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Petits enfants, petits soucis…

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Petits enfants, petits soucis... g7sh

Bonjour à tous,

Vous connaissez le fameux adage, petits enfants petits soucis mais grands enfants grands soucis !

« Ah ce collègue n’a pas fini de s’arracher les cheveux avec sa fille qui lui annonce tranquillement vouloir renoncer à 3 ans d’études pour devenir fleuriste… »

Comme tu dis Elémiah.

« Tout le monde n’a pas les moyens du père de ta belle-sœur pour pouvoir repayer 5 années d’études par exemple. »

Je ne te le fais pas dire, elle a eu de la chance !

« Le départ dans l’âge adulte n’est pas toujours simple. Et quand il l’est au niveau professionnel, c’est ailleurs que vous calez comme au niveau sentimental. Ou alors vous faites des enfants très tôt avant de comprendre que vous auriez aussi bien pu attendre avant de franchir ce cap.

Le départ dans l’âge adulte est une succession de défis personnels que vous devez relever.

Or tu le sais, vous avez souvent besoin d’aide pour y parvenir.

Toi, tu as calé sur le plan spirituel. Tu sais ce qui s’en est suivi.

D’autres ont d’autres enjeux. Mais la plupart du temps le vrai problème est que vous ne pouvez pas encore répondre à ces trois questions, qui suis-je, qu’est-ce que je vaux et qu’est-ce que je veux ?

Alors vous essayez tant bien que mal de trouver des réponses en faisant erreur sur erreur…

Vingt ans n’est pas le plus bel âge. Ce ne peut être le plus bel âge. Vous êtes encore des enfants pour la majorité d’entre vous à vingt ans. Des enfants perdus et inconscients.

Alors la fille du collègue veut devenir fleuriste ? Après des études radicalement différentes et presque achevées. 

Ta belle-sœur avait changé de voie elle aussi. Elle qui redoute le lundi, malgré le fait qu’elle exerce ce qui devait être le métier de ses rêves.

Selon ta mère, c’est trente ans le plus bel âge. Beaucoup de personnes le pensent. Des personnes capables de répondre à au moins 2 des trois questions existentielles qui vous animent tous dès que vous commencez à penser par vous-mêmes.

Puis il y a les gens comme toi, qui ressentent le besoin de trouver impérativement réponse aux trois questions. 

Mais ce n’est pas le sujet du jour.

Grands enfants grands soucis donc. Il faut les accompagner parfois assez tard. Et d’une façon inattendue. Car ils se prennent pour des adultes assez tôt. Vos grands enfants. »

Comment faire pour rester parfaitement serein quand il faut les soutenir mentalement et financièrement ?

« Vous ne pouvez pas l’être. Vous devez accepter que vous ne pouvez pas l’être et que d’une certaine façon leurs épreuves sont encore vos épreuves.

Du moins, le temps que vous continuerez de penser qu’il est plus que temps que vous cessiez d’être le filet de sécurité.

Il faut que ce soit les enfants qui vous lâchent la main. Ce n’est pas à vous de les lâcher dans l’âge adulte.

Tant qu’ils s’accrochent c’est qu’ils sont encore des enfants.

Note une chose, tant qu’ils reviennent demander de l’aide, c’est qu’ils s’accrochent.

Pourquoi ta belle-sœur ne veut plus demander le moindre centime à son père ?

Pourquoi tu ne veux pas demander d’argent à tes parents ? Pourquoi tu iras plutôt voir ton frère si tu as un souci demain ?

Pourquoi la fille de ton collègue n’a pas choisi de commencer à travailler tout en se formant en parallèle au métier de fleuriste ?

Parfois les enfants ne demandent pas. Mais vous les voyez changer, s’enfoncer dans les problèmes, la dépression. Ceux-là non plus ne sont pas encore adultes. »

Et comment l’adulte de la situation doit-il réagir face à un jeune adulte qui peine à démarrer, dis-moi ?

« Comment penses-tu qu’il faille réagir ? »

En accompagnant et en ajustant l’accompagnement au jour le jour.

« Voilà. Il n’y a pas de réponse miracle. Etre adulte c’est avoir pris conscience de sa capacité à faire face à tous les événements de la vie.

A vingt ans il vous manque la maturité. Tu en as quarante.

Tu as bien appris des choses sur ton chemin ? Alors aujourd’hui, ne viens pas me dire, j’achète une maison mais en parallèle il y a ceci et cela…

Dis-moi, c’est compliqué en ce moment mais j’ai foi en moi. Et en ma Lumière. »

C’est compliqué en ce moment mais j’ai foi en moi. Et en ma Lumière.

Merci Elémiah.

Bonne journée à tous ;)  

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10 Commentaires

  1. passeuse

    6 mai, 2021 à 17:42

    Oui , effectivement !!!
    Merci

  2. crystallia

    6 mai, 2021 à 11:59

    Bonjour Émilie,

    Aujourd’hui je mesure autrement moi aussi l’amour et le soutien que m’ont apporté mes parents quand je repense à ma propre vingtaine.

    On pense que 18 ans est un sesame et que l’on peut enfin faire de vrais choix.

    La vie se charge de te ramener à la réalité et les parents nous aident à accuser le coup.

    Mais c’est maintenant que je vois combien c’est lourd.

    Bon courage à toi.

    Et merci pour tes mots.

    Bise ;)

    • Emilie

      6 mai, 2021 à 19:38

      Hello Sylvie,
      Ce n’est pas ce que j’appelle lourd car c’est normal. C’est l’accumulation qui donne l’impression de supporter et la durée qui peut rendre des situations pénibles. Il y a toujours les bons moments ! Tu m’avais transmis un message d’Ariel qui m’a bien aidée quand je trouvais certaines accumulations lourdes à supporter : « tu peux tout gérer  »
      Merci pour ces mots!

    • crystallia

      12 mai, 2021 à 16:15

      L’accumulation oui, merci pour le rappel, on peut tout gérer en effet.

      Bise ;)

  3. passeuse

    5 mai, 2021 à 10:30

    Bonjour Sylvie
    Cet échange fait beaucoup écho en moi avec ce que j’ai vécu avec ma fille !!!
    Après ses études où elle a quitté la maison par ce que école loin, ma fille n’a cessé de se chercher à travers deux travails qui l’ ont emmené _ à se trouver mieux, c’est à dire qu’elle a pu répondre à la question qu’est ce que je vaux , puis elle a trouvé un travail qui répondait parfaitement à ses études mais qui avait un cadre et des personnes délétères , ce qui lui a permis de comprendre le cadre dans lequel elle ne voulait pas travailler .
    La question de qui -suis_ je à énormément raisonner avec ces 2 postes !!!
    Elle en a baver _ vraiment mais elle a pu affiner ses valeurs, sa confiance en elle , ce qu’elle voulait et ce qu’elle ne voulait pas , s’affirmer ( montrer qui je suis ) en se faisant confiance et en soutenant ses idées et points de vue !!!
    Elle était dans un milieu typiquement masculin où les hommes n’ont cesser de la harceler moralement avec des propos dégoutants et sexistes et n’ont eu de cesse de la démonter également dans son travail _ pourtant irréprochable !!
    Elle s’est battu comme une lionne .
    Elle a fini son contrat à bout physiquement et mentalement mais elle en est sortie grandie à un point !!
    Je n’ai eu de cesse de l’accompagner moralement _ tout les jours _ même plusieurs fois par jour .
    En lui prodiguant conseils et réconfort , tendresse, amour !!
    Elle en est devenue victorieuse à plusieurs niveaux _ d’autant plus qu’ elle a su pendant ce travail si dégradant qu’une autre fille avait subi le même calvaire mais elle, s’est mise en mal a dies !!!
    Et personne que ce soit le chef ou les collègues, personne n’ont trouvé rien à dire !!
    Tout le monde trouvait cet attitude normale !!
    Alors pour ne pas que d’autres subissent pareillement ,et comme ma fille était d’accord , je l’ai incité à dire et redire ce qui se passer et à faire remonter l’information !!!!
    Ce qui pour quelqu’un qui était d’une timidité maladive quand elle a commencé ses 2 travails est un très bon retour !!
    A ce jour, les employés concernés ont été renvoyés , le chef a donné sa démission en ayant compris de ses erreurs et en
    ayant eu avec ma fille un long échange dans lequel il s est ‘excusé .
    Il lui a dit  » je suis réellement content de t’avoir connu , tu es plus mature que beaucoup d’adultes et tu m’as montré le chemin . »
    Bien sûr , il y a eu les différents confinements _ pour le premier , ma fille est restée dans son appartement .
    Pour le deuxième, elle est revenue chez nous et à mis un point d’honneur à participé à la vie de la maison et a payé une partie des dépenses .
    Aujourd’hui, elle est revenue chez nous se remettre physiquement et moralement mais bien plus forte de ce qu’elle a appris ..
    Aujourd’hui, elle peut répondre aux trois questions et petit à petit, elle redirige ses pas vers un travail et un cadre de vie qui lui correspond parfaitement !!!
    Oui grandir , être adulte est difficile parfois mais comme je le disais encore hier à une jeune patiente, il vaut mieux apprendre tôt car ( elle trouvait que 22 ans , c’était un âge où l’on devait savoir ) et moi, je lui disais qu ‘il valait mieux apprendre à son âge que se retrouver à 50 ans et s’apercevoir que toute sa vie , on a fait fausse route !!
    CE n’est pas insurmontable alors , mais la déception, la désillusion peut être bien grande !!!
    Bonne journée à toutes et tous

    • crystallia

      6 mai, 2021 à 12:04

      Bonjour Passeuse,

      C’est heureux que ta fille soit sortie victorieuse de telles épreuves.

      Bise ;)

  4. Lucie

    5 mai, 2021 à 9:20

    Re coucou,
    mauvaise manipulation….
    Et fermer sa bouche même si on a envie d’exploser, retrouver son calme pour expliquer que peut être etc….etc….
    Le principal c’est de garder le lien et le cœur ouvert. Car malheureusement nous ne pouvons pas faire les expériences à leur place.
    Merci pour tes mots qui résonnent en moi.
    Bises

    • crystallia

      6 mai, 2021 à 11:52

      Coucou Lucie,

      Merci pour tes mots si justes.

      Bise ;)

  5. Lucie

    5 mai, 2021 à 9:15

    Bonjour,
    Oui c’est difficile, tenir la main d’un enfant pour l’accompagner et voir qu’il coule…… et attendre en restant juste à côté en fernant s

  6. Emilie

    5 mai, 2021 à 8:25

    Bonjour Sylvie,
    Merci de partager cet échange qui me touche car je me demande parfois s’il est salutaire de continuer à soutenir matériellement et moralement mes enfants comme je le fais. J’ai eu droit également récemment à : « je veux quitter cette ville pour vivre autrement » (sans travail ni moyens d’accompagner ce changement) mais aussi « je n’aime plus mes études, je veux me réorienter  » (un rejet des contraintes sans mesurer les conséquences). Non, il n’y a pas de sérénité et je dois rappeler comment leurs projets ont pu aboutir et les précautions dont ils doivent s’entourer quand ils projettent des rêves, sans mesurer les sacrifices qu’ils ignorent dans leur enthousiasme ou déprime. Ne pas couper leurs ailes mais leur éviter de foncer sur une ligne haute tension, demande un certain sang froid. Il faut jouer avec l’influence de leur cercle amical et éviter de remettre en cause les choix des copains; répondre à l’objection toute faite du « c’est ma vie, c’est moi qui décide  » et l’impulsivité propre à la jeunesse… quand je passe pour la mère rabat joie, j’explique que je n’ai pas envie qu’ils soient malheureux suite à une décision hâtive, prise dans un contexte où la jeunesse cherche des moyens pour garder espoir dans un avenir proche, qui ne les fait pas rêver. Je comprends et je me suis souvent dit que je lâcherai plus tard, pour leur éviter de retourner dans le petit bain faute de pouvoir nager dans le grand. Je n’ai jamais regretté ce choix là et je mesure mieux aujourd’hui la patience et l’amour dont mes parents ont fait preuve à mon égard car je ne les ai pas épargnés.

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