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Une porte vers soi

Une porte vers soi 17071003402617181815141423

Une porte vers soi qui s’ouvre,

créant un courant d’air,

Et toutes les cartes s’effondrent,

Les marionnettes dansant dans le décor ruiné.

Une porte vers soi qui s’ouvre et la lumière jaillit,

Illuminant le champ qui reste à conquérir,

A la manière des paysans… 

Le soleil du matin

Le soleil du matin 17071003252717181815141420

Bonjour à tous,

C’est agréable de vivre avec ce sentiment d’être en phase avec ce qui nous entoure et ce que l’on vit dans le présent tout comme avec son propre parcours.

C’est agréable de se voir soudain arriver à la gare et pouvoir aller s’installer sur un banc, en attendant un train dont on sait qu’il viendra.

Le soleil du matin baigne les lieux d’une lueur douce et c’est dans la sérénité que nous acceptons de demeurer là, jusqu’à ce qu’arrive le bon train, au bon moment.

Car il n’y a pas de repère temporel, pas d’indice, rien. Juste la foi nouvelle et la compréhension que ce qui doit se dénouer pour nous se dénouera car ce qui est pour nous, nous attend déjà, quelque part.

On ne fait pas les cent pas, on savoure l’instant et les doutes qui restent encore en nous à ce stade ne prennent plus le dessus, ils ne le peuvent plus.

On sait qu’il y a quelque chose de parfait pour nous. On le sait non pas parce qu’on l’a décidé mais parce qu’on l’a compris.

C’est ainsi que disparaissent les mirages et surtout les nôtres, dans la compréhension.

Certes, on sait que pour nous il n’y a finalement rien d’intéressant dans le TGV. On sait que notre train ira à une allure plus lente, prendra aussi une route plus lente, fera des boucles et des détours.

Peu importe.  On ne vise plus la même destination.  La nôtre c’est le trajet désormais.

Et tant mieux donc, si on a le temps d’admirer le paysage.

Il n’y a pas que les mirages et les étoiles. Il y a aussi ce qu’on projette, les rêves qui émergent et ceux qui se sont révélés.

C’est la joie de faire qui permet de s’arrêter à une station ou une autre.

Et la faculté de projeter ses rêves afin d’en faire des choix conscients au lieu de courir au plus vite après les mirages avant qu’ils ne s’effacent.

Bonne journée à tous ;)  

 

Les vents du désert

Les vents du désert 17071003041117181815141418

Bonjour à tous,

Quand j’étais ado  une copine m’avait surnommée Speedy. Parce que je marchais vite, parlais vite, j’aimais tout faire vite.  

Peu après mon éveil, tandis que je perdais petit à petit tous mes repères, j’étais très frustrée de voir que rien ne se remettait en place comme je l’aurais voulu et surtout aussi vite que je l’aurais voulu.

Pendant des années je me suis vue avancer à un rythme extrêmement lent sur le plan matériel alors qu’autour de moi tout le monde semblait bien installé dans le TGV.

Je me demandais où se trouvait la gare la plus proche afin que je puisse embarquer à mon tour. Mais quand j’arrivais quelque part, à une station, la gare était toujours fermée.

J’ai dû aller à pieds. C’était moins rapide. Maintenance ceci dit, je sais pourquoi on dit que rien ne sert de courir.

J’ai vu les édifices construits par les uns et les autres s’effilocher, se distendre, tomber, se briser…

J’en ai vu reconstruire sur les mêmes fondations bancales et d’autres se  remettre en question.

Moi-même j’ai édifié quelques châteaux de sable. Ils ont tous été emportés par les vents du désert.  

Rien ne résiste aux vents du désert. Ils façonnent la volonté et dirigent les choix. Ils obligent l’esprit conscient à revoir tout ce qu’il connait et soumettent les cœurs à accepter ce qui est.

C’est une chose de savoir, de comprendre, qu’on est dans une période creuse. C’est autre chose d’accepter d’être battu par les vents jour après jour sur une période qui semble l’éternité.

Ils vous poussent toujours dans ce qui ressemble à la pire direction et aucune oasis ne pourrait vous soulager tant que vous les sentez s’insinuer partout, même entre vos couches de vêtements.

Il n’y a qu’un type de vêtement à ma connaissance qui permettent de ne pas sentir ces forces sur nous, le manteau.

Je me souviens avoir vu le mien plus d’une fois. Tout est calme et le désert parait serein avec le manteau. Il n’y a plus de vent, on ne sent plus le froid. On retrouve même l’horizon.

Et l’horizon représente l’espoir, la certitude qu’il y a un ailleurs et donc que le désert à une fin. Car à l’horizon, moi je voyais le soleil par exemple.

Dans les vents du désert, le ciel et la terre se confondent, devant, derrière, sur le côté, il n’y a rien qui se détache, rien à distinguer.

Comment aimer ou se sentir aimé quand toutes nos énergies sont mobilisées par la survie ?

Où trouver encore la force ?

Il y a deux options.  Soit on ferme les yeux et on avance avec l’énergie du désespoir, la seule qui nous reste, soit on capitule et on s’assied.

Dans le second cas de figure, les vents s’arrêtent de souffler après quelques instants.

Alors, on peu voir l’horizon. Seulement, on n’a pas encore la force de se lever. Et de reprendre la route. Comment quitter le mode survie et retrouver la pleine jouissance de ses énergies constructives ?

Il n’y a pas de miracle, juste un beau spectacle dans le ciel du désert. On observe les mirages au loin.

On y croit une fois, deux fois, on se lève, les vents se rappellent à nous et nous ramènent à notre réalité…

On se rassoit, on regarde. On regarde passer un TGV, deux TGV, trois TGV…

Et on voit la gare également, aux portes toujours fermées.

On regarde jusqu’à ce que le temps ne semble plus important. Jusqu’à ce que l’on éprouve de la compassion, de la tendresse, de l’empathie pour ce que l’on voit et qui nous est inaccessible.

Jusqu’à ce que l’on éprouve de la compassion, de la tendresse et de l’empathie pour nous-mêmes dans cette drôle de situation.

Nous sommes à l’arrêt quelque part mais le monde lui, continue. Tout avance et tout le monde avance.

Nous aussi, autrement, mais on ne le saisit pas encore pleinement.

Puis un jour, ou une nuit, on se rend compte que le ciel est d’encre et que ce sont les étoiles qui nous accompagnent désormais. Les mirages ne sont plus le seul spectacle qui s’offrent à nous. Pire, leurs couleurs ne sont plus aussi éclatantes, leurs contours deviennent flous.

Les étoiles, elles, brillent et scintillent. On dirait autant de sourires et de petits encouragements qui nous réchauffent le cœur.  On en vient à délaisser les mirages, on ne voit plus que les étoiles et on leur sourit à notre tour. A cet instant on réalise que l’on est de nouveau debout et que les vents par contre, ne sont plus qu’un souvenir.

La nuit est encore bien présente, on ne distingue pas l’horizon, on sait pourtant qu’on peut reprendre la route. On ne pense plus au TGV dans lequel s’entassent tant d’autres. On pose un pied devant l’autre et chaque fois que l’on trouve le temps long, le fond de l’air froid, on lève les yeux au ciel et on voit les étoiles, autant d’encouragements et de sourire qui nous sont adressés.

Bonne journée à tous ;)  

Vivre ensemble

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Bonjour à tous,

Mon petit neveu a fini la crèche. Il est né hier et il a fini la crèche. Comment peut-il déjà avoir fini la crèche ?

Un petit neveu, c’est fait pour rester petit, non ?

Et en même temps, ouf il grandit enfin, il va peut-être cesser d’avoir envie de courir dès qu’il voit de l’espace. Non ?

J’ai bon espoir, même si cela ne vient pas tout de suite.

Au début de l’année, la perspective de savoir qu’il serait chez moi pendant tout le mois de juillet me faisait carrément peur. Je me disais, il faut que je sois partie avant ou que je disparaisse ailleurs pendant tout ce mois.

Je gardais un très mauvais souvenir de l’an dernier où à un moment donné sa seule présence me fatiguait.  Depuis qu’il sait marcher, il aime jouer, courir, fracasser les objets contre le sol, glisser là où on n’imaginait pas qu’il puisse glisser et crier.   

Il a cassé nombre de mes figurines. Abîmé un de mes pinceaux à maquillage. Manqué de décrocher ma moustiquaire.  

Et pourtant à côté de cela il est aussi tellement gentil, mignon, adorable…

C’est marrant tous ces contrastes. 

Les mois ont passé et je suis moins catastrophée à l’idée de l’avoir chez moi tous les jours pendant près d’un mois. Notamment parce que j’ai compris que si j’en ai marre, je sais comment lui dire stop.

Et en fait je décline, je sais comment dire stop à presque tout. C’est le presque qui me dérangeait encore.

J’ai demandé de l’aide parce qu’il y a une situation qui me pèse davantage que celle que je viens d’évoquer.

Et je ne peux pas m’échapper. Tout ce que j’aime lol.

C’est difficile quand la présence d’une ou plusieurs personnes nous semble lourde.  Je ne savais pas quoi faire, comment gérer la situation. 

En outre, j’aime mon neveu. J’ai beau le trouver remuant, j’aime mon neveu.

Je n’ai pas peur de dire qu’il y a des personnes en revanche que je n’apprécie pas.

Comment accepter la présence de ces personnes-là ? Comment faire pour que leur présence dans ma vie ne devienne pas le nuage noir au-dessus de ma tête ?

J’ai tourné et retourné la question dans tous les sens, je n’ai jamais trouvé de réponse satisfaisante.

Voici celle de Lauviah, ce n’est pas grave. Seul importe le fait que tu te saches et te sentes sincèrement aimée. Et j’ai compris cette réponse. Dans mon cœur je l’ai comprise.  

Comme je comprends que je n’ai pas à faire des efforts démesurés là où de toute façon il n’y aura jamais de beaux fruits à récolter. Le minimum est bien suffisant. Tant que cela permet à chacun d’avancer et à mon cœur d’être en paix. 

Quand on ne peut pas modifier une situation dans l’immédiat, c’est qu’on dispose des moyens de la gérer. 

Je vous laisse avec la chanson préférée (de loin) de Neveu.  Apparemment, d’autres enfants de cet âge seraient de grands fans aussi lol.

https://youtu.be/3xqqj9o7TgA

Bonne journée à tous ;)

Compréhensions

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Bonjour à tous,

Comme vous le savez j’ai eu de gros problèmes au niveau des oreilles ces derniers mois et ceux-ci m’ont amené à changé pas mal de choses. Avec chagrin au départ, je le reconnais.

Il y a eu cette affreuse période où j’ai craint que le silence n’ait disparu pour toujours. Remplacé par le bruit et la douleur. Je ne sais même pas encore aujourd’hui, pourquoi tout cela était apparu. Je veux dire, même pour l’allergologue, l’origine de ces réactions reste floue. Les tests n’ont rien révélé d’autre qu’une allergie aux acariens. 

Apparemment ils ne font pas s’attiser l’hyperacousie, les acariens.

Je ne vais plus au cinéma ou même au théâtre sans bouchons d’oreilles. Je fuis les concerts, les boites. Les sorties trop bruyantes. En Thaïlande, j’ai dû porter des bouchons tous les jours également à cause du micro du guide, trop puissant pour moi.

Je n’ai plus d’acouphène mais mes oreilles sont restées sensibles. Plus problématique, il m’est devenu difficile de rester longtemps au téléphone. Au bout d’un moment j’ai mal. Je change d’oreille, je rechange…

Encore les concerts ou les boites, je savais que c’était avec parcimonie. Dans ma vingtaine déjà, je n’allais pas toutes les semaines, je ne pouvais pas. Et rester près des baffes ou danser dans la fosse, je n’ai jamais fait, c’est au-dessus de mes forces.

Une simple soirée d’entreprise a tourné au cauchemar il y a quelques temps et le médecin ne m’a pas cru, il m’a donné des anti-dépresseurs lol. Ce n’est même pas efficace.  

Par contre on se réveille de super bonne humeur avec ça, je comprends le nom du coup. Mais ce n’était pas cet effet que je recherchais. Du moins je ne le recherche pas artificiellement.

J’avais besoin de retrouver une certaine paix, je ne pouvais pas tant que je demeurais dans le bruit et la douleur. Aucun médecin n’a jamais voulu me croire quand je parlais de la douleur, aucun.

Heureusement qu’elle s’est largement atténuée aussi. Mes oreilles restant sensibles, si je perçois un bruit trop important ou que je reste exposée un moment à une musique un peu forte (j’insiste, un peu) je la sens à nouveau.

Et le bruit revient surtout. En fait plus que les allergies, c’est mon hyperacousie qui s’est développée. Pas de chance lol.

Au moins contre les allergies il y a des médicaments. Contre l’hyperacousie il y a le regard réprobateur du médecin qui demande, pourquoi tant de stress et les anti-dépresseurs.

Il vaut mieux en rire et prendre les choses avec philosophie.

Devant un problème je cherche une solution mais j’avoue que là, j’ai eu du mal. Les crises d’hyperacousie s’espacent si on tient compte du seuil de la douleur, lequel chez moi  s’est nettement abaissé.

Je ne sais pas comment faire en sorte qu’il remonte. Je ne sais pas non plus dans quelle mesure cela est révélateur de ce que je ne parviens plus à supporter. Mais j’ai compris que c’était lié.

Je n’ai pas revu que ma façon d’aller au cinéma. Ou de voyager en avion : impossible de regarder plus d’un film, trop douloureux, de ne pas conserver en permanence les bouchons d’oreille pendant le vol, trop douloureux, d’écouter de la musique plus de 30 minutes d’affilée, trop douloureux.

Ces contrariétés m’ont permis de prendre conscience que je suis bien plus calme et à mon aise avec de la lecture, du coloriage et de petites plages de musique que devant des films à répétition en vol.

Depuis, même chez moi, quand je veux me poser, je préfère le livre de coloriage à l’ordinateur.

En fait les activités calmes et qui demandent du temps me font du bien. Moi qui aimais surtout ce qui allait vite et était facilement consommable.

J’apprécie d’avoir compris cela.

Tout comme je suis contente d’avoir compris que la douleur précède les acouphènes et qu’il faut donc en tenir compte.

Je vois qu’il y a davantage de choses dont je tiens compte et sur lesquelles je me penche.

Ce travail est ce qui m’a permis de retrouver par moi-même cette paix que j’avais perdu dans le stress du bruit et de la douleur sans parler de cette stupide allergie respiratoire.

J’ai dû cesser le traitement. Vous voulez que je vous fasse rire ? Je ne le supportais plus.

Moi ça me fait rire, je vois que je vis bien sans, surtout parce que je vois les choses autrement. Je ne compte pas courir après un traitement de substitution. Je me demande plutôt sur quelle plage je vais aller passer le 14 juillet.

Bonne journée à tous ;)

Enseignements

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Bonjour à tous,

Cette semaine on se promène parmi les fleurs. Après une petite incursion vers la spiritualité bouddhiste d’après les Thaïs. Car Bouddha n’est pas représenté partout comme en Thaïlande. Selon les pays, il est plus ou moins replet, plus ou moins grand…

Il est admis que chaque peuple puisse établir une représentation qui lui parle. 

L’imagerie religieuse est un sujet sérieux en Thaïlande. N’espérez pas pouvoir vous faire tatouer facilement un bouddha sur le corps. N’envisagez surtout pas de quitter le pays (et donc de passer la douane) avec un tableau représentant Bouddha pour décorer votre salon.

Il était écrit absolument partout, Buddha is not for decoration. Buddha is for respecting.

On nous avait dit d’éviter de ramener de grandes figurines ou de grandes images.

Je suis quand même rentrée avec un petit Bouddha en argent tout mignon qui m’a plu dès que je l’ai vu. Il est vraiment tout petit donc je savais que l’on ne me le prendrait pas. 

Je respecte la foi de chacun. Je ne remettrai pas ici en cause le caractère sacré pour les Bouddhistes de l’image de Bouddha.

Par contre je n’ai pas grandi avec le culte d’une image  ou d’un personnage en tête et pour cette raison j’ai un peu de mal à associer à la foi personnelle l’importance du parcours d’une autre personne.

Même enfant à l’église je me demandais pourquoi il fallait que l’on sache ce que X ou Y avait dit ou fait. Et laissez-moi vous dire que toutes ces leçons n’ont pas laissé un souvenir impérissable en moi.

J’étais le genre à me demander pourquoi il fallait faire comme ceci ou comme cela.

Je n’ai jamais admis par exemple l’idée que seuls seraient sauvés à la fin des temps ceux qui appartenaient à telle église. Pourquoi juste ceux-là ?

La première chose dont je me souviens c’est, nous sommes tous des enfants de Dieu.

Partant de là, pourquoi Dieu ne nous sauverait-il pas tous ? Quel parent ne sauverait qu’une partie de ses enfants ?

Pourquoi ceux de telle église plutôt que ceux de telle autre ?

Pourquoi tant de vérités absolues ? N’y en a-t-il pas beaucoup ?

Il y a une chose que j’ai toujours apprécié dans les assemblées religieuses, c’est cette ambiance particulière, cette sorte de mélange de reconnaissance et de bienveillance.

Je l’ai ressentie en plusieurs endroits et donc non, pas toujours dans la même église.

Je n’ai connu que des milieux chrétiens donc je vais m’abstenir d’évoquer les autres plus avant. Mais dans diverses églises, on se sent toujours bienvenu, bien accueilli.

On se sent vite et je le dis sans ironie, un enfant de Dieu et par-delà un enfant du groupe.

A mon sens il est plus important de se sentir en phase avec l’enseignement prôné que bien dans le groupe.

Dans ma vingtaine, au tout début, j’ai cherché à combler le trou laissé par le fait que je ne souhaitais pas retourner dans l’église de mon enfance. J’ai fait des rencontres, j’ai eu des lectures diverses également. J’ai lu la bible.

J’ai senti en mon cœur, je l’ai déjà raconté, qu’il était évident qu’elle avait été écrite par des hommes pour des hommes. Ce qui je le pensais alors, marquait nécessairement pour moi la fin de toute aspiration spirituelle.

Vous aurez compris que je n’en suis pas restée là.

Avant cela, mon véritable souhait était en réalité de pouvoir retourner dans un groupe. C’était le modèle que je connaissais, la spiritualité dans un cadre, dans un groupe. C’était le modèle de mon enfance.

Après cette « révélation » liée à la lecture de la bible, j’ai pris une décision au bout de quelques jours. J’ai décidé, avec ma tête, que je pouvais bien avoir une béquille moi aussi.

J’avais l’habitude de prier tous les soirs, cela me faisait du bien, je voulais continuer. J’avais pris cette habitude en troisième après avoir prié pour ne pas intégrer une école que je trouvais moche (oui, c’est la vraie raison) et dans laquelle j’avais de fortes chances d’être envoyée.

J’avais fait la même chose en arrivant en Martinique. Je voulais le lycée que TOUS mes cousins voulaient et où beaucoup de jeunes voulaient aller. L’autre possible ne me plaisait pas, super bien côté, je le trouvais moche. Oui je suis sérieuse.

J’ai prié de la même manière, les deux fois j’ai été exaucée. Aucun de mes cousins n’a pu intégrer cet établissement par contre.

Bref donc, j’ai fini par décider que ce n’était pas un drame de continuer à prier et doucement, j’ai eu envie de chercher à en savoir plus sur d’autres spiritualités, plus éloignées de ce que je connaissais.

On parlait beaucoup du zen notamment, j’ai acheté quelques livres. Je ne vais pas dire que j’ai eu une révélation. J’ai un peu lu sur le soufisme, un petit peu. Pareil, pourquoi pas mais sans plus…

J’étais un peu chagrine de voir que je ne pouvais pas retrouver un groupe, un cadre, comme ce que j’avais connu.  Mais pas au point d’oublier que j’avais besoin de me sentir en phase avec l’enseignement proposé.  

Aujourd’hui je ne suis plus dans cette quête. Sans doute parce que j’ai fait les choses dans l’autre sens en créant un blog sur la spiritualité telle que je la perçois. Et l’enseignement que je partage, c’est celui que je reçois.

Je ne cherche donc plus de groupe. Par contre je m’aperçois que je suis plus exigeante au niveau des relations même amicales. Comme tout le monde j’ai beaucoup de connaissances. Par contre je considère avoir peu d’amis.

Or il se trouve que cela ne m’intéresse pas trop de fréquenter des connaissances. Pour rigoler c’est bien. Pour s’ouvrir, je ne peux pas. Ma sœur m’évoquait un constat similaire de son côté dernièrement. 

Les liens se tissent d’une drôle de façon. Par exemple je ne serais pas surprise que le charmant jeune homme dont j’avais pas mal parlé devienne finalement un très bon ami. J’aurais cru (et même voulu) que tout lien se serait dissous doucement mais je constate qu’on va plutôt vers une transformation et on a l’air d’être deux à penser que c’est très bien aussi.

Elédahiel avait raison, il n’était pas nécessaire de faire claquer la porte.  J’ai pu voir également que certains liens sont bien plus solides qu’il n’y parait. La distance et le temps ne les altèrent pas et c’est très agréable.

C’est bon de savoir qu’il y a des gens que je serais toujours heureuse de revoir.

Cela permet de faire la part des choses. Et d’apprécier le paysage.

Bonne journée à tous ;)  

La cinquième montagne

La cinquième montagne 17070912510117181815139904

Bonjour à tous,

« La jeune fille toujours souriante a eu son bac. », me rappelle Lauviah.

Oui, je suis  contente pour elle, elle a travaillé pour ça, c’est vraiment bien. 

« Penses-tu qu’elle osera parler de son petit ami à ses parents ? »

Lol, il me semble qu’elle préfère l’adage, pour vivre heureux vivons cachés.

« Elle aura le temps de leur présenter quelqu’un. Elle va d’abord mettre en place certaines choses, avec leur concours, puis elle vivra sa vie. »

Comme tout le monde.

« La jeune fille toujours souriante a l’air pleine de vie. »

Elle l’est. J’espère qu’elle mènera une joyeuse vie estudiantine. Et qu’elle fera partie des étudiants qui parviennent à travailler tous les jours. Au lieu de venir grossir le groupe de ceux qui, comme moi,  commençaient à étudier 15 jours avant les examens.

« Et l’autre jeune fille, celle qui est enceinte a non seulement réussi ses examens mais également trouvé un logement et un travail. »

Tu n’imagines pas combien j’étais contente d’apprendre ça. C’est elle qui me l’a dit. Elle veut poursuivre ses études. Je lui souhaite d’y parvenir.

« Elle a reconnu qu’elle s’était compliquée l’existence en tombant enceinte. Mais elle a gardé les pieds sur terre. »

C’est ce que je constate avec plaisir. Mais tu crois que ça va durer avec son compagnon ?

« Si elle le souhaite, cela durera. Parfois, une des deux personnes fait en sorte que l’histoire dure. Tu comprends ? »

Je comprends…

« Personne ne rêve de ce cas de figure, je sais ce que tu penses. Cela arrive. »

Je sais que cela arrive.

« Il n’est pas possible qu’une histoire sentimentale fonctionne sans quelques choix à assumer. Après, chacun sait ou découvre ce qu’il est prêt à assumer ou pas. Il y a la voie de l’harmonie, la voie de l’aboutissement et la voie de la perfection.

Aucune histoire ne dure sur la voie de la perfection et aucun bonheur n’est sans tâche sur la voie de l’harmonie.

Quant à la voie de l’aboutissement, c’est celle du réalisme. Et de l’acceptation de ses propres failles et limites apparentes.  L’acceptation du nous qui n’est qu’un mythe car deux ego resteront toujours deux ego.

Ce petit ami de la jeune fille souriante, c’est un petit ami. Elle en aura d’autres. Vivra quelques désillusions. Et aura beaucoup de bons moments aussi.

Elle rêvera de la voie de la perfection tout en s’efforçant de rester sur celle de l’harmonie et fuira celle de l’aboutissement, trop persuadée que de toutes façons l’essentiel est de savoir gérer les hauts et les bas.

Le compagnon de l’autre jeune fille sait à quoi ressemblent les mirages de la voie de la perfection et les difficultés de la voie de l’harmonie.

Il a compris d’ores et déjà que quand les efforts deviennent lourds, il est possible de choisir la quatrième voie.

Elle le sait. Elle sait aussi qu’il existe une voie de l’aboutissement. Elle n’a simplement pas encore les moyens de s’y rendre. 

Pourquoi ne grimpes-tu pas sur la montagne ? »

C’est laquelle ?

« Peu importe, il y a un chemin devant toi, tu devrais l’emprunter. Tu verras bien où il te mène. »

Je ne reconnais pas cette montagne. Elle a surgi de nulle part en plus, tout à coup elle était là. Juste après il y a eu ce chemin…

« Vas-y, avance ma belle enfant. Emprunte le chemin. »

On ne dirait pas la troisième…

Et je ne sens pas la balance. En fait il n’y a rien de familier. On dirait qu’il n’y a plus mon espèce de bulle…

« Va voir ce qu’il y a comme plantes, à quoi ressemble le paysage. »

Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas la balance ? C’est quelle montagne ?

« Et tu as vu, c’est tout ensoleillé. Un beau chemin sous le soleil. Et l’herbe est bien verte. Vas-y, avance sur le chemin. »

Il mène où ce chemin ?

« Au sommet. Mais la route est longue et l’ascension lente. Nous l’avons déjà réalisée. »

Toi et moi ?

« Oui. »

Peux-tu m’emmener au sommet, pour que je vois la vue ?

« Il est tellement plus intéressant pour  toi de te promener tranquillement, jusqu’à ce que le paysage change , qu’un élément nouveau apparaisse et que tu puisses réellement commencer l’ascension. Car pour l’heure, tu n’es qu’au pied de la montagne. »

La route est longue et l’ascension est lente ?

« Voilà. »

Laisse-moi deviner, le seul chemin viable possible est la voie de l’aboutissement ?

« Tu apprécieras ce chemin à mesure que tu grandiras en sagesse. »

Est-ce réellement ce que je voulais entendre…

« Tu savais que l’ascension de la cinquième montagne était compliquée. Tu dois d’abord déterminer si c’est là que tu souhaites être. Si ce n’est pas le cas, dans ton cœur tu le sentiras. Tu seras invitée à redescendre de la montagne, toute simplement.

Maintenant tu sais pourquoi tant de personnes disent qu’elles sentent que leur âme liée refuse ce qui pourrait être. Tout le monde ne souhaite pas être sur la cinquième montagne.

Il n’existe que le présent. Chaque choix entraine des conséquences. Il est très difficile de redescendre seul et vous y laissez toujours des plumes.  En outre, chaque pas est un pas vers l’inconnu et se fait sans visibilité.

Je sais que tu ne veux pas être sur la cinquième montagne.  Je voulais que tu te sentes et te saches aimée. C’est le cas.

Je t’ai aidée à te relever et à te remettre après ta dernière chute de cette montagne. Je t’aiderai toujours. Nous t’aiderons toujours.

Tu peux trouver la voie de l’aboutissement. Elle se trouve dans la sagesse et la compréhension. Elle te permettra d’atteindre le sommet. Si tu choisis de rester. Et d’être sur la cinquième montagne.

 Vas-y, emprunte le chemin. Tu n’es qu’au pied de la montagne, observe les plantes, les fleurs, le paysage. Vois si tu te sens bien et si tu as envie d’être là.

Juste, si tu as envie d’être là. »

Merci Lauviah. 

Bonne journée à tous ;)   

 

Le bain de mer

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Bonjour à tous,

Il fait beau, il fait chaud et le ciel est bleu. Le temps idéal pour une journée à la mer. Ou une après-midi à la mer. Ou pour aller prendre un bain de mer comme on dit ici.

Peu importe, il suffit de programmer. A mais mince, il y a ceci à faire et puis cela aussi…

Et puis j’aperçois quelques nuages, ça se couvre non ?

Peut-être qu’il serait préférable de remettre ça, histoire de s’organiser un peu. Après tout, il sera toujours facile d’aller prendre un bain de mer. J’irai demain. Ou la semaine prochaine…

Voici le type de raisonnement que je pousse doucement vers la sortie de mon esprit. Et avec un peu (beaucoup) de courage pour dépasser mes propres schémas, ça marche !

Je ne dis pas que je parviendrai totalement à bannir la procrastination de mes comportements mais j’espère bien parvenir à arrêter de remettre les choses sympa à plus tard pour de mauvaises raisons.

Je ne peux que constater que je suis plus appliquée  dans ce qui est chiant et nécessaire. Cela ne peut pas être normal.

En plus il me suffit de m’organiser un peu pour caser chiant entre deux trucs sympa. Parce que je pense que vous aurez compris que j’aime bien être un peu organisée. Tout en étant une impulsive.  Je sais, je sais…

Bref, il faut beau, il fait chaud et le soleil brille. Aucune raison de ne pas aller prendre un bain de mer avant d’aller faire les courses et de ranger un peu la coiffeuse. Je sens que la coiffeuse à de très fortes chances de passer à l’as mais quand c’est chiant qui passe à l’as, je me sens moins ennuyée.

Bonne journée à tous ;)   

Jolie robe

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Bonjour à tous,

« Alors tu n’apprécies pas le regard, genre tu te sens trop belle ? », me demande Elémiah.

Lol non, je n’aime pas du tout.

« Et qu’est-ce que tu fais dans ces cas-là ? »

Je fais celle qui se sent encore plus belle.

« Eh bien continue. Vous dites, qui veut tuer son chien l’accuse de la rage. Ne te tracasse pas, nous savons ce que tu ressens vraiment. Reste toi-même. « 

Je ne me sens pas « trop belle ». Ce n’est pas juste, c’est un jugement. Blessant. 

« Qu’est-ce que les gens te disent parfois de ton visage ? »

Ils disent que j’ai un visage d’ange.

« Donc un joli visage ? »

Oui.

« Demain tu mettras une jolie robe et tu feras comme d’habitude, d’accord ? »

Oui.

« Toutes les femmes n’ont pas le même rapport à leur féminité. Elles ont appris à apprécier la femme qu’elles sont, pour certaines, au travers le regard des hommes et de leurs compagnons.

Et non pas  un jour quelconque après avoir réalisé au sortir d’une cabine d’essayage qu’elles avaient un corps magnifique. »

Lol ! 

« Tu ris, mais ce n’est pas anodin. Parce qu’ensuite les difficultés rencontrées sur le plan sentimental affectent la perception que ces femmes ont d’elles-mêmes. »

Il faut que je fasse enlever les fibromes pour retrouver le corps dont tu parles.

« Tu te débrouilles assez bien avec celui que tu as aujourd’hui. »

Lol !!!

« Genre tu te sens trop belle, c’est une forme de mépris c’est vrai.  Souviens-toi juste que tu es réellement une belle femme. Et c’est tout ce qui compte.

Et ne cours pas te faire opérer. »

Vous, vous me dîtes ça, comme la gynéco, mais les généralistes me disent de les enlever.

« Écoute la gynéco. Elle t’a dit quand les faire enlever, attends ce moment-là. Note qu’elle avait raison, ils ont continué de grossir. Donc ils seraient bien revenus. Suis son conseil. Sauf s’ils te font mal ? »

Non, je les trouve juste trop gros !

« Est-ce que tu te sens moche ? »

Non. 

« Est-ce que quand tu rencontres des hommes qui te plaisent tu as l’impression d’être moche ? »

Non. 

« Alors demain tu vas mettre la jolie robe que tu as prévu et tu te sentiras aussi belle que d’habitude. »

Merci Elémiah.

Bonne journée à tous ;)  

As a blogger…

As a blogger... dans Créations 17070303420217181815128806

Bonjour à tous,

« Nombre de blogueurs n’hésitent pas à exprimer ce qu’ils ressentent vis-à-vis de leur blog, ce qu’ils en attendent. Ou ce qui les interpelle, ce qui les pousse à s’interroger.

Tu as toi-même eu l’occasion de laisser des commentaires ailleurs sur ton expérience de blogueuse. », me dit Elémiah.

En tant que blogueuse, j’ai appris qu’il faut d’abord écrire pour soi et que le contenu doit nous correspondre.

Écrire jour après jour demande de l’organisation à certains. Moi-même j’ai mes méthodes. Et comme je ne supporte pas de tout faire de la même façon tout le temps, j’ai vraiment plusieurs méthodes ma préférée étant, quand j’ai envie si j’ai envie.

J’ai également très vite appris ce qui fait que nombre de blogueurs continuent, c’est sympa de pouvoir échanger sur des sujets qu’on n’aborde pas avec tout le monde tous les jours. Et je ne dis pas cela en raison du thème de mon blog.

Nombre de blogueuses mode se « plaignent » du fait que beaucoup de proches ne les lisent pas car ne partagent pas leur passion.   

En fait c’est vraiment super de pouvoir attirer des gens qui s’intéressent aux mêmes choses que soi. On peut créer un blog sur les marteaux, il y aura toujours des gens que cela va intéresser alors que peut-être nos proches…

« Comment as-tu vécu cette semaine d’échanges autour du thème de la nuit du cœur ? » 

Pour moi c’était assez surprenant. C’est un thème que je comprends. De l’extérieur. De voir que d’autres se disaient, enfin je sais ce que je vis, ça m’a fait drôle.

En tant que blogueuse, j’ai l’habitude de parler de moi et j’ai construit ce blog autour de moi et de ma propre histoire.

Réaliser un virage, pourquoi pas ? Autant il y a quelques années j’étais totalement fermée à cette idée autant je commence à me dire, ce serait peut-être intéressant et enrichissant pour moi comme pour les autres.

Je ressens moins le besoin de comprendre ce que je vis et  d’accepter ma propre réalité. J’ai trouvé beaucoup de réponses ces dernières années et je sais que les échanges que j’ai pu avoir ici y ont contribué.

Si j’ai voulu développer un peu le thème de la nuit du cœur c’est parce que je sais ce qu’est un désert et je voulais amener certains sur la voie de leurs propres réponses.

Je sais pourquoi cette voie spirituelle est le chemin long. Je sais aussi que je n’ai pas besoin de l’expliquer. Il faut accepter la quatrième montagne, pour l’instant, je ne vais rien dire de plus.

Néanmoins, je reviendrai sur le sujet, plus tard.

J’ai bien aimé cette expérience et s’il y a d’autres thèmes liés ou des sous-thèmes,  je serais heureuse de les développer aussi.

En tant que blogueuse, je ne me sens pas investie de quoi que ce soit par contre j’aime le fait que l’on puisse avancer à plusieurs.

Avec vous auprès de moi, j’ai moins de difficultés que certains sur le plan spirituel pourtant, au départ j’ai créé ce blog parce que  j’en avais marre d’être traitée de menteuse sur les forums.

Qui étais-je pour oser prétendre que je parlais à des anges ? Et le don de connaissance, ça n’existe pas, il faut étudier pour savoir ceci ou cela et trouver des réponses !

Moi je ne lis plus aucun ouvrage éso depuis des années. Et je n’ai étudié nulle part.

Je suis médium, c’est ma seule vérité.

Le blog m’a apporté une forme de liberté qui ne m’était pas accessible autrement pour diverses raisons sur lesquelles je ne souhaite pas revenir ici.

J’écris ce que j’ai envie d’écrire.

Et pour la première fois depuis que j’ai créé ce blog, je réalise que cela ne me dérange pas d’écrire d’abord pour d’autres.  Même si ça fait drôle de voir tout ce que cela peut générer en terme d’émotions à gérer pour l’empathe vite submergée que je suis lol.

D’où le fait que j’ai préféré faire une pause sur le sujet de la nuit du cœur.  Pour moi c’est plus facile de procéder ainsi.

Le prochain article sur le sujet devait être sur la manière de gérer les projections qui compliquent l’ascension de la quatrième montagne.  Je ne souhaitais pas l’écrire tout de suite. Alors mes guides m’ont parlé de ce point et quand je me sentirai prête je l’écrirai.

Probablement la semaine prochaine.

Peut-être que c’est pour moi un vrai virage. Peut-être est-ce un détour, je ne sais pas et je ne me projette pas pour le coup. Je ne me projette pas sur le blog en fait, c’est seulement maintenant que je le réalise. C’est drôle.

J’écris sur ce qui vient, sauf si un point précis ne quitte plus mes pensées.

C’est donc ce qui vient qui tend à changer. Oui, c’est drôle.

Bonne journée à tous ;)   

 

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