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Comment combattre une crise de flemmingite aiguë

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Comment combattre une crise de flemmingite aiguë  19012001484924502116083840

Bonjour à tous,

Je n’ai pas besoin de vous présenter ce mal insidieux qui nous frappe plus ou moins durement à certaines périodes. La flemmingite chronique, qui nous frappe par crise, nous conduit à la procrastination, à la fainéantise et on en passe.

Que dire du fait qu’elle nous enlève toute volonté également à l’occasion ?

Vous auriez bien été courir ce matin, mais non, vous êtes affalé sur votre canapé depuis des heures.

Vous vous étiez promis de cuisiner chaque soir un bon repas pour votre famille et vous-mêmes. Or vous revoilà, sortant une pizza congelée du frigo. Et d’ailleurs, que faisait-elle là ?

Vous avez enfin pris conscience de cette mauvaise habitude que vous avez d’attendre que votre armoire soit vide pour faire la lessive et accessoirement, repasser. Pourtant, le linge sale continue de s’entasser dans le panier !

C’en est trop, vous devez venir à bout de cette nouvelle crise de flemmingite chronique. Non mieux, comment la vaincre définitivement ?

Comment être enfin la personne organisée, efficace, que même Marie Kondo ne pourrait qu’envier ?

Eh bien, il faut commencer par admettre qu’il y a des gens qui jouent dans d’autres catégories. Vous n’êtes pas de ces gens-là. Et vous n’avez pas besoin d’en être.

Reprenons chaque point. Donc vous deviez aller courir ce matin quand la crise de flemmingite aiguë s’est abattue sur vous, réduisant à néant votre volonté.

Bon. Je vous pose la question, quel est votre objectif ? Je veux dire le vrai, pas cette idée ridicule de courir un semi-marathon au mois de juin que vous avez éventuellement prise le 1er janvier parce que sur Insta ou le réseau de votre choix tel Influenceur a fait part de son désir d’en courir un.

Vous souhaitez vous remettre en forme ? Demandez-vous pour qui et pourquoi. Si la flemme tombe sur vous alors que votre but est de vous tonifier ou de vous entretenir, vous n’êtes pas motivé par le seul désir d’être bien avec vous-mêmes.

Vous avez besoin de vous fixer des challenges et celui-ci semblait à votre portée ? Posez-vous et faite la liste sincère de tout ce que vous aimeriez changer dans votre vie même si la plupart des choses vous semblent impossibles. Ensuite, efforcez-vous de trouver le fil conducteur et posez-vous la vraie question, pourquoi ce problème prend-il tant de place ? Comment puis-je commencer à agir dessus ?

Si vous avez pris la décision de courir parce que vous sentiez que vous aviez besoin de vous mettre vous-même un coup de pied au derrière, c’est que vous êtes prêt à faire face à ce que vous croyez être la montagne qu’il y a devant vous.

Vous couriez il y a quelques années et vous vous souvenez de ce que cela vous apportait, vous voudriez retrouver cela ? Il y a une raison plus profonde qu’il n’y parait qui fait que vous avez arrêté. Car vous n’avez pas arrêté que la course. Votre vie a changé. Votre esprit aussi.

Avant de chercher à vous remettre à courir voyez un peu ce qui vous plait dans la manière dont votre vie a évolué et ce qui vous plait moins. On ne revient jamais en arrière mais on peut toujours aller de l’avant.

Vous essayer d’oublier la cigarette, l’alcool, une déception quelconque et avez donc besoin d’avoir le corps et l’esprit occupés ? Si vous me lisez depuis un moment vous savez déjà que l’on ne règle pas un problème profond avec un expédient. Acceptez la situation, quelle qu’elle soit. Et faites-vous aider, accompagner.

S’il n’y a personne autour de vous, tournez-vous vers un professionnel. En parallèle, voyez si vous parvenez effectivement à courir. Ce qui pourrait arriver en fait dans un second temps. 

Vous n’arrivez à rien depuis un moment, vous stagnez dans votre vie, cette idée de semi-marathon, c’est ce qu’il vous faut ! Si c’est là ce que vous ressentez, posez-vous le temps de vous demander ce qui vous intéresse réellement. Et lancez-vous. Une porte en ouvre une autre tant que l’on n’est pas arrivé à destination.

Vous avez promis à Untel que vous iriez courir avec lui ? Eh bien, Untel et vous-mêmes êtes-vous toujours en phase ? Avez-vous ici un objectif commun, partagé ?

Si ce n’est pas le cas, n’attendez pas le claquage pour expliquer à Untel qu’à ce jour et malgré votre souhait de passer du temps avec lui, vous n’appréciez pas cette activité. Proposez de vous retrouver autour d’autre chose.

Venons-en au dîner. Après bien deux mois passé à alterner jambon-purée et pâtes bolo tous les soirs, vous avez décrété que votre famille et vous-même aviez besoin de manger beaucoup plus sainement. Ni une ni deux vous vous êtes mis à élaborer des menus, mettant même autrui à contribution mais au final, après deux semaines, les pizzas toute prêtes sont de retour dans le congélo, à votre immense déception.

Admettons. Comment vivez-vous ? Avez-vous du temps pour vous, du temps de détente ? A quel moment décompressez-vous vraiment ?

Êtes-vous personnellement satisfait de la façon dont s’ordonnent vos journées ? Si en vous posant toutes ces questions vous réalisez que vous avez le sentiment que vous passez votre temps à courir en vain, vous vous sentez probablement inefficace. Ce n’est pas une bonne chose.

Chaque semaine, faites une liste de cinq choses à faire impérativement. L’une d’elle devant être sortir une pizza congelée un soir (ou un hachis parmentier, vous comprenez l’idée) et une autre devant être perdre une heure au centre commercial ou sur le chemin de la maison un soir en rentrant.

Les trois autres points de la liste doivent être des choses que de toute manière vous serez obligé de faire tel que faire le lit à un moment ou un autre et repasser une chemise.

Oui c’est comme ça qu’on fait avec les enfants pour qu’ils prennent confiance en se voyant réaliser des choses. Mais si ça marche sur vos enfants, pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas sur vous ?

Quand vous aurez compris que Superman et Wonder woman ne sont pas de notre univers, vous reprendrez plaisir à y vivre.   

Si le problème est que vous n’aimez pas cuisiner mais que vous n’êtes pas assez riche pour avoir recours au traiteur chaque jour de la semaine, c’est sans ironie que je vous invite à tester les recettes des livres qui proposent de la cuisine rapide et tout de même goûteuse. N’oubliez pas d’allumer la télé ou de mettre la musique bien fort voire de vous offrir un verre de vin et quelques cacahuètes de temps en temps quand vous cuisinez. Si vous n’aimez pas quelque chose, il faut trouver le moyen de s’ôter de la tête qu’il s’agit d’une corvée.

Par ailleurs, il est extrêmement simple de créer ses propres pizzas. Une fois de temps en temps achetez une pâte toute prête, un peu de sauce tomate et les ingrédients que vous aimez. Si vous faites des choses qui vous plaisent, vous en viendrez à trouver du sens à ce que vous faites.

Si de toute manière malgré vos efforts, il y en a toujours qui râle au moment du repas, s’il n’y a pas chez vous l’harmonie que vous escomptez, si vous mangez très vite pour passer à autre chose quasiment tous les soirs, le souci ce n’est pas la pizza. Ou le hachis. Ou les lasagnes.

Chez vous, est-ce encore le foyer, l’endroit où vous êtes bien ? Aimez-vous y passer du temps ? Êtes-vous mieux dehors ? En meilleure compagnie ?  La vie en général est-elle toujours agréable ?

Devant un problème de fond, il n’y a pas de solution rapide. Quand l’harmonie a-t-elle disparue ? Vous en souvenez-vous ? Quand est-ce que le foyer a disparu ?

Pourquoi ?

Si vous deviez refaire la déco, quelle pièce modifieriez-vous en premier ?

Et pourquoi pas, le plus possible, une petite balade avant de rentrer certains soirs ? Vous pourriez essayer et en rentrant, vous pourriez juste prendre le temps de manger sans télé, sans radio, tranquillement. Ce serait l’occasion de vous demander en parallèle quel changement concret vous pouvez déjà apporter.

Spirituellement la nourriture terrestre nous renvoie à la manière dont nous nourrissons notre Être. Ce n’est jamais par hasard que sur une longue période nous ne parvenions pas à nous alimenter d’une façon réellement satisfaisante.

Qu’en est-il à présent de nos mauvaises habitudes, nos habitudes de fainéant ? Pourquoi ne voyons-nous pas qu’il faut nettoyer le plan de travail, que le linge s’entasse dans le panier à linge sale, que les jouets des enfants trainent partout  ?

Pourquoi attendons-nous la dernière minute pour repasser un pantalon le matin ?

Pourquoi est-ce que le soir quand nous rentrons, nous retrouvons la vaisselle du petit déjeuner dans l’évier ? 

En réalité ce genre d’habitudes est révélatrice d’insatisfactions profondes. Vous pouvez corriger une attitude, cela ne fait pas disparaitre l’insatisfaction.

Nous sommes efficaces quand nous sommes en phase avec nous-mêmes et que nous nous retrouvons dans tout ce que nous faisons. Au sens large.

Quand nous corrigeons une mauvaise habitude, le problème de fond rejaillit ailleurs d’une autre manière.

Je ne suis pas en train de vous dire de continuer à attendre qu’il n’y ait plus de bol propre pour faire la vaisselle, je vous dis que ce qui est bénéfique, c’est de se demander de temps à autre si à cet instant, on est réellement satisfait.

Et si la réponse est non. Alors il convient de se demander ce qu’on voudrait. Et se dire ensuite, pourquoi pas.

Cela ne veut pas dire que vous allez bien concrétiser toutes vos idées. Seulement pour faire évoluer une insatisfaction profonde, il faut faire plein de tous petits pas.

Plein, plein de tous petits pas. 

Du coup pendant longtemps on ne voit pas les bénéfices. Jusqu’au jour où on se rend compte qu’il n’y a plus de vaisselle qui traine dans l’évier. Sans qu’il ait fallu se forcer.

Bonne journée à tous ;)       

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7 Commentaires

  1. Heleneveil

    30 janvier, 2019 à 16:52

    Bonjour Sylvie,
    Merci beaucoup pour ton approche. Elle met en lumière beaucoup de choses. Et je réalise qu’effectivement ma manière d’organiser la maison s’est améliorée en même temps que ce sentiment de satisfaction quotidienne a grandi. J’avais beau me culpabiliser avant ça ne fonctionnait pas, mdr.
    Bonne mi semaine !

    • crystallia

      31 janvier, 2019 à 14:16

      Bonjour,

      Merci à toi.

      Bise ;)

  2. crystallia

    30 janvier, 2019 à 11:53

    Coucou,

    Avancer par touts petits pas est ce qui marche le mieux pour moi aussi.

    La flemmingite je connais bien, les grandes transformations, je n’y crois plus.

    Il faut laisser le temps à la conscience d’évoluer.

    Bise ;)

  3. Amel

    30 janvier, 2019 à 10:23

    Bonjour Sylvie,

    Merci pour ce message !
    Je me rends compte que le « Plein, plein de tous petits pas. » devient de moins en moins frustrant aujourd’hui, et de plus en plus naturel. Je sens, au fur et à mesure, que les petites actions menées au quotidien m’aident à démêler les nœuds et à avoir de plus en plus confiance en moi et en l’avenir.
    C’est drôle d’ailleurs, je ne pensais pas que d’agir au quotidien pouvait autant transformer les choses.
    C’est tout bête mais, par exemple, j’ai appris à gérer mon ménage autrement, et aujourd’hui je ne génère plus autant de stress que je pouvais créer autour de ce sujet, et cette tension en moins me libère d’un grand poids, ce qui me permet d’avancer autrement…
    Je dois dire, que cette prise de conscience ne m’est venue qu’il y a peu de temps, un événement très bouleversant m’a amené à voir les choses autrement et à agir autrement. Et d’ailleurs, j’ai parfois cette impression que ce que j’ai vécu de si bouleversant (et que je vis encore) est une forme de triche vis à vis d’autres qui n’ont pas eu cette « chance » (oui, chance entre guillemets, car ce n’est pas si facile à vivre).
    En tout cas Sylvie, merci pour ton message, il me conforte dans l’idée que je suis bien sur le chemin qui me convient, mais il me conforte dans l’idée aussi que (malheureusement) les transformations ne se font pas en un claquement de doigts (en tout cas pas pour moi), quel dommage ! ;-)
    Bises et belle journée !

  4. Eve

    30 janvier, 2019 à 1:18

    Bonjour Sylvie,

    Je m’y reconnais tellement! Donc ma fainéantise et ma tendance à procrastiner seraient des indicateurs de mon insatisfaction profonde…
    Merci pour ton approche et tes techniques qui me conviennent bien parce que simples à appliquer.
    As-tu pris un carnet pour ton sac à main? Et si oui, à quoi l’utilises-tu? Moi, cela fait un moment que j’en ai un dans mon sac. Il me sert à noter des mots qui proviennent de ton blog et qui me touchent. Je le relis dès que j’en ressens le besoin parce qu’en lisant tes posts, je comprends tout mais après, souvent je ne mets pas en pratique parce que j’oublie ou simplement parce que je suis dans ma routine…
    J’aime beaucoup tes écrits et notamment, la fluidité et la manière que tu as de parler de sujets assez « lourds »mais toujours avec beaucoup d’humour… C’est agréable de te lire, merci Sylvie :-)
    Bise

    • crystallia

      30 janvier, 2019 à 11:51

      Coucou Eve,

      Oui j’ai acheté un joli carnet il y a deux jours. Il m’a attiré dès que je l’ai vu.

      Il sera mon carnet de weekend !

      Merci beaucoup pour ton retour.

      Bise ;)

  5. alexandre

    30 janvier, 2019 à 1:14

    Bonsoir Sylvie,
    Ah la la tes articles me font vraiment gamberger. Celui me fait me rappeler le souvenir pas très agréable ou j allais manger chaque midi chez ma grand mère il y a plus de trois ans et ou j expediais le repas pour éviter ses remarques acerbes. Cela a abouti a un clash final mais le plus marrant , c est qu’a l époque je la comparais a un vampire et disait a une amie que je ressortis « vidé » de chez elle. Avec le recul, j avais compris le dessous des cartes depuis très longtemps mais refusait de me l avouer. C est toujours dur de se dire qu’une personne de ta famille souhaite ta perte… Heureusement que mes guides étaient la. Je dirais qu’actuellement, ma flemingite arrive par périodes. Faut dire que mes chattes lilith et chipie sont les reines de la gamelle et du farniente. Je ne les choisirais pas comme coachs de remise en forme lol Quand aux activités que j ai abandonne, les arts martiaux en font partie. Je crois que j ai abandonne quand j ai compris qu’on ne gagne pas contre le temps et ses effets sur la condition physique.C est a ce moment la qu’a débute mon initiation a la magie. J aime beaucoup « votre vie a changé, votre esprit aussi » Mon maitre avait coutume de dire que nous « mourrons » tous les 5 ans, nous nous renouvelons en quelque sorte. C est pourquoi le film « retour vers le futur » me fait bien rire. Même si nous pouvions remonter le temps, pourrions nous le changer compte tenu du contexte et de notre état d esprit de l époque? Probablement non… Mais tu as raison quand tu dis que nous pouvons avancer par petits pas;selon moi, c est d ailleurs la meilleure façon de sortir d une addiction ou dépression. C est la que la volonté rentre en jeu et nous met devant le choix suivant: se battre ou se laisser glisser? A chacun de choisir en son âme et conscience bises

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