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Comment gérer la colère

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Comment gérer la colère 18073001314724101015827601

Bonjour à tous,

Tout d’abord, je rappelle que je ne suis pas la plus douée pour gérer mes émotions. En général, elles arrivent sur moi telle une vague et je n’ai jamais appris le surf.

Mais je sais gérer les énergies. Quel rapport ?

Voilà. Il y a quelques temps, j’en avais parlé, j’ai ressenti énormément de colère. Or je ne souhaitais pas voir cette colère me submerger.

Je devrais sûrement vous donner des conseils du style de ceux que l’on voit dans les ouvrages de psychologie ou de développement personnel. Sauf que je ne suis pas psy.

Et ma spécialité, ce n’est pas la maitrise des émotions mais celle des énergies.

Ne cherchez pas à contenir votre colère. Sentez les énergies qui se déploient en vous et autour de vous.

Elles ne sont pas « belles » mais elles sont puissantes.

Ce sont des énergies, les vôtres, qui sont mobilisées dans une certaine direction. Vous empêchant d’en profiter là où vous pourriez en tirer bénéfice.

Vous n’allez pas laissez cette formidable puissance vous échapper ou même vous ruiner en succombant à l’appel de la vengeance par exemple.

Ce serait dommage, il y a plus intéressant.

Vous allez apprendre à patienter, à discerner, à comprendre, à pardonner.

Et lorsque vous aurez appris tout cela, vous serez à même de voir arriver la colère et de reconnaitre les situations dans lesquels vous devez partir et celles où malgré l’inconfort, vous devez rester.

C’est de loin le plus difficile, rester assis sur la chaise pleine de clous.

Moi non plus je ne trouve pas cela confortable. Mais arrivera le moment où vous saurez que vous pouvez vous lever et à ce moment-là, vous constaterez que tout est à la fois juste et parfait autour de vous.

Commençons par le commencement, pour X raison légitime (c’est toujours le cas à notre échelle sinon il n’y aurait pas de colère), vous ressentez une vraie colère.

Oubliez la morale, les il faut savoir passer l’éponge…

On sait ce que tout cela vaut dans les moments où on voudrait juste pouvoir tout fracasser.

Essayez plutôt ceci, acceptez ce que vous ressentez. Acceptez-le vraiment. Et devant cette colère qui vous habite, asseyez-vous et faites la liste de tout ce que vous avez apprécié dans les deux semaines qui viennent de s’écouler.

Prenez le temps de faire cette liste. Cela vous aidera à vous rappeler que malgré les circonstances il n’y a pas que les raisons de la colère dans votre vie.

Ensuite, sortez vous balader. A pieds. Marchez. Et marchez encore. Ne vous jetez pas sur la nourriture, ne vous en prenez à personne, ne cherchez pas de prétexte pour vous défouler.

Repensez à votre liste chaque fois que vous aurez envie de vous énerver.

Et lorsque vous serez sur le point de craquer, souvenez-vous de votre propre capacité à vous faire du bien. Nous le pouvons tous.

En fait l’idée est d’appeler petit à petit des énergies différentes à vous afin de contrebalancer celles qui vous habitent et vous entourent du fait de la colère.

Alors quoiqu’il arrive, acceptez la situation, ne fuyez pas. Ne fuyez jamais. Ne sortez pas juste pour vous vider la tête, ne buvez pas pour oublier, vous mettrez plus de temps à dépasser et vous remettre.

Continuez à faire des listes chaque jour, de choses que vous aimez, que vous avez envie de faire. Faites-les si objectivement vous les savez positives pour vous.

Je sais que dans de tels moments on se dit soit qu’on laisserait bien aller la colère, soit qu’on ferait mieux de l’étouffer.

Aucune de ces deux attitudes ne mène à la paix. Je sais que vous le savez, je le dis quand même.     

Ce sont vos énergies que vous avez mobilisé de cette façon. Ne cherchez aucun coupable extérieur. Ce n’est pas Untel qui vous a fait souffrir, c’est juste vous qui souffrez, voyez la nuance.

Ne vous concentrez pas sur X ou Y, restez concentré sur vous-mêmes.

Semaine après semaine, obligez-vous à faire ce que vous avez toujours aimé faire, dans une démarche saine, toujours pas pour oublier.

Et commencez à faire non plus des listes mais des bilans. Cette semaine, qu’avez-vous fait de positif, vous sentez-vous capables de voir la situation sous un autre angle ?

Pouvez-vous envisager qu’une porte s’ouvre pour vous, non pas sur un nouveau chemin mais sur nouvelle pièce de la maison, la vôtre ?

Pouvez-vous envisager que cette histoire fasse juste parti de votre histoire ?

Pas encore ? Continuez, faites vos listes (vous verrez qu’elles évoluent et que parfois, ce sont des textes et non plus des listes que vous rédigerez).

L’idée est que vous vous obligiez plus ou moins vite à être bien. 

Et normalement, avec cette méthode, vous devriez vous voir non pas aller mieux miraculeusement mais retrouver l’envie de vivre pour vous.

C’est cela qui permet de mobiliser la volonté de transformer la colère en quelque chose de beaucoup plus positif pour vous-mêmes.

Les sentiments d’injustice, d’impuissance, de fatalité sont autant de vecteurs d’énergies plombantes que vous n’avez pas envie de laisser croitre dans votre jardin intérieur.

Acceptez ce qui est et partez de là.

Et oui, je sais bien que ce n’est pas facile. Je n’ai pas dit qu’en deux jours c’était réglé.

Bonne journée à tous ;)       

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9 Commentaires

  1. crystallia

    10 août, 2018 à 18:28

    Bonjour,

    Je suis contente que ce texte ait trouvé un écho en vous.

    Et qu’il vous puisse vous être utile, d’une façon ou d’une autre.

    Bise ;)

  2. passeuse

    10 août, 2018 à 14:06

    Bonjour Sylvie
    Bonjour à tous!

    Vaste sujet aujourd’hui!
    Je dirai juste -qu’un jardin ,bien nettoyé(enlever les mauvaises herbes et surtout celle qui ont beaucoup de racines, par ce que souvent, à la première pluie, elles repoussent , encore plus fournies).
    Avec un jardin bien propre, il est certain que la paix se fera jour en vous.
    Après, c’est vrai que ça ne se fait pas en un jour!
    Il faut savoir se laisser du temps et ne pas avoir peur d’y revenir.
    Comme me disait une de mes grand_mère  » Paris ne sait pas fait en un jour »
    Quand j’ai commencé, je ne me suis pas fixée de timing.
    Le principal, pour moi , et tout mon être était tendu dans cet objectif, c’était d’y arriver.
    Peu m’importer le temps.
    Ensuite, je n’ai pas fais de liste mais j’ai écrit tout ce qui me passer dans la tête.
    Ecrire m’a permise d’y voir plus clair_ en ce sens , je pense que la façon de Sylvie a le même but.
    Oui, ce n’est pas du tout facile mais ça en vaut vraiment le coup.
    Le bénéfice est grandissime!

    Je me retrouve Sylvie , dans tes mots, Acceptez et pardonner et me pardonnez fût une véritable délivrance.
    J’ajouterai  » ne pas oublier de se parer d’amour »
    Bien à vous

  3. Amel

    10 août, 2018 à 11:55

    Coucou à tous,

    Ton message me rappelle une histoire que j’ai lu il y a peu de temps, je vous la partage :

    « Le moine qui méditait sur le Lac »
    Un moine décida de méditer seul, sur une barque au milieu d’un lac. Après quelques heures , il sentit soudainement le choc d’un autre bateau heurtant le sien. Les yeux toujours fermés, il commença à respirer la colère, puis la rage.
    Il ouvrit alors les yeux, prêt à hurler sur le batelier qui avait si brutalement dérangé sa méditation. Il resta bouche bée : c’était une barque vide qui avait frappé la sienne. La barque s’était probablement détachée et avait dérivé.
    Le moine comprit que le moindre choc de l’extérieur suffisait à ce qu’il se mette hors de lui, tout seul. Depuis, chaque fois que quelqu’un provoquait sa colère, il se souvenait :
    Cette colère est la mienne.
    L’autre n’est qu’un bateau vide.

    Bonne journée :)

  4. jaoni

    10 août, 2018 à 11:38

    En me relisant ça ne m’a pas sembler très clair lol
    Je voulais dire que je vais essayer ce que tu proposes la prochaine fois que ça arrive :)

    Dernière publication sur Carnet de route : La bonne idée

  5. jaoni

    10 août, 2018 à 11:36

    Coucou,
    Quelle synchronicité !
    J’ai vu les effets de ce genre de sentiment sur moi et sur d’autres mais heureusement j’ai aussi pu voir ceux produits par des sentiments disons plus noble. Au début j’ai utilisé des palliatifs mais je sais aujourd’hui que l’idée derrière était de m’apporter plus de douceur pour ensuite comprendre d’où me venait cette colère ou cette frustration. J’ai donc souvent pris l’habitude de l’exprimer par des mots entre quatre murs, seul, en premier, ensuite j’arrivais à me redire ce qui fait de moi ce que je suis, m’honorer de quelques manières que ce soit. C’est après que j’arrivais à voir la situation différemment et comme tu le dis ça ne prend pas deux jours mais le temps qu’il faut.
    Ce n’est pas comme si j’ attendais avec hâte la prochaine colère ou frustration mais je vais essayer d’écrire dans ce sens là, celui que mes guides m’avaient conseillés une fois était plutôt d’observer mon état d’équilibre et de noter ce qui le faisait basculer chaque fois que ça arrivait pour ensuite voir ce qui était réveillé en moi par ces sentiments. Mais bien sûr je n’ai pas été très studieuse préférant souvent commencer par le chocolat lol.
    Belle journée

    Dernière publication sur Carnet de route : La bonne idée

  6. Carène

    10 août, 2018 à 10:38

    Coucou
    la colère est, dans notre jardin intérieur, comme une mauvaise herbe qui le colonise et ne laisse la place pour rien d’autre.
    Il arrive qu’elle nous colonise à notre insu.
    Je l’ai constaté au mois d’avril avec étonnement d’autant qu’il s’agissait d’une colère liée à une situation que je pensais avoir bien digérée 6 mois plus tôt.
    Alors que je l’avais glissé sous le tapis, elle attendait sagement une occasion de s’exprimer. Evidemment cette occasion est arrivée et paf ! Je l’ai vue prendre possession de ma bouche pour cracher son venin.
    Heureusement, la personne qui en a pris pour son grade n’était pas juste un bouc’émissaire mais concernée par la source de ma colère. En revanche, il était clair que si ma colère était légitime, la manière de l’exprimer l’était moins.

    J’ai donc coupé court à notre échange pour pouvoir mieux comprendre de quoi il en retournait. Et c’est ainsi que je me suis rendue compte qu’en cherchant à prendre de la hauteur par rapport à une situation qui réveillait beaucoup de colère en moi 6 mois plus tôt, je n’avais fait que déplacer mon attention ailleurs.
    Au bout de ces quelques mois, je n’ai pu que constater à quel point mon cœur et mon corps étaient en berne. En colonisant mon jardin intérieur la mauvaise herbe avait étouffé tout le reste. Plus de joie. Plus d’envie. Faisant de ce jardin un lieu inerte.
    J’ai fini par reconnaitre cette colère et je m’en suis libérée par écrit. Cela a agit comme un désherbant. Parallèlement, je me suis nourrie de jolies choses et j’ai pu replanter dans mon jardin de jolies fleurs.
    Cela ne s’est pas fait en 2 jours en effet.
    Bises ;)

  7. Anna

    10 août, 2018 à 7:44

    Bonjour Sylvie ☆☆

    Je ne sais pas ce que dit le développement personnel sur la question sans doute des choses qui me mettraient en colère lol
    La psychologie ce n’est pas le thérapeutique elle explique les processus non le moyen de se soigner. J’ai toujours trouvé aberrant qu’un psychologue soit considéré ou/et se considère comme soognant et surtout soigné parve qu’il a des connaissances.
    Il peut conseiller à partir de ce savoir mais les conseils on sait ce qu on en fait…..une proposition c’est différent. La tienne je pense que je la fais mentalement sans écrire. Il y a des étapes peu agréables (pour soi et parfois l’entourage) c’est peu dire et le temps que ça prend est très variable pas toujours consequent de l’intensité de la colère. Y en a de petites insidieuses sûrement très chargée énergétiquement et vice versa. J’essaierai ton idee par écrit.
    Ce que je retiens d’important d’une part c’est la légitimité de la colère pour celui qui la vie. A retenir pour soi et pour ceux dont on est témoin de leur colère. D’autre part, qu’elle n’a pas à avoir meilleure presse que la joie le rire. La morale n’a rien à faire la dedans. Si ça la rend plus admissible pour certains ok c’est de l’énergie. Tout est énergies sans hhiérarchie. Le curseur c’est soi et son confort. Un passage par la colère peut lui apporter beaucoup à ce confort pourqupi s’en priver ? Parce qie faut en passer par de l’inconfort ? L’éviter c’est pire ! . En cela il y a des colères saines. En fait elles le sont toutes si elles nous mobilisent vers notre être, un mieux être sans tiret. Ce n’est pas toujours le mieux-être du dvt perso.

    Bref, il reste que des approches thérapeutiques avec peut être d’autres formulation qu a partir des énergies encouragent à considérer et avoir de la considération pour nos et notre colère. Sans doute que ça produit des effets énergétiques. Ça peut te paraître un détour toi qui a directement accès.

    Mais l’essentiel de ce post pour moi c’est ta conclusion. Ça ne se fait pas en deux jours. Elle a tellement mauvaise presse et surtout dans le dvt perso qui s’acoquine à la spiritualité comme si c’était la même chose, qu’il faudrait en sortir vite. Qu’on nous envoie au bilan alors qu’on a à peine commencer la liste. Huuuummmm ça me met en colère lol
    Il y a ceux aussi qui on tellement peur de sentir émerger la leur et devoir la gérer qu’ils vous évitent. Ils font bien. ou vous poussent à en sortir. Vous motive à accepter ce qui est alors qie le tri du ce qui est vous ne lavez pas encore fait. Le acceptez fait figure d’injonction. Là c’est moi qui part. Cependant, j’ai heureusement des amis que ça n’effraient pas et à deux je vois que souvent elle tombe plus vite remise au service de la fructification d’idées lumineuses de ma créativité. Pas toujours plus facile à deux. Et puis il y a une part qu’on fera toujours seule et il vaut mieux. J’ai déjà prié l’univers pour sortir de colères liées au chagrin. Ça ne m’a pas paru plus rapide lol

    A mon sens, si on sort de la morale, de la dichotomie Bien Mal il n’y a pas plus à s’accrocher à sa joie qu’à sa colère spirituellement. Humainement ça se comprend. Après, et je me pose à moi-même la question : que voulons-nous ?

    Je t’embrasse Sylvie.

    Heureuse journée à tous.

  8. Flo

    10 août, 2018 à 5:37

    Bonjour Sylvie,
    Et merci pour ma colère. Pour une fois je vais imprimer ton texte, et le garder accessible pour les situation d’urgence ;-D. J’avoue que j’aime bien les « modes d’emploi » qui nous apprennent à nous transformer, à devenir nous même.
    Tiens, mais j’y pense, je voulais relire cet article que tu as écrit… « Le centre d’équilibre » voilà. Le problème c’est de laisser s’éloigner l’opportunité de comprendre juste parce qu’on aura laisser le temps passer.
    Bise & bonne journée !

  9. Eve

    10 août, 2018 à 4:34

    Bonjour Sylvie,

    Je n’ai pas tout lu car je suis au travail. Je lirai ton article ce soir. Toutefois, le titre m’interpelle car j’ai demandé il y a quelques jours à tous mes guides (en réalité, je ne sais même pas si j’en ai, je suppose que oui, comme tout le monde) et à l’Univers de m’aider à gérer ce que je ressens actuellement et notamment la colère. Alors, je te remercie d’avoir écrit ce post.
    Bise,

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