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N’oublie pas le chocolat

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N'oublie pas le chocolat 17092401050417181815283074

Bonjour à tous,

« Donc tu te sens prête à poser le cadre de ton projet, à entrer dans le vif du sujet  ? », me demande Elédahiel.

Oui, je pense que je peux tout mettre en place, je suis prête. Et tu sais, c’est bien d’avoir ce projet là maintenant alors que comme tu le sais mes collègues m’adressent à peine la parole et que je suis inquiète pour ma mère.

J’ai besoin de créer une ouverture vers autre chose. Je suis sidérée de constater de quelle étonnante manière la situation a pu évoluer au travail.

« Comme tu ne parles pas de tes problèmes et de ta vie, les gens ne souhaitent plus te parler. »

J’ai peu de problèmes. Ce que tu sais. J’ai peu d’obligations également, peu de contraintes. En fait je n’en ai qu’une et c’est de travailler.  

Il y a quelques années, j’étais encore étudiante, il y avait cet homme qui avait l’habitude d’être consulté par les uns et les autres. Il dirigeait une association, se voulait un maître spirituel. Ma mère, qui avait des amis le connaissant, me l’avait présenté.

Il m’avait dit avec autorité, raconte-moi tes petits problèmes. J’étais insouciante à cette époque. Mon plus gros souci devait être de savoir quel rouge à lèvre choisir le matin. Je lui ai répondu, je n’ai pas de problème. Il m’a dévisagée.

Ce serait facile, même pour moi aujourd’hui qui suis médium et tiens ce blog de me servir de ce que j’ai construit pour fédérer un auditoire qui reviendrait vers moi au moindre souci rencontré.

Je ne le fais pas et je sais pourquoi je ne le fais pas.

Je sais pourquoi certains voudraient que je parle de ma vie et de mes problèmes. Quand j’ai expliqué que nous n’avions pas eu trop de vent avec le récent ouragan, loin de me répondre tant mieux, ils se sont tous fermés et ont plongé dans leur écran.

Je sais, avec certitude et sans malveillance que si j’avais répondu, j’ai passé la journée à éponger, on a été inondé, alors ils m’auraient tous souri et écouté. 

Je suis une catastrophe pour reconnaitre qui est attiré par moi ou qui s’intéresse à moi. Je ne vois jamais, je ne sais pas pourquoi. Tout le monde comprend ou sait des siècles avant moi. Toujours.

Par contre, je sais quand les gens ne sont pas sincèrement bienveillants envers moi. Je le sais et je ne me trompe pas.

Tu te souviens de ce matin où le collègue s’est tourné vers moi, m’a regardé droit dans les yeux et m’a demandé de lui dire que je voyais quelqu’un. Je lui ai répondu, non.

Il en a déduit que je ne souhaitais pas m’ouvrir à lui.

Je n’ai pas compris cette question sur le coup, ce n’est qu’avec le recul que j’ai réalisé.

Ce n’est pas grave que les autres ne veuillent pas me raconter leurs vies. Pour être honnête, souvent je m’en fous. Mais on peut parler, simplement. Comme on le faisait d’ailleurs il n’y a pas si longtemps.

Je constate que non. Parce que je ne raconte pas ma vie, mes problèmes, on ne me parle plus du tout. Je ne le vis pas bien, je me sens rejetée et je sais que je n’ai rien fait, à personne.

Et je n’ai pas d’endroit où m’échapper, une fois de plus, je ne peux pas claquer la porte, une fois de plus, il me faut une porte de sortie véritable, une fois de plus.

S’il s’agissait d’un autre cadre, je tournerais juste les talons. Mais je ne peux pas. Alors, vu que j’en ai franchement marre de ce type de situation, liées au fait que finalement peu d’entre nous sont réellement heureux, je vais prendre le temps de faire quelque chose qui devrait me rendre plus heureuse.

Tu as vu, je n’ai pas dit heureuse. Parce que moi je ne suis pas une personne malheureuse ou triste. Et je ne veux pas le devenir, il n’y a aucune raison.

Mais pour te dire la vérité, je suis en train de puiser dans mes réserves de bien-être et elles se réduisent. Il faut que je reconstitue. Il faut que j’agisse.

Je suis contente de savoir qui je suis et ce que j’aime. C’est ce qui a permis l’émergence de ce projet. Et je vois pourquoi vous me disiez que j’avais tort de penser qu’un travail spirituel ne portait pas de fruits sur le plan matériel.

Je voyais que je n’ai pas de maison, pas de famille, peu d’amis. Et maintenant je réalise que je ne me demande pas comment payer la taxe foncière et partir en vacances, que je suis en paix avec le fait de ne pas avoir d’enfant ou de compagnon à cette date et que j’ai des amis. Ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes que je connais.

Car moi aussi j’ai des connaissances. Je n’ai pas écrit, je suis seule au monde. Mais les connaissances, je n’arrive pas. Je préfère les personnes qui ont le cœur tourné vers moi et celles-là sont des amies.

Et puis ma mère qui est malade, on ne sait pas ce qu’elle a à l’instant où j’écris ces lignes. Je vous dirai. J’espère que ce n’est pas grave lol. Mais même si c’est le cas, la vie doit se poursuivre.

Il faudra aller de l’avant, chacun. Je le comprends aussi.

Tu sais, comme je ne peux pas tout faire en un claquement de doigts, j’aime quand je peux prendre le temps dont j’ai besoin. Ce cas de figure est rare ceci dit lol.

Je me sens prête alors je vais commencer, je vais poser le cadre. Je ne sais pas où ça va me mener ni même si ça va me mener quelque part.

Toutefois j’aime le fait d’aller dans une direction qui me plait. Cela m’aide grandement.

Et Sélène m’a expliqué au réveil que ce qui gêne les personnes qui me voient comme une menteuse (n’oublions pas mon amant caché) ou une femme superficielle et irresponsable (toujours chez papa-maman à voyager au lieu d’épargner pour acheter un logement), c’est que je ne souffre pas comme eux de l’absence d’une porte de sortie.

Il n’y a pas pire enfer que l’enfer personnel. J’adore cette phrase et elle est tellement vrai. Si on croit à l’enfer.

Je préfère croire que ce n’est pas pour rien que j’ai deux mains et un cerveau. Heureusement parce que c’est tout ce que j’ai lol. Une chance que la première partie de mon projet soit très accessible. J’ai cogité pour trouver ce que je pourrais faire ceci dit. Ah oui parce que, je suis encore fauchée. 

Si vous aviez vu cette bague à St Petersbourg, vous comprendriez une fois pour toute pourquoi je ne peux pas passer mon temps à me restreindre non plus.

Du coup je ne me restreins pas trop.

C’est parce que l’on s’offre des occasions de sourire que la vie reste belle.

La semaine dernière par exemple j’étais dans ce petit restaurant, aussi délicieux que celui de 15 jours avant.

Je sais que j’ai une philosophie de vie assez différente de celles de nombre de personnes.

Je sais pourquoi, je l’accepte. La réciproque par contre…

Cependant, je ne vais pas pleurer Elédahiel. Ni m’enflammer pour rien.

Je reste sur ma nouvelle route.

« Ne dis rien, à personne, fais ce que tu as à faire. Et achète la montre, elle ne te plait plus ? »

Tu crois ? Je voulais des boucles d’oreille…

« Va la voir, si elle est encore en boutique essaye-la. Vois si elle te plait. »

Je vais y aller oui lol. Je l’aime bien.

« Le vent tourne, certaines situations ne peuvent qu’évoluer. Ce n’est pas un nouvel hiver qu’il y a devant toi. Mais autour de toi si. Plus froids que le désert glacé, les vents de l’hiver des autres peuvent perturber tout ce qu’ils atteignent.

Et il va y en avoir beaucoup. Tout le monde n’avance pas avec un manteau sur les épaules sur une étendue glacée illuminée par le soleil et sans la moindre brise.  

Tu ne sais pas ce que c’est que de tout avoir et de ne pas être heureux. D’autres savent et ces autres sont nombreux.

Heureusement, devant, le soleil brille de mille feux. Regarde devant.

Le sac rose clair ne t’intéresse plus ? »

Non. Merci à toi. Je reste concentrée sur ce qu’il y a devant.

« Pas trop concentrée, n’oublie pas le chocolat. »

 Lol.

Belle journée à tous ;)

 

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25 Commentaires

  1. crystallia

    15 octobre, 2018 à 18:28

    Bonjour,

    Merci à toi.

    Bise ;)

  2. heleneveil

    15 octobre, 2018 à 15:58

    Bonjour Sylvie,
    « C’est parce que l’on s’offre des occasions de sourire que la vie reste belle. »
    Merci beaucoup ☺️

  3. crystallia

    6 octobre, 2017 à 2:03

    Bonsoir,

    Finalement l’ambiance est un peu meilleure au travail. Depuis que j’ai écrit cet article en fait, c’est marrant.

    Ce n’est pas fluide mais c’est mieux.

    Je n’aime pas les rapports de force. Cela ne me rend pas heureuse de dominer et encore moins d’être dominée.

    C’est pour cette raison que je n’aime pas les rapports de travail, je n’ai jamais aimé cela.

    C’est difficile pour moi d’accepter l’autorité au point qu’en dehors du travail j’accepte peu de règles.

    Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis dit que j’aurais dû faire comme tous ceux qui n’ont ni collègue proche ni chef.

    Alors que d’autres fois j’étais contente d’avoir des collègues.

    Ce que je n’aime pas c’est ce qui ressort de la proximité obligatoire.

    C’est mieux quand on peut choisir les gens en fonction des affinités.

    Parce que les rapports de force, je sais faire aussi.

    Je déteste.

    Et c’est l’une des raisons qui fait que je ne voudrais pas être femme au foyer.

    J’ai eu trop d’exemples autour de moi qui me rappellent que je ne recherche pas l’autorité à la maison non plus.

    Bise ;)

  4. Emilie

    5 octobre, 2017 à 12:31

    Coucou Sylvie,
    Ah ces grands chefs qui aiment avoir des petits chefs à leurs pieds, afin de pouvoir rester perché sur les cimes et ne respirer de que l’air pur.
    Tu as bien le droit de te plaindre un peu et de viser l’air pur des sommets.

  5. crystallia

    5 octobre, 2017 à 11:31

    Bonjour,

    Oui il le sait. C’est la difficulté. Je suis la seule qui ne se plaint pas de sa charge de travail. Peut-être que c’est le problème.

    Pour être honnête avec vous, je préfère avoir plein de choses à faire.

    C’est que de mon point de vue le travail n’est absolument pas dur intellectuellement.

    Je ne comprends pas ce qui submerge les autres. Ca me dépasse. Peut-être que vous allez m’aider à comprendre.

    Il n’y a rien de dur dans ce qu’on fait. Je suis certaine que tout s’apprend dans la vie.

    Même ce boulot ou un autre. De mon point de vue, si on apprend tout peut devenir vite routinier.

    Ce qui me dérange ce n’est pas le nombre de dossiers. C’est le voir jouer au petit chef.

    Avec l’assentiment de grand chef.

    C’est ça la difficulté, il a été placé dans le rôle de petit chef.

    Et c’est vrai qu’il adore donner l’impression qu’il est toujours débordé ou harassé par le travail.

    Il est grossier et répond quand il veut quand on lui parle.

    Mon chef me donne, parfois, des dossiers qui auraient dû revenir aux autres seulement il ne le fait pas de la même manière. Lui, il prend plein de gants. Il me demande d’abord si ça va, après avoir été vérifier mes données…

    En fait c’est ce service que je voudrais quitter mais pas la banque. J’attends qu’un poste se libère. Ce n’est pas cela mon projet mais c’est un objectif aussi.

    Le fait que le travail me semble désormais très routinier ne fait qu’accentuer tout ce que je n’aime pas chez petit chef.

    De temps en temps je regarde les visages des autres et franchement, je ne comprends pas…

    Sur certains dossiers il faut se casser la tête et ce sont ceux que je préfère. Pas eux. Mon chef si, il s’éclate.

    Malheureusement j’en ai peu de cet acabit. Je trouve.

    Alors moi je ne me plains pas. Parce que moi je suis capable de traiter 60 dossiers dans une journée mais que je m’abstiens bien de le faire, pour une raison évidente.

    Je pars toujours à l’heure (mais j’arrive tôt) et je ne fais pas de zèle parce que j’ai compris que ce n’est pas le plus efficace ou utile pour soi.

    Vous allez me croire ou pas, mais petit chef aime qu’on vienne vers lui, qu’on se réfère à lui, qu’on se confie à lui aussi.

    Ce que je n’ai pas envie de faire. Je préfère chef. Plus franc.

    Or et c’est le plus important, les chefs ne restent pas chez nous. C’est petit chef qui va rester. Cela implique deux choses, il sait qu’il ne sera jamais grand chef et cela l’ennuie. L’autre chose c’est que du coup c’est avec lui qu’il faut être bien.

    Conclusion, c’est à moi de me tirer. Parce que lui, il ne va pas partir.

    Plus d’autorité vous me conseillez, je vais étudier de quelle manière, comme je vous l’ai dit il agit avec l’assentiment de chef qui ne remet pas en cause ses décisions.

    Carène, je vois ton dilemme aussi.

    Bref…

    Merci à vous.

    Peut-être que j’aurai moins d’allergies aujourd’hui.

    Il faut que je ré-apprenne à parler.

    Bise ;)

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