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Parcours du combattant…

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Parcours du combattant... 18053004012024101015736132

Bonjour à tous,

Cette semaine je vous emmène patauger sur la plage de Port Louis. 

« Si on te proposait de retourner vivre en région parisienne tu serais contente ? », me demande Elémiah.

Non. Pour trois raisons essentielles :

- Il n’y a pas la mer

- Il ne fait pas chaud toute l’année

- Il y a le métro (et le RER !!!)

Comment je fais pour passer mon dimanche matin à lézarder sur la plage après avoir pris mes photos ? Avant de me demander si je rentre manger ou si j’achète un truc ?

Comment je fais pour pour partir en croisière en me contentant de faire un tout petit peu de route ?

Comment je fais pour manger mes fruits préférés ?

Je te rappelle que ce ne sont pas les fraises ou les cerises. 

Je veux rester ici.

« Et si on te propose la région PACA ? »

Au moins il y a la mer. Mais il y a aussi le mistral. Ah le mistral l’hiver…

Quoique certaines années il y a le sirocco, j’aime bien le sirocco. Je ne savais même pas qu’il existait des vents chauds. Ca fait drôle la première fois mais c’est bien agréable.

Alors la région PACA, ce n’est pas une question à poser à une Marseillaise, tu le sais. Demande-moi si je veux retourner vivre à Marseille, ne me demande pas si je veux retourner en PACA !

Tu sais bien qu’il y a une subtilité ici !

« Tu n’irais pas à Allauch ? »

Allauch, vers les Trois Lucs plus que vers Plan-de-Cuques. Mais, ce n’est quand même pas la bonne zone !!!

« Tu veux les Catalans ? »

Je veux la Corniche. 

« Et si on te propose Château Gombert ? »

Ah non, je préfère le sud de la ville, Château Gombert, c’est un peu excentré. Même beaucoup. Il y a une ambiance village…

Mais c’est trop loin du centre.

« Donc tu retournerais à Marseille. »

Oui. Le ciel est bleu la majorité du temps. Les hivers sont cléments. Mais à choisir vraiment, je reste ici.

Je ne veux pas partir.

« Et passer l’été, Paris ou Marseille ? »

Tu sais bien que je n’ai pas racheté de manteau. Et je me souviens de certains étés parisiens. Marseille !

« Une de tes collègues avait demandé sa mutation à Paris, pourquoi ? »

Son mari était obligé de repartir pour des raisons personnelles. Donc elle l’a suivi.

« Tu suivrais ton mari ? »

Comme la question ne se pose pas…

« Et juste par curiosité ? »

Si j’ai pris la peine de me marier, je suppose que je le suivrai. Mais honnêtement, Paris ne me manque pas. Où est-ce que j’irai prendre mes photos ?

« Tu trouveras toujours. Donc pour un homme tu partirais ? »

Je ne t’ai pas dit pour un homme, je t’ai dit pour un mari. Il faudrait que je renonce à mon boulot quand même. 

« Tu pourrais demander une mutation. »

Ouais…

« C’est important le lieu de vie ? »

Dans la mesure où je n’en ai choisi aucun jusqu’à maintenant, oui, c’est devenu important.

Je me suis posée la question de savoir où je voulais vivre. Je veux m’installer quelque part.

Pour moi c’est important. Je me heurte au fait que le lieu n’est pas le seul élément à prendre en compte. Cette notion de foyer, elle prend beaucoup de place en fait. Je n’arrive pas à me projeter sans.

Est-ce que je suivrai un homme, si je suis amoureuse je vais le suivre, c’est ça la vérité…

Je vais choisir quelqu’un d’ici qui voudra rester ici. C’est le plus simple. Voilà.

« Quelqu’un qui aimera passer du temps avec toi sur la plage. »

Tu as tout compris.

« A l’anse Mitan ? »

Ah non alors ! Je n’aime pas les plages des Trois Ilets. J’aime y faire du shopping. Et boire des verres.

« Quelle est ta plage préférée ? »

J’aime les plages du sud de la Martinique. Et une qui se trouve au nord.

Et j’adore le tombolo évidemment. On se prend pour Moise à marcher entre les eaux lol. 

« Tu n’aimes pas l’anse Céron ? »

Au prêcheur, une plage de sable noir, une végétation superbe, je l’aime bien. 

J’aime les plages. Mais j’ai une préférence nette pour le sable qui ne brûle pas les pieds aux heures les plus chaudes. Le sable volcanique, c’est particulier !

« Tu as les moyens d’acheter une maison en bord de mer ? »

Dans mes rêves uniquement.

« Si tu gagnais au loto, tu achèterais une maison en bord de mer ? »

J’offrirais une maison à mes parents. Et je m’offrirais un tour du monde de deux ans, à l’issue duquel j’achèterai une maison en ville avec vue sur la verdure.

Et j’irai à l’hôtel chaque weekend, en bord de mer. Soit ici, soit en Guadeloupe.

Mais avant toute chose, je m’offrirai un super équipement photo.

« Le plaisir de faire un tour du monde que tu partagerais sur ton blog photos à l’appui. »

Oui !!!!!

« Tu as tes rêves, tes passions. Que tout le monde ne partage pas. Ce n’est pas grave.

Toutefois, tu penses qu’un homme te suivrait ? »

Je n’en sais rien. S’il a les mêmes rêves que moi, sûrement.

« Dans tes rêves, il y a des enfants ? »

Je suis un peu perdue à ce sujet après ce que m’a dit le médecin l’autre jour. Pour l’instant, je vais commencer par prendre ce qu’elle m’a donnée et en fonction des résultats, je verrai ce qui se dessine.

C’est quand même une déception d’apprendre qu’il y a probablement un parcours du combattant qui m’attend si je veux effectivement un enfant.

J’étais loin de me douter.  J’accuse le coup. Et pourtant, rien n’est prêt dans ma vie pour cela. 

Ce n’est pas à l’état de projet, malgré les « conseils » du médecin…

Je ne sais pas. 

Dans mes rêves, il y a des choses qui semblent plus accessibles que d’autres. Et paradoxalement, se réalisent ceux qu’il y a quelques années j’aurais cru les moins accessibles.

C’est marrant mais cela me donne encore plus envie de vivre. Même si vu de quelle manière les choses se mettent en place pour moi, je ne sais pas du tout où je vais.

Pas du tout.

Alors je regarde où j’ai envie d’aller. 

Ca me donne des indications.

« Un parcours du combattant, cela donne quel genre d’indications ? »

Le genre qui ne nous plonge pas dans la joie absolue. C’est plutôt, ah bon, ça n’arrive pas qu’aux autres…

Dommage.

On se demande s’il y a quelque chose pour nous dans cette direction-là.

Heureusement, il y en plein, des directions.

« Où voudrais-tu aller, chez un chocolatier ou une boutique de sacs ? »

Ah, voilà une question !

Je pense que je ferai l’un puis l’autre. Dans la vie, il ne faut pas se limiter.

« Souviens-t’en, ma belle Sylvie. »

Merci Elémiah.

Belle journée à tous ;)      

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8 Commentaires

  1. Dodie

    6 juin, 2018 à 23:39

    Mais non mon amour, les jumeaux sont déjà là et l’amour prépare tout cela :)

    Répondre

    • crystallia

      7 juin, 2018 à 1:18

      Du coup, j’aimerais bien qu’ils viennent les jumeaux en effet lol.

      Bise ;)

  2. crystallia

    4 juin, 2018 à 11:13

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre soutien.

    Et oui, Port Louis est en Guadeloupe.

    Bise ;)

    Répondre

  3. Lucie

    4 juin, 2018 à 10:20

    Bonjour,
    Ce désir d’enfants…..j’ai connu plusieurs parcours du combattant. Mais le plus important a été ceux pour mes filles. Trois fausse-couches, des examens en série, des consultations…Un traitement à la cortisone avant et pendant la grossesse, des piqûres tous les 5 jours, repos allongé avec juste l’autorisation de se lever pour les repas et la toilette. Mais quel bonheur à l’arrivée de notre petite fille. Pour le second, à nouveau le même parcours sans succès. Je n’ai pas voulu accepter ce nouvel échec et j’ai recommencé mon parcours soins – repos, une 3° fois, avec une deuxième petite fille, qui a aujourd’hui 30 ans. L’ainée nous a quitté en chemin, elle avait 9 ans et elle aurait 37 ans.
    Je n’ai jamais regretté mes parcours de COMBATTANTE même si j’ai versé beaucoup de larmes, j’ai eu aussi beaucoup de joie.
    Tu as raison Sylvie « Dans la vie, il ne faut pas se limiter. » dans quelques situations vers lesquelles nous souhaitons aller.
    Bises à vous toutes.

    Répondre

  4. Emilie

    4 juin, 2018 à 10:04

    Bonjour Sylvie,
    Est-ce que le parcours du combattant n’est pas celui du « si je veux, je peux » qui amène au dépassement de soi en nous poussant vers des rivages imaginaires ? J’ai pas mal cultivé le fameux « si je veux je peux » car la route qui s’ouvrait à moi n’avait rien de particulièrement engageant (au point où je me suis demandé si je n’avais pas un don spécial pour me mettre dans le pétrin). Je connais assez mal le « je ne veux pas » qui résonne plutôt sous la forme du « je ne peux pas ».
    Certains obstacles soulignent à quel point notre foie dans la vie est grande et combien elle peut être belle.
    Ce qui est évident, c’est qu’il est plus facile et de surmonter les obstacles quand on est soutenu et bien entouré.

    Répondre

  5. passeuse

    4 juin, 2018 à 8:01

    RE désolé_ mon com est parti tout seul, sans que je ne touche rien!
    Je disais donc_ mon fils est arrivé alors que j’avais un stérilet et que nous aurions attendu 1 ou 2 ans de plus par rapport à ma fille , tout le temps malade.
    On aurait d’abord voulu sortir de ce tourbillon de maladie.
    Mais mon fils est arrivé et ce fût la joie!
    A l’heure où la médecine fait sans cesse des progrès et découvertes ,je pense, en effet , qu’il ne faut pas se limiter.
    DE plus, je crois fermement _ beaucoup, au pouvoir de notre corps humain et de nos pensées et croyances qui peuvent ,inverser un processus ou nous guérir même s’il y a croyances trasngénérationnels. Ce qui ne veut pas dire que c’est ce qui t’arrive.
    Voici ce que je me rappelle aussi:quand nous avons voulu concevoir notre aînée , impossible d’y arriver_ 3 ans rien.
    Ma gynéco m’avait même prescrit des médicaments à prendre contre ……la stérilité et le jour où je vais chercher les médicaments à la pharmacie, prise d’un doute, je fais un test de grossesse et je découvre que je suis enceinte.
    Qu’est ce qui s’était passer? c’est ds ma tête que tout avait changer!
    IL se trouve que pendant 3 ans, à chaque fois que nous allions chez mes beaux parents ( souvent), ma belle mère( qui est très douce et très gentille), à peine arriver me demander si j’étais enceinte.
    C’est en parlant avec mon médecin traitant de l’époque qui m’a dit que souvent les maladies venaient de blocage et certainement, c’était mon cas.
    Ds le désir fort que sa dernière belle fille fût enceinte m’a belle_ mère( sans le vouloir) avait bloqué mon processus de concevoir.
    Et là où je m’en rendis compte, c’est qu’après cette conversation, lors d’une visite chez mes beaux parents, nous avons parlé avec ma belle _mère pour qu’elle arrête ce petit discours.
    Et donc, 1 mois après, j’étais enceinte!
    Et entre temps, ma gynéco m’avais prescrit ces médicaments qui ont fini à la poubelle.
    C’est pourquoi, je pense qu ELEMIAH t’a donné de sages conseils en te disant  » pas de limites et ne surtout pas oublier de regarder où j’ai envie d’aller_ se faire plaisir!
    c’est être ds la confiance et l’amour qui te permettra de dépasser ce que ton corps physiques t’impose à ce moment!
    Mais tu le sais déjà!
    Douce journée ds le calme

    Répondre

  6. passeuse

    4 juin, 2018 à 7:22

    Bonjour Sylvie

    Je me régale à te lire!
    TOut ces noms de plages me font rêver , et ta photo aussi!
    Ensuite,avec se désir d »enfant qui se profile’ et qui est bien normal, j’aime le  » ne pas se limiter »
    Moi, j’ai eu mon fils – sans le vouloir- .
    J

    Répondre

  7. Anna Liva

    4 juin, 2018 à 6:17

    Bonjour Sylvie ☆

    C’est agréable une vue sur la plage au réveil….Port ST Louis ? Toujours la Guadeloupe ?
    Que de souvenirs pour moi quand tu cites ces villes de métropole où j’ai vécu aussi. Mais quelle ignorance de tous ces coins des Antilles. …c’est dommage.

    Je suis émue particulièrement par ce sujet de ton désir d’enfant qui doit se négocier avec le principe de réalité….de ton corps. Que ce qui devrait être si naturel qui parait si simplement biologique se complique. Nous sommes aussi des êtres de conscience. ….C’est le supplément d’âme qui fait la différence ;) .

    A aucun moment de ma vie je ne me suis posée la question que je pourrais ne pas avoir d’enfant. Je n’ai jamais douté et ne me suis jamais préoccupée des soucis qui arrivent aux autres. Ma seule obsession était ne jamais avoir à avorter. Combat gagné :)
    Mes enfants sont tous les trois nés par césarienne. J’ai combattu jusqu’au dernier pour que ça se passe autrement. Perdu ! Mais contente que la science est fait des progrès. A une époque je n’y aurais pas survécu. Ce ne fut donc pas si dommage au bout du compte.

    Je pense que toute conscience humaine mène son combat avec ce desir-là et la réponse du corps en miroir. Qu’on se l’avoue ou pas qu’ils y aient des signes avant coureur ou non. Compte tenu de la part du corps de la femme dans le désir d’enfant son combat n’est pas des moindres mais il est aussi celui de l’homme. Le combat se présente avant pendant après parfois c’est l’enfant qui en porte la question…

    « Je ne sais pas du tout où je vais alors je regarde où j’ai envie d’aller » je declare cette phrase phrase du jour ! :) Et je la saupoudr de celle d’Elemiah « sans se limiter ».
    Je trouve que cc’estune façon paisible d’aborder aussi ton parcours du combattant. Les obstacles physiques matériel qui se présentent ne limitent aucun désir ancré dans l’Amour. Je pense. Peut-être il le précise, le confirme.

    Douce journée à toi.

    Bise la compagnie !

    Répondre

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