
Bonjour à vous,
En Martinique nous avons deux espèces d’iguanes. Il y a l’iguane des Petites Antilles, à la robe verte et pratiquement uniforme et l’iguane commun ou rayé.
L’iguane des Petites Antilles est l’espèce endémique. Mais elle est menacée par l’autre, qui menace de la rayer de la carte. Aussi mène-t-on une lutte féroce contre l’iguane commun, qui a été introduit ici.
La consigne par exemple quand on en voit un est d’appeler un certain numéro afin qu’on vienne faire le nécessaire.
Plus tôt dans la journée, celui-ci a croisé ma route. Bien sûr, je lui ai demandé de me laisser le prendre en photo et je l’ai remercié. Vous vous doutez qu’ensuite je n’ai composé aucun numéro. Je n’en ai d’ailleurs aucun à vous communiquer.
Je ne dis pas que je ne suis pas favorable à ce que l’on sauve l’iguane des Petites Antilles mais je ne peux pas appeler pour qu’on tue un animal.
Ah si tout pouvait toujours être simplement noir et blanc…
Mais la vie quotidienne est souvent parsemée de nuances de gris. Du plus clair au plus foncé, il faut savoir avancer en conservant son intégrité.
Pour le coup, je vais assumer mon paradoxe. Bien sûr que je suis pour la réintroduction de l’espèce endémique sur tout le territoire.
Non, je ne tuerai ni ne contribuerai à tuer aucun animal pour servir cette cause.
Celui que vous voyez sur la photo a sursauté puis m’a regardé quand je suis arrivée près de lui. Je me suis arrêtée, je lui ai parlé, il m’a laissé le photographier sans fuir.
S’il est là, c’est qu’il a sa place sur cette Terre.
C’est sur cette idée que je vais rester.
Bonne journée à vous










