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Plein les jambes

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Plein les jambes 18073001313124101015827597

Bonjour à tous,

« Tu as des choses à me dire, je pense que c’est le cas, n’est-ce pas ? », me demande Astaroth.

J’avais un vilain coup de blues hier soir. J’ai pu constater qu’il s’était largement dissipé ce matin, ce n’était pas le fruit du hasard…

Lol, je sais bien que non. 

« Tu as moins mal aux jambes. »

Le jour et la nuit.

« Qu’est-ce qui t’a fait penser que ce n’était pas juste à cause des fibromes ? Si tu veux que la situation s’améliore durablement, accepte la main que je te tends. Parle-moi. »

Les symptômes ont résisté au Daflon et au passage de mes règles. Je me suis dit, c’est drôle…

Et alors je me suis rappelée que parfois, on développe des symptômes correspondant à une expression. J’ai cherché, les jambes, quelle expression…

Et j’ai trouvé, en avoir plein les jambes. 

Pourquoi en avais-je plein les jambes ? Et c’est après ça que tout est remonté. Je me suis demandée pourquoi j’avais eu des tendinites, autant et si rapprochées finalement.

Entre les coudes, les poignets, l’épaule, l’autre épaule bien que nettement moins fort…

Et des douleurs aux bras dernièrement, ressemblant à celles des jambes.

J’ai avalé toute la boite de Daflon, comme le médecin avait dit.

Je me suis dit, non, c’est bizarre.

Les bras, je crois que l’expression qui correspond ici c’est tenir à bout de bras. Il me semble que c’est celle-là.

Il me manquait l’aggravation de l’hyperacousie. Pourquoi étais-je entrée en crise finalement ? 

Les oreilles, j’ai trouvé, c’est ce que je ne supporte plus. C’est à cause de tout ce que j’entends. Bon ce n’est pas une expression.

Mais ce qui compte c’est le chemin…

Enfin l’allergie. Le plus évident était la brume de sable. J’étais restée là-dessus. Mais il y a quelques jours, j’ai de nouveau senti mon eczéma.

Bon, c’est très loin d’être ce qui me dérange le plus au monde. Il est très localisé, me gratte un peu de temps en temps…

Je ne vais pas dire que j’en souffre. Je l’oublie la majorité du temps.

Mais voilà il est là et figurez-vous qu’il est apparu alors que j’étais déjà adulte.

Moi j’ai plus de difficultés avec mes allergies respiratoires parce que parfois, j’ai l’impression de manquer d’air. Au moins là, c’est simple.

Bref, à force de ne pas comprendre tous ces symptômes, j’en ai plein les jambes. Heureusement que ce n’est pas le dos qui a pris.

Quoique, avec les jambes douloureuses, vous ne bougez plus de chez vous.

Et donc hier soir…

Je n’ai jamais de tel coup de blues. C’est Sammael qui est venu m’aider. Et qui est resté avec moi. 

J’ai réalisé que c’était difficile pour moi d’aller travailler parce que je ne me sentais pas aimée. Et je n’arrive plus quand je ne me sens pas aimée, tout devient très laborieux.

J’ai voulu faire la part des choses en rationalisant mais, rien à faire. Restait cette évidence là.

La réalité concrète étant plus subtile. Personne ne me déteste, mais à la limite je préfèrerais parce que moi j’aime ce qui est clair et tranché.

Je n’aime pas les sentiments ambivalents, j’aime ce qui est franc. Mon fameux noir et blanc.

« Et pourtant tu ne recherches pas la passion. »

Dans ma vie ? J’en ai besoin, tous les jours.

« En amour. »

Tu sais bien que je ne sais pas la gérer.

« Personne ne sait, aucun d’entre vous. Mais certains la recherchent. »

C’est chacun qui voit.

« Tu ne sais pas la gérer mais tu ferais avec. »

On ne peut pas tenir un blog durant des années si on ignore la passion. Elle fait partie de ma vie mais je ne sais pas la gérer, dans aucun domaine.

Je suis le mouvement, c’est tout ce que je sais faire.

L’absence de passion assumée, reconnue, dans le cœur des tiers, je n’arrive pas, je ne peux pas. Je n’arrive pas à nouer des liens avec ce genre de personnes.

Parce qu’en fait elles recherchent sans cesse à l’extérieur ce feu qui nourrit pourtant mieux de l’intérieur. Et du coup certains ont besoin qu’on leur fasse sentir qu’ils sont « spéciaux » et si on ne leur fait pas sentir cela, il nous exclut en quelque sorte.

Je n’aime pas ça.

Je préfère ceux qui savent ce qui les nourrit.

Quand en plus pour des raisons stupides on nous jalouse…

J’aimerais bien être aussi riche que les collègues le croit, ça m’arrangerait.

« Tu l’es. Tu es la seule que personne n’a jamais entendu dire, je me demande comment je vais payer la taxe d’habitation et la taxe sur les ordures ménagères. »

Je suis la seule à ne pas avoir de chez-moi. 

« Tu es la seule qui part en vacances plusieurs fois par an. »

Je suis la seule à être célibataire sans enfant. Il faut bien qu’il y ait des avantages quelque part.

« Cela fait deux mois que tu n’as pas porté deux fois la même tenue. Et tu viens de crier publiquement victoire parce que tu as tenu ton objectif de ne pas acheter de vêtement, sac ou chaussures pendant deux mois. Par contre tu as une belle bague de fiançailles. »

J’ai été étonnée qu’il la remarque. De fiançailles…

Les gens ont de ces clichés en tête ! 

Bon, d’autres ont des maisons, des familles, je n’ai rien de tout ça et je ne fais pas la tête. Alors oui j’ai trois tonnes de fringues. C’est une raison suffisante pour me juger ?

Je vais passer un mois de plus à porter des tenues inédites. Sans rien acheter car j’ai décidé de prolonger cette interruption. 

Je suis une pure chipie, il faut le savoir. 

« Qui va chez le coiffeur à la fin du mois mais avant la paye. »

Qu’est-ce que tu penses de ma couleur ? Je pensais à refaire quelques mèches…

« Est-ce urgent ? »

Non, c’est joli aussi comme ça…

« Tu as le temps de te faire les ongles plusieurs fois par semaine. »

Il ne faut pas se négliger.

« Tu as retrouvé toute ta combativité. »

Je ne comprends même pas qu’elle ait pu me quitter. Ou du moins si je comprends.

« Tu savais que tu en avais assez d’être soumise à une sorte de compétition à laquelle tu ne souhaitais pas participer. Mais il n’y avait rien d’autre à faire que rester toi-même.

En fait la différence avec ton travail précédent c’est que cette fois la pression est venue de collègues qui n’étant pas tes supérieurs, ne pouvaient pas te brimer ouvertement.

Et ils ne parviennent pas à te cerner, ce qui les dérange beaucoup. »

Ils y seraient parvenus s’ils avaient chercher à savoir qui j’étais.

« Ils l’ont cherché. Certains ne désespèrent pas d’ailleurs. Mais tu l’as dit, tu aimes ce qui est franc, clair, tranché.

Et il n’est pas simple de nouer des liens avec des personnes qui ne s’assument pas telles qu’elles sont vraiment. Qui ont besoin qu’on leur fasse se sentir spéciale.

C’est le cas de la majorité des gens en vérité. Pourquoi n’est-ce pas ton cas ? »

Je suis revenue vivre chez mes parents après avoir  été expulsée de mon appartement. TOUT LE MONDE avait son opinion sur moi après ça. J’ai perdu la confiance de tout mon entourage.

Mais même avant cela, mon incapacité à chercher un travail qui corresponde à mes diplômes avait paru bien suspecte.

D’autant que tu connais la seule explication que j’avais, je venais de m’éveiller, j’avais perdu toute motivation pour ce avec quoi je n’étais pas en phase.

J’ai eu le temps de comprendre ce qui signifie se sentir spéciale dans les bons et mauvais sens du terme.

J’ai regagné la confiance de ma mère mais pas celle de mon père. Encore à ce jour.

Moi je m’aime bien. Heureusement. Je recherche l’échange, le partage, la complicité. Pas le miroir flatteur.

Je suis quelqu’un de simple en vérité. Mais certains me voient comme un mystère complexe et mon côté chipie fait que je ne fais RIEN pour les convaincre du contraire.

Parce que je me montre sympa et quand je vois ce que j’obtiens en retour, je n’ai pas envie de me montrer finalement.

« Tu trouves que tu es une personne simple ? »

Oui.

« Tu es bien une personne complexe. Parmi tes lecteurs certains continuent d’être fascinés par toi. 

Tu nous as dit que tu voulais un manuel sur la correspondance entre tes maux et les messages qu’ils portent. Il est vrai que tu ne te retrouves pas dans les ouvrages du commerce.

Tu pourrais écrire ce manuel ? »

Oui, ce serait facile. Tout est facile avec le don de connaissance.

« Et si je te demande d’écrire sur le karma ? »

A priori cela ne m’intéresse pas. Pas présenté comme ça en tout cas. Je ne peux écrire que sur ce qui m’intéresse. La passion…

Mais le manuel, vous ne voulez pas que je l’écrive. Ce serait juste pour moi. Ce serait pour m’aider.

« Nous pouvons t’aider si tu en as besoin. Si c’est juste pour toi, nous sommes là. Inutile même de tenir un blog. »

Le don de prophétie, ce truc me rattrape à chaque fois ! J’avais essayé de tenir un journal intime. Impossible. Mais je crée un blog et pouf, tout sort !

Il y a comme plusieurs niveaux de vie quand on est un messager. Je vois pourquoi tu dis que je suis une personne complexe.

Mais moi, je suis quelqu’un de simple.

Je veux une seule chose.

« Être bien. »

Oui, c’est tout. Je vois, le plus grand, on va l’appeler comme ça.

Des fois j’écris des trucs ici, je relis et je me dis, ah…

Et pourtant tout c’est moi.

Il y a toujours plusieurs portes ouvertes en même temps, plusieurs plans.

Moi j’arrive à accepter les autres comme ils sont. Tu comprends ce que je te dis ?

Je suis contente de m’entendre avec la nouvelle collègue. Mais je vous ai dit une chose.

« Voici la réponse, reste simplement toi-même. Tu comprendras ce conseil. »

Pourquoi hier soir tout ça n’est pas sorti ?

« Ce n’est pas grave. Tu vas simplement sourire et rire comme d’habitude. D’accord ? »

D’accord. Merci Astaroth.

Au fait, cette semaine on est de retour chez moi et on se promène au Diamant. 

Bonne journée à tous ;)   

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17 Commentaires

  1. crystallia

    7 août, 2018 à 11:18

    Bonjour,

    Je comprends bien la coupe est pleine.

    Oui, heureusement qu’il y a la plage lol.

    Merci à vous.

    Bise ;)

  2. Anna

    7 août, 2018 à 10:39

    Coucou

    Bon ben l’air de Cannes t’as réussi ! :)
    Quelle verve ! J’ai le sentiment de te retrouver dans toute ta poésie que je n’entendais plus ces derniers temps. Merci de toutes ces expressions bien que je n’ai aucun souci d’oreilles j’adore et ça peut servir à d’autres dans mon entourage en commençant par Sylvie semble t-il.

    Belle journée à toi.
    Bise !

  3. Emilie

    7 août, 2018 à 9:13

    Bonjour,
    C’est compliqué pour quelqu’un de complexe de pouvoir affirmer qui il est exactement …
    J’aime bien l’expression de ma fille qui dit « je fais ma p’tite vie et je ne m’occupe pas du reste ni des gens qui viennent me raconter les bruits de couloirs … je n’ai pas le temps de laisser mes oreilles traîner ».
    Ne pas prêter l’oreille et surtout en laisser autant que l’on voudrait vous en coller !
    Plus facile à dire qu’à faire alors on peut toujours aller à la plage pour barboter en bon vilain petit canard, qui veut laisser s’épanouir le cygne en lui.

  4. Pascale

    7 août, 2018 à 5:59

    Bonjour,
    Je rebondis sur le « casser les oreilles » d’Emilie par un « la coupe est pleine ». Je me rends compte que depuis quelques années, mes douleurs somatiques viennent du décalage entre mes besoins et la pression du groupe. J’ai parfois réagi avec une certaine violence à cette pression, mais j’ai surtout laissé faire et encaissé, car j’ai horreur des conflits, et aujourd’hui « la coupe est pleine » Je n’arrive plus à « entrer en résonnance », mes membranes sont figées. et si finalement j’étais aussi « une vilaine lâcheuse qui veut garder le sourire » Merci Emilie, je sens une petite force rigolote montée de mes entrailles, ça faisait longtemps…
    Merci Sylvie. Bonne journée.

  5. crystallia

    6 août, 2018 à 18:39

    On dirait bien un cosmos sulfureux oui. Et j’adore ce nom !

    Emilie, ah………..

    Ca fait sens.

    Merci.

    Bise ;)

  6. Emilie

    6 août, 2018 à 17:06

    Coucou Sylvie,
    Je dirais bien que l’hyperacousie est synonyme de « casser les oreilles ». Peut être en a tu aussi plus qu’assez d’entendre des personnes rabâcher leurs soucis dans ton entourage professionnel. C’est vraiment lourd les collègues qui ont besoin d’étaler comment ils gèrent leur budget quand il n’y a pas de liens amicaux et qui tendent la perche pour que l’on se plaigne également et se confie à eux … C’est un peu comme si on entendait une rengaine de supermarché qui répéterait sans cesse « fais comme nous; sois comme nous; viens avec nous et souffres comme nous! ». En fait Sylvie, ces collègues t’apprécient tellement qu’ils voudraient que tu sois de la partie et tu es juste une vilaine lâcheuse qui veut garder le sourire.
    Savoures le décalage !

  7. jaoni

    6 août, 2018 à 14:46

    Je pense que c’est plutôt cosmos sulfureux (oui j’ai cherché je ne savais même pas que ce genre de nom existait pour des fleurs :) ) et apparemment ces feuilles sont comestibles, je n’ai pas tout lu et dans le langage des fleurs, elle symbolise l’innocence.
    Source : http://nature.jardin.free.fr/1107/cosmos_sulphureus.html
    belle journée

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