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Soleil au cœur

Soleil au cœur  17073102395417181815181745

Bonjour à tous,

« Une belle journée au calme, le soleil au cœur ? », me demande Elémiah.

Oui, c’était une belle journée.

« Demain, une autre belle journée, différente. »

Oui lol.

« Ce qui compte, c’est que demeure le soleil au cœur. Les décisions, les choix se font dans le calme.

 La vérité ne pouvant surgir de la peur, de l’urgence, de la lassitude.

Regarde le ciel, il est bleu nuit. 

Soleil se lèvera, à nouveau, il fera beau et chaud. »

Merci à toi Elémiah.

Bonne journée à tous ;)

Trop grand coin

Trop grand coin 17080301102017181815194347

Bonjour à tous,

« Je vais te raconter une autre histoire. », me dit Astaroth.

Ok.

« Il ou elle était arrivé épuisé, à bout de force, sur la terre ferme après avoir ramé, ramé, ramé…

Il ou elle s’était découragé une fois, deux fois, cinquante fois. Pourtant, il ou elle n’avait jamais baissé les bras. Et c’est après maintes tempêtes, maints calmes plats, maints bancs de sargasses qu’il ou elle atteignit des côtes finalement peu hospitalières de prime abord.

Mais que faire, retourner sur l’ile ? Le radeau n’était plus en état.

Et puis, il ou elle était parti pour une raison. Qui existait toujours en son cœur. Alors, comprenant qu’un nouvel océan s’étalait devant ses pieds fatigués, il ou elle entreprit de rejoindre une ville, n’importe laquelle. En marchant tout d’abord.

Puis en faisant du stop, en faisant des rencontres, des bonnes et des moins bonnes…

Et enfin, une idéale.

L’ile pouvait demeurer un souvenir. »

Je crois que je comprends…

« Peut-être bien, selon ce qui te touche. Parle-moi de ces difficultés à trouver le sommeil. »

Je ne comprends pas, toutes ces pensées qui m’assaillent juste quand je vais me coucher…

« C’est pire que les acouphènes n’est-ce pas ? »

Aaaaahhhh…..

« Voilà. Eux, tu ne les entends plus. Mais si tu ne me parles pas, tandis que je te prête oreille et te tend la main, ce soir tu dormiras mal également.

Je t’écoute, confie-toi. »

Je me sens stupide.

« Pourquoi ? »

Je ne me sens pas bien, je n’arrive pas à dépasser ce mal-être. J’essaye mais c’est devenu très difficile d’aller travailler chaque jour. Je redoute chaque journée. J’ai envie d’aller voir le médecin de lui dire que je suis mal et de chercher un autre poste ailleurs.

J’ai l’impression de me prendre en pleine face tout ce que j’ai éludé pendant des années et c’est comme si soudain je me retrouvais avec un plateau trop lourd entre les mains, que je ne sais trop comment maintenir en équilibre.

Je vois que ce plateau m’encombre et je n’ai pas d’endroit où le poser. Je ne veux pas rester. Je veux trouver autre chose et partir.

C’est bizarre tout à coup, on dirait que cela fait des mois que je reçois, il n’y a rien de plus à gagner dans cette expérience. Seulement, je ne trouve pas la porte de sortie.

« Non ? »

Non.

« Tu as dû trouver un banc dans une telle situation. »

J’ai trouvé un banc oui. Seulement il faudra que je me lève.

« Tu sais, tu peux admirer la vue depuis ce banc. Certes, ce n’est pas une vue à laquelle tu es habituée mais, elle peut avoir du charme.

Et quand tu lui trouveras du charme, tu n’auras qu’à te lever et aller vers elle. »

Je veux aller sur le tout petit coin où tout le monde s’entasse. Mais je ne me sens pas bien là-bas. Or sur mon grand coin à moi, il n’y a pas grand monde.

« Cela est un problème connu et déjà solutionné une fois. Ce que tu as su faire une fois, tu sauras le refaire. Souviens-t’en.

 Exceptionnellement, c’est moi qui vais chasser ces pensées parasites, tu dormiras bien cette nuit. Prends courage.

Tu verras ce qui est le mieux pour toi. »

Merci Astaroth.

Bonne journée à tous ;)

Ne cours jamais

Ne cours jamais 17080104211417181815183741

Bonjour à tous,

« Tu es un peu déçue par le deuxième tome de cette saga ? », me demande Elédahiel.

Oui, ça me saoule. Et je n’en suis qu’à la page 116. Le premier tome était tellement bien. J’avais hâte de lire le deuxième. Le souci est que c’est le troisième tome qui est la suite directe du premier mais c’est le second qui permet de comprendre vraiment la situation.

Sauf que toutes ces histoires de politiciens et de mensonges ne me passionnent pas du tout. Je préfère de très loin quand on suit les péripéties des héros et de ceux qu’ils croisent.

J’ai bien envie d’acheter le troisième tome et de cesser purement et simplement la lecture du deuxième.

« Comme quand tu veux commencer ton repas par le dessert ? »

Pourquoi ne peut-on pas manger dans l’ordre que l’on veut ?

« Tu t’es remise de ton coup de chaud ? »

Il faisait une telle chaleur, mais ça va mieux oui. La douche en rentrant m’a bien aidée.

« Le brumisateur n’est pas réservé au vacances. »

Je l’avais retiré de mon sac parce que je n’allais pas à la plage, j’aurais dû le garder.

« Et cette fois-ci il était visible que tu n’allais pas bien. »

Je te dis que je garderai le brumisateur avec moi.

« Migraine, nausée, fatigue soudaine… »

Je te dis que j’ai compris ton message !

« Tu vas finir le livre ? »

Je ne sais pas…

« Tu as dévoré cet autre que tu avais pourtant hésité à acheter. Tu craignais une histoire un peu gnan-gnan et dès le départ tu as accroché. »

C’était super, j’ai adoré ! Entre la femme battue et celle que son père puis sa tante ont trahi, je ne parle même pas du prêtre…

C’était à elle de choisir si elle voulait faire adopter son enfant.

« Tu savais que ces couvents avaient existé. »

Je ne comprends pas qu’ils aient existé. Et faire payer à ses filles d’être tombées enceinte en les faisant trimer avant de les forcer à faire adopter un enfant qu’elles avaient nourri au sein ?

Où est la charité là-dedans ?

« Leurs familles ne les auraient pas aidées. Comme l’héroïne de ton roman, c’est son père puis sa tante qui l’ont envoyée se débarrasser de l’enfant et de la honte.   

La douche t’a fait du bien l’autre jour, c’est vrai. Tu n’avais presque plus mal à la tête ensuite.

Une chance que tu n’aies pas eu à vivre une véritable insolation. Tu aurais passé la nuit à l’hôpital. »

Tu dramatises, c’était juste une réaction due à la chaleur. 

« Que tu supportes mal lorsqu’elle s’abat d’un coup, comme le froid, comme la fraicheur qui tombe le soir à la mi-saison.

Tu n’aimes pas les variations brutales. Tu ne les supportes pas physiquement.

Tu entends ce que je te dis maintenant ? »

J’entends.

« Tu as aimé le premier tome, avec ces deux héroïnes fortes, sures d’elles. Tu as pu t’identifier par certains aspects à la seconde, la plus jeune des deux.

Et tu as compris les sentiments de la première.

Dans ce deuxième tome, il est plutôt question de héros passifs. Tu n’aimes pas les personnages qui suivent les indications, tu préfères ceux qui s’expriment et expriment ce qu’ils sont. 

Tu devrais poursuivre ta lecture, il fallait planter un cadre, revenir sur certains points.

Tu aimes bien les personnages de femmes fortes, nous te l’avons déjà fait remarquer, plusieurs fois.

Tu commences à réaliser toutefois, que la force ne se dévoile pas qu’avec éclat.

On peut perdre une bataille et même la guerre tout en restant debout. Avant de passer à autre chose.

Mais pour cela, une bonne dose de sagesse est nécessaire.

Ne sors pas sans ta pochette, celle où il y a le brumisateur. Et ne cours pas, ne cours jamais. Le point qui se trouve là devant toi n’est qu’un rappel, ce qui est pour toi est pour toi.

Prends le temps de t’attarder sur cet hibiscus qui te salue quand tu rentres le midi et le soir.

Regarde les vagues s’échouer sur la plage.

Les migraines, les nausées, la fatigue soudaine peuvent être évitées.

Il suffit de savoir choisir ses combats et accepter que les pages parfois soient tournées à la faveur de changements subis. Le soleil se lève alors d’une nouvelle manière et ses  rayons éclairent enfin le monde avec douceur, générant l’apaisement. »

Merci Elédahiel.

Bonne journée à tous ;)  

Révèle la grâce

Révèle la grâce 17073102055417181815181742

Bonjour à tous,

« Imagine ma douce enfant que tu danses sur un lac aux eaux claires, au-dessus des petits poissons. », me propose Elémiah.

Pourquoi pas…

« Tu danses tranquillement tandis que s’élève dans les airs la musique de ton cœur, ce chant céleste et merveilleux capable de ré-enchanter la vie. »

J’aime bien l’idée !

« Apprécies-tu aussi ce vent gentil qui soulève un peu plus chacun de tes pas, soutient chacun de tes mouvements, t’aidant à révéler la grâce ? »

Complètement !

« Alors vas-y, danse et révèle la grâce.

Laisse s’élever dans les airs ce chant superbe qui sommeille en ton cœur et enfin, ré-enchante la vie.

Révèle la grâce. »

Merci à toi Elémiah.

Bonne journée à tous ;)

Une question de choix

Une question de choix 17073010193917181815181479

Bonjour à tous,

« Je vais te raconter une petite histoire, veux-tu ? », me demande Astaroth.

Oui, vas-y.

« Sur une petite ile riche et fertile vivait notamment une petite famille de quatre personnes. La mère, le père, les deux enfants.

Sur cette ile, il était possible de vivre en se posant un minimum de questions. Les jeunes enfants allaient à l’école tôt. Les jeunes adultes pouvaient travailler dès la sortie de l’école s’ils le souhaitaient, un peu plus tard s’ils faisaient un autre choix.

Se loger non plus n’était pas difficile, quiconque fondait sa propre famille se voyait proposer un accès simplifié à un lopin de terre et pouvait soit faire construire sa maison, soit utiliser celle qui se trouvait déjà sur le lopin de terre.

Car il y avait tout de même une contrainte. Les personnes qui n’étaient plus en âge de travailler devaient renoncer à leur terrain et aller s’installer dans des immeubles en ville, au centre de l’ile.

On leur expliquait que c’était pour mieux pouvoir s’occuper d’elles, veiller sur elles. Et c’était aussi une manière de faire en sorte que chacun ait un chez-soi.

Le père était satisfait de cette situation. Il ne se posait jamais trop de questions. La vie lui paraissait simple et agréable. Il aimait ce qu’il faisait, l’endroit où il vivait et savait ses propres parents heureux en ville dans leur petit appartement.

L’idée même d’un changement ne lui effleurait pas l’esprit. Il aimait la vie qu’il vivait.   

La mère était un peu plus critique. Si elle aimait aussi ce qu’elle faisait, l’endroit où elle vivait, elle savait qu’elle n’avait pas hâte de voir arriver le jour où il lui faudrait quitter sa maison et son terrain pour aller s’installer dans un petit appartement.

Elle aimait jardiner. Certes toutes les personnes en âge de travailler cultivaient fruits et légumes. Seulement elle, elle aurait apprécié que ce loisir ait pu être son activité principale.

Elle aurait aimé pouvoir gagner sa vie en cultivant des fruits et des légumes. Bien qu’elle n’ignorât pas que chacun devait gratuitement donner ce que sa famille ne pouvait consommer afin de permettre aux plus âgés de ne pas mourir de faim.

De ce fait elle étouffait tant qu’elle le pouvait cette aspiration. Changer un système dans lequel il était pris soin de chacun pour que certaines personnes puissent faire un autre métier que les métiers désignés ? De la pure folie, elle le savait.

Elle se consolait donc en se disant qu’il lui restait quelques années avant de rendre son uniforme.

Le plus âgé des deux enfants, dont il n’est pas utile de préciser s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille, s’ennuyait à l’école. Tant et si bien que cet adolescent aurait bien pris la clé des champs une ou deux fois, s’il en avait trouvé le courage. Mais seul qu’aurait-il fait, où serait-il allé ?

Ses amis aussi s’ennuyaient de temps en temps, même si moins que lui. Pour autant, tous ces jeunes gens faisaient parti des meilleurs élèves de leur établissement et savaient que s’ils continuaient d’étudier sérieusement, ils pourraient suivre le cursus qui donnait accès aux emplois les plus intéressants.

Les parents du jeune adolescent ne manquait jamais de le lui rappeler, l’encourageant à travailler le plus dur possible, surtout sa mère.

Elle savait qu’il ne sentait l’appel d’aucune vocation mais elle-même se souvenait des maigres possibilités qu’elle s’était vu offrir. Elle voulait que son enfant dispose d’un choix plus large.

Aussi cet adolescent, qui ne rêvait que de tout envoyer balader au plus profond de son cœur, se contentait-il de rêver d’un autre monde tout en travaillant d’arrache-pieds.  

Le dernier enfant de la famille était un souvenir. Un jour, il ou elle peu importe, s’était évaporé quelque part, nul n’avait jamais su où.

Il ou elle n’avait pas achevé ses études, ne s’était pas marié, n’avait pas eu d’enfant ni de lopin de terre pour construire sa maison.

Il ou elle n’avait pas cultivé des fruits et des légumes dont une partie aurait pu nourrir les plus âgés.

Il ou elle était parti, égoïstement. Avait pris la mer et quitter l’ile, abandonnant les siens.

Il ou elle était une cicatrice profonde dans le cœur de ses parents et une tâche de honte sur leur foyer.  

Il ou elle avait une fois parlé de vie différente et avait reçu une claque, de sa mère. Il faut rendre ce qui a été donné, prendre soin de ceux qui nous ont légué un toit et un foyer.

Une autre claque de son père. La vie ici est simple et agréable, nous devons nous réjouir de n’avoir rien à penser.

Du dédain de la part de l’autre adolescent, tu veux finir avec un choix misérable ?

Il ou elle voulait seulement pouvoir faire un choix. Et ce ne pourrait être sur cette ile.

Que faire, rester et étouffer ? Ou partir, sans amis, sans famille, sans soutien d’aucune sorte, sans certitude ni assurance ?

Au moins sur cette ile, l’avenir était garanti, assuré. Et si fermé, pensait il ou elle, qui finit par choisir la mer. »

C’est ça la fin ? Tu plaisantes !

« Tu mets ce que tu veux derrière le mot mer, ma jeune enfant. »

Merci Astaroth, lol.

Par ailleurs, nous passerons la semaine aux Trois Ilets.

Bonne journée à tous ;)

Ton sourire

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Bonjour à tous,

J’ai reçu un joli message ce matin alors je le partage avec vous, il n’est rien plus beau que ton sourire dans le miroir, dans le paysage ou même dans l’univers.

Belle journée à tous ;)

Extravertie ?

Extravertie ? 17072807462517181815176670

Bonjour à tous,

« Alors, c’est drôle n’est-ce pas, d’après ces deux nouveaux tests de personnalité, tu es une personne extravertie. », me rappelle Elémiah.

Ah oui, c’est bien drôle !

« Il n’y a que les introverties qui se permettent de chanter à tue-tête au travail devant les collègues médusés. Ou qui portent des chaussures jaunes fluos avec tout.

Tu n’as pas succombé au sac argenté en cuir ? »

J’en ai déjà un. Il est parfait en plus, je peux le mettre avec tout.

« C’est comme les minijupes et les talons hauts, parfaits en toute circonstance. Surtout pour dire, c’est moi la plus belle. »

Je n’ai jamais voulu faire passer un tel message.

« Non ? »

Non. 

« De toute façon c’est quand même toi la plus belle. »

Bien sûr, toujours. 

« Qu’est-ce qui s’est passé ? »

Je n’ai pas compris ce qui s’est passé. Sérieusement. Ou plutôt j’ai compris après. Ce n’est pas moi qui ai un problème. 

« C’est vrai. Tu n’es pas la plus belle et tu ne le seras jamais. »

Ne t’inquiète pas, je le sais.

« Mais d’autres auraient voulu être la plus belle. »

J’ai compris que je dois juste rester moi-même. Et moi, je suis une chipie. D’où la jupe et les talons. 

Je n’aime pas qu’on s’en prenne à moi.

« C’est normal. Et loin de rentrer pleurer dans ta coquille, tu as cherché une solution qui te corresponde. C’est bien. Et tu es restée toi-même. Tu as remis des pantalons. »

Lol !!!

Ceci dit, je ne lui a jamais rien fait et j’ai toujours été sympa avec elle. Je peux comprendre qu’on ne m’apprécie pas, pas qu’on devienne méchant envers moi.

Je me suis sentie trahie. C’est drôle non ? D’où la colère, je me sentais réellement trahie.

Heureusement que je commence à avoir du bagage. Et que vous m’avez aidé à gérer lol.

Aujourd’hui, j’ai envie d’aller de l’avant. Et de me tourner vers autre chose. Pour accueillir d’autres choses.

« Tu n’as pas douté de toi, parce que tu commences à avoir du bagage comme tu dis. Mais à un autre niveau tu t’es découragée. »

Oui. L’impression de ramer dans le vide…

Pour quoi faire ?

Surtout quand je vois comment d’autres manœuvrent. Et je sais que je n’ai pas envie de faire de même. Alors oui j’étais découragée, je me suis dit, je ne vais jamais avancer, je prendrai ma retraite à 70 ans et j’aurai 3 francs six sous, comme cette collègue qui s’est retrouvée dans un placard pendant des années parce que financièrement elle ne pouvait pas prendre sa retraite.

« Tu as envie de prendre ta retraite à 70 ans ? »

Non, aucune. Ni travailler dans de telles conditions pendant encore plusieurs décennies.

« Aucune. »

Regarde ma mère. Je n’ai pas besoin de chercher loin. Je suis sure que certains lecteurs pensent que je suis juste une femme vénale. Mais regarde ma mère.

C’est simple, elle m’a encore dit tout à l’heure, j’étais à la Halle (ce n’est pas Chanel) et j’ai vu un très joli petit haut à 7 euros. Je lui ai répondu, super, montre-moi.

Et alors elle a souri tristement comme elle le fait bien souvent et elle m’a répondu avant de tourner le dos, je n’ai pas de sous.

Il y a deux jours c’est moi qui ai payé la facture d’électricité.

Elle se tourne vers moi parce que si elle se tourne vers mon père ça va mal se passer. Le même qui chaque fois que ma sœur lui demande 20 euros me répète, elle mange son héritage. 

C’est vrai que je parle beaucoup d’argent, mais je sais pourquoi j’y pense.

« Tu veux lui offrir le haut. »

Que veux-tu que je fasse d’autre ?

Et elle a travaillé des années durant, je n’invente pas, tu le sais. Tout ça pour quel résultat ?

C’est vrai, je ne veux pas me retrouver dans la même situation plus tard. 

« C’est pourquoi tu ne peux pas laisser le découragement te gagner. Tu vas aller au Japon l’an prochain ? »

Je ne sais pas, mon frère m’en a parlé, si un projet se monte, je ferai en sorte de pouvoir être du voyage. Mais seule, je ne crois pas.

« Tu es brillante, créative, curieuse et gourmande. Tu peux monter tes propres projets. Tu as bien créé une cinquantaine de recettes de biscuits. »

Lol !

« Nous, nous ne t’avons jamais reproché d’être une personne vénale. »

En vérité ce n’est pas l’argent pour l’argent qui m’intéresse.

« C’est le fait d’avoir de quoi vivre et non pas juste assez pour survivre. »

Exactement ! Ou pas assez comme ma mère. Elle me tuerait si elle savait que je raconte ça. Elle fustige la société, je vois les choses différemment.

Je pense que c’est à nous de faire des choix parfois courageux et c’est la raison pour laquelle je ne voulais pas rester en colère. Ou que je pense qu’il est illusoire d’attendre plus d’argent de l’état. Comme mon père qui se plaint qu’on n’augmente pas les retraites. 

Je pense qu’on a deux vraies options, juste deux. Soit on prend ce qui est et on fait avec. Soit on se donne le temps et les moyens d’aller vers autre chose même si c’est super dur.

Parce que pour autant que je vois, se plaindre, attendre, espérer, tout cela ne donne pas de résultat. Et même essayer peut ne pas donner de résultat. Mais c’est comme avec les biscuits, parfois il faut faire des ajustements voire modifier radicalement une recette.

Ce n’est pas en faisant toujours la même chose qu’on obtient des résultats différents. Mon père, il agit, mais toujours de le même manière. Il a peur d’aller au-delà de ce qu’il connait.

C’est une chance d’avoir créé ce blog et de prendre des photos, c’est ce qui m’a aidé à minimiser cette peur.

« Parfois il suffit que quelqu’un ouvre une porte. Tu sais ouvrir des portes assez grandes pour laisser passer plein de monde. C’est aussi ce qui ressort de ces tests que tu as fait récemment.

Tu ne te vois pas comme une personne extravertie n’est-ce pas ? »

Pas du tout !

« Continue d’ouvrir des portes. Ne te soucie pas de ce que peuvent penser les autres. Tes choix de vie font que les gens posent souvent un regard dur sur toi. Ne t’en soucie pas.

Le Japon en fleurs serait superbe en fond d’écran de ton ordinateur, tu ne penses pas ? »

Ah si ! On verra, je réfléchis à un voyage sous la neige. Je me tâte encore au sujet de l’hiver glacial mais j’y songe pour la beauté des paysages et les énergies différentes. Je vais voir.

Merci Elémiah.

Bonne journée à tous ;)  

Et si tu atteignais le sommet ?

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Bonjour à tous,

« La nuit est belle ce soir. Elle est douce, calme, pleine de promesse. Pleine de belles promesses.

Tu as vu, tu commences à t’habituer à la cinquième montagne, elle te parait moins imposante. », me dit Gabriel.

C’est vrai. Et puis il y a plein de lumière du côté où je me trouve. C’est rassurant lol. On dirait un monde familier et inconnu en même temps.

J’ai l’impression que je me sentais mieux sur la troisième.

« C’était bien le cas. L’ego craint la cinquième montagne et tout ce qui peut lui faire perdre le contrôle d’une manière générale. C’est ton ego qui te rappelle que tu te relèves à peine d’une douloureuse chute. Afin de te décourager et t’encourager à retourner vers la quatrième montagne.

Mais la deuxième montagne était devenue trop imposante dans ton paysage. C’est parce qu’elle n’avait plus d’utilité que ta quatrième montagne a disparu. »

De toute façon avec 1 et 5, je crois que le mieux que je puisse faire c’est chercher un banc quelque part parce que là, l’expression « Tout arrive au bon moment » va prendre tout son sens lol…

« Il y a des gens qui ne sentent pas la première. »

Oui, c’est le vilain cas de figure, à moins de ne sentir que la 6ème montagne. 

« Ce sont des personnes qui ne connaitront jamais ce que vous appelez le grand amour. D’ailleurs pour elles, les gens romantiques et sentimentaux sont des naïfs qui ne comprennent rien à la vie. Beaucoup ne souffrent pas de cette situation. Ce sont des personnes qui s’acclimatent parfaitement bien sur la quatrième montagne. Par contre elles sentent plus fortement l’appel de la sixième montagne.

Or, il faut passer par la vallée de la première montagne pour atteindre la sixième. »

Comme je disais, le vilain cas de figure. 

« Tu aurais pu ne sentir que la sixième. »

Avec cette stupide cicatrice suintante au mur de ma salle de bain, en vérité j’ai de la chance de ne pas être coincée quelque part sur la quatrième à me demander pourquoi je ne tombe que sur tel type de gars !

Non moi j’étais grillée. Toutes les blessures sont déjà guéries quand on ne voit plus que la sixième. C’est la paix dans le cœur.

Je pense qu’il était suffisamment évident que l’épaisse couche de crasse dans ma salle de bain n’indiquait pas la félicité.

En plus regarde, je suis toujours en bas de la cinquième et j’ai bien compris que cela pouvait durer un moment. Non, je cherche le banc qu’il y a sûrement quelque part. Je vois que c’est fleuri dans le coin, c’est agréable, il ne doit pas être loin…

« Tu aurais pu ne sentir que la sixième. Peut-être à la fin de ta vie. »

Peut-être, cela voudra dire que je suis en paix et en phase avec moi-même alors ce serait bien.

« Il est certain qu’il fallait d’abord s’occuper de cette cicatrice. Ce que tu as fait. Maintenant il est temps d’ajouter du parfum à la salle de bain.

Du parfum d’ambiance. »

Du sent-bon ?

« Oui, pour l’instant elle ne sent que le propre. »

C’est bien le propre, avant elle était toute sale.

« Oui, mais il est temps de la rendre plus agréable, avec un délicieux parfum d’ambiance. »

Comme quoi ? J’aime bien la gousse de vanille dans le four à basse température mais ça c’est pour la cuisine. Dans la salle de bain je ne vois pas ce que l’on peut mettre.

« Eh bien, tu verras. »

Un savon parfumé ?

« Ah non, un vrai parfum d’ambiance, qui modifiera la pièce et la fera paraître comme un cocon confortable. »  

Et où je trouve ce parfum d’ambiance ?

« Une bougie parfumée fera l’affaire, une qui ne s’éteint pas. Il y en a, tu verras. Tu en trouveras.

Une qui sentira vraiment. Ensuite, il sera temps de t’occuper du bain moussant. »

Ah le bain moussant aussi… 

« Oui le bain moussant et le shampoing. Et les petits tapis sur le sol pour le moment où tu sortiras de la baignoire pour aller dans la chambre. »

Les tapis bien sûr. Bon. Il ne manque que le peignoir.

« Pas de peignoir. Le bain moussant sera toujours prêt. Le peignoir sera inutile.

Alors, tu empruntes le chemin là devant ? »

Mais, je ne vois ce qu’il y a derrière le virage…

C’est sombre en plus. Il n’y a pas une vallée toute proche ? 

« La lumière est dans ton cœur et éclaire chacun de tes pas. Avance en confiance. »

Et si je tombe encore et que Lauviah est encore obligé de ramasser les morceaux de mon cœur et de m’accueillir chez lui le temps que je me remette pour que je ne sente pas la douleur ?

Et si cette fois il ne fait pas tout ça et que je sens la douleur ?

Et si je me retrouve avec une cicatrice plus profonde encore ?

Il m’a fallu des années, au sens propre, pour me remettre. Et que Lauviah puisse me rendre mon cœur.

Et si je retombe et que je me refais mal ?

Je vais me retrouver à nouveau dans le désert tout glacé ? Avec personne autour de moi ou avec moi ? Juste moi et le froid ?

Encore ? Pendant des années ?

Même si le froid ne me mordait pas, j’avais mes yeux pour voir le désert autour de moi et le parc autour des autres.

Et moi je ne pouvais pas entrer dans le parc. Tu comprends ce que je te dis ?

Et si je retombe, je repasse par tout ça ?

Avec mes yeux pour voir et ma tête pour comprendre ?

Est-ce qu’il y a un parc sur cette montagne ? Ca fait des années que je rêve d’un parc, tous les jours. Tu vois, je l’ai dit.

Mais là où mon regard se porte, ce n’est pas ce que je vois ni devant moi ni à l’horizon.

Dans les parcs au moins il y a des bancs. Et il y a plein de gens. Pas comme dans le désert de glace. Où il n’y a que la glace.

Je ne veux pas rester. Il y a bien une vallée au pied de cette montagne, c’est là que je veux aller.

« Il n’y a pas de parc sur cette montagne. Et la montée est raide. Vraiment raide. Il n’y a qu’une façon d’atteindre le sommet, il faut que l’amour te porte.

C’est ce même amour qui t’empêchera de tomber. »

Oui alors, avec 1 et 5 de toute façon, il n’y a pas dix options.

« Et si tu atteignais le sommet ? »

C’est avec Lauviah que je l’ai atteint. Le même qui a pu redescendre en douceur pour découvrir à ses pieds la sixième montagne.  

« La première fois oui, il y en a eu d’autres. Tu peux réussir l’ascension une fois de plus. Les accidents ne sont rien d’autre que des accidents.

Si tu tombes tu te relèveras. C’est tout.

« Il n’y aura plus la glace ? »

Si tu montes tu oublieras qu’il y a eu la glace. »

Lol !

« Tu verras. Et tu souriras. »

Merci Gabriel.

Bonne journée à tous ;)  

 

Tu auras ta maison

Tu auras ta maison 17072701264517181815173730

Bonjour à tous,

« Dure nuit ? », me demande Gabriel.

Je n’ai pas compris, toutes ces pensées qui m’ont assaillies alors que, j’avais passé une bonne journée…

« Elles étaient là, tapies dans les recoins de ta tête. Ca va ? »

Non ça ne va pas. Qu’est-ce que tu veux que je te réponde d’autre que ça ne va pas ?

Et pourquoi il ne me reste que 2 montagnes au fait ? La troisième n’est plus accessible, l’accès à la sixième est barré. Condamné.

Et la deuxième s’efface du paysage. Heureusement que je ne suis pas avec quelqu’un parce que je m’inquièterais lol.

« Tu pourrais, ce genre de phénomène se produisant quand vous êtes en couple n’est pas bon signe. Quelles montagnes te reste-t-il ? »

5 et 1. C’est tout.

« Parfois il ne reste que la sixième. »

Je n’en suis pas encore là, ce serait beau pour moi mais soyons objectifs, j’en suis loin.

« Tu en es loin en effet. Et tu n’aimes pas la cinquième. »

Mais non, elle est immense, elle me fait peur. Et la montée a l’air raide, non ?

« Tu verras bien. Alors, parle-moi de ces pensées qui t’ont tenu éveillée. »

Ben, il y avait les deux montagnes…

« On en a parlé, ce n’est pas grave. C’est une évolution cohérente. La pire chose qui puisse t’arriver sur la cinquième est une nouvelle chute violente et douloureuse. C’est pour cette raison qu’elle te fait peur.

Mais tu peux aussi atteindre le sommet, les deux possibilités restent ouvertes. »

Lol, l’une m’intéresse bien plus que l’autre.

« Dans la vie il y a des bons et des mauvais moments. Tu te relèveras d’une chute, comme tu t’es toujours relevée. Le sommet demeure accessible. C’est ce qui importe. Vois les choses du bon côté, il te reste deux montagnes faciles, il n’y a a priori pas de risque d’erreur de casting comme vous dites. Même si tu réalises également ce que cela implique. »

Ouais, de toute façon vois où j’en suis. Ce n’est pas ce que cela implique comme tu dis qui me fait peur, ça ne va pas changer grand chose pour moi.  

Je sentais la balance moi. Je suis habituée au parfait ou pas du tout lol.

« Et pour le reste ? »

Bof, des questions que je pensais ne plus me poser ont trouvé des réponses. Des réponses pas plaisantes. 

« Comprends que tu es l’unique personne qui peut savoir ce qui est bon pour toi. Avec ta très grande sensibilité. 

Comprends que certaines contraintes ne peuvent pas être ignorées. Cela, tu l’as manifestement compris, peut être l’occasion d’un challenge intéressant.

Comprends encore que tout est parfait chez toi, il n’y a rien à changer. 

Comprends enfin que tu passeras d’autres belles journées, comme celle d’hier. Et tu auras aussi ta maison. Tu verras.

Tu es une personne réaliste. C’est pour cette raison que tu auras ta maison. »

Merci Gabriel.

Bonne journée à tous ;)  

Toujours chaud sous le soleil

Toujours chaud sous le soleil dans Féérie 17072612304817181815170967

Bonjour à tous,

« Les petites filles dansent, rient et jouent insouciamment quand leur cœur est en fête,

Quand la légèreté soulève leurs pieds et que le vent les porte,

Suis le soleil, toujours,

Suis la Lumière qui guide et va tranquillement;

Vers cet autre océan, un beau bateau t’attend,

Monte à bord, sous le soleil il fait toujours chaud. », me chantent les Fées avant de s’en aller.

Belle journée à tous ;)  

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