
Bonjour à vous,
J’ai littéralement dévoré cette série dans laquelle quatre protagonistes totalement improbables cherchent LE meurtrier. Tout ce que j’aime, du cosy mystery. Et je suis d’autant plus contente que je me suis lassée de la dernière saison d’Only murders in the building. Je n’arrive pas à regarder les trois derniers épisodes.
Autant j’adore les séries ou les films avec une palette de personnages farfelues et un mystère à résoudre, autant j’aime bien moins les documentaires sur des meurtres ou des meurtriers bien réels. Du moins, je les regarde avec curiosité, empathie pour les victimes, et souvent en me disant, eh bien !
Je ne peux pas dire que je me délasse ou me régale devant. Je ne suis pas fascinée par les meurtriers non plus. Beaucoup de personnes le sont toutefois. Très sérieusement, les meurtriers célèbres ont des fans.
Je me suis souvent demandée pourquoi. Qu’est-ce qui justifie cet attrait ?
Eh bien ce qui plait aux gens c’est cette liberté que ces personnes s’octroient. Cette liberté de suivre leurs instincts. Aussi bas soient-ils.
Et en réalité, parmi nous nombreux sont ceux qui aimeraient pouvoir davantage suivre leurs instincts.
Je n’ai pas besoin de vous faire la liste de tout ce qui peut être un frein ou un obstacle pour ces personnes. Vous pouvez aisément la faire vous-mêmes.
D’ailleurs, à l’occasion, nous pouvons tous être tenté de suivre certains instincts. Nous pouvons tous être tentés de basculer « du côté glauque de la barrière ».
Nous la voyons tous, nous savons qu’elle est là, plus ou moins proche. Et à certains moments dans nos vies, elle parait vraiment très proche.
Et disons-le, le côté glauque, douteux, borderline, ne parait pas tout le temps repoussant. Tout dépend de ce que nous vivons, traversons, de ceux qui nous entourent et de la confiance que nous nous accordons à chaque instant de notre vie.
Personne ne se réveille un matin en se disant, pour mes prochaines vacances, je vais juste tenter l’ascension de l’Anapurna. Non, on se réveille en sachant qu’on aime l’ascension, au-delà de cela en sachant avoir besoin de cette satisfaction proche de l’ivresse que procurent les réalisations extrêmes, encore au-delà en ayant conscience d’un besoin de combler une aspiration profonde presque trop grande. En tout cas plus grande que soi. Et on en est conscient parce qu’on n’a pas commencé par l’Anapurna.
Et bien, personne ne se réveille non plus en pensant froidement et sans raison particulière, je vais tuer la voisine.
Tout le monde voit la barrière, elle se trouve plus ou moins loin de notre esprit conscient, en fonction de qui on est.
Aussi, si vous-mêmes êtes actuellement tenter d’aller faire un tour du côté glauque de la barrière (c’est volontairement que je ne dis pas mauvais), essayez de vous rappeler des raisons qui font que vous ne l’avez pas franchi jusqu’à aujourd’hui.
La foi ne sauve que celui qui a envie d’être sauvé. C’est vous seul qui savez si vous voyez encore la Lumière.
Si c’est le cas, laissez-la éclairez vos pas et vous montrer un autre chemin.
Une magnifique journée à vous










