
Bonjour à vous,
Je lisais tout à l’heure un article sur le phénomène des disparus volontaires au Japon. J’ai lu il y a plusieurs années, Quartier lointain, un manga traitant indirectement du sujet.
A un moment donné, le héros confronte son père qui s’apprête à abandonner sa famille. Pour ne finalement rien apprendre de satisfaisant.
Ce doit être terrible d’en arriver à penser que l’unique solution pour continuer à vivre est de disparaitre, quitter ce que l’on a et surtout ceux que l’on aime.
Certes, il doit y avoir quelques opportunistes dans le lot. Mais les autres ?
Ceux qui ont cru au désespoir, à la peur, au rejet aussi ?
Il existe même des entreprises afin d’aider ceux qui le veulent à disparaitre, c’est vraiment malheureux. Je trouve que toutes les occasions de gagner de l’argent ne sont pas bonnes à saisir.
C’est faire des affaires sur le lit de la misère selon moi. Bref, il y aura toujours des gens que cela ne gênera pas. Tout simplement parce qu’il y aura toujours des clients aussi.
Apparemment la législation japonaise rend relativement facile ce type de changement de vie.
Mais fuir physiquement est-il vraiment la promesse d’une libération du mental ? A un certain niveau, je suppose que oui. Totalement, je ne pense pas.
Quelles que soient les choses auxquelles on ne veut pas ou plus faire face, je pense que la question du véritable prix que l’on s’apprêt à payer doit être prise en compte.
D’accord, vous allez vous débarrasser d’un ou plusieurs problèmes. Toutefois, êtes-vous certains. que vous vous sentirez forcément mieux sur du long terme ?
La fuite est une solution à double tranchant.
Il vaut mieux souvent trouver la force, le courage ou encore l’intelligence de partir. Fuir, c’est renoncer.
Et souvenez-vous toujours que vous devrez recommencer à avancer depuis l’endroit où vous vous trouvez.
Mentalement j’entends.
Alors imaginez, vous n’osez affronter la déception de votre conjoint car vous avez perdu votre emploi il y a un certain temps et n’êtes pas parvenu à en trouver un autre avant la fin de vos économies.
Vous allez devoir lui dire la vérité.
Seule la lâcheté peut motiver une fuite dans ce cas de figure. Oui, on va vous en vouloir et ce sera légitime. Mais pas pour la perte de votre emploi et vous le savez.
Puisque vous le savez, reconnaissez que c’est à vous de tout faire pour être pardonné et ne fuyez pas. Acceptez d’ouvrir la porte que vous avez vous-mêmes fait apparaitre.
Car c’est cela bien souvent qui motive la fuite, le déni. On se pose en victime, on ne veut pas voir qu’on a créé le chemin de perdition avec de mauvais choix.
De telles motivations vous rattraperont tôt ou tard dans le reste de votre existence et devant le véritable coût de votre fuite, vous réaliserez que c’est vous à la base qui vous étiez trompé. Le jour où vous avez décidé que dire à votre petite voix de se taire.
Soyons réalistes, peu de personnes innocentes s’enfuient.
Peu de personnes ont eu la malchance d’entrer dans une pièce pile au moment où l’assassin non masqué tuait quelqu’un en ne manquant pas de les voir.
La majorité des gens fuient des réalités qu’ils ont créé.
Il faut savoir accepter les conséquences de ses actes.
Une belle journée à vous











Miss X
13 décembre, 2025 à 11:29
Bonjoir,.Pardonne moi et je te remercie pour les réponses.
Bise
Miss X
12 décembre, 2025 à 17:48
Bonsoir mon adorable Sylvie,
« La fuite est une solution à double tranchant.
Il vaut mieux souvent trouver la force, le courage ou encore l’intelligence de partir. Fuir, c’est renoncer. »
Comment connaître la différence ?
Bises.
crystallia
12 décembre, 2025 à 19:37
Bonjour,
Ce n’est pas la peine de me flatter.
Partir nécessite de préparer une nouvelle installation. A partir de ce dont on ne veut plus. En prenant soin de fermer les portes derrière soi.
Fuir c’est s’en aller en laissant tout en plan.
Bonne soirée
Miss X
12 décembre, 2025 à 17:42
Bonsoir Sylvie,
Quand nous sommes sur le chemin de perdition et que l’on donne tout ce qu’on a pour revenir sur le « deoit » chemin, qu’est-ce que on peut en tirer comme conclusion ?
Y a t il un droit chemin? Ou nos actions rendent le chemin droit. Suffit il de marcher droite ment pour quitter le chemin de perdition?
Bises
crystallia
12 décembre, 2025 à 19:38
Il n’existe pas de route droite.
Il est simplement possible de faire des choix, bénéfiques ou non, en fonction de notre courage et de nos intérêts à un moment T.
Alexandre
12 décembre, 2025 à 10:34
Bonjour Sylvie,
Ton article est fort intéressant.
Mon frère a fait le choix de rester très proche de mon père au lieu de prendre son indépendance.
Il doit affronter les conséquences de son choix actuellement.
La vie lui semble plus dure car il n’a jamais été réellement indépendant avec tout le courage et la force que ça demande.
Je dirais qu’il a fait un choix de confort et a donc denier une réalité trop dure pour lui.
Il faut dire que rester dans le foyer familial est très confortable.
Cela ne fait pas évoluer non plus question maturité.
Ayant fait le choix inverse a 25 ans , je ne dirais pas que la
vie est plus douce pour moi mais j’y suis mieux prépare.
Comme le dit le proverbe chinois » Si un père donne a son fils un poisson,celui ci aura toujours faim. Par contre, si un père apprend a son fils a pêcher, celui-ci n’aura jamais faim »
Ma grand mère m’ayant appris à tenir un budget et faire des stocks alimentaires, je suis donc mieux prépare en cas de coup dur
Bref , le déni de certaines situations se paye parfois au prix fort des années après…
Bises
crystallia
12 décembre, 2025 à 12:38
Tout à fait.
Bise