucoup ne souffrent pas de cette situation. Ce sont des personnes qui s’acclimatent parfaitement bien sur la quatrième montagne. Par contre elles sentent plus fortement l’appel de la sixième montagne.

Or, il faut passer par la vallée de la première montagne pour atteindre la sixième. »

Comme je disais, le vilain cas de figure. 

« Tu aurais pu ne sentir que la sixième. »

Avec cette stupide cicatrice suintante au mur de ma salle de bain, en vérité j’ai de la chance de ne pas être coincée quelque part sur la quatrième à me demander pourquoi je ne tombe que sur tel type de gars !

Non moi j’étais grillée. Toutes les blessures sont déjà guéries quand on ne voit plus que la sixième. C’est la paix dans le cœur.

Je pense qu’il était suffisamment évident que l’épaisse couche de crasse dans ma salle de bain n’indiquait pas la félicité.

En plus regarde, je suis toujours en bas de la cinquième et j’ai bien compris que cela pouvait durer un moment. Non, je cherche le banc qu’il y a sûrement quelque part. Je vois que c’est fleuri dans le coin, c’est agréable, il ne doit pas être loin…

« Tu aurais pu ne sentir que la sixième. Peut-être à la fin de ta vie. »

Peut-être, cela voudra dire que je suis en paix et en phase avec moi-même alors ce serait bien.

« Il est certain qu’il fallait d’abord s’occuper de cette cicatrice. Ce que tu as fait. Maintenant il est temps d’ajouter du parfum à la salle de bain.

Du parfum d’ambiance. »

Du sent-bon ?

« Oui, pour l’instant elle ne sent que le propre. »

C’est bien le propre, avant elle était toute sale.

« Oui, mais il est temps de la rendre plus agréable, avec un délicieux parfum d’ambiance. »

Comme quoi ? J’aime bien la gousse de vanille dans le four à basse température mais ça c’est pour la cuisine. Dans la salle de bain je ne vois pas ce que l’on peut mettre.

« Eh bien, tu verras. »

Un savon parfumé ?

« Ah non, un vrai parfum d’ambiance, qui modifiera la pièce et la fera paraître comme un cocon confortable. »  

Et où je trouve ce parfum d’ambiance ?

« Une bougie parfumée fera l’affaire, une qui ne s’éteint pas. Il y en a, tu verras. Tu en trouveras.

Une qui sentira vraiment. Ensuite, il sera temps de t’occuper du bain moussant. »

Ah le bain moussant aussi… 

« Oui le bain moussant et le shampoing. Et les petits tapis sur le sol pour le moment où tu sortiras de la baignoire pour aller dans la chambre. »

Les tapis bien sûr. Bon. Il ne manque que le peignoir.

« Pas de peignoir. Le bain moussant sera toujours prêt. Le peignoir sera inutile.

Alors, tu empruntes le chemin là devant ? »

Mais, je ne vois ce qu’il y a derrière le virage…

C’est sombre en plus. Il n’y a pas une vallée toute proche ? 

« La lumière est dans ton cœur et éclaire chacun de tes pas. Avance en confiance. »

Et si je tombe encore et que Lauviah est encore obligé de ramasser les morceaux de mon cœur et de m’accueillir chez lui le temps que je me remette pour que je ne sente pas la douleur ?

Et si cette fois il ne fait pas tout ça et que je sens la douleur ?

Et si je me retrouve avec une cicatrice plus profonde encore ?

Il m’a fallu des années, au sens propre, pour me remettre. Et que Lauviah puisse me rendre mon cœur.

Et si je retombe et que je me refais mal ?

Je vais me retrouver à nouveau dans le désert tout glacé ? Avec personne autour de moi ou avec moi ? Juste moi et le froid ?

Encore ? Pendant des années ?

Même si le froid ne me mordait pas, j’avais mes yeux pour voir le désert autour de moi et le parc autour des autres.

Et moi je ne pouvais pas entrer dans le parc. Tu comprends ce que je te dis ?

Et si je retombe, je repasse par tout ça ?

Avec mes yeux pour voir et ma tête pour comprendre ?

Est-ce qu’il y a un parc sur cette montagne ? Ca fait des années que je rêve d’un parc, tous les jours. Tu vois, je l’ai dit.

Mais là où mon regard se porte, ce n’est pas ce que je vois ni devant moi ni à l’horizon.

Dans les parcs au moins il y a des bancs. Et il y a plein de gens. Pas comme dans le désert de glace. Où il n’y a que la glace.

Je ne veux pas rester. Il y a bien une vallée au pied de cette montagne, c’est là que je veux aller.

« Il n’y a pas de parc sur cette montagne. Et la montée est raide. Vraiment raide. Il n’y a qu’une façon d’atteindre le sommet, il faut que l’amour te porte.

C’est ce même amour qui t’empêchera de tomber. »

Oui alors, avec 1 et 5 de toute façon, il n’y a pas dix options.

« Et si tu atteignais le sommet ? »

C’est avec Lauviah que je l’ai atteint. Le même qui a pu redescendre en douceur pour découvrir à ses pieds la sixième montagne.  

« La première fois oui, il y en a eu d’autres. Tu peux réussir l’ascension une fois de plus. Les accidents ne sont rien d’autre que des accidents.

Si tu tombes tu te relèveras. C’est tout.

« Il n’y aura plus la glace ? »

Si tu montes tu oublieras qu’il y a eu la glace. »

Lol !

« Tu verras. Et tu souriras. »

Merci Gabriel.

Bonne journée à tous ;)  

 

Tu auras ta maison

Tu auras ta maison 17072701264517181815173730

Bonjour à tous,

« Dure nuit ? », me demande Gabriel.

Je n’ai pas compris, toutes ces pensées qui m’ont assaillies alors que, j’avais passé une bonne journée…

« Elles étaient là, tapies dans les recoins de ta tête. Ca va ? »

Non ça ne va pas. Qu’est-ce que tu veux que je te réponde d’autre que ça ne va pas ?

Et pourquoi il ne me reste que 2 montagnes au fait ? La troisième n’est plus accessible, l’accès à la sixième est barré. Condamné.

Et la deuxième s’efface du paysage. Heureusement que je ne suis pas avec quelqu’un parce que je m’inquièterais lol.

« Tu pourrais, ce genre de phénomène se produisant quand vous êtes en couple n’est pas bon signe. Quelles montagnes te reste-t-il ? »

5 et 1. C’est tout.

« Parfois il ne reste que la sixième. »

Je n’en suis pas encore là, ce serait beau pour moi mais soyons objectifs, j’en suis loin.

« Tu en es loin en effet. Et tu n’aimes pas la cinquième. »

Mais non, elle est immense, elle me fait peur. Et la montée a l’air raide, non ?

« Tu verras bien. Alors, parle-moi de ces pensées qui t’ont tenu éveillée. »

Ben, il y avait les deux montagnes…

« On en a parlé, ce n’est pas grave. C’est une évolution cohérente. La pire chose qui puisse t’arriver sur la cinquième est une nouvelle chute violente et douloureuse. C’est pour cette raison qu’elle te fait peur.

Mais tu peux aussi atteindre le sommet, les deux possibilités restent ouvertes. »

Lol, l’une m’intéresse bien plus que l’autre.

« Dans la vie il y a des bons et des mauvais moments. Tu te relèveras d’une chute, comme tu t’es toujours relevée. Le sommet demeure accessible. C’est ce qui importe. Vois les choses du bon côté, il te reste deux montagnes faciles, il n’y a a priori pas de risque d’erreur de casting comme vous dites. Même si tu réalises également ce que cela implique. »

Ouais, de toute façon vois où j’en suis. Ce n’est pas ce que cela implique comme tu dis qui me fait peur, ça ne va pas changer grand chose pour moi.  

Je sentais la balance moi. Je suis habituée au parfait ou pas du tout lol.

« Et pour le reste ? »

Bof, des questions que je pensais ne plus me poser ont trouvé des réponses. Des réponses pas plaisantes. 

« Comprends que tu es l’unique personne qui peut savoir ce qui est bon pour toi. Avec ta très grande sensibilité. 

Comprends que certaines contraintes ne peuvent pas être ignorées. Cela, tu l’as manifestement compris, peut être l’occasion d’un challenge intéressant.

Comprends encore que tout est parfait chez toi, il n’y a rien à changer. 

Comprends enfin que tu passeras d’autres belles journées, comme celle d’hier. Et tu auras aussi ta maison. Tu verras.

Tu es une personne réaliste. C’est pour cette raison que tu auras ta maison. »

Merci Gabriel.

Bonne journée à tous ;)  

Toujours chaud sous le soleil

Toujours chaud sous le soleil dans Féérie 17072612304817181815170967

Bonjour à tous,

« Les petites filles dansent, rient et jouent insouciamment quand leur cœur est en fête,

Quand la légèreté soulève leurs pieds et que le vent les porte,

Suis le soleil, toujours,

Suis la Lumière qui guide et va tranquillement;

Vers cet autre océan, un beau bateau t’attend,

Monte à bord, sous le soleil il fait toujours chaud. », me chantent les Fées avant de s’en aller.

Belle journée à tous ;)  

Repérer les méduses

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Bonjour à tous,

« Alors ma douce enfant, il fait beau, il fait chaud et les oiseaux chantent toujours ? », me demande Elémiah.

Oui.

« Ton frère t’a demandé ton secret pour être tranquille seule à la plage. Tu ne crains pas les méduses de plage ? »

J’ai une pochette étanche. Elle ne quitte pas mon cou quand je suis seule. Et dedans se trouvent les clés de la voiture. Où m’attendent sagement portefeuille et téléphone quand je me baigne insouciamment.   

Dans mon sac, un cadeau publicitaire sans la moindre valeur, il n’y a rien qui puisse satisfaire ces fameuses méduses. J’entends encore, elle se baignait tranquillement quand au loin elle a vu quelqu’un partir avec son sac.

Si quelqu’un part mon paquet de mouchoir, ma crème solaire et mon magazine, je ne serais pas ravie mais au moins je pourrai rentrer.

Il y a des femmes qui viennent à la plage avec le sac de marque et les bijoux en or. Je n’amène rien de tel.

« Toi tu as même un parasol dans ta voiture. »

On ne sait jamais, je pourrais un jour ne pas trouver de place sous un arbre. Or j’ai déjà largement parlé du fait que je ne supporte pas bien le soleil. Je suis contente d’avoir trouvé ce parasol.

« Il ne te manque que la brosse pour ôter le sable. »

Il faut que j’en achète une…

Tu as vu l’état de ma voiture ? Je la fais laver la semaine prochaine !

« Et la laver toi-même ? »

Avec cette flemmingite dont je peine à me débarrasser…

« Un mal chronique qui se réveille par intermittence. »

Tu sais déjà…

« Il existe un remède efficace. »

Vraiment ?

« Oui, c’est le courage. Celui qui est lié à la volonté. »

Ah ce remède-là !

« Oui, celui-là. »

Est-ce qu’on ne dirait pas que le flacon se vide plus vite devant les tâches rébarbatives ?

« Il peut se remplir tout aussi vide, pas besoin d’aller à la pharmacie. »

Lol !!!!

« Tu sais, prendre soin de toi et de ton environnement pourrait ne jamais paraitre rébarbatif avec un autre état d’esprit. Tu préfères que la voiture reste propre donc tu fais en sorte qu’elle le soit.

Certes tu as le choix et ce n’est que la voiture. Nous constatons toutefois que la queue au supermarché n’est plus le moment ennuyeux du début de soirée. »

Je fais comme je ne sais plus lequel d’entre vous m’avez conseillé, je vais deux fois dans la semaine et à des moments où je ne suis ni fatiguée ni pressée.

Et entre temps, je me débrouille avec ce que j’ai déjà acheté et qui effectivement est toujours suffisant.

J’aime bien cette méthode, je dois dire qu’elle me convient tout à fait. Comme ça avant d’aller faire les courses, puisque je sais que je ne retournerai pas tout de suite au supermarché, je prends le temps de penser à ce que je veux et ce dont j’ai besoin.

Mais même dans d’autres domaines j’observe que cela me fait du bien d’être organisée. Cela me détend. J’aime mieux quand je n’ai pas besoin de courir de manière inefficace finalement puisqu’il reste toujours des choses à faire.

« Comme quand tu établis un budget vacances. »

Lol, c’est rassurant pour moi en fait. J’ai besoin de savoir qu’il y a une somme que je peux dépenser sans me poser de question. C’est pour ça que je fais comme ça.

En vacances j’aime que tout soit facile. C’est pour cette raison que je préfère des formules onéreuses au départ mais avec lesquelles je peux me contenter de prendre mes photos sans penser à rien. C’est à dessein lol.

Ce n’est pas le luxe que j’aime, c’est le confort et la facilité. 

Vacances au camping où il faut s’occuper d’organiser le lieu de vie, les repas, gérer la vaisselle aussi, ce ne sont pas des vacances. Pour moi.

Les vacances c’est quand je me lève le matin, que je me prépare sans me soucier du lit à faire ou de l’état de la chambre et que je vais prendre un petit déjeuner qui m’attend.  

Je me souviens que je lisais le descriptif d’un voyage en Namibie, au travers le désert, se voulant d’exception. Je me tâtais, sachant ce que faire ce voyage impliquerait concrètement pour moi. Et dans les commentaires je lis, tout le monde était sympa mais ceux qui refusent d’aider en faisant la vaisselle sont lourds.

Un voyage à 5 000 € et il faut faire la vaisselle ?  Je ne crois pas non.

Pour autant et c’est un peu paradoxal, je déteste que la journée soit organisée à la minute près.

« Ce sont les contraintes qui t’ennuient. »

C’est juste…

« Eh bien, tu sais déjà qu’elles peuvent t’apparaitre différemment. Cela ne t’ennuie pas de te baigner avec ta pochette étanche. Ou de savoir que tu n’iras au supermarché que deux fois maximum dans la semaine.

Du moment qu’une contrainte a du sens pour toi, elle n’en est plus une. Tu le savais aussi ?

Tu en avais conscience ?

Tu n’aimes pas faire la vaisselle d’une manière générale et encore moins en vacances. A priori en vacances tu as le choix de ton environnement. Et de ton emploi du temps.

Dans un groupe il serait difficile de se soustraire d’un minimum de tâches à accomplir à horaires fixes.

C’est que cet environnement ne serait pas le bon pour toi. Car en réalité ici la contrainte difficile c’est de tout faire pour s’entendre avec le groupe du début à la fin du voyage.

Cette contrainte-là, dans un environnement aussi particulier qu’un trek en plein désert serait lourd à gérer pour toi.

Si tu voyages en groupe, mieux vaut effectivement que confort et facilité te permettent de gérer comme il faut la contrainte principale.

Par contre, avec un groupe de personnes choisies, tu ferais la vaisselle presque sans broncher. »

Lol, c’est vrai.

« Ce qui importe c’est que tu saches toujours choisir l’environnement qui te convient. Des méduses de plage, tu sais te protéger. Apprends à les repérer aussi dans un environnement plus grand, avant qu’elles ne s’en prennent à toi.

De cette manière tu sauras comment te sentir toujours à ta place sur cette Terre.

Et tu n’oublieras plus que tout le monde est à sa place quoiqu’il arrive. Toi aussi donc.

Passe une belle journée. »

Merci Elémiah.

Bonne journée à tous ;)  

Confiance, confiance, confiance

Confiance, confiance, confiance 17072304492617181815163273

Bonjour à tous,

Nous passerons cette belle semaine à Sainte-Anne où, dans un monde parfait, j’aurais un pied-à-terre. Avec vue sur la mer. Sur un terrain verdoyant. 

Mais redescendons sur Terre. Pour l’instant, je suis bien contente d’avoir une voiture qui roule bien, de sorte que je peux me promener à droite à gauche quand le cœur m’en dit.

Ce que j’ai pas mal fait ces quinze derniers jours. Seule ou non. Et partout où j’allais, les choses étaient « faciles ».

Je trouvais vite de la place pour me garer, il n’y avait pas trop d’embouteillage à certaines heures, sur la plage je trouvais de bonnes places également…

Et surtout même quand il aurait dû pleuvoir il faisait beau.

J’aime bien quand ça se passe comme ça. Quand tout va dans mon sens. On dirait un encouragement de l’univers.

Être sur la plage me permet de changer d’air, à l’intérieur aussi, c’est comme ouvrir une fenêtre dans une pièce qui commence à sentir le renfermé.

Il m’est apparu clairement que depuis un moment j’étais davantage démotivée que je ne le pensais au travail. En outre, il y a des modifications qui se profilent pour moi et je sais déjà que je n’en veux pas totalement. Par certains aspects elles ne me conviennent pas.

Or je ne suis pas sure de pouvoir m’y opposer.

Aujourd’hui toutefois, cela ne semble pas grave. Beaucoup de choses semblent moins graves et d’autres qui m’apparaissaient secondaires, plus importantes.

Mes guides m’ont dit franchement qu’ils ne m’ont aidée récemment que parce que j’avais émis le souhait de retrouver la paix alors que j’avais été blessée par l’attitude d’une collègue.

Ils m’ont laissé choisir entre l’énorme colère que je ressentais et le désir de comprendre et pardonner dans mon cœur.   

Au passage ils m’ont aidé à voir ce qui est, sans filtre. Untel ne m’aime pas, ce n’est jamais agréable mais c’est mieux que la colère alors j’ai accepté.

Oserai-je vous dire qu’ils m’avaient mise en garde contre cette personne dès le départ ? Seulement, elle a avancé masquée pendant longtemps et même si je voyais le masque, je ne cherchais pas à savoir ce qu’il pouvait y avoir derrière. Je me disais que nous pouvions juste avoir des rapports de travail agréables.

Au temps pour moi. Au moins maintenant je sais.

Et je peux retrouver la paix. Même si ce n’est pas pouf, d’un coup.

La bulle salvatrice dont mes guides m’avaient entourée s’efface doucement et je prends conscience que je dois la remplacer par de la confiance en moi.

Seule façon de pouvoir continuer en sachant ce qui est sans que la colère puisse revenir. 

Bonne journée à tous ;)

 

Un conte oriental

Un conte oriental 17072205172017181815162725

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous propose de découvrir ou redécouvrir un conte oriental que j’ai bien aimé.

« Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.

Un jeune homme s’approcha et lui dit:

– Je ne suis jamais venu ici ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville?

Le vieil homme lui répondit par une question:

– Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens?

– Égoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme.

Le vieillard répondit:

– Tu trouveras les mêmes gens ici.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.

– Je viens d’arriver dans la région ; comment sont les gens qui vivent dans cette ville?

Le vieil homme répondit de même:

– Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens?

– Ils étaient bons et accueillants, honnêtes ; j’y avais de bons amis ; j’ai eu beaucoup de mal à la quitter, répondit le jeune homme.

– Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux non loin de là avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme se fut éloigné, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche:

– Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes?

– Celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres, répondit le vieillard. Chacun porte son univers dans son cœur. »

Bonne journée à tous ;)  

 

Un excellent weekend à vous

Un excellent weekend à vous dans Détente 17072202315517181815161786

Bonjour à tous,

Il fait beau, il fait chaud et les oiseaux chanteraient s’ils se trouvaient à ma fenêtre à cet instant.

L’heure est au calme, dedans comme dehors et j’apprécie cela.

Je vous souhaite un excellent weekend.

Bise à tous ;)

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