
Bonjour à vous,
Il y a deux jours, je vous ai parlé de cette influenceuse japonaise dénoncée par un collègue. Eh bien figurez-vous que son contenu est en train de s’orienter doucement vers sa vie personnelle, qu’elle met davantage en avant désormais.
Sans doute considère-t-elle qu’elle n’est pas si libre sur les réseaux. Avec ironie, il serait facile de dire ou penser, il était temps qu’elle s’en rende compte.
Mais est-ce bien là le problème le plus grave ?
Ne serait-ce pas plutôt le point de la liberté d’expression ? Assuméee j’entends.
J’aurais déjà pu écrire maints articles sur ce que je pense moi-même de tous ces lâches et autre hypocrites qui apprécient de pouvoir profiter du relatif anonymat qu’offre les réseaux pour exprimer sans retenue des sentiments ou pensées racistes, homophobes, anti-féministes et j’en passe.
La liberté d’expression assumée, ce n’est évidemment pas cela. C’est le fait de révéler qui on est. Les autres peuvent être d’accord ou pas, peu importe.
C’est le fait de pouvoir accepter l’idée de plaire ou de ne pas plaire, l’essentiel étant de rester fidèle à soi-même. On ne déverse pas sa haine pour le plaisir, on partage ses vérités.
Le Japon comme bien d’autres pays dits évolués, est un pays où la population ne se sent pas menacée quand elle s’exprime. Certes, il y a des tas de conventions sociales. Mais en réalité ailleurs aussi.
Et cela est d’autant plus vrai dès que l’on ose exprimer des pensées ou des vérités qui ne vont pas dans le sens du politiquement correct.
Loin d’être anodine, cette censure sociale est en réalité très grave. Une pression s’exerce soudain sur ceux qui osent montrer une réalité différente de ce qui est communément admis.
Pourtant, oser dire ce que l’on pense ou ressent, exprimer un point de vue ou partager d’autres vérités ne constituent ni des délits ni des crimes.
La liberté d’expression est un droit en France. Alors évidemment, d’autres peuvent ne pas partager nos idées.
Néanmoins personne ne devrait se sentir jugé, exclu, menacé, condamné pour sa façon de voir et de vivre le monde.
Pas tant qu’aucun mal à autrui n’a été causé volontairement.
La facilité d’accès aux réseaux sociaux laisse croire qu’il est devenu plus aisé de s’exprimer, c’est totalement faux.
Cela permet au contraire de dégager des courants de pensée très nets auxquels les gens peuvent s’identifier et se raccrocher.
Cela donne le sentiment à beaucoup qu’eux sont dans le vrai et qu’ils ont raison de marteler leur point de vue en dénigrant sciemment ceux qui ne voient pas le monde sous les mêmes angles qu’eux.
Pourquoi voit-on des posts sur les réseaux indiquant « qu’il faut que », « qu’il est temps que », « qu’il est inadmissible que »…
Votre façon de voir et vivre le monde vous convient et c’est très bien. Vous avez le droit de le dire haut et fort.
Mais en aucun cas cela ne vous autorise à dénigrer ouvertement ceux qui ne pensent pas comme vous.
Si on vous attaque défendez-vous, toujours et intelligemment. Mais souvenez-vous que vous avez plus de six ans et ne vous réduisez jamais à vous abaisser au même niveau que ceux qui sont incapables d’encourager le véganisme (par exemple) sans critiquer ceux qui continuent de consommer de la viande.
Si vous n’en êtes pas capables ou ne voyez pas pourquoi ce comportement n’est pas le bon, vous avez besoin de vous remettre en question.
Chacun doit pouvoir se sentir à son aise dans son environnement. Cela commence forcément par acquérir le respect de l’autre.
Une belle journée à vous









Miss X
17 avril, 2026 à 15:28
Merci Sylvie,
Bises