Archive pour 11 août, 2017

Sans consentement

Sans consentement 17080712282817181815204657

Bonjour à tous,

« Tu veux que nous parlions de cette personne qui a tenté de t’embrasser sans ton consentement il y a quelques semaines ? », me demande Sammael.

Ce n’est pas nécessaire.

« Non ? »

Non.

« On peut en parler un peu. Une fois de plus, cette personne n’a pas usé de violence. Tout ne se passe pas comme dans les films. Tu te souviens quand le médecin avait voulu t’embrasser de la même façon ? »

Pourquoi est-ce que tu me rappelles ça ?

« Il n’avait pas usé de violence lui non plus. Ce qui permet de comprendre qu’il existe une forme de violence moins évidente. Mais tout aussi réelle. Tu comprends ? »

Je souhaite qu’on change de sujet.

« Qu’as-tu pensé après que cette personne, à qui tu faisais confiance, a essayé de t’embrasser sans ton consentement ? »

Je ne sais plus.

« Non ? »

Non.

« Tu te souviens de Dubrovnik ? »

Ce n’était pas pareil. A Dubrovnik, je me suis sentie piégée et quand le gars a ouvert cette porte vers cet endroit bizarre, heureusement que j’ai pu fuir. Je n’ai pas compris en plus, il est arrivé très gentiment, on a commencé à parler et 5 minutes après il m’entrainait dans cette affreuse ruelle.

Je me sens tellement stupide avec le recul ! C’est comme là. Je croyais qu’on était amis, je n’ai pas compris, je ne me suis pas méfiée, j’avais confiance en lui.

Il a fait ça bizarrement je veux dire, qu’est-ce qui l’a amené à penser que j’avais envie qu’il m’embrasse ? Je croyais que nous étions sur la même longueur d’ondes.

De toute façon, je ne le verrai plus et puis, zut.

Cette forme de violence dont tu parles, c’est compliqué en fait. On se retrouve vite plongé dans une espèce de flou, on te demande même pas ton avis.

Ca fait drôle.

Je n’aime pas ce genre de situation, je ne comprends pas ce que je fais mal en l’occurrence car je vois que cela se reproduit. 

Jamais je ne lui ai laissé entendre que j’étais intéressée par une relation avec lui. Et il ne m’avait pas parlé non plus, il a juste fait ça.

Sans rien me demander. 

Pourquoi tu veux qu’on parle de ça ?

« Tu préfères dire ça plutôt que la phrase il a tenté de m’embrasser sans mon consentement ? »

C’est pareil.

« C’est ainsi que tu vois les choses ? »

Oui. 

« Tu acceptes le fait qu’il ait agi de cette manière ? »

Non, je ne le vois plus de la même manière. Je ne souhaite plus le voir en fait. Et je trouve que c’est plus simple de dire « ça ».

« Les agressions sexuelles ne sont pas des sujets de honte ou ne devraient pas l’être. Les enfouir quelque part au fond de ta tête n’est pas la solution non plus. Parle avec moi, simplement. »

C’est simplement que, je suis un peu dans le doute. Et dans le déni aussi je suppose. Je me dis, ce n’est pas ce qui s’est passé. A chaque fois je me suis dit ça.

Je veux dire, pourquoi les gens pensent qu’ils ont le droit de nous toucher sans nous demander notre avis ? En plus à chaque fois ils font en sorte de nous isoler en souriant et soudain, ils se tournent, passent leurs bras autour de nous et ils se rapprochent alors que, on ne leur demande pas de faire tout ça. Tu vois ?

Et donc on se dit, quoi, qu’est-ce que c’était ? Ce n’est pas ce que je viens de vivre ? Et on se dit, je ne veux plus jamais le voir.

Et on se dit, mais non, il ne s’est rien passé en réalité, il n’y a rien de grave. Quelqu’un qui essaye et qui n’arrive pas, ce n’est pas grave. C’est ce qu’on se dit.

On essaye.

Je te déteste.

Pourquoi il y a des gens qui pensent que leurs pulsions comptent davantage que les sentiments et l’intégrité des autres ?

Et pourquoi est-ce qu’on n’arrive pas à juste penser, au fond c’était rien, ce n’est pas grave.

Pourquoi est-ce qu’ensuite on a l’impression qu’il y a quelque chose de froissé alors que, on sait que ce n’était rien et que ce n’était pas grave ?

Je veux dire, c’est le procureur qui m’avait cru avec le médecin et qui avait ordonné aux policiers de poursuivre l’enquête. Pour eux, ce n’était rien au départ. Et c’était affreux parce que moi j’avais été choquée.

Et ils m’ont demandé si j’étais sure de ce que je disais.

Si ce médecin n’avait pas reconnu les faits, ils ne m’auraient jamais cru.

Et je n’ai pas menti.

Comme je ne mens pas aujourd’hui. Mais ce gars, tout le monde l’apprécie. Moi je n’ai pas apprécié son geste.

Et tu te souviens du prof de musique ? Il avait dit qu’il y aurait un cours.

Je me dis, on se dit, c’est plus facile avec on, on se dit que de toute façon, ce sont des exceptions et que tous les hommes ne sont pas comme ça et qu’on va juste passer son chemin.

Mais on se dit aussi, malgré nous, j’espère que je vais tomber sur quelqu’un qui me laissera venir au lieu de me sauter dessus comme ça.

Quelqu’un qui ne va pas prendre ma main et m’entrainer dans une ruelle sombre tout en souriant.

Je ne veux jamais retourner à Dubrovnik.

Zut.

Je trouve que personne ne devrait avoir des idées débiles comme sourire et parler gentiment tout en essayant de te forcer à faire des choses que tu ne veux pas.

Je trouve que trois fois c’est plus qu’assez.

Et en fait si cette fille n’était pas arrivée au cours de musique, cela aurait été 4.

Je ne comprends pas qu’il me soit possible de compter ça.

Je ne comprends pas qu’il y ait eu tant de fois.  

Je lui faisais confiance. C’était le seul que je voyais comme quelqu’un que j’appréciais, que je croyais connaitre un peu.

Il est juste parti, après que je l’ai repoussé. Il a disparu.

Qu’il reste où il est.

A Dubrovnik j’avais dû fuir. 

Enfin, c’est arrivé. Tu vois, je l’ai écrit. C’est arrivé. 

Bon. Et là maintenant je fais quoi ?

« Tu respires, je suis là avec toi. C’est arrivé mais tu n’as rien à te reprocher. Bien sûr que tu préfères un homme qui tient  compte de ce que tu ressens. C’est normal.

Cet homme n’était pas ton ami, il l’a démontré. Il n’aurait pas dû se conduire ainsi. Il ne s’est pas demandé ce que tu ressentais.

Il est normal que tu te sois senti agressée.  

Toi tu n’as jamais imposé ton désir à quelqu’un d’autre. Tu ne le ferais pas. Reste comme tu es.

Il n’y a rien à changer ou revoir chez toi.

Si quelqu’un te fait des avances, tu lui réponds en fonction de ce que tu ressens, d’accord ? »

Oui.

« Tu as le droit de ne pas vouloir. En l’occurrence, il savait que tu n’avais jamais répondu à ses avances. Et il a pris soin de t’entrainer à l’écart. C’est son comportement qui n’était pas honnête.

Comme tu pensais que vous aviez sympathisé, tu ne t’es pas méfiée de lui.

Ce qui est important, ce n’est pas ce qui s’est passé mais bien le fait que la majorité des hommes n’est pas comme ces quelques personnes que tu as croisé. Et tu le sais.

Tu comprends ? »

Oui.

« Il est évident que si tu ne veux pas, tu dis non. D’accord ? »

Je sais. 

« Tu veux venir chez moi quelques temps ? »

Tu m’invites dans ta maison ? 

« Oui, viens. Tu pourras profiter du jardin. Et on pourra faire des jeux ensemble. Pour que 4 redevienne un joli chiffre. Tu veux venir ? »

D’accord. Merci Sammael.

Bonne journée à tous ;)  

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